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SB88
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3,0
Publiée le 28 décembre 2020
Le film en lui-même est réussi esthétiquement (bien qu'un peu lisse) mais je n'ai pas accroché à l'histoire trop simple et surtout trop d'action et d'effets spéciaux. C'est au détriment de l'émotion. 3,3/3
J'ai eu droit a peu pres a ce que je m'attendais a avoir... un scenario classique, bidon et niais que ca en peut plus. C'est juste un film pour ados, fans de jeux videos. A part les effets speciaux et les references, ya pas grand chose a retirer de ce film. Je l'ai vu une fois pour ma culture, mais je ne le reverrai pas.
Un bon film absolument très bien pensé ! L'histoire est très satisfaisante et l'univers de science-fiction est génial. Tye Sheridan est convaincant et Olivia Cooke est agréable. Ben Mendelsohn est convenable et tous les autres acteurs sont très corrects ! Les personnages et créatures sont très satisfaisants et surtout très bien élaborés. Les images sont superbes et les effets spéciaux sont juste incroyable ! Les décors sont fantastiques et les lieux rencontrés sont très appréciables et bien réalisés, l'OASIS est vraiment très inventif et fascinant. Les costumes sont top comme la combinaison intégrale qui est très classe et les objets et équipements sont très efficaces, les véhicules sont formidables avec la mythique Delorean que l'on est très content de revoir ! L'ambiance est plaisante et les clins d'œil à des choses connues que l'on ne compte même plus sont absolument très sympathiques ! Les musiques sont entraînantes et les scènes d'action sont très spectaculaires et absolument très bien conçues ! La morale est très bonne et les rebondissements sont bien menés, l'aventure nous emporte vite ! Un film donc réussi, intelligent et rythmé dans un environnement vraiment très bien imaginé à l'esthétisme des plus soigné, le tout dans une atmosphère bourrée de références à la pop culture à la sauce années 80 pour notre plus grand plaisir avec une équipe de jeunes très cool !
Je n'ai pas été convaincu ... L'idée est originale et le monde imaginaire (virtuel, plutôt) est "spectaculaire" (au sens strict du terme). Cela conviendra aux fans de jeux vidéos (ce que je ne suis pas) - et ces derniers devraient fortement méditer la morale de cette histoire (fort juste !). J'ai regardé jusqu'à la fin. Mais je me suis demandé aussi : "N'aurais-tu pas pu faire autre chose que de perdre ton temps à regarder ce film ?" En résumé : film sympathique, mais scénario pas convaincant et dimension psychologiques des personnages assez terne. J'ai vu et je ne reverrai pas.
Beaucoup de mal à comprendre une si bonne moyenne spectateurs (4,3/5). Si l'idée de départ paraît novatrice, le film aligne les clichés du block buster américain de base, qu'on nous sert depuis 40 ans. Une quête initiatique simpliste, une histoire d'amour qui se créé en allant, un héros improbable, un grand méchant (qui a un charisme d'huître) qui n'a que faire de la police (inexistante comme d'habitude), des facilités scénaristiques, et un scénario cousu de fil blanc mais auquel on rajoute des éléments flous pour noyer un peu le spectateur. Steven Spielberg nous sort un film d'une incroyable ringardise, sous couvert de modernité.
quand spielberg se lance dans le monde virtuel cela donne un film long et ennuyeux. A part la course poursuite au debut assez reussi. On se perd par la suite de cette histoire oùseul les geeks peuvent comprendre. C'est assez ennuyeux et long. Malgré queqlues references cine se film est à oublier très vite
Non mais sérieusement ce film et une grosse blague, Mr berg qui nous fais un film trop long niais comme jamais.. Tout et mauvais vraiment ya juste Ben Mendelsohn qui sauve un peux le casting... Mais franchement ce film et de la daube purement américaine avec des clichés tout mauvais.
Malgré ses clins d'œil et ses nombreuses références à qui saura les voir, ce film de Spielberg est assez décevant, le scénario assez enfantin est prévisible à souhait. Les personnages sont un peu fade et on peine à se plonger dans les enjeux du film. Le point positif reste la référence à shining spoiler: (la scène dans la neige et la poursuite est juste magnifique)
En résumé un gros potentiel mal exploité bien que ce soit un film sympa à regarder, une fois suffi.
Ready Player One est une pépite incroyable, un sacré film mêlant monde réel et monde virtuel ! On est happé dans l'histoire et dans l'univers assez fou et assez grandiose que nous propose Steven Spielberg. On adore les nombreuses références aussi savoureuses qu'un chocolat chaud, on adhère aussi au rebondissements aussi variés qu'intéressant ce qui permet de rendre ces 2h20 divertissante et totalement prenante ! Les effets sont dingues, le scénario est impeccable, les personnages sont adorables ! C'est un chef d'œuvre.
6 214 abonnés
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4,5
Publiée le 27 novembre 2020
Spielberg reste à ce jour l'un des cinéastes les plus incompris de sa génération. Il a été qualifié à la fois de colporteur de pop-corn et de manipulateur de saccharine ceux qui disent que ca ont clairement oublié Alex Kitner qui a fait éruption dans un geyser de sang dans Jaws. Le réalisateur qui a fait exploser des têtes nazies, les horreurs de l'Holocauste dans Schindler et la rivière de cadavres dans La guerre des mondes. Il y a deux Spielberg. Il y a l'homme qui fait du sombre des drames primés par l'académie (Empire of the Sun, Sauver le soldat Ryan) et il y a aussi l'enfant de 10 ans qui joue dans le bac à sable. Ce que j'aime le plus chez Spielberg c'est qu'il peut zigzaguer entre des genres disparates. C'est peut-être l'un des films les plus étonnants visuellement et les plus amusants sans effort que j'ai vus depuis longtemps. Les acteurs sont formidables. Tye Sheridan et Olivia Cooke sont les vedettes. Mark Rylance et Simon Pegg sont amusants dans les seconds rôles. La robuste partition d'Alan Silvestri est l'une des plus mémorables. John Williams me manque mais c'est quand même un super score. Janusz Kaminski collaborateur de longue date de Spielberg donne a une très belle cinématographie. Et c'est le seul film où vous verrez une DeLorean poursuivre un T-Rex sur le grand écran. Cette image vaut à elle seule votre temps. Il n'en est jamais parti mais c'est agréable de le voir revenir jouer dans le bac à sable...
Avec des images incroyables et un scénario tout à fait inédit, Spielberg démontre qu'il est le maître absolu du grand spectacle cinématographique en nous faisant rêver, grâce à son sens du merveilleux. Il nous amène à réfléchir aux dangers des technologies les plus abouties qui annihilent le sens de l’effort et le goût du travail. On en prend plein les yeux avec bonheur, en découvrant toutes les références, tous les codes d’une pop-culture et son héritage, avec l’idée que les gens n'auront bientôt plus la volonté de résoudre leurs problèmes et se contenteront de vivre par procuration, en échappant à leur propre condition, grâce à des technologies de substitution. Sous couvert de blockbuster survitaminé pour ados, ce film est une belle réflexion sur l’avenir de l’humanité si on n’y prend pas garde, avec les dérives d’internet, de la réalité augmentée et de nos vies de plus en plus connectées.
Le changement univers entre la réalité et le virtuel. Et très bien fait. Le film est compréhensible. Le point négatif : Absence de référence de jeu populaire. Le bande son est agréable.
Ready Player One, c'était un peu le moyen pour Spielberg de se prouver qu'il pouvait encore parler aux jeunes. Mais c'est aussi une plongée dans ses propres origines et on n'a pas trop de mal à le voir ressortir les vieux cartons de sa SF en bonne figure paternaliste supervisant un monde qui le dépasse. En l'occurrence : l'Oasis, un monde virtuel où tout est possible.
Ready Player One était un all-in : le monde virtuel qu'il dépeint va vieillir très vite malgré les efforts dantesques que le réalisateur a mis pour être à la pointe de tout. Du coup, c'est un visionnage un peu ambigu que l'on partage entre « qu'est-ce qu'il veut encore nous dire, le vieux ? » et « wow, c'est vraiment bien vu ».
La dualité est visible un peu partout, à commencer par le surplus de pédagogie intégrée. Quitte à faire un film de pop culture, on devrait laisser les fans se débrouiller plutôt que de cribler les dialogues de “oh, Mechagodzilla!” et autres “it's f*cking Chucky!” Il y a des centaines de références à des films et jeux vidéo et donc largement de quoi faire sourire tout le monde sans forcer au-delà du cauchemar légal que cela a été de réunir les droits. Spielberg aurait eu bon usage à faire de ce proverbe chinois (ou pas) : « plus on en a, plus on l'étale ». Il cherche absolument à s'adresser à tous, mais… c'est déjà le principe de la pop culture, en fait.
Parfois un peu cheesy sur les concepts qu'il aborde (#amitié, #amour), le film fourmille visuellement. Quand il s'attaque au gaming, il est presque maladroit, cependant c'est là aussi que Spielberg est le plus apte à recréer le fantasme de l'immersion totale dans les jeux vidéo. On ouvre également un peu vite sur des axes narratifs somme toute assez fermés qui vont doter les personnages d'une quête avec des énigmes aussi cliché que le méchant mégalo. Tout cela brime un monde qui méritait d'être plus ouvert encore que le jumeau visuel et formel de Ready Player One, j'ai cité : Valérian et la Cité des Mille Planètes.
Côté fond, l'œuvre nous enseigne qu'il n'y a que la réalité de réelle (alerte cheesy) et qu'il faut davantage vivre dans le monde réel. Spielberg s'est dévoué corps et âme à la technocratie filmique pour ensuite la retourner contre lui-même et nous dire de nous en méfier. C'est bien vu, mais cela ne lui sert qu'une seule fois pour provoquer un sentiment trop rare à notre époque : celui qu'on perd pied dans le fantasme visuel.
Cette seule fois, c'est lorsque le personnage d'Olivia Cooke dit : « tu es amoureux de ce que j'ai bien voulu te laisser voir », et l'on dirait un précepte sorti de la bouche de Spielberg lui-même : « vous aimez ce film, mais il n'est que ce que je veux bien vous en montrer ». Les yeux remplis à ras bord d'effets spéciaux, j'ai presque paniqué, me demandant où était le film derrière tant d'illusion, et c'était génial, car j'ai alors touché du doigt le point précis où naissait l'entièreté de ma grande affection pour l'univers de RPO.
Ready Player One n'est donc pas qu'une grande tartine indigeste de pop culture, et il nous enseigne bel et bien quelque chose sur la réalité. Il est particulièrement jouissif, et il faut en profiter avant qu'il ne se fane et révèle l'échec de sa tentative à intégrer lui-même la pop culture.