1119 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
158 critiques spectateurs
5
7 critiques
4
35 critiques
3
50 critiques
2
25 critiques
1
21 critiques
0
20 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Octavio Gry
24 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 10 juin 2026
Pour autant qu’on passe par-dessus cette vision puérilement complotiste de l’église catholique romaine, on peut se laisser happer par cette intrigue sataniste qui n’est pas sans rappeler celle de Rosemary’s Baby de Polanski, la maestria en moins mais avec des personnages féminins plus consistants.
Margaret est envoyée à Rome pour se mettre au service de l’Église. Elle y découvre peu à peu une terrible conspiration destinée à faire naître l’Antéchrist… Préquelle du célèbre « The Omen », ce « First Omen » constitue une assez bonne surprise : là où ce type de projet se contente souvent d’exploiter une franchise jusqu’à l’épuisement, ce premier long métrage de la jeune réalisatrice Arkasha Stevenson parvient, pour une fois, à justifier son existence. Il éclaire de manière relativement cohérente les événements laissés dans l’ombre par le film original, en proposant une genèse de la naissance de l’Antéchrist qui s’intègre sans trop de heurts à l’univers établi par Richard Donner. Le film se distingue également par son esthétique soignée. Il renoue, de manière assez inattendue, avec une certaine tradition de la nunsploitation, tout en l’inscrivant dans une mise en scène contemporaine. La photographie, particulièrement travaillée, magnifie les décors italiens et confère au film une vraie identité visuelle, tandis que la reconstitution des années 1970, sans être ostentatoire, s’avère convaincante et immersive. On appréciera aussi le refus relatif des facilités du genre, notamment l’usage modéré des jump scares, au profit d’une installation plus progressive du malaise. C’est d’ailleurs dans cette première partie que le film se révèle le plus convaincant : la montée en tension, lente et insidieuse, fonctionne parfaitement et installe une atmosphère de suspicion assez prenante. En revanche, la seconde partie, plus démonstrative, retombe dans des schémas plus attendus du film d’horreur religieux. Les débordements mystiques et les manifestations démoniaques, souvent appuyés, peinent à retrouver la subtilité initiale. Au-delà de son efficacité formelle, le film peut également se lire comme une œuvre en prise avec son époque. En mettant en scène une institution religieuse qui s’arroge un droit absolu sur le corps des femmes, le film résonne de manière troublante avec les débats contemporains aux États-Unis autour de la remise en cause du droit à l’avortement. Sans jamais verser dans le discours militant explicite, « La Malédiction : L’Origine » esquisse ainsi une critique du contrôle patriarcal et religieux des corps, donnant à son récit une dimension politique inattendue. Reste un film globalement solide, porté par une interprétation convaincante — notamment Nell Tiger Free — et par une réelle ambition formelle. Sans révolutionner le genre, « La Malédiction : L’Origine » parvient néanmoins à s’imposer comme une préquelle intelligente et visuellement aboutie, ce qui, en soi, n’est déjà pas si courant.
La malédiction: l'origine. Un film sorti au cinéma en 2024, donc trente huit ans après le premier film. Pour du marketing, c'est une bonne idée. Mais ce film est sorti rapidement à la télévision. Pourtant il reste intéressant, il y a de bonnes prises de vue. La ville de Rome dans les années soixante. Nell Tiger Free reste une très grande actrice, malgré un nom et un prénom incroyables.
Mon. Dieu que c est mal joué par l actrice principale.... Scénario bidon... Bref ne perdez pas votre temps... Quelle tristesse d associé damien de Richard donner à ça.... 1 sur 5
Plutôt bavard et lent, on peut reconnaître l'esthétique soignée. Le problème c'est que cette esthétique est souvent "emprunté" dans sa mise en scène comme dans son interprétation à d'autres films bien meilleurs. ("Possession" avec Adjani pour ne citer que la séquence plagiée la plus grossière.) Alors que reste-t-il une fois qu'on supprime ces scènes vulgairement copiées? Un film peu nécessaire et dont la fin est prévisible dès le début mais qui pour son expression du glauque, du transgressif et du malaise peut valoir vaguement le coup d'œil.
Peu attendu, ce préquel est finalement ce que la saga a connu de mieux depuis le film de Richard Donner. Plus qu’un simple hommage, Arkensha Stevenson trouve la place d’y développer un style et un fond. Elle contextualise son récit dans une Italie des années 70, en quête de liberté, face à une Église rigoriste tentant de survivre, et parvient à créer quelques séquences horrifiques graphiques et marquantes.
Après un nombre impressionnant de suites, la saga La Malédiction est de retour à travers un nouvel opus, qui s’inscrit comme un prequel de la licence. Réalisé par Arkasha Stevenson, une jeune cinéaste américaine qui signe ici son premier long-métrage (après avoir travaillé sur des séries comme Legion, Briarpatch ou encore Brand New Cherry Flavor), La Malédiction : L’origine est une excellente surprise.
C est plutôt bien filmé, les décors et costumes sont réussis et les acteurs sont plutôt bons. Alors que j aurais dû ressentir de la peur, je suis ressortie de ce film complètement déprimée... A fuir ...
Parmi les masses de remakes, spin-offs et préquelles des classiques du cinéma d’horreur qui sortent chaque mois, ce préquelle de ‘La Malédiction’ est peut-être une des meilleures pioches que j’ai vu dernièrement. Peut-être est-ce aussi parce que ‘La malédiction’, même si c’est un classique incontestable du genre, n’en fait pas moins partie de la “plèbe” du cinéma fantastique à mes yeux, là où ‘Rosemary’s baby’ et ‘L’exorciste’ ont leurs entrées dans l’aristocratie : la comparaison est donc moins déséquilibrée au départ. En dehors du côté éternellement irritant du procédé, puisqu’on sait d’instinct que tout est construit de manière à pouvoir raccrocher le final de la nouvelle version à l’intro de l’ancienne (et ça ne rate pas ici), cette première Malédiction repose sur une base bien rodée, recyclée à de multiples reprises : celle de la nonne américaine qui débarque dans un couvent italien et doit composer avec des règles rigides et un contexte culturel étranger qui titillent sa solitude psychologique et sa paranoïa, au point que tous les scénarios de ce calibre passent généralement leur long ventre mou central à jouer avec la possibilité qu’il ne se passe rien de mal au sein du couvent et que c’est juste la nonette qui dévisse gentiment. Les choses vont se dérouler exactement de cette façon dans ‘La malédiction : l’origine’, mais c’est peut-être un peu mieux fichu que chez la concurrence sans que je puisse réellement justifier ce sentiment. En tout cas, plutôt que de chercher à faire sursauter le spectateur avec des effets trop évidents, la réalisatrice renoue avec le genre d’atmosphère pesante et imperceptiblement blasphématoire qui caractérisait les films d’exorcisme et de possession démoniaque autrefois. Je ne sais pas si la ficelle fonctionne encore vraiment aujourd’hui, dans ce monde d’hérétiques déchristianisés, mais j’ai été plutôt satisfait de retrouver quelque chose que je croyais définitivement révolu. De même, ‘La malédiction’ a pour bonne idée d’aborder la body-horror et la réification du corps féminin sous un angle frontal, ce qui n’est pas anodin en ces temps de reflux du droit à l’avortement aux Etats-unis. Dans l’ensemble, ‘La Malédiction’ s’avère une production plutôt studieuse, à la fois moderne et surannée, à égale distance du cinéma pop-corn et de l’elevated-horror. Sa principale faiblesse porte un nom et ce nom, c’est ‘Immaculate’, le film avec Sydney Sweeney construit exactement sur le même concept (inversé) mais qui osait être encore plus frontal, plus blasphématoire, plus grotesque…sans oublier sa scène finale inoubliable, là où celle de ‘La Malédiction’, forcément, est déjà connue.
Ce préquel d’une franchise horrifique des années 70 ne brille pas pour sa qualité et sa remise au goût du jour n’apporte rien de nouveau au genre. Nul besoin d’avoir vu le film original pour appréhender cette histoire d’antéchrist à la mise en scène grandiloquente virant vers l’hystérie avec son interprétation excessive et ses effets grotesques. Un nanar authentique à éviter.
Sans atteindre le niveau de l'original, ce prequel se trouve être une très bonne surprise. Le scénario est très bien écrit, la réalisation nous propose des moments bien angoissant et le casting fait vraiment très bien le boulot. A ce titre, j'ai beaucoup aimer la prestation de Nell Tiger Free dans le rôle principal.
Dès l'introduction avec ces effets ralentis pitoyable, on sait que le moment va être long et affreux mais pas pour les bonnes raisons.
The First Omen ne dégage aucune identité et vient piocher toutes ses idées dans tout ce qui a été vu et revu mais en rendant le tout prévisible et ridicule.
Des jumpscare grotesques, un rythme soporifique, je n'arrive pas à me décider quant au summum de l'absurdité du film.
J'hésite entre les mouvements de caméra aériens couplé à ces cris grotesques ou alors cette tentative honteuse d'essayer de reproduire la plus grande interprétation de possession de l'histoire, pour un rendu affreux et gênant au possible.
À toute cette nullité on ajoute des thématiques extrêmement délicates comme le vi*l et l'inceste juste pour déranger, c'est comme ça qu'on obtient un très mauvais film d'horreur.
Bon, on va se l'avouer, il y a des histoires qu'on aime bien revoir même de façon différente. Celle-ci m'a laissée une impression de déjà vu malgré le titre origine.
Le film est bien, il se laisse regarder, les décors sont sympas, les personnages aussi mais un visionnage et hop, oublié... c'est franchement dommage après le remake qui est exactement le même que le premier (oui je sais, c'est ça un remake) mais qui aurait pu différer un peu, celui-là ne réalise pas une bonne suite/origine.