Dans la carrière à double courant de Steven Spielberg, un film qui se place clairement dans la rubrique divertissement. Un film que j'ai longtemps hésité à regarder, craignant un informe gloubi-boulga geek pour au final découvrir une oeuvre certes chargée jusqu'à la gueule de références pop mais qui parvient malgré tout à garder une certaine cohérence. Sur un scénario qui tient littéralement du MacGuffin, un récit à mi-chemin entre "Existenz" de David Cronenberg ou encore "Avalon" de Mamoru Oshii pour sa plongée dans l'univers du jeu vidéo en toile de fond et "Charlie et la chocolaterie" pour la forme de cette quête initiatique parsemée d'épreuves énigmatiques. Alors qu'il y avait matière à aborder des sujets comme la désindividualisation, le communautarisme ou la pauvreté, un long-métrage qui manque cruellement d'une lecture plus adulte, comme avait pu le faire "Matrix" ou même "Avatar", se contentant de rester dans un flot d'aventures enfantines, trop badines. Malgré des acteurs de l'acabit de Mark Rylance ou Ben Mendelsohn, un ensemble globalement décevant.
Avis à ceux qui pensaient que S.Spielberg n’était plus dans le coup, l'avant-gardiste intrépide du cinéma fantastique aux effets spéciaux dernier-cri, à l’imaginaire foisonnant, celui qui a repoussé à chaque décennie, depuis les années 70, la barre novatrice toujours plus loin que les autres, mille fois copié, alternant blockbusters et films plus intimistes dont certains resteront dans la légende du Cinéma avec un grand « C »: méfiez-vous du taulier qu’on aurait pu croire hors-du-coup. Avec “Ready Player One“, il est loin d’avoir dit son dernier mot et montre ici, à 71 ans, qu’il est et reste le maître incontesté dans la SF. La filmographie « Spielbergienne » de la décennie 2010-2018 (7 films) n’avait pas encore le film ambitieux et avant-gardiste, comme avait pu l'être “Minority Report“ dans la décennie précédente (16 ans déjà, et un univers futuriste pourtant très parlant aujourd’hui): c’est maintenant chose faite, avérée et rectifiée. “Ready Player One“ est visuellement hallucinant (les scènes de courses automobiles sont inédites et particulièrement prodigieuses) et jouissivement imaginatif, truffé de détails, baigné de « pop-culture » qui ravira les nostalgiques, et hyper-référencé par le cinéma du genre, dont S.Spielberg est lui même précurseur. Car on peut voir également dans ce film une forme d’auto-reconnaissance et d’auto-plaisir du réalisateur, un recul sur lui-même et sur les fondements de son mythe, tant le propos et la forme font écho au prestigieux et mirifique bonhomme ainsi qu' à son oeuvre. Mais que reste-t’il derrière tant d’éloges visuelles après la projection de “Ready Player One“?: finalement pas grand-chose. Car si on sent que S.Spielberg a lâché son dévolu sur son savoir-faire technique qui fera incontestablement date, et qui ravira les aficionados nostalgiques par ses multiples clins d’oeil, (j’en suis ravi), il est malheureux de constater que la forme est bien supérieure au maigre contenu du fond. Son scénario offre certes de nombreuses scènes épiques et rythmées, mais l’histoire en elle-même n’a qu’un intérêt limité, les geeks s’en raviront peut-être, moins les autres: nous avons connu le réalisateur beaucoup plus inspiré et profond, son récit n’est ici qu’un prétexte à jouer de références qu’il maîtrise et le caractérise, et auxquelles il prend un plaisir évident à mettre en scène. Le message n’est pas convaincant et limité dans une forme stérile et inoffensive, alors que le futur qui nous est décrit paraît particulièrement inquiétant. La motion-capture permet une immersion sans limite dans l’imaginaire foisonnant qui nous est décrit, mais atténue beaucoup l'émotion et la sensibilité dans la prestation des acteurs de synthèse, qui n’est malheureusement pas relevée par le manque de charisme des acteurs réels. Et il n’y a pas de bons films d’aventure sans bon(s) méchant(s), et ce film en propose un absolument pas convaincant. Alors, S.Spielberg: Game Over? Absolument pas. Il demeure le maître incontesté des images, du plein-la-vue et des mirettes émerveillées. Dommage que le masque virtuel qu’il nous impose en diffusant des images inédites et réjouissantes, est aussi un camouflage d'un vide scénaristique évident.
Papy Spielberg nous livre un film de gamin saturé de référence et divertissant à souhait. A revoir en 3D avec coca et pop corn. spoiler: [A l'aimable modérateur ayant jugé ma critique comme "manquant d'argumentation" : sachez que j'ai fait de mon mieux et que j'aimerai voir mes efforts de rédaction récompensés autrement que par le "Trop nul" dont me gratifiaient déjà mes professeurs].
Superbe film avec un univers splendide ! Personnages attachants avec plein de références superbes . Le visuel est époustouflant un film à voir sans hésiter
Steven Spielberg est vraiment un réalisateur de génie et il le prouve une fois de plus avec ce film de science-fiction qui est amener à devenir très rapidement un classique du genre. L'histoire est particulièrement prenante à suivre, les effets spéciaux d'une grande modernité en mettent plein les yeux et la mise en scène de Spielberg est virtuose surtout en ce qui concerne les excellentes scènes d'actions. A noter que ce long-métrage possède de nombreux clins d'œil à des classiques du cinéma, comme le prouve notamment les présences du T-Rex de "Jurassic Park", du Robot du "Géant de Fer", du gorille de "King Kong", de la DeLorean de "Retour vers le futur" ou encore toute la partie qui concerne le fameux "Shining" de Stanley Kubrick. Une oeuvre d'une grande richesse visuelle et scénaristique que l'on prend un grand plaisir à visionner.
Super film! On s'éclate en le regardant. On a l'impression d'être dans un jeu vidéo, incroyables effets spéciaux et histoire plutôt sympa. 2-3 moments à l'américaine où le héros veut sauver le monde mais franchement top
Une mise en images de l'univers de la pop culture où le spectateur prend un malin plaisir à repérer références et clins d'oeil. Époustouflant dans sa forme, très convenu sur le fond.
Steven Spielberg démontre une nouvelle fois qu'il reste un réalisateur visionnaire. En effet le concept fou de regrouper l'ensemble des films des années 1980 est parfaitement réussi tout en mêlant l'une des aventures les plus futuristes de cette année.
Certes, ce film est centré sur une catégorie assez précise de spectateur mais l'histoire est tellement rythmée, tellement impressionnante et surtout tellement bien réalisée que vous vous prendrez une claque à suivre les aventures de ce jeune héro.
Le paradoxe Steven Spielberg se révèle encore une nouvelle fois car après Pentagon Papers, Ready Player One est une pure merveille.
Un gros vomi de référence pop culture ne suffit pas à faire un bon film... Et si on ajoute la philosophie niaise qui dirige le tout, on tombe vraiment dans le cliché du bon film hollywoodien bien pensant, et qui essaye de déballer toutes les scènes d'action possibles sans pour autant éviter de s'ennuyer sévèrement. Le principe de base est vu et revu, et tout ça pourrait être sans problème un film Disney. Bref, je n'ai vraiment pas aimé, et pourtant j'aime bien les clins d’œil à la pop culture ou aux années 80 ; mais là c'est vraiment une surexploitation idiote de tout ce qu'on a pu trouver comme icônes.
Un peu dégoûté concrètement. Alors oui, objectivement, c'est bien réalisé, plutôt bien écrit, bien interprété et tout ce qui s'en suit, mais merde, le dernier tiers du film est tellement décevant. C'est simple, on dirait que Spielberg a laissé la main à un réalisateur plus générique pour les quarante-cinq dernières minutes. Et je dis ça en tant que fan du cinéaste.
Pourtant, ça avait bien commencé, la première moitié du film est géniale, la séquence de la course de voitures est juste incroyable, en terme de réalisation, de design sonore, d'effets spéciaux et de montage. Seulement, lorsqu'on entre dans le troisième acte (après la séquence de *Shinning*), le film se formate à un degré paroxysmique et continue jusqu'à la fin en roue libre. On a tous les poncifs : le méchant très méchant, la bataille finale gentils contre méchants, le dernier petit retournement de situation, le héros très gentil, bref, du classique de chez classique.
Inutile de dire que la déception était immense, notamment après avoir été bluffé par *Pentagon Papers* (soit disant mineur par rapport à celui là), je m'attendais au film de l'année. Et bien malheureusement, seule la séquence de la course restera dans les annales, le reste est bien trop sage et formaté pour avoir un intérêt autre que le divertissement passager. C'est d'autant plus dommage que le concept était prometteur et bien exploité durant la première heure et demi.
Pourquoi ne pas avoir continué sur cette lancée ? Mystère...
Voici un film avec un battage publicitaire qui ne déçoit pas, c'est à souligner car ce n'est pas fréquent. Une immersion dans une société plausible sur un délai un peu court dans le film mais au moins sur le XXIe siècle. Le film commence fort avec un assemblage original d'étages de sortes de mobile homes et reste très crédible tout le long sur le parallèle entre virtuel et monde réel. Oui là je valide complètement le bon accueil spectateur du film, Spielberg est et reste au top. spoiler: On va retrouver une belle diversité de références de "culture pop" complètement justifiée dans le film où l'on est le plus souvent dans un univers construit par un génie qui laisse un héritage en forme de quêtes donnant lieu au final à une philosophie fort morale qui prône un équilibre entre le réel et le virtuel. Et cela n'est pas surprenant car pour les connaisseurs on se rend compte de différentes façon que le James Halliday en question est un autiste Asperger asocial mais très concerné par les autres. Le petit moins du film est une sorte d'effet miroir, la société qui est mise en porte-à-faux dans le film à mon sens est proche de celle capable de produire un tel film, comme un trompe-l'œil subtil. On oubli quelque part notre réalité qui nous est pourtant montré en réflexion réel/virtuel par celui qui la montre par un décalage logique, ce décalage est en même temps inclus comme un effet manichéen et une ambiguïté de ce que l'on accepte ou non de façon implicite.
Je ne serai peut-être pas très objectif dans ma critique, car je fait clairement partie du public visé. Ayant grandi dans les 90's et étant gamer, forcément j'ai capté beaucoup de références pop-culture qui m'ont fait plaisir. Certains diront qu'il y en avaient trop, personnellement cela ne m'as pas dérangé. Le reste est très convaincant: scénario plaisant, héros attachants, esthétique impeccable. Ajouté à ça une critique d'une société hyper-connecté et quelques scènes cultes comme évidemment celle de Shining, le bilan est clairement positif. Bravo à Spielberg il est toujours dans le coup, ce Ready Player One est excellent : on ressent une certaine ambiance feel good des 90's qui n'existe plus.
2045, la vie sur Terre n’est guère joyeuse. La vraie vie, palpipante, heureuse et trufée d’aventures en tout genre se déroule dans l’Oasis. Sorte de « jeu monde et universel » ; les humains ne rentrent plus en interaction dans le réel mais se retrouvent pour vivre leur vie dans cet univers virtuel avec des amis sous forme d’avatar comme soit même. Ce monde fait guère rêvé. Mais c’est bien pire encore lorsqu’une multinationale souhaite en prendre le pouvoir pour des intérêts purement pécunier. Spielberg ne fait pas ici un film dénonciateur mais on ne peut s’empêcher d’y voir un parallèle avec nos GAFA sorte de supra nation qui souhaite organiser en lieu et place des Etats le monde de demain. Les dérives d’un ultra libéralisme débridée où le monstre cannibalise petit à petit son créateur (les multinationales prenant le pouvoir sur les Etats et la représentation citoyenne). A près de 71 ans, Spielberg frappe encore fort et juste et reste toujours dans le move. Toujours vert, à cet âge il parvient à réaliser un magnifique film de gamer, la poêsie de ET à disparu mais son film est terriblement d’actualité. Il fait aussi écho aux dangers générés sur nos vie par cette invasion progressive du virtuel dans notre sphère intime. Ensuite question cinéma, Spielberg est un maître. Les allers retours entre mondes réels et virtuels sont virtuoses et illustrent à merveille l’interaction entre les deux. Effets spéciaux, montages, mouvements de caméras : tout y est pour un spectacle ébourrifant. Féru d’images, Spielberg joue aussi avec les références fortes (la magie de la séquence autour de « Shining ») et les clins d’œil inombrables à la pop culture. Au point qu’il faudrait visionner son film de multiples reprises afin de tout capter. Pour un homme qui avait 14 ans en 1985, ce film est magique sur ce point. La magie du cinéma allié à une réflexion sur le monde comme il va pertinent, un brin de poesie manque à l’appel. tout-un-cinema.blogspot.com
Ready Player One se présente comme la Bible de la pop-culture. A la tête du navire, il paraissait alors inconcevable de trouver un metteur en scène inconnu du grand public. Le choix s'est naturellement porté sur Steven Spielberg, icône lui-même, pour le compte du cinéma, de ce phénomène à proportion mondiale. A la fois terrifiant et fascinant par le vertige que cela procure, il ne devait absolument pas se rater pour satisfaire à la fois les amateurs de SF et ceux qui désiraient analyser, décrypter les différents clins d'oeil ou symboles visuels et artistiques qu'engendre cette oeuvre : Ready Player One. Malheureusement, le pari, risqué au demeurant, a échoué notamment car ce dernier se noie dans un " trop-plein" de références (surtout dans sa première partie). De l'autre, nous nous retrouvons avec un scénario relativement convenu et qui ne procura, à aucun moment, le frisson attendu. Le film n'est absolument pas à la hauteur de son ambition à l'instar de la filmographie de Spielberg qui déçoit de plus en plus au crépuscule de son cinéma. Evidemment, plusieurs éléments procurent tout de même quelques satisfactions notamment du côté de la technique et des effets spéciaux absolument somptueux. C'est maigre mais il faut bien se contenter du nécessaire. J'ai également apprécié toute la partie sur le monument horrifique Shining - avec une lecture différente dans un univers si commun : pourquoi ne pas l'avoir alors reproduit dans d'autres productions artistiques ? En revanche,le casting me paraît bien trop faible pour porter sur ses épaules ce blockbuster : qui retiendra la prestation de Tye Sheridan ou Olivia Cooke ? Le rôle de Ben Mendelsohn (que j'apprécie par ailleurs) en grand méchant cynique à la tête d'une entreprise ? Personne. Et ne me parler pas de Mark Ryance. Il est bon mais semble toujours jouer des rôles identiques. Cela devient lassant à la longue. Finalement, Ready Player One n'est pas le succès d'estime attendu : pire, il déçoit en ne surprenant jamais.