La Malédiction : l'origine
Note moyenne
2,6
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158 critiques spectateurs

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Thomas39
Thomas39

5 abonnés 23 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 avril 2024
C’est ici la sagesse...
Pourquoi « La Malédiction : l’Origine » (30 millions $) obtient une note aussi basse ?

Il y a plusieurs origines à cette disgrâce.

Une Saga malmenée : Une trilogie initiée en 1976 et terminée en 1981, un téléfilm (amusant finalement) sorti 1991, un remake inutile (copier-coller de 1976) en 2006 et une série dérivée en 2016, intitulée « Damien » (no comment).
« Omen : La Malédiction » de 1976 (2 Millions $ - environ 11 Millions $ en 2024) est bien entendu la Référence de notre sujet et souffre comme tous les films du genre, d’une multitude de suites/préquelles originales ou non, dont on aurait largement pu se passer.

La sortie en salle du film « Immaculée » le 20 mars dernier n’arrange rien au film.

Ce qui fait la différence entre « Immaculée » et notre film… Tout est dans le Titre justement !
« Immaculée » est indépendant et le film n’est pas estampillé « Omen : La Malédiction ».
Dès lors, nous n’attendons rien en retour et ce film est finalement très intéressant à ce titre.

Le mot « préquel/lle » me fait d’avantage peur que le film lui-même en définitive.
Il faut respecter un fil conducteur avec le film de Référence de 1976. Il ne faut pas juste ressortir des noms/personnages du premier Opus mais faire attention à la trame narrative initiale.
C’est ici que réside le problème majeur du film.

Je pense que nous sommes tous, au choix : « traumatisés » / « attristés » / « gavés » par le monde « fantastique » des Nonnes.
De « Conjuring 2 », en passant par « Benedetta », jusqu’à une publicité italienne pour des chips, la Nonne est à la Une, Elle qui ne rêve que de Silence.

Le casting est étoilé et le film, en lui-même n’est pas mauvais dans « sa forme » : réalisation et style originaux...
Mais attention, il ne faut pas avoir vu la saga Omen et encore moins « Immaculée » préalablement.
Julienantressangle
Julienantressangle

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 avril 2024
Je suis allé le voir hier et c'est un vrai gâchis, on dirait que 2 histoires ont été collés l'une à l'autre et le récit perd franchement de son intérêt car ces films d'enquêtes paranormales reposent souvent sur un retournement de situation inattendu et celui-ci est cousu de fils blancs depuis la minute 25 du film. On vogue entre une horreur raté et gore et de temps en temps des scènes réellement terrifiantes et beaucoup plus suggestives (elles marchent bcp mieux). Les personnages sont bâclés, lisses, sans aucune once de profondeur. La religion est purement et simplement taclés, des personnages qui sont purement gentil deviennent purement méchants sans transition et uniquement parce que "ca y est" ils sont religieux. Il y des sous-textes ratés et inutiles à l'histoire sur la sexualités des personnages. Beaucoup d'indices qui devraient être des révélations apparaissent de nulle part, d'un autre côté la mort de certains personnages pourrait être expliqués par des faits paranormaux mais en fait non c'est juste des accidents ou des boloss qui se suicident parce qu'ils sont tarés ( spoiler: un exemple, la première scène : le curé meurt simplement d'un accident quand on y réfléchi
) pareil spoiler: la gamine est décris par tout le monde comme un monstre qui attaque les autres jeunes filles, il faut l'enfermer ! Mais non à l'écran c'est juste une gosse bizarre qui demande à être aimé elle n'est jamais méchante ou possédé
etc... En bref, ma théorie c'est que le scénario à été réécris plusieurs fois car on à l'impression que deux versions du films ont été collés entre elles et que certains éléments dans le film sont logiques avec une partie et illogique avec l'autre, en témoigne des scènes d'horreur très gores raté d'un coté et de l'autres des scènes plus suggestives bien plus terrifiantes. L'horreur organique est soit très bien géré soit pas du tout. Les personnages sont fades et la religion n'est rien de plus qu'une secte de "méchant" (pour rester courtois) avide de pouvoir, spoiler: car les seuls prêtres gentils sont soit tués, soit excommunié
. Le problème est pris à l'envers. Dommage car certaines mise en scène sont vraiment inattendu et original et la photo dans ce film est à son image, des fois géniales mais surtout pourri. N'allez pas le voir au cinéma mais regardez le sur internet si vous êtes curieux de voir ce que ca donne un film charcuté.
Flav DM.
Flav DM.

1 abonné 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 avril 2024
Pire scénario que j’ai vu de tout les films soit disant d’horreur. Une vraie merguez comme on les aimes depuis quelques temps. Je je recommande vraiment pas. Si vous voulez voir un film, consommez votre argent pour un autre que celui ci.
Leahh
Leahh

1 critique Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2024
Globalement le film est très sympathique, le décor est bien réalisé. Les acteurs jouent très bien, l’histoire plutôt pas mal. Par contre, je trouve qu’on manque d’horreur à proprement parlé, je le qualifierais plutôt de glauque que d’horrifique. On passe par toutes les émotions, et j’ai trouvé l’actrice principale vraiment bien. En revanche, je trouve que quelques détails de l’histoire on été un peu mis de côté, notamment sur « comment ils se sont procurés la bête » ou « comment ont-ils eu l’idée d’accoupler des femmes et une bête ». En fait, les origines de la bête on ne les connais pas vraiment et je trouve qu’on sort du film avec pleins de questions en tête. Aussi je trouve que la religion chrétienne a été un peu décrédibilisée à certains moment, et j’avoue être lacée des films qui « se moque » toujours de la même religion. J’entends par là qu’à chaque fois c’est la religion chrétienne qui est utilisée dans les films, alors que là, avec un tel scénario, on aurait pu s’en tenir à une secte tout simplement au lieu de partir du une base chrétienne avec des bonnes sœurs. Autrement, j’ai plutôt apprécié le film dans son ensemble.
Gaarahatake1602
Gaarahatake1602

1 abonné 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 avril 2024
Que dire, je n'ai pas les mots pour décrire ce film. Ayant accumulé une certaine expérience envers les films d'horreurs je n'hésiterais même pas à dire que ce film est le pire que j'ai vu. Tout d'abord un scénario des plus moyens il ne se passe absolument rien, 4 screamers a tout casser en 2 heures, un scénario où on prédit la fin 1h avant des personnages introduit dans l'histoires sans raison ni origines SURTOUT NE VOUS FIEZ PAS À LA BANDE ANNOCE les seules pauvres petites actions intéressantes en 2h y sont regroupés. Ce film ne fait absolument pas peur le pegi 16 est juste là en tant qu'attrape spectateurs en 2 heures les seules images terrifiantes étaient un accouchement, une césariennes et cadavres couper en 2 avec des boyaux qui sortent ( attention spoil : sa mort n'est même pas terrifiante on parle d'un accident de voiture). Je dois avouez que ce qui m'a fait le plus peur avec mes amis durant le film c'est quand on a regardé nos téléphones et vu qu'on s'est pris 2-0 face à Paris en 6 minutes.
Donc pour récapituler film peu intéressant avec une histoire prévisible (et sans telle sens à mes yeux) ainsi qu'une absence d'horreur je déconseille absolument à part pour ceux qui se déciderais à entrer dans le monde des films d' horreurs, à ce moment là cela permet de commencer vraiment en douceur.
Bisous tout le monde et aller voir Kung fu panda 4 vous rentabiliserez mieux votre argent.
zwaryszczuk felix
zwaryszczuk felix

9 abonnés 214 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 avril 2024
J'ai aimé ce film
Il est bien interprété
Bien réalisé
Les scènes tournées à Rome sont splendides.
Le synopsis tourne autour de l'antéchrist et de l'idée fumeuse que si un tel individu apparaissait alors tous les individus rejoindraient l'église, la vraie.
Il faut des films de ce genre. Il faut du courage pour aborder un tel sujet et le film est réussi
mariana REGENT
mariana REGENT

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 avril 2024
Très déçu de ce film, aucune terreur. Je suis une grande amatrice de film d'horreur et je n'ai eu aucune adrénaline. Tellement peu de frissons que je me suis ennuyée et endormie. Il devrait être interdit aux moins de 12 ans.
Nicky Cage
Nicky Cage

114 abonnés 482 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 avril 2024
excellent de A a Z. un film avec un structure très spéciale comment on en voit rarement, des acteurs inconnue au bataillon mais tous excellent qui donne vie à leur personnages, une histoire hyper extrêmement bien ficelée et bien pensée, de scenes horrifique originale et terrifiante avec certaines scènes gores comme j'en ai rarement vu. a voir absolument
Manboy
Manboy

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 avril 2024
Bonjour, je ne comprends absolument pas comment La Malédiction l'Origine peut être autant critiqué et avoir une note si basse. Pour ceux qui attendent un film avec full screamer vous êtes pas au bon endroits. Ce film et complétement incroyable, le jeu d'acteur est sublime. Ce film vous fit utiliser vos neurones si vous en avez, pour rassembler toutes les pièces du puzzle. De plus e n'est pas qu'un film d'horreur, mais un film entre conflit religieux et conflit d'Etat ainsi que d'enquête, de gore et d'horreur. La relation entre Margaret et Carlita j'adore. J'ai été voir le film 2 fois et je compte y retourner.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 avril 2024
Quelques semaines après « L’immaculée » retour en Italie avec ses nonnes et une grossesse impliquant également un être sortant de l’ordinaire. Le film porte bien son sous-titre puisqu’il se termine là où la trilogie initiale des années 80 commence. Le terrain emprunté est déjà balisé mais il est efficace et se regarde sans peine. Et puis Nell Tiger Free (déjà remarquable chez Shyamalan ou Winding Refn) a une beauté froide et étrange parfaitement adéquate pour ce genre de film.
Yuna Gomes
Yuna Gomes

1 abonné 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 avril 2024
Alors franchement c’est nul concrètement on comprends pas tout une bête sortie de nulle part et une fin bâclée avec un nom pour le diable aléatoire « Damien »
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 871 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 avril 2024
Comme tout et pour tout à Hollywood, l’horreur et l’épouvante ne semblent pas être des genres intarissables, comme le prouvent de plus en plus les incessants retours en arrière pour déterrer et réactualiser sous diverses formes les classiques de ce genre dans l’histoire du septième art. On ne compte donc plus depuis vingt ans les remakes, reboots, suites tardives ou, la nouvelle mode, les legacy sequels sur ce créneau qui n’est malheureusement pas épargné par le manque d’inspiration patent actuel. Hollywood sait qu’en plus ce type de films coûte peu et rapporte gros, et la formule industrielle récente de Jason Blum avec sa maison de production Blumhouse en attestent. Si « La Malédiction » de 1976 est un film d’horreur satanique culte, il avait déjà eu droit à son remake il y a une vingtaine d’années, l’un des premiers du genre mais qui ne marqua pas les mémoires. Ici, on prend le parti du prequel ou de l’antépisode - comme vous préférez - pour nous conter les origines de Damien, le petit garçon maléfique du film original.

Et cette « La Malédiction, le commencement » de nous emmener dans un couvent de nonnes avec clergé étrange en Italie. Si ce n’est l’époque, on est exactement dans la même configuration que le récent et plutôt sympa et efficace « Immaculée » avec Sydney Sweeney. Ce n’est pas la première fois que le hasard du calendrier nous livre deux films similaires en si peu de temps (qu’on se souvienne de « Fourmiz » et « 1001 pattes » à la fin des années 90 ou encore de « Volcano » et « Le Pic de Dante » à la même période). Ici, à quinze jours d’affilée, c’est troublant surtout que la trame est la même : une jeune sœur qui débarque à Rome pour se faire ordonner, un couvent où il se passe des choses louches, une sœur délurée en amie, le suicide radical d’une autre, la naissance de l’Antéchrist, ... Bref hormis que celui-ci se déroule dans les années 70, apportant une touche rétro, et qu’il convoque vraiment le fantastique, l’épouvante et le surnaturel, alors que le film de Michael Mohan se contente de séquences gores et de culte étrange, les deux sont vraiment similaires. Et il est difficile d’en préférer un, les deux étant corrects, distrayants mais imparfaits et se parant chacun de défauts comme de qualités différentes.

Pour cette origin story que personne n’attendait, on doit louer une direction artistique au-dessus de la moyenne comme son doublon. Mise en avant des fétiches religieux avec intelligence et en adéquation avec la terreur sourde qui se dégage des lieux ainsi que certains plans très malins et qui flattent la rétine (la scène d’introduction très réussie par exemple). On apprécie aussi, encore une fois comme son jumeau récent, que ce long-métrage horrifique et religieux ne se vautre pas dans les effets de sursauts courants (et souvent ridicules) du moment. La peur est plus viscérale ici, malsaine. D’ailleurs, il y a quelques scènes gores (le premier accident de voiture), des visions horrifiques (le final peu ragoûtant) et malaisantes (le second accident de voiture et les convulsions qui s’en suivent) très pertinentes et inattendues qui font leur effet. Elles ne sont pas nombreuses, on n’a pas vraiment peur, mais le peu qu’il y a est vraiment percutant.

Cependant, il faut bien avouer que « La Malédiction, le commencement » est bien trop long. Deux heures pour raconter cette histoire, c’est bien trop. Notamment le début du film, le premier tiers, qui aurait pu être amputé de moitié sans souci. L’inverse de « Immaculée » sur ce point, qui était court et concis sans perdre en efficacité. En revanche, comme lui, tout le versant de la conspiration visant à voir débarquer le fils de Satan n’est pas claire ou alors les scénaristes s’accommodent de trous et de lieux communs mais ne se formalisent guère du manque de liant et de logique de tout cela. Au final, on a donc une œuvre à la mise en scène soignée, percluse de visions terrifiantes et écœurantes mais qui pâtit de longueurs et de déjà-vu. Il s’essaie néanmoins avec brio à ne pas tomber dans les travers des séries B horrifiques d’aujourd’hui sans pour autant être un nouveau fleuron de l’elevated horror (« Midsommar », « It follows », « The Witch », etc).

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Raphaël C.
Raphaël C.

5 abonnés 28 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juillet 2024
Très bonne surprise que ce prequel d’une histoire que je ne connais pas. L’atmosphère 70’s est très crédible, la photo magnifique, tout comme les décors, pesants, emprunts de la puissance du passé et de lourds secrets. Un film d’atmosphère avant d’être un film d’horreur à mon sens, à la réalisation soignée. À ne pas manquer pour les amateurs d’histoires sordides !
RedArrow

1 871 abonnés 1 676 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 avril 2024
Au milieu du flot intarissable de suites, prequels, remakes, reboots & autres requels chargés de prolonger toutes sortes de franchises à succès, notamment dans le domaine de l'horreur/épouvante, l'annonce d'un retour sur les origines du petit Damien de "La Malédiction" était à peu près aussi enthousiasmante que de songer à un soin thermal à base de lave dans une succursale de l'Enfer, surtout que dans le cas présent on savait déjà que cet Antéchrist en culotte courte était le fruit d'une partie de jambes en l'air forcément pas très catholique... Et, pourtant, contre toute attente, "La Malédiction: L'Origine" nous a forcé à ravaler notre vieille bave de bouc aigri en nous happant dans une sacrée belle ambiance en forme d'hommage réussi au film de Richard Donner et même, plus largement, à la mouvance des années 70 tant aimée du genre.

En 1971, Margaret, une religieuse novice venue des États-Unis, est envoyée en Italie pour s'occuper de jeunes filles recueillies dans un orphelinat de l'Église. Au milieu des autres enfants et d'événements troubles, son attention se porte plus particulièrement sur une adolescente que les sœurs semblent chercher à isoler de ses camarades du fait de son étrange comportement...

Sur le quasiment même point de départ, "Immaculée" nous avait récemment laissé sur une impression mitigée, son détournement moderne de la nunsploitation (autre sous-catégorie emblématique du genre des 70's) afin de dénoncer la dépossession du corps féminin par autrui et la performance de Sydney Sweeney (comédienne idoine par son statut actuel pour symboliser la portée de ce propos à travers ce rôle), notamment lors d'une géniale séquence finale, n'étaient pas à remettre en cause, mais, malgré certains efforts notables, le film avait peiné à totalement nous envelopper dans son atmosphère parfois un peu trop timide (et pas aidée par une trame trop classique) pour vraiment répandre tout ce qui faisait le sel du pan cinématographique qu'il cherchait manifestement à ressusciter à l'écran. Avec les mêmes ingrédients, "La Malédiction: L'Origine", lui va parvenir à faire mieux. Voire même beaucoup mieux.

Déjà, cela passe par une appropriation esthétique complète des films 70's où la psychologie de plus en plus malmenée de leurs héroïnes au fil de diverses péripéties tendait à imprégner l'image pour l'envahir de façon irrémédiable, "La Malédiction: L'Origine" ne paraît ainsi pas singer l'atmosphère si particulière des longs-métrages de cette époque avec le dessein de se les réapproprier sous un angle plus contemporain, il s'y inscrit juste pleinement, donnant à ce prequel de véritables allures de film d'épouvante sorti tout droit d'une machine à remonter dans le temps, qui aurait comme par miracle fait fi de tout ce qui aurait pu sortir après lui. Même si la maniaquerie formelle n'y est peut-être pas aussi poussée, le choix d'Arkasha Stevenson de raviver aussi frontalement une forme de narration attachée à une époque, qui passe autant par l'image que par l'ambiance conséquente de déséquilibre mental progressif de sa protagoniste principale, fait presque inévitablement penser au cinéma de Ti West, autre réalisateur très attaché à retranscrire les saveurs d'un langage de l'épouvante parfois hélas trop révolu.

En plus de vraies belles trouvailles de mises en scènes capables de vous faire bondir de votre fauteuil (oui, il y a des jumpscares mais au service d'apparitions toujours savamment construites - bon sang, le coup de la tenue pendue au mur !), Arkasha Stevenson livre donc un long-métrage complètement focalisé sur la perte de repères de Margaret prise dans un engrenage de folie cléricale, broyeur de ses croyances.
Ne voyant pas d'un bon oeil une société italienne sur le point d'être bouleversée par la soif de changement de sa jeunesse, la partie la plus archaïque de l'Église va en effet devenir ici cet "autre" tentaculaire, qui détourne ses propres principes pour une cause qu'il croit être sa survie, en cherchant à s'accaparer aussi bien littéralement que métaphoriquement les corps d'innocentes victimes en vue d'arriver à ses fins obscures.
Engloutie par une spirale qui ne cesse de révéler la puissance de son emprise en vue d'étouffer la moindre envie de ses proies d'embrasser leur statut de femme, Margaret va peu à peu se laisser submerger par le poids de cette vérité qu'Arkasha Stevenson traduit toujours superbement au détour d'un plan jouant sur l'apparence physique de son actrice pour en traduire les conséquences sur son esprit (ceux "capillaires" sont particulièrement bien trouvés), d'une vision issue d'un passé déjà lourd, de mises à mort violentes et, bien entendu, de l'entrée de plus en plus fracassante du fantastique le plus noir au sein de sa destinée.

Certes, l'intrigue reste assez classique et ses quelques rebondissements majeurs se laissent deviner sans mal (en gros, avec l'interrogation constante sur qui va être réellement la maman de cette petite fripouille de Damien ?) mais la force de frappe de la réalisation en vue de nous faire ressentir l'âme de son héroïne qui y perd pied pour ensuite chercher à s'en sauver est imparable, sublimée par la musique ô combien sinistre de Mark Korven et cette géniale interprète qu'est Nell Tiger Free. Évidemment, on pourra dire que la comédienne a eu quatre saisons de la série "Servant" -que l'on vous recommande- pour se préparer à ce type de rôle mais la prestation possédée qu'elle livre ici (cette séquence folle furieuse devant l'église, punaise !) fait gentiment passée celle de Sydney Sweeney dans "Immaculée" pour un numéro de kermesse d'école (bon, on exagère peut-être... mais elle la dévore quand même toute crue).

Bref, alors que l'on n'aurait a priori pas misé grand chose dessus, "La Malédiction: L'Origine" nous aura surpris au plus haut point en tant que vrai bon film d'épouvante au sens noble, entremêlant son discours et son ambiance dans un tout à la fois rétro et brillant que l'on ne voit que très rarement revenir à la vie sur grand écran de nos jours. La meilleure preuve (et compliment que l'on pourrait lui faire) en est peut-être le fait que l'on pourrait enchaîner sur "La Malédiction" premier nom sans aucune difficulté tant, à tous les niveaux, l'approche de ce prequel s'en montre respectueuse et fidèle... Et même carrément très maligne pour dresser la potentielle voie à de nouvelles suites que l'on n'avait pas forcément vu venir. Une réussite qu'on vous dit.
Nanou
Nanou

6 abonnés 14 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 16 avril 2024
Actuellement en salle de cinéma il y’a 4 personnes dans la salle je me suis dit c’est bizarre! Bref j’ai vu immaculée y’a quelques jours il est éclaté d’ailleurs mais alors ce film qu’est ce qu’il est nul . Scénario éclaté dialogue vide aucune logique franchement je me suis endormi 3 fois durant le film tellement ennuyant j’ai la haine
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