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    Ready Player One
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    1 680 critiques spectateurs

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    kal-el 02
    kal-el 02

    96 abonnés 843 critiques Suivre son activité

    5,0
    Publiée le 30 mars 2018
    Ready Player One, nouveau film de Steven Spielberg, est non seulement le retour du réalisateur virtuose qu'on ne présente plus au genre de l'aventure-SF et également l'adaptation du roman éponyme d'Enerst Cline, ayant acquis un statut culte ces dernières années. l'auteur condensait et reprenait tout un pan de l'histoire de la pop-culture pour l'implémenter dans une histoire à l'univers singulier et au ton enchanteur, titillant la fibre nostalgique là où ça fait du bien pour un résultat complètement immersif. Ernest Cline voulait Spielberg pour en faire l'adaptation (après tout, qui de mieux qualifié qu'une des grosses sources d'inspiration de l'auteur, et un des grands architectes du paysage cinématographique populaire des dernières décennies ?) impressionné par ce futur dystopique de 2045, où Internet a évolué et est remplacé par l'OASIS, un univers en réalité virtuelle où les seules limites de création sont l'imagination. A la fois un jeu de rôle multijoueur, la base de l'économie mondiale et une échappatoire du quotidien pour l'humanité, ce paradis vidéoludique où chaque individu peut devenir ce qu'il souhaite est la création de James Halliday, le plus grand concepteur de jeux vidéos de tous les temps, décédé en léguant derrière lui la promesse d'un demi-milliard de dollars et du contrôle total de l'OASIS à quiconque parviendra à trouver l'"Easter Egg", au moyen de 3 clés cachées et disséminées dans cet univers virtuel. Wade Watts aka Parzival, un orphelin des quartiers défavorisés de Colombus et interprété par un Tye Sheridan exemplaire, se retrouve embarqué dans cette course épique vers le futur de l'humanité, face à une organisation privée avide de contrôle nommée IOI. Le spectateur est rapidement plongé dans cet univers virtuel incroyable, où Spielberg n'a rien perdu de sa maestria en terme de narration et de réalisation : c'est virtuose, prenant, ébouriffant et ahurissant. On se prend une claque cosmique dès les 20 premières minutes, où le réalisateur nous montre qui est le patron, au moyen d'une présentation de l'OASIS et d'une course de voitures absolument incroyables, du jamais-vu tout simplement. Le monde dépeint fourmille de détails, de clins d'oeil, de références à des oeuvres (cinématographiques ou vidéoludiques) de ces 40 dernières années : Halo, Gears of War, Overwatch, shining, Robocop, Chucky, King Kong, Spawn, Lara Croft, Terminator 2, Aliens, Street Fighter, Superman, Men in Black, Christine, Star Trek, Mortal Kombat, Borderlands, Retour vers le Futur, Jurassic Park, Gundam, Perfect Dark, Ninja Turtles, Duke Nukem, Star Wars, Speed Racer, Starship Troopers, Batman, Citizen Kane et j'en passe, autant d'éléments présents de manière importante ou quasi indiscernable, et ce jamais de manière gratuite ou trop appuyée. Tout le monde n'aura pas forcément les bases ni le bagage nécessaire pour capter la richesse de ce qui nous est présenté, mais rien n'impacte la compréhension du film car mis à part quelques références plus explicites et servant toujours le récit ou la caractérisation des personnages, Ready Player One n'abuse en rien de cet héritage culturel et ne souhaite pas surfer sur une vague nostalgique pour en faire un film testament. Comme un Last Action Hero, tout ceci participe à une cohésion d'un univers virtuel paradoxalement vivant. Futuriste oui, mais ancré dans notre réalité et dans une démarche plausible de caractérisation de l'OASIS, sans volonté de sublimer des éléments comme la Delorean, la moto d'Akira ou le Géant de Fer, mais de les faire exister en tant que tel comme tant d'autres constituants de l'univers du film. Ready Player One enchaîne les morceaux de bravoure (à l'image de tout l'acte final, spectaculaire, gargantuesque et jouissif), les retournements de situation, les séquences de découverte de l'OASIS, les moments plus intimistes (notamment une scène de danse et de jeu de séduction vraiment enivrante) ou bien encore les mises en abîme. Concernant ces dernières, sachez que la meilleure scène du film relève du génie, tant en terme de construction que d'utilisation...absolument unique et inoubliable Visuellement, le film est une merveille totale, retranscrivant toute une grammaire et scénographie de dépiction d'univers vidéoludique, dans des décors ultra détaillés et magnifiés par les mouvements de caméra fluides de Tonton Spielberg. Le monde est tangible et terriblement accrocheur, peuplé par des avatars de joueurs tous plus riches les uns que les autres. La Performance Capture est fabuleuse,arrivant à retransmettre les mimiques et émotions de tous les acteurs à leurs avatars respectifs,si bien que les passages entre le monde réel et virtuel est organique,sans coupure ou impression de regarder des cinématiques : c'est terriblement impressionnant (et cela vient de quelqu'un de septique concernant certains designs éloignés de ceux du roman, et dont tous les doutes ont été balayés en 2 minutes Tye Sheridan, héros Spielbergien par excellence, porte le film à merveille. Olivia Cooke campe une Art3mis forte, déterminée, charmante et attachante. Ben Mendelsohn est excellent en Nolan Sorrento, l'antagoniste principal, présenté comme le corporatiste et rapace ultime, à défaut peut-être d'être complètement menaçant comme dans le roman éponyme. Mark Rylance, Simon Pegg, Hannah John-Kamen Lena Waithe, TJ Miller...le reste de la distribution est également très très bon. Alan Silvestri, déjà derrière les bandes originales de classiques comme Retour vers le Futur, Preadtor et Forrest Gump, revient composer une très bonne OST,qui ne restera peut-être pas dans les mémoires mais qui gratifie Ready Player One d'un excellent thème musical principal puis la bande originale complètement dingue (bee Gees, joan jett, van Halen et blondie) et de quelques variations vraiment agréables,nous rappelant l'époque Amblin. Presque parfait, le film n'évite pas quelques facilités (déjà présentes dans le récit de base) et autres raccourcis narratifs ou de développement de personnages affectant la narration de manière très peu significative avant le dernier acte. On pourrait également regretter l'absence de moments d'émotion vraiment poignants (bien qu'une ou 2 scènes vers la fin impliquant Rylance soient assez chargées de ce point de vue, et sublimées par la musique de Silvestri). Bref, quelques défauts extrêmement mineurs, là où Spielberg réussit à nouveau à nous faire croire à l'impossible, à faire de son film une représentation parfaite de ce qu'est la quintessence d'un jeu vidéo, en délivrant un message simple mais très actuel, à travers une aventure trépidante et aux personnages attachants. Sans aucune doute un des films les plus impressionnants jamais créés, Ready Player One est déjà un film culte, un véritable uppercut multi-référentiel, un grand roller-coaster visuel extraordinaire, une déclaration d'amour aux jeux vidéos, au cinéma, à la pop culture et une ode à l'imaginaire, à l'incroyable. A l'instar d'un Retour vers le Futur ou d'un Jurassic Park, Ready Player One fait partie de ces très grands divertissements innovants qui nous marque et qu'on oubliera pas de sitôt
    Dunno The Movie
    Dunno The Movie

    61 abonnés 239 critiques Suivre son activité

    4,5
    Publiée le 24 mars 2018
    Attendu depuis son annonce et précédé par un déluge d’éloges dithyrambiques par la presse américaine, Ready Player One est effectivement l’excellente surprise annoncée. Si Stephen Spielberg n’est plus à présenter, cela faisait longtemps (depuis Minority Report, au moins) qu’il nous avait pas offert un blockbuster aussi abouti, fascinant et spectaculaire à travers un récit fantastique et immersif qui célèbre la culture geek et rétro avec une maîtrise incroyable. En résumé : oui, Ready Player One est un énorme kiff !
    Naughty Dog
    Naughty Dog

    792 abonnés 373 critiques Suivre son activité

    4,5
    Publiée le 24 mars 2018
    Ready Player One, nouveau film de Steven Spielberg, est non seulement le retour du réalisateur virtuose qu'on ne présente plus au genre de l'aventure-SF et également l'adaptation du roman éponyme d'Enerst Cline, ayant acquis un statut culte ces dernières années. Sous son récit campbellien, l'auteur condensait et reprenait tout un pan de l'histoire de la pop-culture pour l'implémenter dans une histoire à l'univers singulier et au ton enchanteur, titillant la fibre nostalgique là où ça fait du bien pour un résultat complètement immersif.

    Ernest Cline voulait Spielberg pour en faire l'adaptation (après tout, qui de mieux qualifié qu'une des grosses sources d'inspiration de l'auteur, et un des grands architectes du paysage cinématographique populaire des dernières décennies ?),qui accepta, impressionné par ce futur dystopique de 2045, où Internet a évolué et est remplacé par l'OASIS, un univers en réalité virtuelle où les seules limites de création sont l'imagination.

    A la fois un jeu de rôle multijoueur, la base de l'économie mondiale et une échappatoire du quotidien pour l'humanité, ce paradis vidéoludique où chaque individu peut devenir ce qu'il souhaite est la création de James Halliday, le plus grand concepteur de jeux vidéos de tous les temps, décédé en léguant derrière lui la promesse d'un demi-milliard de dollars et du contrôle total de l'OASIS à quiconque parviendra à trouver l'"Easter Egg", au moyen de 3 clés cachées et disséminées dans cet univers virtuel.

    Wade Watts aka Parzival, un orphelin des quartiers défavorisés de Colombus et interprété par un Tye Sheridan exemplaire, se retrouve embarqué dans cette course épique vers le futur de l'humanité, face à une organisation privée avide de contrôle nommée IOI.

    Le spectateur est rapidement plongé dans cet univers virtuel incroyable, où Spielberg n'a rien perdu de sa maestria en terme de narration et de réalisation : c'est virtuose, prenant, ébouriffant et ahurissant. On se prend une claque cosmique

    dès les 20 premières minutes, où le réalisateur nous montre qui est le patron, au moyen d'une présentation de l'OASIS et d'une course de voitures absolument incroyables, du jamais-vu tout simplement.

    Le monde dépeint fourmille de détails, de clins d'oeil, de références à des oeuvres (cinématographiques ou vidéoludiques) de ces 40 dernières années :
    Halo, Gears of War, Overwatch, Robocop, Chucky, King Kong, Spawn, Lara Croft, Terminator 2, Aliens, Street Fighter, Superman, Men in
    Black, Christine, Star Trek, Mortal Kombat, Borderlands, Retour vers le Futur, Jurassic Park, Gundam, Perfect Dark, Ninja Turtles, Duke Nukem, Star Wars, Speed Racer,
    Starship Troopers, Batman, Citizen Kane et j'en passe, autant d'éléments présents de manière importante ou quasi indiscernable, et ce jamais de manière gratuite ou trop appuyée.

    Tout le monde n'aura pas forcément les bases ni le bagage nécessaire pour capter la richesse de ce qui nous est présenté, mais rien n'impacte la compréhension du film car mis à part quelques références plus explicites et servant toujours le récit ou la caractérisation des personnages, Ready Player One n'abuse en rien de cet héritage culturel et ne souhaite pas surfer sur une vague nostalgique pour en faire un film testament. Comme un Last Action Hero, tout ceci participe à une cohésion d'un
    univers virtuel paradoxalement vivant. Futuriste oui, mais ancré dans
    notre réalité et dans une démarche plausible de caractérisation de l'OASIS, sans volonté de sublimer des éléments comme la Delorean, la moto d'Akira ou le Géant de Fer, mais de les faire exister en tant que tel comme tant d'autres constituants de l'univers du film.

    Ready Player One enchaîne les morceaux de bravoure (à l'image de tout l'acte final, spectaculaire, gargantuesque et jouissif), les retournements de situation, les séquences de découverte de l'OASIS, les moments plus intimistes (notamment une scène de danse et de jeu de séduction vraiment enivrante) ou bien encore les mises en abîme.
    Concernant ces dernières, sachez que la meilleure scène du film relève du génie, tant en terme de construction que d'utilisation...absolument unique et inoubliable

    Visuellement, le film est une merveille totale, retranscrivant toute une grammaire et scénographie de dépiction d'univers vidéoludique, dans des décors ultra détaillés et magnifiés par les mouvements de caméra fluides de Tonton Spielberg. Le monde est tangible et terriblement accrocheur, peuplé par des avatars de joueurs tous plus riches les uns que les autres.

    La Performance Capture est fabuleuse,arrivant à retransmettre les mimiques et émotions de tous les acteurs à leurs avatars respectifs,si bien que les passages entre le monde réel et virtuel est organique,sans coupure ou impression de regarder des cinématiques : c'est terriblement impressionnant (et cela vient de quelqu'un de septique concernant certains designs éloignés de ceux du roman, et dont tous les doutes ont été balayés en 2 minutes

    Tye Sheridan, héros Spielbergien par excellence, porte le film à merveille.

    Olivia Cooke campe une Art3mis forte, déterminée, charmante et attachante.

    Ben Mendelsohn est excellent en Nolan Sorrento, l'antagoniste principal, présenté comme le corporatiste et rapace ultime, à défaut peut-être d'être complètement menaçant comme dans le roman éponyme.

    Mark Rylance, Simon Pegg, Hannah John-Kamen Lena Waithe, TJ Miller...le reste de la distribution est également très très bon.

    Alan Silvestri, déjà derrière les bandes originales de classiques comme Retour vers le Futur, Preadtor et Forrest Gump, revient composer une très bonne OST,qui ne restera peut-être pas dans les mémoires mais qui gratifie Ready Player One d'un excellent thème musical principal et de quelques variations vraiment agréables,nous rappelant l'époque Amblin.

    Presque parfait, le film n'évite pas quelques facilités (déjà présentes dans le récit de base) et autres raccourcis narratifs ou de développement de personnages affectant la narration de manière très peu significative avant le dernier acte. On pourrait également regretter l'absence de moments d'émotion vraiment poignants (bien qu'une ou 2 scènes vers la fin impliquant Rylance soient assez chargées de ce point de vue, et sublimées par la musique de Silvestri).

    Bref, quelques défauts extrêmement mineurs, là où Spielberg réussit à nouveau à nous faire croire à l'impossible, à faire de son film une représentation parfaite de ce qu'est la quintessence d'un jeu vidéo, en délivrant un message simple mais très actuel, à travers une aventure trépidante et aux personnages attachants.

    Sans aucune doute un des films les plus impressionnants jamais créés, Ready Player One est déjà un film culte, un véritable uppercut multi-référentiel, un grand roller-coaster visuel extraordinaire, une déclaration d'amour aux jeux vidéos, au cinéma, à la pop culture et une ode à l'imaginaire, à l'incroyable.

    A l'instar d'un Retour vers le Futur ou d'un Jurassic Park, Ready Player One fait partie de ces très grands divertissements innovants qui nous marque et qu'on oublie pas de sitôt
    MC feely
    MC feely

    73 abonnés 643 critiques Suivre son activité

    3,5
    Publiée le 30 mars 2018
    Un blockbuster divertissant avec un univers qui fascine tout en extrapolant notre société actuelle qui se tourne de plus en plus vers le virtuel.J'ai beaucoup aimé le fait que le film montre les relations humaines fortes que peuvent créer les personnages entres eux sans forcément s'être rencontrés dans la vraie vie et l'absence de jugement physique ou même sociale qui rassure dans un monde virtuelle en l'occurence l'"Oasis"!Et vraiment ce qu'a fait Spielberg est bien foutu avec toutes les références à la culture pop et l'"Oasis" qui est juste dingue! c'est super bien développé et très immersif.Le contraste avec la réalité et le virtuel sur lequel joue le film est aussi très drôle je trouve, avec des gens qui vivent intensément le virtuel tout en étant quasi statiques avec leurs combinaisons pour certains et casque devant les yeux gigotant comme des dingues.Je ne me suis vraiment pas ennuyé une seconde et j'ai étais absorbé tout le film même si j'ai trouvé la deuxième partie un peu en dessous et très convenu au niveau du scénario ou j'aurais aimé être un peu plus surpris ou bousculé émotionnellement.Sinon ça n'enlève rien à la qualité du film et ce coté grand rêveur que nous fais partager Spielberg qui personnellement m'a ravi et m'a aussi fait rêver par la même occasion!
    nessim2010
    nessim2010

    33 abonnés 184 critiques Suivre son activité

    3,0
    Publiée le 28 mars 2018
    Je suis vraiment mitigé pour ready player one, car il touche les deux extrêmes. Il est d’un côté révolutionnaire et de l’autre inutile.

    Si je commence par le révolutionnaire,ready player one a des décors inédits. C’est clairement du jamais vu. C’est impressionnant, souvent magnifiques et durant tout le film, on rencontre de nouveaux décors toujours aussi magnifiques. Idem pour les effets spéciaux. Les FX sont géniaux, c’est fait presque à la perfection (certaines fois, il y avait des effets spéciaux un peu partout dans le même plan, on ne sait même pas où regarder, c’est dommage). Et le dernier point inédit est toutes les références à la pop culture. Il y en a qui parlent à tout le monde (Jurassic park, Batman, retour vers le futur, King Kong et shining (la scène de l’overlook hôtel est probablement la meilleure scène du film)).
    Et il y a d’autre référence qui parlent à peu de gens (overwatch, le géant de fer, mortal kombat, la définition d’un œuf de pacques et plein d’autres que j’ai pas du remarqué). Donc au final, le but de parler de pop culture dans un mode jeu vidéo avec des effets spéciaux et des décors spectaculaires, c’est énormément réussi. Donc bravo.

    Mais bon, il y a un énorme problème dans ce film : c’est l’histoire. L’histoire est mauvaise dans l’ensemble. Plusieurs fois j’ai trouvé une scène un peu trop longue et plusieurs fois je me suis ennuyé. Dans ce film, on suit le héros, il a un problème, il le résout, il en a un autre, il le résout, il en a un autre etc. Parfois, on avance un peu dans l’histoire mais c’est trop brouillon et pas assez interessant. De plus les personnages sont assez classique. Le héros est fort parce que c’est le héros. Le méchant est le riche millionnaire qui veut s’emparer du monde. Certains personnages secondaires sont intéressant mais on les voit très peu dans le film.

    Ready player one est une petite deception car il aurait pu être bien mieux que ce que je viens de voir. 3/5
    Housecoat
    Housecoat

    102 abonnés 392 critiques Suivre son activité

    4,0
    Publiée le 28 mars 2018
    A une époque où tout est sujet à déterrer ce qui a fait le succès d'autrefois, il est tout ce qu'il y a de plus logique qu'une oeuvre qui soit l'héritage de tout un pan de la culture populaire voit le jour et finisse adapté au cinéma: le livre Player One d'Ernest Cline. Adapté en film, ce livre de pur fan peut donner vie au film choral ultime comme il peut faire peur à l'heure d'aujourd'hui en s'annonçant comme la quintessence du film "doudou". Un élément dans l'équation vient faire la différence entre un mauvais fan-film et un excellent blockbuster magnifiant cette magie sans la dénaturer: Steven Spielberg.
    Le Maître du Divertissement se retrouve avec la tâche délicate de donner vie à une pop-culture qu'il a lui-même grandement enrichi en 40 ans de carrière tout en représentant un public de plus en plus conséquent à l'heure d'aujourd'hui. Ready Player One s'annonçait dès lors comme un film aux enjeux des plus symboliques pour notre réalité que dans son action. Une question subsistait avant de voir le film: Va-t-il nous encourager à prendre du recul sur notre amour de nos jouets ou va-t-il simplement surfer sur la tendance ô combien énervante de manipuler notre amour envers eux sans faire quoi que ce soit pour empêcher ce système d'aller droit dans le mur ?

    Sur ce plan là, il n'y a rien d'étonnant à ce que Warner Bros ait axé la promotion du film uniquement sur son côté fan-service en mettant bien en évidence ce qui fait le plus marcher la corde sensible des fans.
    Mais, et c'est un immense soulagement, Spielberg est loin d'user de la même méthode. Ready Player One n'employant quasiment jamais le fan-service de façon gerbante comme les reprises de franchises de ces dernières années le font. Si on peut douter de la pertinence de certains clins-d’œil, leur omniprésence est complètement justifiée dans ce monde virtuel qu'est l'OASIS où tout le monde peut faire ce qu'il veut. Mieux, ils donnent vie à cet univers et de la personnalité au personnage principal Wade Watts/Parzival véritable représentant de la population fascinée par la fiction populaire dans lequel n'importe quel spectateur peut s'identifier. N'importe quelle personne ayant grandi avec ce pan culturel pourra donc s'amuser à repérer la platée de références disséminés sous ses yeux dans ce bac-à-sable qui fait lieu de chasse au trésor dont les enjeux dépassent de loin celui du simple amusement.

    Dans cette course à l'héritage lancée par le créateur de son univers James Hallyday (on va éviter de faire une blague facile sur une actualité de chez nous si vous voulez bien), Steven Spielberg puise pertinemment dans tout ce qui lui passe par la tête, des jeux-vidéos aux films les plus cultes, tant explicitement

    spoiler: (on retiendra la séquence déjà collector où nos héros sont coincés dans Shining)

    que plus subtilement. Notamment Charlie et la Chocolaterie dont la trajectoire du récit est identique: une longue exploration où seule une personne méritante aura le droit d'hériter d'un monde de rêve aux possibilités infinies pour éviter de le laisser entre les mauvaises mains.
    C'est là-dessus que Ready Player One révèle la pertinence de son sous-texte car tout est conçu de manière à ce que seul un véritable fan à l'amour inconditionnel pour la culture geek peut mériter de posséder l'OASIS (la culture en général) à l'inverse des entreprises dirigés par de véritables costard-cravates (représentés par Ben Mendolsohn) dépourvus du moindre amour pour la culture, ne voyant là qu'un simple outil à exploiter pour s'enrichir aux dépends des utilisateurs n'aspirant qu'à s'amuser et se servant de leur bonne volonté pour leur propre intérêt. Un contexte dont l'utilisation est tellement bienvenue à l'heure d'aujourd'hui où les sociétés de production abusent de méthodes similaires.

    Pour ce soulagement, il y a un relâchement dommageable. Ce qui se craignait déjà avec la promotion se confirme durant le visionnage, la faible représentativité du monde réel qui vient réduire la portée des enjeux (notamment lors du final [on repassera également sur l'implication des personnages secondaires dans l'histoire]).
    Spielberg ne pose que textuellement les problèmes engendrés par la réussite mondiale de l'OASIS et n'encourage que trop peu le public à faire le discernement entre les problèmes réels et virtuels, il ne renvoi pas son message sur le fait que l'humanité s'est laissé dévoré par le désespoir au point d'abandonner sa réalité (alors que le monde est censé être en crise). Peut-être par crainte de toucher à un sujet sensible, Ready Player One n'évoque que trop furtivement ces aspects, comme une caution de respectabilité.
    Et pour un film qui nous fait replonger dans ce qui nous a bercé, il ne nous invite pas à nous en affranchir.

    Pour autant, cela n'en fait pas un film au mauvais fond pour autant et on peut en dire encore moins sur la forme. La promesse de nous en mettre plein la vue est tenue.
    L'OASIS qui prend une grande poignée de la durée du film est de toute beauté. Les travellings fluides et rapides de Spielberg ne négligent aucun détail, nous sommes plongés dans le jeu grandeur nature, le virtuel donne une dimension infinie à ce que nous voyons, les décors n'ont aucune limites, le film est tellement généreux qu'il faut passer par plusieurs visionnages pour y déceler tout ce qu'il nous offre.
    Une générosité et un retour aux divertissements old-school qui prend aussi les oreilles par la présence d'Alan Silvestri en grande forme (et dont la présence est plus justifiée que John Williams) qui nous rappelle les meilleurs moments musicaux de ses heures de gloires sans aller dans le repompage.

    Le succès de Ready Player One aura sans doute des répercussions intéressantes à analyser. Il faut bien faire la distinction entre mauvais fan-service malavisé et utilisation pertinente de jouets pour caresser le public dans le sens du poil, sur ce point, le dernier né de Steven Spielberg est parfaitement inoffensif (ou du moins dans ses intentions) et mérite d'être retenu comme une leçon à retenir.

    A noter aussi la Warner qui se rachète en donnant au Géant de Fer la promotion dont il n'a pas bénéficié lors de sa sortie. En attendant, j'ai envie de dépoussiérer mon coffret Trilogie Retour vers le futur et de me (re)plonger dans ces divertissements qui nous invitent à une chose: A rêver, à imaginer, à créer.

    Et vous ?
    JulienAllard
    JulienAllard

    29 abonnés 387 critiques Suivre son activité

    4,5
    Publiée le 6 août 2018
    Une claque ! Super effets spéciaux, super musique, l'un des divertissements les plus réjouissants et les plus impressionnants depuis Avatar !
    dominique P.
    dominique P.

    784 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

    2,0
    Publiée le 31 mars 2018
    La bande annonce ne m'a pas du tout plu, de m'a pas du tout attirée mais comme c'est un film réalisé par Spielberg j'ai souhaité le voir pour cette raison.
    Je regrette car je n'ai pas du tout aimé.
    En fait, c'est juste que je ne suis pas fan de ce genre d'histoire.
    Il y a simplement un passage que j'ai adoré : les 5 minutes où cela parle du film "Shining".
    anonyme
    Un visiteur
    4,5
    Publiée le 28 mars 2018
    Beaucoup de tendresse, beaucoup de maîtrise : Spielberg renoue avec Spielberg. Bien sûr, fane des premières heures, il manque les émotions fortes que l'on vivait avant dans son cinéma, avec des héros forts (même si imparfaits) dont on suivait le parcours initiatique, au plus profond de soi (le cinéma de Spielberg nous émerveillait autant qu'il pouvait nous retourner les tripes et nous laisser une trace indélébile en nous-mêmes ; c'est bien pour ça qu'une génération entière, au moins, "a grandi", littéralement, avec son cinéma) ; mais c'est l'époque actuelle qui veut ça (moins d'émotions, moins de réflexions, en général ; beaucoup de mouvements, beaucoup de descriptif) ! Alors, au regard de ce léger nuage dans ce ciel spielbergien, merci pour ce bonheur immense! La petite fille que j'étais et que je suis encore jubile! Moi, je suis plus que ravie!!!! L'union entre l'avant (années 80 et 90) et le maintenant fait du bien, fait sens! Merci Spielberg!
    islander29
    islander29

    755 abonnés 2 270 critiques Suivre son activité

    4,0
    Publiée le 28 mars 2018
    Le film est plutôt réussi, car il réussit le lien entre le jeu vidéo et ses références et le cinéma spielbergien....Le scénario du film est en effet celui d'un jeu vidéo. Le film va donc osciller entre cinéma et scènes de jeu vidéo (lesquelles je le confie ne m'inspirent pas toujours).... spoiler: Il va falloir trouver trois clés magiques pour libérer un lieu imaginaire appelé Oasis
    , les personnages sont très souvent des avatars, mais l'affectif fonctionne avec eux de manière favorable.....La technique est il faut le reconnaître un peu brouillonne, et les couleurs très quelconques, parfois même criardes.....On retrouve à certains moments, l'esprit Luc Besson, et les références au cinéma sont multiples ( Le géant de fer,
    Alien, Starship troopers , Staley Kubrick).....A ce propos la scène transposée de Shining plaira à tous les cinéphiles et rappellera aux plus jeunes de revoir ce film fondamental dans l'histoire du cinéma mondial......A ce propos aussi le Géant de Fer de Brad Bird, (1999) mérite aussi un tel traitement surtout pour les jeunes (film admirable)......Pour le reste le rythme est agréable ainsi que les dialogues qui suscite beaucoup de réflexions, sur l'amour, sur le conflit entre réalité et virtuel, et comme le dit Spielberg avec humour, il n'y a que dans la réalité que vous pourrez savourer un poulet frites (en gros)......C'est un film intelligent, un bon Spielberg qui montre qu'il sait tout à fait s'adapter à la jeunesse du moment, ce qui est tout à fait remarquable et prouve un beau travail d'équipe.....Il dit beaucoup de choses et fait preuve un peu comme minority report d'un belle vision futuriste.....Je conseille avec une insistance particulière si vous avez moins de trente ans......C'est du bon cinéma, et la longueur du film n'est pas un handicap
    Maxime F
    Maxime F

    32 abonnés 634 critiques Suivre son activité

    3,0
    Publiée le 7 avril 2018
    Ça va, j'avais peur du trop de référence mais ça passe. Après ce n'est pas un des Spielberg qui restera dans les mémoires pour moi. Si les effets spéciaux, la bande sons et la réalisations sont très bon, le scénario est d'un vu et revu. De plus toutes les références pop culture ne sont la que pour faire ressentir de la nostalgie et faire oublié au spectateur qu'il connait déjà la suite du scénario en lui occupant l'esprit a trouver tout ce qu'il connait ( spoiler: on aurait pu remplacer la dolorean par une voiture de course standard que cela n'aurait rien changé
    ). Mais il est vrai qu'on passe un moment agréable.
    ffred
    ffred

    1 490 abonnés 3 966 critiques Suivre son activité

    4,5
    Publiée le 29 mars 2018
    Après le classique et non moins passionnant Pentagon Papers, revoici déjà Steven Spielberg sur nos écrans. Changement de genre et de style radical pour ce Ready player one. De retour à la science-fiction, il nous offre un divertissement haut de gamme aussi réussi sur la forme que sur le fond. Je ne suis pas du tout adepte de jeux vidéos, je craignais donc un peu. Mais aucun problème, d’entrée j’ai été pris par l'action et suivi le tout avec intérêt. Une mise en scène magnifique pour un scénario à l’histoire certes classique mais trépidante et haletante. Et bourrée de clins d’oeil et de références (surtout années 80) à une multitude de films SF, horreur ou fantastique. Il y en a tellement qu’on doit sans doute en rater pas mal tellement l’univers décrit est foisonnant. On est même plongé au cœur du Shining de Kubrick ! Techniquement, c’est donc vraiment très réussi, les effets spéciaux sont grandioses, une vraie splendeur. Le casting est bien choisi et tient la route. Tye Sheridan a bien grandi depuis The tree of life, il est très bien ici et avantageusement entouré par Olivia Cooke (Bates Motel, This is not a love story), Mark Rylance, Simon Pegg et Ben Mendelsohn en méchant de service. Sous couvert de blockbuster survitaminé pour ados, voilà une belle réflexion sur le potentiel avenir de l’humanité (qui, pour moi, fait plutôt froid dans le dos) et les dérives d’internet, des jeux vidéos, etc...nos vies bientôt complètement connectées. Au final, un superbe et spectaculaire divertissement pour un excellent moment à deux cent à l'heure.
    tony-76
    tony-76

    1 009 abonnés 1 410 critiques Suivre son activité

    4,5
    Publiée le 3 avril 2018
    FAN-TAS-TIQUE ! Steven Spielberg revient à ce qu'il sait faire de mieux - les films à gros budget - afin de nous impressionner et de nous faire évader avec un sujet moderne et très futuriste. Une nouvelle proposition, destinée autant aux enfants qu'aux adultes ! Les amateurs de pop culture seront servis avec Ready Player One, inspiré du roman de science-fiction éponyme d'Ernest Cline. La réalité virtuelle dans laquelle évoluent les personnages du film - L'Oasis - a été élaborée dans les années 2000. C'est un nostalgique (James Halliday) des icônes de la fin du vingtième siècle dont spoiler: il a créée trois défis. A chaque épreuve, trois clés qui ouvre un indice. Le gagnant remportera une somme très conséquente et sera propriétaire de l'Oasis.
    De la musique spoiler: (Bee Gees, Michael Jackson)
    au cinéma spoiler: (Retour vers le futur, King Kong, Shining, Alien)
    en passant par les jeux vidéo spoiler: (Mario Kart, Halo, Minecraft),
    Ready Player One offre une révision de ses classiques. Le monde du jeu vidéo et celui du cinéma a été parfaitement bien exécuté. Nous avons l'impression de nous retrouver en plein cœur de l'un de ces nouveaux jeux vidéo ultra-réalistes !! Les avatars sont très fantaisistes pour que le spectateur soit conscient qu'il s'agit d'un univers virtuel et les scènes filmées dans la réalité s'agit spoiler: d'un monde post-apocalyptique.
    Les images de synthèse sont sublimes et certains des effets spéciaux séduisent spoiler: - la première scène d'action est une course de bolides avec plusieurs obstacles dont les protagonistes doivent franchir -
    celle-ci s'avère déjà culte ! Ready Player One possède un humour bien particulier, souvent décalé. Le personnage spoiler: du vilain I-R0k - l'un des plus effrayants physiquement - lance,
    étonnamment les répliques les plus cocasses du film. Pas étonnant qu'il s'agit de T.J. Miller (les Deadpool) ! La distribution des acteurs est une réelle surprise (surtout au niveau des jeunes) ! Tye Sheridan - découvert dans le sombre Joe au côté de Nicolas Cage - s'en sort plutôt bien, même spoiler: si on voit plus son avatar Parzival.
    Les autres personnages (Sho, Daito, Aech) sont attachants et on peut facilement s'identifier à eux, le public est avec eux quand il y a des défis à relever. Mais la véritable révélation de RPO est Olivia Cooke ! Une jeune femme combattante, rebelle et très crédible. Le caméo de spoiler: Mckenna Grace - vu dans Mary -
    est très court mais plaisant à voir ! Ben Mendelsohn fait spoiler: toujours le même rôle de méchant depuis Rogue One,
    ce qui n'est pas dérangeant pour autant. Revoir Mark Rylance pour la énième collaboration avec le vétéran Spielberg a toujours cette étincelle qui fonctionne, Rylance est en bonne compagnie avec Simon Pegg. En somme, Ready Player One est un film de science-fiction de Steven Spielberg beau, drôle, vif, moderne et haletant. Un blockbuster qui restera dans nos esprits de cinéphiles pendant un très long moment ! On peut même parler de film de SF de l'année ! Une réussite totale !
    CH1218
    CH1218

    151 abonnés 2 747 critiques Suivre son activité

    4,5
    Publiée le 31 mars 2018
    Adapté du best seller d’Ernest Cline, le film de Steven Spielberg, qu'il était finalement le seul à pouvoir le mettre en scène, joue aussi bien sur la novation de la réalité virtuelle que sur la nostalgie de la culture pop des années 80 à laquelle il a largement contribué. Faisant partie de cette génération qui y a passé son adolescence, c’est plutôt cet aspect-là qui m’a attiré à suivre cette rutillante chasse à l’œuf de Pâques. Nul besoin d’être un expert en jeux vidéo, ni un geek de première pour apprécier « Ready Player One » mais il est bon d’avoir toutefois un minimum de connaissances pour ne pas être quelque peu largué, tant les références foisonnent. Et même si le happy end et le bon sens qui se profilent à l’horizon durant plus de 2 heures sont d’une telle évidence que le scénario en devient un tantinet réducteur, on en prend vraiment plein les mirettes. Car oui, le résultat est véritablement ébouriffant. Après avoir révolutionner le cinéma au milieu des années 70, le réalisateur se positionne avec force et virtuosité dans celui de demain.
    chrischambers86
    chrischambers86

    11 908 abonnés 12 156 critiques Suivre son activité

    3,5
    Publiée le 8 novembre 2020
    En terme d'èvasion, le "Ready Player One" de Steven Spielberg est un film dècoiffant qui fait appel à toute la pop culture des annèes 70-80 que l'on connait! On ne peut manquer d'attendre chacun de ses films impatiemment! Car, Spielberg, c'est le gage d'un cinèma de grand spectacle et de magie à la portèe de tous! Car c'en est un de faire oublier leurs soucis aux gens, de les faire rêver pendant 2H15! Avec "Ready Player One" qu'il nous a lèguè en 2018, les F /X ont èvoluè, mais le style est restè avec des scènes d'action de haute voltige! Pour tous les amateurs de Spielberg, son nom èvoque immanquablement les plus beaux souvenirs du cinèma amèricain comme "Jaws", "Raiders of the Lost Ark", "E.T" ou "Jurassic Park". Autant de moments inoubliables que le spectateur a passès en compagnie d'un requin blanc, d'un archèologue, d'un extraterrestre, d'un T-Rex...et d'une chasse au trèsor numèrique! On est happè par ce monde virtuel, on n'en prend plein les mirettes et on n'en redemande! Le rèalisme avec lequel Spielberg peint ce monde chaotique semble èchapper à la dèfinition même du rèalisme : c'est une rècrèation jouissive de jeune septuagènaire qui fourmille de rèfèrences! La bande son est gèniale, les scènes d'anthologies ne manquent pas (la course poursuite en voiture, l'hommage à "Shining", la bataille finale...) et le rythme est à couper le souffle où le spectateur n'a pas vraiment le temps de reprendre son souffle entre èmerveillement et fascination! Seul point noir, Mark Rylance, dèphasè! Qu'ajoutez à "Ready Player One" ? Que Spielberg est bel et bien le maître du divertissement! Go on Steven...
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