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crachou94
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4,0
Publiée le 2 avril 2016
Un très beau film dans lequel plusieurs sujets sont abordés, l'adolescence et la quête d'identité sexuelle, l'adoption et ses tourments, l'amour et la perte d'un être cher. Comme d'habitude Sandrine Kiberlain est lumineuse et tellement juste dans le bonheur comme dans le malheur. Kacey Mottet Klein et Corentin Fila sont très émouvants. Le tout filmé dans les paysages magnifiques des Pyrénées.
Un film très intéressant et riche. Evidemment l'interprétation par Sandrine Kiberlain est parfaite, crédible et très opportune pour ce rôle, mais celle des deux garçons est tout aussi juste en particulier Kacey Mottet Klein qui a bien évolué depuis « l'enfant d'en haut » où je l'avais découvert . Les images sont parfaites, j'ai notamment mémorisé une image (d'une fraction de seconde) sur un sommet incroyablement éclairé...Le scénario est assez original pour classer cette œuvre de Téchiné dans les très bon films.
Ils s'épient, se guettent, surgissent l'un sur l'autre, ils se battent souvent, et ils se font des bleus sur le corps, mais à l'âme aussi, dirait Françoise Sagan. Les yeux qui se regardent sont aussi sombres qu'ils peuvent parfois devenir lumineux d'amour. Téchiné renouvelle le genre romanesque, comme il sait depuis toujours le faire, à travers notamment ces grands ciels bleus qui remplissent l'écran, ces dialogues qu'on ne peut dire nulle part ailleurs que dans un film, et ces morceaux de montagnes où coulent des rivières inquiètes. Le réalisateur prend un risque énorme en début de film. En effet, il introduit son histoire par un intertexte évident de son œuvre "Les roseaux sauvages", sinon que le texte que l'adolescent récite n'est pas celui de La Fontaine mais le poème de Rimbaud. Le risque est d'autant plus important que les deux premières parties laissent le sentiment d'un film sur l'adolescence, bien moins incarné que "Les Roseaux sauvages" où Téchiné parlait de sa propre enfance au milieu des tourments de la guerre d'Algérie. Mais dès l'irruption du désir à partir de la seconde partie du film, le réalisateur fait totalement oublier sa référence du départ. Il renoue avec un cinéma qu'il aime, c'est-à-dire un cinéma habité, dense, et inquiet. Sandrine Kiberlain interprète de façon juste cette mère médecin, un peu désinvolte, mais entière dans l'amour qu'elle porte à son fils certes, mais à l'humanité toute entière surtout. L'interprétation des deux jeunes-gens est pour le coup sans rature. Ils s'abandonnent à la douceur de la caméra, la texture des dialogues, et la beauté des paysages qui remplit l'écran. Ce n'est certainement pas le meilleur des Téchiné dont on regrette les flamboyants "Ma saison préférée", "Les voleurs", "Les témoins, ou encore "Les temps qui changent", mais ce film ne démérite en aucun cas. Ce réalisateur demeure à ce jour l'un des plus importants auteurs français, qui aura grandi le cinéma de la nouvelle vague, en osant aborder des sujets difficiles, en faisant de l'homosexualité non pas un déballage scabreux de scènes d'amour mais une sentimentalité comme les autres, et en offrant à ses histoires la musique de la littérature.
« Quand on a 17 ans », l’amour est pure et les cicatrices du temps encore peu nombreuses. « Quand on a 17 ans » on se découvre et on commence à devenir… « Quand on a 17 ans » le désir, l’amour, la passion, le déchainement des émotions, la sexualité et toutes les peurs inhérentes nous façonnent et nous modélisent.
Je connaissais bien évidemment de nom André Téchiné, même si je n’avais vu que peu de films de lui (« Le Chêne et le roseau » ; « Les roseaux sauvages », « Les témoins »), mais comme à chaque fois il m’a conquis. Comme d’habitude, son film est empreint de nostalgie, de sincérité, d’émotions multiples et d’un rythme régulier et tranquille. Comme à chaque fois les acteurs sont justes et attachants. Et comme souvent, la vie dans toute sa complexité est traitée de manière juste et réaliste, avec une pointe de poésie et de drame savamment équilibré.
Ce qui m’a plu, de manière moins objective me sentant au premier plan concerné, c’est la manière dont l’homosexualité est ici traitée. Loin des clichés, de la comédie et du drame utilisés au cinéma d’habitude, ce sujet complexe est, ici, traité avec poésie, beauté et réalisme.
Le cinéma c’est la comédie de mœurs à la Woody Allen, c’est l’humour britannique à la Monty Python, la création canadienne de Xavier Dolan. Mais le cinéma c’est aussi bien heureusement les petites histoires intimistes, à tonalité autobiographique, abordant plusieurs sujets liés aux mœurs et à l'évolution de la société contemporaine à la Téchiné.
Peut-être le meilleur film d'André Téchiné qui m'ait été donné de voir pour l'instant. En dépit de quelques longueurs et scènes un peu lourdes, le film se révèle à la fois sensible et juste, si ce n'est émouvant (bon oui j'avoue j'ai pleuré comme une madeleine). C'est très bien écrit, avec une évolution des rapports entre les personnages, que ce soit au niveau des deux garçons ou du fils et sa mère, qui ne tombe jamais dans la caricature ou dans les raccourcis. Point fort du film : sa direction d'acteurs., Kacey Mottet Klein, que j'avais déjà apprécié dans l'Enfant d'en Haut ou plus récemment Keeper, et Corentin Fila sont époustouflants, alors que Sandrine Kiberlain est comme toujours lumineuse.
« On est pas sérieux quand on a 17 ans » écrivait Rimbaud en 1870. Pourtant chez André Téchiné, les adolescents sont sérieux, la chair est troublante et les corps marqués de coups. De coups, car Damien et Tom se battent régulièrement, sans explication. La violence est au coeur de leur relation, leur moyen de communiquer, d’appréhender le corps de l’autre.
Quand on a 17 ans est une histoire de corps, une histoire de désirs, une histoire de souffrances. Tous imbriqués, comme s’il ne pouvait y avoir de désirs sans souffrances, le corps écartelé entre ces deux sentiments violents. Quand on a 17 ans se déroule sur une année scolaire et prend place dans une petite ville des Pyrénées. Damien vit avec sa mère, médecin. Son père est militaire, la plupart du temps en mission. Tom vit dans une ferme au fin fond de la montagne avec sa famille adoptive. Les décors enneigés dans lesquels évoluent les personnages sont superbes et donnent l’impression d’une sérénité, sérénité que ne partagent pas Damien et Tom, qui se battent parce qu’ils « ne s’aiment pas, c’est tout » dixit Damien. C’est grâce à Marianne, la mère de Damien (formidablement interprétée par la grande Sandrine Kiberlain), que les deux ados vont se retrouver à devoir cohabiter. Le duo devient trio, étrangement. Marianne apporte un certain équilibre à cette relation forte et violente, elle est une confidente, une amie, une figure maternelle mais aussi plus tard, un corps en souffrances, à consoler après une tragédie. Elle est surtout celle qui les accompagnera sur le chemin de la compréhension d’eux-mêmes, à la découverte de leur vérité.
Pour écrire le scénario, André Téchiné a fait appel à Céline Sciamma (Naissance des pieuvres, Tomboy, Bande de filles), une jeune cinéaste bien habituée à filmer les corps adolescents et leurs troubles. En résulte, un scénario écrit à quatre mains passionnant, pour un film moderne, dépouillé, vibrant. Aux longs dialogues, ils ont préférés les silences et Téchiné filme avec pudeur les corps et les regards. Et pour incarner dans la chair Damien et Tom, un inconnu (Corentin Fila) et un jeune acteur (Kacey Mottet Klein, vu dans L’enfant d’en haut ou encore Gemma Bovery). Leur naturel est impressionant, leurs troubles et hésitations touchants. Ces deux quasi-inconnus ici au premier plan devraient avoir une belle carrière devant eux.
A 73 ans, André Téchiné signe un film sublime sur l’adolescence et ses premiers amours, un film plein de vie, qui conjugue désirs et souffrances. Un grand moment de cinéma.
Au début, je trouvais les personnages un peu trop lisses : deux ados bosseurs au lycée, qui adorent leur maman. L'un donne à manger aux vaches, l'autre rentre chez lui en 4x4.... Et puis j'ai trouvé que ça faisait vraiment fait du bien pour une fois de ne pas avoir affaire à des délinquants, des cas sociaux, qui se shootent ou sont accrochés à leur smartphone jour et nuit. Finalement, j'ai adoré ce film tout en analyse et sans longueurs. Il y a comme une synergie entre la beauté de la nature, des paysages et la beauté des acteurs. Les deux garçons sont excellents et Sandrine Kiberlain est d'une justesse parfaite. Encore du beau cinéma d'auteur. J'ai malgré tout mis 4 étoiles sur 5 pour deux raisons : d'abord, on comprend mal l'évolution de Tom et son revirement brutal, comme si Téchiné avait manqué de temps pour lui donner un sens. Enfin, l'unique relation sexuelle du flm entre les deux ados est complétement ratée parce que archi-caricaturale de la relation homosexuelle et totalement improbable ! Un moment de tendresse mêlée d'érotisme aurait bien mieux fait l'affaire.
Complexité des ressentis de deux adolescents, où les paysages, les coups, se marient aux sentiments amoureux inavoués. Une prestation juste de Sandrine Kiberlain et un duo de garçons réussi, où Corentin Fila crève l'écran. Céline Sciamma est aux côtés d'André Téchiné pour les dialogues et l’histoire.
Si la première partie peut sembler un peu simpliste (opposant deux personnages de manière très frontale), elle tend à poser le cadre d’une éducation sentimentale qui se révélera passionnante. La relation entre les deux personnages bascule peu à peu, mais de manière assez subtile, André Téchiné, et Céline Sciamma mêlant les questions de filiation et de reconnaissance à cette histoire adolescente. On y aborde le désir, sa naissance, sa puissance aussi, l’enjeu étant aussi de savoir que faire de ce corps-là, corps d’homme viril ou corps gracile.
L'amour naissant, la puissance juvénile, la filiation, l'absence sur fond de Pyrénées magnifiques. Sandrine Kimberlain est parfaite en mère et épouse aimante et généreuse. On se demande juste ce que vient faire le fermier gay 2.0!
Ce film, c'est finalement une claque, même si le début est assez faible. Les 30 premières minutes ne sont malheureusement intéressantes que lorsqu'on y repense après coup, en connaissant la manière dont l'histoire va évoluer. Car, en effet, la suite est forte, intense, et assez émouvante. On ne s'attend pas du tout à ce genre de sujet rien qu'en voyant la bande-annonce. Et avoir présenter les choses sous cet angle là, en partant d'une histoire avec deux adolescents qui se battent, est très intelligent. Cela sublime le film, en lui apportant une originalité ainsi qu'une profondeur psychologique. Un drame marquant, malgré un rythme assez lent et quelques petites longueurs.
Un très beau film, vraisemblablement le meilleur de Téchiné depuis une dizaine d'années, qui renoue avec l'inspiration intime de l'auteur (l'adolescence, l'homosexualité). Porté par un duo de jeunes comédiens formidable auquel Sandrine Kiberlain donne une réplique lumineuse, le long-métrage distille un vrai suspens avec une finesse d'observation et une acuité exceptionnelle. Les décors naturels sont admirablement saisis, loin de la carte postale, participant à la création de l'identité de Thomas, montagnard aguerri, amoureux de son environnement.
un très bon film porté par de bon acteurs puis une très bonne prestation des deux adolescents ainsi que Sandrine kiberlain qui joue extrêmement bien son rôle de mère médecin avec justesse et amour envers son fils. pour ma part un très bon film avec une histoire intéressante réaliste et pleins de sensibilité et sentiments. j'ai été totalement ému durant la séance donc à voir son hésiter
Du grand cinéma comme Téchiné c'est en faire, avec un scénario impeccable et intense, parfaitement rendu par des acteurs au diapason, sensible et juste. Impératif !!