Ready Player One
Note moyenne
4,2
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1 756 critiques spectateurs

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552 critiques
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278 critiques
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159 critiques
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73 critiques
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Magmartigan
Magmartigan

32 abonnés 51 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 mars 2018
Venant du réalisateur du chef d'oeuvre "Les Aventuriers de l'Arche Perdue", j'attendais avec impatience son "Ready Player One".
J'avais une énorme envie de l'aimer. Et bien non, malheureusement.

Cette succession de scènes coûteuses les unes derrière les autres, ne laisse pas le temps, malgré la longueur interminable du film, de s'attacher aux personnages et à leurs enjeux. On ne sait pas grand chose du héros, il n'a rien à apprendre dans tout ça; il n'évolue pas.
Trop de références à la culture Geek, tue la référence dans un amoncellement de pixels.
Certes, il n'en manque aucune, du splendide Iron Giant à "Adventure" sur Atari 2600 en passant par "The Shining", mais on se fout royalement pendant tout le film du sort de nos héros.
Les Mondes de Ralph était un bel hommage aux jeux vidéo autour d'une histoire bien écrite.
Ici, la faiblesse du scénario gâche tout et les millions de dollars s'enchaînent minutes après minutes pour ne rien structurer de fort, ni sur l'éthique des personnages, ni sur notre société de l'image surconsommée, ni sur le rapport à l'argent.

Toutes ces notions sont évoquées dans le film, mais sans démonstration car on ne leur laisse pas plus de place qu'à la DeLorean de Retour vers le Futur.

Mais je dois être dans l'erreur car les critiques dithyrambiques de la presse et des spectateurs présentent "Ready Player One" comme le film testament de son réalisateur.

J'espère sincèrement qu'il nous fera plein d'autres films pour éviter de finir là dessus.
traversay1

4 481 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 mars 2018
Steven Spielberg n'est pas le plus grand cinéaste de tous les temps mais il n'est pas loin d'être celui le plus à même de réaliser les plus grands écarts comme le prouve la sortie en quelques mois de Pentagon Papers et de Ready Player One. Clairement, ce dernier film n'est pas fait pour tout le monde. Mais les films d'Antonioni ou de Naruse ne le sont pas non plus et il n'y a pas de honte. Qu'apprend-on dans RPO ? Que seule la réalité est réelle et donc irremplaçable. Ouf ! Ceci venant après de 2h20 d'un maelström quasi incessant d'effets spéciaux dans un monde où la réalité virtuelle est reine et censée faire oublier le triste quotidien. Ce film est épuisant, nourri à cette fameuse imagerie pop des années 80 que, même en étant plus jeune que Spielberg, on a le droit de trouver peu passionnante car quasi exclusivement américaine et obnubilée par le sacro-saint sens du divertissement. Ready Player One impose son esthétique d'une grande laideur dans un scénario aux enjeux fastidieux dans un grand huit qui oublie l'émotion au profit du spectaculaire. Les héros du film, adulescents, évidemment, ont autant de charisme qu'un crustacé et le méchant n'a pas plus d'envergure. On ne s'ennuie pas trop parce que le mouvement est perpétuel avec juste l'impression que le film irait parfaitement bien avec junk food et bières à portée de mains. Impression bizarre et désagréable : Ready Player One fait se sentir comme un vieux schnock qui serait incapable de s'amuser avec des références culturelles qui le dépassent et l'exaspèrent. Tant pis, il y a tant d'autres films à l'affiche qui font embrasser des réalités moins extatiques peut-être mais plus réelles, en quelque sorte.
romano31

321 abonnés 1 543 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 mars 2018
Deux mois à peine après nous avoir livré Pentagone Papers, Steven Spielberg revient avec son nouveau film totalement différent de son prédécesseur : Ready Player One. Et j'ai tout simplement adoré. J'ai trouvé le film absolument génial. On y suit le jeune Wade Watts qui, dans un monde chaotique, à travers l'OASIS (système mondial de réalité virtuelle), va devoir trouver trois clés que le créateur de ce dernier a caché à sa mort et qui permettra à celui qui les détient de devenir propriétaire de l'OASIS. Le film est une tuerie visuel et punaise qu'est ce que c'est fun à regarder. L'histoire peut paraître classique mais est très bien traitée par Spielberg. On ne s’ennuie pas une seule seconde devant le film et on s'attache très rapidement aux personnages. Les scènes d'action sont diablement efficaces et la b.o est juste excellente. Et puis, Ready Player One fait la part belle à la nostalgie et à la Pop Culture (sans tomber dans l’excès) et ça a totalement flatté le geek que je suis. Enfin, il y a une scène dans le film qui est pour moi d'anthologie. C'est la fameuse scène où spoiler: les personnages se retrouvent propulsés dans le film Shining de Stanley Kubrick
. Cette séquence est juste mémorable et fonctionne super bien. Bref, vous l'aurez compris, j'ai adoré Ready Player One et c'est pour moi un excellent film que je suis pas loin de considérer comme un chef-d'oeuvre. A voir de toute urgence.
Ashitaka3
Ashitaka3

129 abonnés 1 233 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 avril 2018
Steven Spielberg adapte ce roman d'anticipation de bien belle manière. L'univers est magique et attirant; j'ai pris plaisir à suivre cette aventure référencée à gogo, où le réalisateur se fait plaisir. C'est un hommage florissant pour tous les amoureux des années 80/90 et d'une pop/culture qui nous rend un peu tous nostalgique. Alan Silvestri aux manettes sonores ne fait pas faux bond et réalise une partition honorable. L'interprétation des acteurs est riche et rafraîchissante avec un casting inconnu. Certains raccourcis viennent aider l'histoire à se résoudre plutôt facilement, trop facilement. Des surprises, il y en a, mais elles ne se trouvent pas du côté du scénario, c'est ce qu'il manque à ce film pour surprendre encore plus son auditoire. Bref, je recommande pour un plaisir visuel, un spectacle merveilleux et truffé de détails. Steven Spielberg ne se renouvelle pas mais assume son statut du roi du divertissement.
NoSerious Man
NoSerious Man

209 abonnés 178 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 avril 2018
71 ans et toutes ses dents, Steven Spielberg n'a plus rien à prouver aujourd'hui. Auteur d'une trentaine de films marquants et aux genres variés tels que la saga "Indiana Jones", "La Liste de Schindler", "Jurassic Park", "Il faut sauver le soldat Ryan", "E.T." et "Duel", pour ne citer qu'eux, le réalisateur semble pour le moment malheureusement se désintéresser à la production de la suite des "Aventures de Tintin: Le secret de la Licorne" (2011), actuellement prévue courant 2019 et réalisée par Peter Jackson (que j'attends je dois dire, depuis la sortie du premier en 2011 que j'avais tant adoré), mais ce n'est pas l'échec commercial de ses deux derniers films, à savoir "Le bon gros géant" (2016) (échec que ce dernier ne méritait pourtant absolument pas) et "Pentagon Papers" (2017) qui va le faire renoncer à réaliser les rêves de millions de spectateurs dans le monde. Seulement quelques mois après la sortie de "Pentagon Papers", thriller politique n'ayant pas obtenu le succès escompté en salles sort la grosse surprise blockbuster de ces quatre premiers mois de l'an 2018 : "Ready Player One", film de sience-fiction et d'action adapté de l'oeuvre romanesque éponyme de Ernest Cline (2011), dont je n'avais à première vue pas énormément de grandes espérances, n'étant pas amateur de trailers et n'étant même pas tombé sur l'une d'elles par hasard au cinéma. Un bombardement de bonnes critiques, de nombreux 9 voire 10/10 de la part de mes éclaireurs, doublé par un énorme succès commercial, et surtout une séance à 17h45 ce pluvieux dimanche 15 avril 2018, voici les raisons qui m'ont poussé à aller voir "Ready Player One" (abrégé RPO).
Le film nous plonge en 2044, dans une cité futuriste rongée par les changements climatiques, la pauvreté et un chaos des plus totals, et dans lequel la seule raison de vivre pour ses habitants est devenue l'OASIS, une société de réalité virtuelle bien-sûr semblable à un jeu vidéo créée par James Halliday, informaticien de génie. Or, lorsque ce dernier meurt, Wade Watts, un jeune orphelin de 17 ans de classe moyenne et d'autres geeks des plus assoiffés se voient confié une mission: celui qui parviendra à retrouver trois clés cachées dans l'univers se verra remettre par l'avatar d'Halliday le trophée qui lui parviendra à prendre le contrôle, à son tour, de l'OASIS: le Easter Egg, en plus de 500 milliards de dollars de récompense. Pour cela, Wade choisit un avatar du nom de Parzival et aura par la suite à affronter de nombreuses épreuves (course jugée impossible, jeux de plateformes, etc.) et de nombreuses rencontres, dont Artémis dont il tombera amoureux, même lorsqu'il découvrira qui se cache derrière son apparence... Grosso modo, il est question ici de jouer pour vivre, et non pas vivre pour jouer. Je ne vais pas passer par quatre chemins: RPO est plus que MA surprise ciné de l'année ; elle est la preuve vivante que le blockbuster, ou autrement appelé cinéma de divertissement tient toujours debout et, contrairement à ce que beaucoup croient, n'est pas MORT! A mi-chemin entre "Le Labyrinthe de Pan" (2006), "District 9" (2009), "Tron" (1982) ou encore "Avatar" (2009), l'inévitable Spileberg nous livre ici un petit joyaux d'humour, de trouvailles, de références, et surtout de vérité. Et pourtant, dieu sait que je craignais le pire dès le début ! Un univers post-apocalyptique peuplé de personnes douteuses très proche d'un bidonville, avec des touches de fantastique ne m'est pas sans rappeler ma déception face à "Pacific Rim" (2013) de Guillermo del Toro. Heureusement, ma crainte fut plutôt de courte durée, puisque Spielberg va d'entrée de jeu avec le scénario et promet un film au rythme rapide dans sa globalité, ce qui fait que l'ennui ne pointe pratiquement jamais son nez sur les 135 minutes qui le composent. Selon mon interprétation, ce film est toute la métaphore d'un futur probable, marqué par un monde dévasté là ou toute trace de vie sur terre diminue peu à peu, et ou toute forme d'habitation se limite de plus en plus, comme dans "District 9" (2009), et surtout, une terre ou les nouvelles technologies ont totalement obtenu le contrôle et le respect le plus total envers l'Homme. Le film se déroulant en 2044, soit dans une vingtaine d'années d'ici, nous fait imaginer qu'à l'avenir, la culture sera en quelque sorte trop vaste pour ne pas être impliquée dans le quotidien, c'est pourquoi il se démarque par une flopée omniprésente de références à la culture populaire. "C'est la culture qui nous étouffe" a déclaré un jour ma prof de musique en classe de 6ème. Et elle n'avait pas tort, en fait... car ici, la culture geek (jeux vidéos et films) devient la seule raison de vivre pour l'Homme et, dans le film, pousse certains personnages à effectuer une action plutôt qu'une autre, plus raisonnable spoiler: (par exemple, le petit ami de la mère de Wade dépensant toutes leurs économies destinée à un déménagement vers l'Ailleurs, juste pour rentrer et jouer à l'OASIS).
Il nous est donc livré une critique constructive des nouvelles technologies (mais pas que, on peut aussi passer par l'amour du jeu), éloignant le faux du vrai et présenté comme "destructeur" de notre planète, le tout sans surenchère de gros effets spéciaux inutiles, mais au contraire très bien utilisés et sans excès. Toute l'histoire de la relation entre les avatars de Wade et de sa bien-aimée Samantha représente l'absence d'émotion à l'état de nature probable à l'avenir: spoiler: en effet, les deux personnages se rencontrent et tombent amoureux dans l'OASIS et ne se rencontrent "réellement" qu'assez tard. A ce moment, deux types d'interprétation peuvent survenir: soit nous pouvons songer que la liaison entre les deux personnages ne pourrait pas fonctionner puisqu'elle n'est pas née dans un cadre réel, soit que les nouvelles technologies seraient favorables à la rencontre avec l'autre, écrasant toute l'efficacité d'une vraie rencontre physique. De plus, la réelle Sam est complexée par une tâche de naissance et craint que Wade ne la rejette à cause de sa véritable identité. En quelque sorte, c'est le contraire du film dans lequel le héros/héroïne doit détendre la bête sommeillant en son/sa partenaire afin d'en extraire la "substantifique moelle" du Moi ^^
Puis, par le biais de cette dénonciation de la "pop culture" et du goût du paraître, le film nous livre une représentation de la fermeture au monde réel et la descente aux enfers progressive du monde de manière dystopique/ post-apocalyptique, qui me rappelle fortement une pièce de l'irlandais Samuel Beckett, en particulier "Fin de partie", pièce se déroulant elle-même dans un monde post-apocalyptique jouant sur un monde dévasté et un cadre spatio-temporel atypique, et sur le thème du jeu, surtout le jeu de faire semblant: en effet, dans le film, pour fuir une réalité misérable, les personnages rentrent dans un monde virtuel, donc faux, afin de passer du bon temps et surtout, le faire passer (dans la pièce, les deux héros, Hamm et Clov, jouent à faire semblant, par exemple, de posséder un animal, en réalité faux). Dans les deux cas, les personnages ont atteint un terme dans leur vie réelle, c'est pourquoi au lieu d'attendre la Mort, ils jouent à se créer une nouvelle forme de mode de vie et une nouvelle forme d'identité afin de combler l'existence d'un Ailleurs impossible et d'un Moi inconfortable. Nous pouvons par ailleurs souligner les références aux récits moyenâgeux ici remis au goût du jour, notamment au niveau des noms des avatars des personnages principaux (comme les personnages de Beckett, ceux de Spielberg ont des noms symbolistes). Jouer pour exister? Tel celui-ci, le film ouvre de nombreux sujets de dissertations et de très nombreux types d'interprétations, à différents degrés de lecture, ce qui fait tout le charme d'un blockbuster intelligent. Cependant, il ne faut pas croire, par exemple, que le film critique entièrement l'usage des jeux vidéos et du chamboulement que provoque ceux-ci dans le quotidien.
Spielberg nous offre un véritable hommage à l'art, surtout l'art du "geek" qui sommeille en lui (son père étant lui-même informaticien de son vivant, les vestiges d'un réel caché !), à travers une énorme fourmilière à références culturelles, toutes superbement amenées et qui font sourire pour la plupart, et sans tomber dans le piège de la publicité commerciale et l'accumulation sans intérêt de références. En fait, dans un premier lieu, tout le concept de l'OASIS serait l'utopie d'un monde nouveau et dans lequel tout homme peut s'épanouir, tel au quotidien, à travers son rapprochement au jeu, ou encore au cinéma, pratiquement devenus deux formes de "spectacle vivant" ; spoiler: toute la scène de détournement de "Shining" (1980) de Stanley Kubrick est un exemple de "spectacle vivant", puisque Wade, Aesh et Sam rentrent dans le film et le vivent.
Cette représentation d'un monde ou le domaine artistique règne en maître ne peut qu'envoûter les spectateurs qui comme moi, ne peuvent se passer de l'art moderne (même si les jeux vidéos ne font pas forcément partie de mes principaux intérêts) et même de l'art en général, le tout ponctué d'un humour ravageur jouant principalement là-dessus, et sur l'auto-dérision spoiler: (Spileberg va jusqu'à faire quelques références à ses propres productions, dont "Jurassic Park" et "Le géant de fer", ce dernier ayant une place importante à la fin de l'intrigue!)
Passons rapidement sur les acteurs: Tye Sheridan ("Mud", 2013) se débrouille bien dans le rôle de Wade, personnage attachant et dans lequel je me suis reconnu (pratiquement le même âge, les mêmes atomes crochus, etc. ^^) ; la rousse Olivia Cooke, que je ne connaissais absolument pas, est également un personnage intéressant à suivre grâce aux mystères qui l'entourent, ses rapprochements cachés avec Wade et sa place dans le déroulement de l'histoire. Quant à Simon Pegg, seul acteur "grand public" apparaissant dans le film... m'a hélas indifféré dans son rôle. Aussi, nous soulignerons l'absence de l'habituel John Williams à la composition de la bande originale, et cela se sent: c'est Alan Silvestri qui prend sa place et présente une BO plutôt sympa, mais qui préfère laisser davantage place à des morceaux pré-existants trouvant leur place dans le déroulement de l'histoire. Ainsi, tantôt critique de la culture geek, tantôt hommage aux années 80-90, RPO est un véritable régal à tous les niveaux: images, personnages, dialogues, et surtout effets spéciaux. Tout est varié, ouvert, facile d'accès et sans abus, tout en s'écartant de l'univers spielbergien habituel, ce qui en fait l'un de ses films les plus intimes et les plus à partir, et très certainement LE film à gros budget à voir de cette première moitié d'année. A présent, nous pouvons nous demander quel résultat Spielberg va nous offrir avec son prochain film, "The Kidnapping of Edgardo Mortara", en 2019, me semblant être comme une sous-"Liste de Schindler", et, éventuellement, un cinquième et dernier vollet de l'extraordinaire saga "Indiana Jones", avant la production (depuis le temps...) du second chapitre de "Tintin", réalisé par Peter Jackson si tout se passe comme prévu.
kal-el 02
kal-el 02

138 abonnés 843 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 mars 2018
Ready Player One, nouveau film de Steven Spielberg, est non seulement le retour du réalisateur virtuose qu'on ne présente plus au genre de l'aventure-SF et également l'adaptation du roman éponyme d'Enerst Cline, ayant acquis un statut culte ces dernières années. l'auteur condensait et reprenait tout un pan de l'histoire de la pop-culture pour l'implémenter dans une histoire à l'univers singulier et au ton enchanteur, titillant la fibre nostalgique là où ça fait du bien pour un résultat complètement immersif. Ernest Cline voulait Spielberg pour en faire l'adaptation (après tout, qui de mieux qualifié qu'une des grosses sources d'inspiration de l'auteur, et un des grands architectes du paysage cinématographique populaire des dernières décennies ?) impressionné par ce futur dystopique de 2045, où Internet a évolué et est remplacé par l'OASIS, un univers en réalité virtuelle où les seules limites de création sont l'imagination. A la fois un jeu de rôle multijoueur, la base de l'économie mondiale et une échappatoire du quotidien pour l'humanité, ce paradis vidéoludique où chaque individu peut devenir ce qu'il souhaite est la création de James Halliday, le plus grand concepteur de jeux vidéos de tous les temps, décédé en léguant derrière lui la promesse d'un demi-milliard de dollars et du contrôle total de l'OASIS à quiconque parviendra à trouver l'"Easter Egg", au moyen de 3 clés cachées et disséminées dans cet univers virtuel. Wade Watts aka Parzival, un orphelin des quartiers défavorisés de Colombus et interprété par un Tye Sheridan exemplaire, se retrouve embarqué dans cette course épique vers le futur de l'humanité, face à une organisation privée avide de contrôle nommée IOI. Le spectateur est rapidement plongé dans cet univers virtuel incroyable, où Spielberg n'a rien perdu de sa maestria en terme de narration et de réalisation : c'est virtuose, prenant, ébouriffant et ahurissant. On se prend une claque cosmique dès les 20 premières minutes, où le réalisateur nous montre qui est le patron, au moyen d'une présentation de l'OASIS et d'une course de voitures absolument incroyables, du jamais-vu tout simplement. Le monde dépeint fourmille de détails, de clins d'oeil, de références à des oeuvres (cinématographiques ou vidéoludiques) de ces 40 dernières années : Halo, Gears of War, Overwatch, shining, Robocop, Chucky, King Kong, Spawn, Lara Croft, Terminator 2, Aliens, Street Fighter, Superman, Men in Black, Christine, Star Trek, Mortal Kombat, Borderlands, Retour vers le Futur, Jurassic Park, Gundam, Perfect Dark, Ninja Turtles, Duke Nukem, Star Wars, Speed Racer, Starship Troopers, Batman, Citizen Kane et j'en passe, autant d'éléments présents de manière importante ou quasi indiscernable, et ce jamais de manière gratuite ou trop appuyée. Tout le monde n'aura pas forcément les bases ni le bagage nécessaire pour capter la richesse de ce qui nous est présenté, mais rien n'impacte la compréhension du film car mis à part quelques références plus explicites et servant toujours le récit ou la caractérisation des personnages, Ready Player One n'abuse en rien de cet héritage culturel et ne souhaite pas surfer sur une vague nostalgique pour en faire un film testament. Comme un Last Action Hero, tout ceci participe à une cohésion d'un univers virtuel paradoxalement vivant. Futuriste oui, mais ancré dans notre réalité et dans une démarche plausible de caractérisation de l'OASIS, sans volonté de sublimer des éléments comme la Delorean, la moto d'Akira ou le Géant de Fer, mais de les faire exister en tant que tel comme tant d'autres constituants de l'univers du film. Ready Player One enchaîne les morceaux de bravoure (à l'image de tout l'acte final, spectaculaire, gargantuesque et jouissif), les retournements de situation, les séquences de découverte de l'OASIS, les moments plus intimistes (notamment une scène de danse et de jeu de séduction vraiment enivrante) ou bien encore les mises en abîme. Concernant ces dernières, sachez que la meilleure scène du film relève du génie, tant en terme de construction que d'utilisation...absolument unique et inoubliable Visuellement, le film est une merveille totale, retranscrivant toute une grammaire et scénographie de dépiction d'univers vidéoludique, dans des décors ultra détaillés et magnifiés par les mouvements de caméra fluides de Tonton Spielberg. Le monde est tangible et terriblement accrocheur, peuplé par des avatars de joueurs tous plus riches les uns que les autres. La Performance Capture est fabuleuse,arrivant à retransmettre les mimiques et émotions de tous les acteurs à leurs avatars respectifs,si bien que les passages entre le monde réel et virtuel est organique,sans coupure ou impression de regarder des cinématiques : c'est terriblement impressionnant (et cela vient de quelqu'un de septique concernant certains designs éloignés de ceux du roman, et dont tous les doutes ont été balayés en 2 minutes Tye Sheridan, héros Spielbergien par excellence, porte le film à merveille. Olivia Cooke campe une Art3mis forte, déterminée, charmante et attachante. Ben Mendelsohn est excellent en Nolan Sorrento, l'antagoniste principal, présenté comme le corporatiste et rapace ultime, à défaut peut-être d'être complètement menaçant comme dans le roman éponyme. Mark Rylance, Simon Pegg, Hannah John-Kamen Lena Waithe, TJ Miller...le reste de la distribution est également très très bon. Alan Silvestri, déjà derrière les bandes originales de classiques comme Retour vers le Futur, Preadtor et Forrest Gump, revient composer une très bonne OST,qui ne restera peut-être pas dans les mémoires mais qui gratifie Ready Player One d'un excellent thème musical principal puis la bande originale complètement dingue (bee Gees, joan jett, van Halen et blondie) et de quelques variations vraiment agréables,nous rappelant l'époque Amblin. Presque parfait, le film n'évite pas quelques facilités (déjà présentes dans le récit de base) et autres raccourcis narratifs ou de développement de personnages affectant la narration de manière très peu significative avant le dernier acte. On pourrait également regretter l'absence de moments d'émotion vraiment poignants (bien qu'une ou 2 scènes vers la fin impliquant Rylance soient assez chargées de ce point de vue, et sublimées par la musique de Silvestri). Bref, quelques défauts extrêmement mineurs, là où Spielberg réussit à nouveau à nous faire croire à l'impossible, à faire de son film une représentation parfaite de ce qu'est la quintessence d'un jeu vidéo, en délivrant un message simple mais très actuel, à travers une aventure trépidante et aux personnages attachants. Sans aucune doute un des films les plus impressionnants jamais créés, Ready Player One est déjà un film culte, un véritable uppercut multi-référentiel, un grand roller-coaster visuel extraordinaire, une déclaration d'amour aux jeux vidéos, au cinéma, à la pop culture et une ode à l'imaginaire, à l'incroyable. A l'instar d'un Retour vers le Futur ou d'un Jurassic Park, Ready Player One fait partie de ces très grands divertissements innovants qui nous marque et qu'on oubliera pas de sitôt
Dunno The Movie
Dunno The Movie

71 abonnés 239 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mars 2018
Attendu depuis son annonce et précédé par un déluge d’éloges dithyrambiques par la presse américaine, Ready Player One est effectivement l’excellente surprise annoncée. Si Stephen Spielberg n’est plus à présenter, cela faisait longtemps (depuis Minority Report, au moins) qu’il nous avait pas offert un blockbuster aussi abouti, fascinant et spectaculaire à travers un récit fantastique et immersif qui célèbre la culture geek et rétro avec une maîtrise incroyable. En résumé : oui, Ready Player One est un énorme kiff !
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 mars 2018
Ready Player One, nouveau film de Steven Spielberg, est non seulement le retour du réalisateur virtuose qu'on ne présente plus au genre de l'aventure-SF et également l'adaptation du roman éponyme d'Enerst Cline, ayant acquis un statut culte ces dernières années. Sous son récit campbellien, l'auteur condensait et reprenait tout un pan de l'histoire de la pop-culture pour l'implémenter dans une histoire à l'univers singulier et au ton enchanteur, titillant la fibre nostalgique là où ça fait du bien pour un résultat complètement immersif.

Ernest Cline voulait Spielberg pour en faire l'adaptation (après tout, qui de mieux qualifié qu'une des grosses sources d'inspiration de l'auteur, et un des grands architectes du paysage cinématographique populaire des dernières décennies ?),qui accepta, impressionné par ce futur dystopique de 2045, où Internet a évolué et est remplacé par l'OASIS, un univers en réalité virtuelle où les seules limites de création sont l'imagination.

A la fois un jeu de rôle multijoueur, la base de l'économie mondiale et une échappatoire du quotidien pour l'humanité, ce paradis vidéoludique où chaque individu peut devenir ce qu'il souhaite est la création de James Halliday, le plus grand concepteur de jeux vidéos de tous les temps, décédé en léguant derrière lui la promesse d'un demi-milliard de dollars et du contrôle total de l'OASIS à quiconque parviendra à trouver l'"Easter Egg", au moyen de 3 clés cachées et disséminées dans cet univers virtuel.

Wade Watts aka Parzival, un orphelin des quartiers défavorisés de Colombus et interprété par un Tye Sheridan exemplaire, se retrouve embarqué dans cette course épique vers le futur de l'humanité, face à une organisation privée avide de contrôle nommée IOI.

Le spectateur est rapidement plongé dans cet univers virtuel incroyable, où Spielberg n'a rien perdu de sa maestria en terme de narration et de réalisation : c'est virtuose, prenant, ébouriffant et ahurissant. On se prend une claque cosmique

dès les 20 premières minutes, où le réalisateur nous montre qui est le patron, au moyen d'une présentation de l'OASIS et d'une course de voitures absolument incroyables, du jamais-vu tout simplement.

Le monde dépeint fourmille de détails, de clins d'oeil, de références à des oeuvres (cinématographiques ou vidéoludiques) de ces 40 dernières années :
Halo, Gears of War, Overwatch, Robocop, Chucky, King Kong, Spawn, Lara Croft, Terminator 2, Aliens, Street Fighter, Superman, Men in
Black, Christine, Star Trek, Mortal Kombat, Borderlands, Retour vers le Futur, Jurassic Park, Gundam, Perfect Dark, Ninja Turtles, Duke Nukem, Star Wars, Speed Racer,
Starship Troopers, Batman, Citizen Kane et j'en passe, autant d'éléments présents de manière importante ou quasi indiscernable, et ce jamais de manière gratuite ou trop appuyée.

Tout le monde n'aura pas forcément les bases ni le bagage nécessaire pour capter la richesse de ce qui nous est présenté, mais rien n'impacte la compréhension du film car mis à part quelques références plus explicites et servant toujours le récit ou la caractérisation des personnages, Ready Player One n'abuse en rien de cet héritage culturel et ne souhaite pas surfer sur une vague nostalgique pour en faire un film testament. Comme un Last Action Hero, tout ceci participe à une cohésion d'un
univers virtuel paradoxalement vivant. Futuriste oui, mais ancré dans
notre réalité et dans une démarche plausible de caractérisation de l'OASIS, sans volonté de sublimer des éléments comme la Delorean, la moto d'Akira ou le Géant de Fer, mais de les faire exister en tant que tel comme tant d'autres constituants de l'univers du film.

Ready Player One enchaîne les morceaux de bravoure (à l'image de tout l'acte final, spectaculaire, gargantuesque et jouissif), les retournements de situation, les séquences de découverte de l'OASIS, les moments plus intimistes (notamment une scène de danse et de jeu de séduction vraiment enivrante) ou bien encore les mises en abîme.
Concernant ces dernières, sachez que la meilleure scène du film relève du génie, tant en terme de construction que d'utilisation...absolument unique et inoubliable

Visuellement, le film est une merveille totale, retranscrivant toute une grammaire et scénographie de dépiction d'univers vidéoludique, dans des décors ultra détaillés et magnifiés par les mouvements de caméra fluides de Tonton Spielberg. Le monde est tangible et terriblement accrocheur, peuplé par des avatars de joueurs tous plus riches les uns que les autres.

La Performance Capture est fabuleuse,arrivant à retransmettre les mimiques et émotions de tous les acteurs à leurs avatars respectifs,si bien que les passages entre le monde réel et virtuel est organique,sans coupure ou impression de regarder des cinématiques : c'est terriblement impressionnant (et cela vient de quelqu'un de septique concernant certains designs éloignés de ceux du roman, et dont tous les doutes ont été balayés en 2 minutes

Tye Sheridan, héros Spielbergien par excellence, porte le film à merveille.

Olivia Cooke campe une Art3mis forte, déterminée, charmante et attachante.

Ben Mendelsohn est excellent en Nolan Sorrento, l'antagoniste principal, présenté comme le corporatiste et rapace ultime, à défaut peut-être d'être complètement menaçant comme dans le roman éponyme.

Mark Rylance, Simon Pegg, Hannah John-Kamen Lena Waithe, TJ Miller...le reste de la distribution est également très très bon.

Alan Silvestri, déjà derrière les bandes originales de classiques comme Retour vers le Futur, Preadtor et Forrest Gump, revient composer une très bonne OST,qui ne restera peut-être pas dans les mémoires mais qui gratifie Ready Player One d'un excellent thème musical principal et de quelques variations vraiment agréables,nous rappelant l'époque Amblin.

Presque parfait, le film n'évite pas quelques facilités (déjà présentes dans le récit de base) et autres raccourcis narratifs ou de développement de personnages affectant la narration de manière très peu significative avant le dernier acte. On pourrait également regretter l'absence de moments d'émotion vraiment poignants (bien qu'une ou 2 scènes vers la fin impliquant Rylance soient assez chargées de ce point de vue, et sublimées par la musique de Silvestri).

Bref, quelques défauts extrêmement mineurs, là où Spielberg réussit à nouveau à nous faire croire à l'impossible, à faire de son film une représentation parfaite de ce qu'est la quintessence d'un jeu vidéo, en délivrant un message simple mais très actuel, à travers une aventure trépidante et aux personnages attachants.

Sans aucune doute un des films les plus impressionnants jamais créés, Ready Player One est déjà un film culte, un véritable uppercut multi-référentiel, un grand roller-coaster visuel extraordinaire, une déclaration d'amour aux jeux vidéos, au cinéma, à la pop culture et une ode à l'imaginaire, à l'incroyable.

A l'instar d'un Retour vers le Futur ou d'un Jurassic Park, Ready Player One fait partie de ces très grands divertissements innovants qui nous marque et qu'on oublie pas de sitôt
MC feely
MC feely

84 abonnés 671 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 mars 2018
Un blockbuster divertissant avec un univers qui fascine tout en extrapolant notre société actuelle qui se tourne de plus en plus vers le virtuel.J'ai beaucoup aimé le fait que le film montre les relations humaines fortes que peuvent créer les personnages entres eux sans forcément s'être rencontrés dans la vraie vie et l'absence de jugement physique ou même sociale qui rassure dans un monde virtuelle en l'occurence l'"Oasis"!Et vraiment ce qu'a fait Spielberg est bien foutu avec toutes les références à la culture pop et l'"Oasis" qui est juste dingue! c'est super bien développé et très immersif.Le contraste avec la réalité et le virtuel sur lequel joue le film est aussi très drôle je trouve, avec des gens qui vivent intensément le virtuel tout en étant quasi statiques avec leurs combinaisons pour certains et casque devant les yeux gigotant comme des dingues.Je ne me suis vraiment pas ennuyé une seconde et j'ai étais absorbé tout le film même si j'ai trouvé la deuxième partie un peu en dessous et très convenu au niveau du scénario ou j'aurais aimé être un peu plus surpris ou bousculé émotionnellement.Sinon ça n'enlève rien à la qualité du film et ce coté grand rêveur que nous fais partager Spielberg qui personnellement m'a ravi et m'a aussi fait rêver par la même occasion!
nessim2010
nessim2010

37 abonnés 184 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 mars 2018
Je suis vraiment mitigé pour ready player one, car il touche les deux extrêmes. Il est d’un côté révolutionnaire et de l’autre inutile.

Si je commence par le révolutionnaire,ready player one a des décors inédits. C’est clairement du jamais vu. C’est impressionnant, souvent magnifiques et durant tout le film, on rencontre de nouveaux décors toujours aussi magnifiques. Idem pour les effets spéciaux. Les FX sont géniaux, c’est fait presque à la perfection (certaines fois, il y avait des effets spéciaux un peu partout dans le même plan, on ne sait même pas où regarder, c’est dommage). Et le dernier point inédit est toutes les références à la pop culture. Il y en a qui parlent à tout le monde (Jurassic park, Batman, retour vers le futur, King Kong et shining (la scène de l’overlook hôtel est probablement la meilleure scène du film)).
Et il y a d’autre référence qui parlent à peu de gens (overwatch, le géant de fer, mortal kombat, la définition d’un œuf de pacques et plein d’autres que j’ai pas du remarqué). Donc au final, le but de parler de pop culture dans un mode jeu vidéo avec des effets spéciaux et des décors spectaculaires, c’est énormément réussi. Donc bravo.

Mais bon, il y a un énorme problème dans ce film : c’est l’histoire. L’histoire est mauvaise dans l’ensemble. Plusieurs fois j’ai trouvé une scène un peu trop longue et plusieurs fois je me suis ennuyé. Dans ce film, on suit le héros, il a un problème, il le résout, il en a un autre, il le résout, il en a un autre etc. Parfois, on avance un peu dans l’histoire mais c’est trop brouillon et pas assez interessant. De plus les personnages sont assez classique. Le héros est fort parce que c’est le héros. Le méchant est le riche millionnaire qui veut s’emparer du monde. Certains personnages secondaires sont intéressant mais on les voit très peu dans le film.

Ready player one est une petite deception car il aurait pu être bien mieux que ce que je viens de voir. 3/5
lionelb30

535 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 mars 2018
Un bon debut avec une bonne mise en action , beaux decors et belles images de synthese. Puis le film devient tres vite repetitif , le scenario simpliste , tres long et plutôt pour ados.
Housecoat
Housecoat

139 abonnés 393 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mars 2018
A une époque où tout est sujet à déterrer ce qui a fait le succès d'autrefois, il est tout ce qu'il y a de plus logique qu'une oeuvre qui soit l'héritage de tout un pan de la culture populaire voit le jour et finisse adapté au cinéma: le livre Player One d'Ernest Cline. Adapté en film, ce livre de pur fan peut donner vie au film choral ultime comme il peut faire peur à l'heure d'aujourd'hui en s'annonçant comme la quintessence du film "doudou". Un élément dans l'équation vient faire la différence entre un mauvais fan-film et un excellent blockbuster magnifiant cette magie sans la dénaturer: Steven Spielberg.
Le Maître du Divertissement se retrouve avec la tâche délicate de donner vie à une pop-culture qu'il a lui-même grandement enrichi en 40 ans de carrière tout en représentant un public de plus en plus conséquent à l'heure d'aujourd'hui. Ready Player One s'annonçait dès lors comme un film aux enjeux des plus symboliques pour notre réalité que dans son action. Une question subsistait avant de voir le film: Va-t-il nous encourager à prendre du recul sur notre amour de nos jouets ou va-t-il simplement surfer sur la tendance ô combien énervante de manipuler notre amour envers eux sans faire quoi que ce soit pour empêcher ce système d'aller droit dans le mur ?

Sur ce plan là, il n'y a rien d'étonnant à ce que Warner Bros ait axé la promotion du film uniquement sur son côté fan-service en mettant bien en évidence ce qui fait le plus marcher la corde sensible des fans.
Mais, et c'est un immense soulagement, Spielberg est loin d'user de la même méthode. Ready Player One n'employant quasiment jamais le fan-service de façon gerbante comme les reprises de franchises de ces dernières années le font. Si on peut douter de la pertinence de certains clins-d’œil, leur omniprésence est complètement justifiée dans ce monde virtuel qu'est l'OASIS où tout le monde peut faire ce qu'il veut. Mieux, ils donnent vie à cet univers et de la personnalité au personnage principal Wade Watts/Parzival véritable représentant de la population fascinée par la fiction populaire dans lequel n'importe quel spectateur peut s'identifier. N'importe quelle personne ayant grandi avec ce pan culturel pourra donc s'amuser à repérer la platée de références disséminés sous ses yeux dans ce bac-à-sable qui fait lieu de chasse au trésor dont les enjeux dépassent de loin celui du simple amusement.

Dans cette course à l'héritage lancée par le créateur de son univers James Hallyday (on va éviter de faire une blague facile sur une actualité de chez nous si vous voulez bien), Steven Spielberg puise pertinemment dans tout ce qui lui passe par la tête, des jeux-vidéos aux films les plus cultes, tant explicitement

spoiler: (on retiendra la séquence déjà collector où nos héros sont coincés dans Shining)

que plus subtilement. Notamment Charlie et la Chocolaterie dont la trajectoire du récit est identique: une longue exploration où seule une personne méritante aura le droit d'hériter d'un monde de rêve aux possibilités infinies pour éviter de le laisser entre les mauvaises mains.
C'est là-dessus que Ready Player One révèle la pertinence de son sous-texte car tout est conçu de manière à ce que seul un véritable fan à l'amour inconditionnel pour la culture geek peut mériter de posséder l'OASIS (la culture en général) à l'inverse des entreprises dirigés par de véritables costard-cravates (représentés par Ben Mendolsohn) dépourvus du moindre amour pour la culture, ne voyant là qu'un simple outil à exploiter pour s'enrichir aux dépends des utilisateurs n'aspirant qu'à s'amuser et se servant de leur bonne volonté pour leur propre intérêt. Un contexte dont l'utilisation est tellement bienvenue à l'heure d'aujourd'hui où les sociétés de production abusent de méthodes similaires.

Pour ce soulagement, il y a un relâchement dommageable. Ce qui se craignait déjà avec la promotion se confirme durant le visionnage, la faible représentativité du monde réel qui vient réduire la portée des enjeux (notamment lors du final [on repassera également sur l'implication des personnages secondaires dans l'histoire]).
Spielberg ne pose que textuellement les problèmes engendrés par la réussite mondiale de l'OASIS et n'encourage que trop peu le public à faire le discernement entre les problèmes réels et virtuels, il ne renvoi pas son message sur le fait que l'humanité s'est laissé dévoré par le désespoir au point d'abandonner sa réalité (alors que le monde est censé être en crise). Peut-être par crainte de toucher à un sujet sensible, Ready Player One n'évoque que trop furtivement ces aspects, comme une caution de respectabilité.
Et pour un film qui nous fait replonger dans ce qui nous a bercé, il ne nous invite pas à nous en affranchir.

Pour autant, cela n'en fait pas un film au mauvais fond pour autant et on peut en dire encore moins sur la forme. La promesse de nous en mettre plein la vue est tenue.
L'OASIS qui prend une grande poignée de la durée du film est de toute beauté. Les travellings fluides et rapides de Spielberg ne négligent aucun détail, nous sommes plongés dans le jeu grandeur nature, le virtuel donne une dimension infinie à ce que nous voyons, les décors n'ont aucune limites, le film est tellement généreux qu'il faut passer par plusieurs visionnages pour y déceler tout ce qu'il nous offre.
Une générosité et un retour aux divertissements old-school qui prend aussi les oreilles par la présence d'Alan Silvestri en grande forme (et dont la présence est plus justifiée que John Williams) qui nous rappelle les meilleurs moments musicaux de ses heures de gloires sans aller dans le repompage.

Le succès de Ready Player One aura sans doute des répercussions intéressantes à analyser. Il faut bien faire la distinction entre mauvais fan-service malavisé et utilisation pertinente de jouets pour caresser le public dans le sens du poil, sur ce point, le dernier né de Steven Spielberg est parfaitement inoffensif (ou du moins dans ses intentions) et mérite d'être retenu comme une leçon à retenir.

A noter aussi la Warner qui se rachète en donnant au Géant de Fer la promotion dont il n'a pas bénéficié lors de sa sortie. En attendant, j'ai envie de dépoussiérer mon coffret Trilogie Retour vers le futur et de me (re)plonger dans ces divertissements qui nous invitent à une chose: A rêver, à imaginer, à créer.

Et vous ?
JulienAllard
JulienAllard

39 abonnés 387 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 août 2018
Une claque ! Super effets spéciaux, super musique, l'un des divertissements les plus réjouissants et les plus impressionnants depuis Avatar !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 mars 2018
Beaucoup de tendresse, beaucoup de maîtrise : Spielberg renoue avec Spielberg. Bien sûr, fane des premières heures, il manque les émotions fortes que l'on vivait avant dans son cinéma, avec des héros forts (même si imparfaits) dont on suivait le parcours initiatique, au plus profond de soi (le cinéma de Spielberg nous émerveillait autant qu'il pouvait nous retourner les tripes et nous laisser une trace indélébile en nous-mêmes ; c'est bien pour ça qu'une génération entière, au moins, "a grandi", littéralement, avec son cinéma) ; mais c'est l'époque actuelle qui veut ça (moins d'émotions, moins de réflexions, en général ; beaucoup de mouvements, beaucoup de descriptif) ! Alors, au regard de ce léger nuage dans ce ciel spielbergien, merci pour ce bonheur immense! La petite fille que j'étais et que je suis encore jubile! Moi, je suis plus que ravie!!!! L'union entre l'avant (années 80 et 90) et le maintenant fait du bien, fait sens! Merci Spielberg!
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 mars 2018
La bande annonce ne m'a pas du tout plu, de m'a pas du tout attirée mais comme c'est un film réalisé par Spielberg j'ai souhaité le voir pour cette raison.
Je regrette car je n'ai pas du tout aimé.
En fait, c'est juste que je ne suis pas fan de ce genre d'histoire.
Il y a simplement un passage que j'ai adoré : les 5 minutes où cela parle du film "Shining".
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