Une Vie
Note moyenne
2,6
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89 critiques spectateurs

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11 critiques
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28 critiques
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bouddha5962
bouddha5962

78 abonnés 801 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 novembre 2016
Une vie.... cette adaptation du livre de Guy de Maupassan est l'histoire de cette bourgeoise qui rêve d'illusion et vit protégée à l'ombre d'une famille aimante.

À la lenteur de ce récit est combiné une réalisation particulière en cadrage 4x4 et filmée comme un documentaire.

Les personnages sont attachants et ont des rôles parfaitement adaptés à leur image.

J'avoue un peu trop long....
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 13 avril 2018
La fervente lectrice de Maupassant que je suis ne peut être satisfaite de ce film qui revisite un des plus beaux romans de cet immense écrivain, narrant l'histoire d'une tendre jeune femme de la petite noblesse normande, toujours cherchant un objet à son besoin d'affection et d'amour, parents, mari, amie, fils, toujours douloureusement et de plus en plus déçue, bien que la fin reste sur une note d'espoir. Le film se veut une adaptation du célèbre et bouleversant roman de Maupassant, avec le coup de patte de Brizé ... Mais qu'est-ce qu'il a au bout de sa pattoune sinon des ciseaux et une gomme ? Les trois quarts de l'histoire ont perdu toute couleur. Les moments les plus intenses ont disparu et avec eux l'émotion. Ce film s'adresse à ceux qui ont lu, voire relu le roman et qui peuvent, frustrés, remplir les blancs. Les autres, les "béotiens", resteront bien loin car il est impossible de se faire une idée de la puissance émotionnelle du roman par le biais de ce film. Par contre du remplissage il y a. (le jardinage ...) Seule la fin reste un reflet assez fidèle et donc émouvant du roman de Maupassant (à partir du retour de Rosalie) spoiler: Oui, c'est vraiment dommage, en voulant lui donner un style qu'il voulait épuré, Brizé a asséché, vidé de sa substance, amputé, le beau et douloureux récit de cette vie féminine toute simple d'une femme du XIXème siècle. Les moments les plus forts sont carrément zappés (le meurtre des deux amants infidèles, le massacre de la chienne par le jeune curé puritain parce qu'elle est en train de mettre bas devant des enfants) ou à peine évoqués (la "première fois" de Jeanne, le voyage de noces très amoureux en Corse, la naissance- surprise du bébé de Rosalie, La pure et innocente Jeanne surprenant son mari au lit avec la bonne, découvrant avec désespoir et incompréhension lors de la mort de sa mère, une mère qu'elle adorait et respectait infiniment, que cette dernière avait été une femme volage et avait trompé son père chéri et que ce couple parental qu'elle croyait idéal ne l'était pas. Autant de moments souvent poignants et révélateurs qui donnaient tout son sel à l'histoire).
. C'est un choix peu heureux de la part du réalisateur d'avoir gommé tous ces grands moments d'émotion, ces grandes étapes de la vie de Jeanne qui ont fait d'elle la femme amère, sans illusions, qu'elle est devenue. Je salue par contre l'interprétation des comédiens, en regrettant qu'ils n'aient pu aller jusqu'au bout de leurs rôles respectifs. Ils sont tous excellents.
Yves G.

1 867 abonnés 4 095 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2016
Au début du dix-neuvième siècle, Jeanne vient d’achever sa scolarité chez les sœurs. Elle est la fille unique du baron et de la baronne Le Perthuis des Vauds. Elle épouse un jeune vicomte. Mais la vie lui apportera bientôt son lot de désillusions. Son mari la trompe. Sa meilleure amie la trahit. Son fils unique est une canaille qui lui ment et la vole.

On avait laissé Stéphane Brizé avec les succès, critiques et publics, de « La Loi du marché », César mérité du meilleur film 2015, « Quelques heures de printemps » et « Mademoiselle Chambon ». On le retrouve, à contre-emploi et sans Vincent Lindon son acteur fétiche, dans cette adaptation en costumes du célèbre roman de Guy de Maupassant.

La mise en scène peut surprendre. Pire : elle peut irriter. Stéphane Brizé tourne un film très classique de façon très moderne. Par l’image d’abord : un format carré, des très gros plans, la caméra à l’épaule. Par le montage ensuite : flashback et flashforward, montage très cut, alternance de scènes très courtes et plus étirées, dilatations du temps. Par le scénario enfin : Stéphane Brizé évite volontairement les « grandes » scènes filmant l’avant et l’après. Un exemple : on ne verra pas Jeanne surprendre son époux avec sa maîtresse, mais on l’accompagnera jusqu’à la porte de sa chambre au moment de l’ouvrir, puis on la verra ensuite éperdue de chagrin courir à moitié folle dans le parc.

Ces partis pris radicaux ont déconcerté une critique qui a massivement désavoué ce film. Ils ont aussi découragé des spectateurs qui l’ont boudé – les chiffres de la première semaine sont mauvais. À condition d’en être prévenu, à condition aussi de les accepter, on pourra néanmoins y adhérer et être ému jusqu’au tréfonds par la vie tragique de Jeanne Le Perthuis des Vauds.
Jonathan M
Jonathan M

169 abonnés 1 529 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 décembre 2016
Stéphane Brizé triomphe de ce regard sur le présent. Depuis "Mademoiselle Chambon", il épluche l'âpreté de situation délicate de la vie quotidienne. D'une histoire d'amour à quarante ans qui se prive de mot et tombe à l'eau, d'un supplice face à sa destiné et la mort, ou les méandres d'un système bien trop puissant pour deux épaules. Je redoutais ce passage au film d'époque. Stéphane Brizé étant aussi un cinéaste de forme, il opte pour un 4/3 judicieux. Malgré un léger à priori général sur le film, il réussi toujours à nous emporter dans des scènes capitales et monstrueuses : la fuite de la femme trompée, dévastée par un coeur brisé en une fraction de seconde. Et plus tard, un fils qui redoute le départ de sa mère et se cajole dans l'agressivité et la détresse. Puissant.
Jrk N
Jrk N

48 abonnés 247 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 janvier 2019
Une Vie (Brizé 2017) utilise un style original : sons directs, visages cadrés de près comme dans un reportage, dialogue dits naturellement provenant de longues prises comportant comme dans le vie des hésitations, jeu sobre et juste de Darroussin, Y Moreau et surtout de la merveilleuse Judith Chemla qui littéralement s'identifie à la Jeanne de Maupassant. L'auteur des excellents films politiques de En Guerre (2018) et La Loi du Marché (2015) choisit d'utiliser de nombreux flash-backs pour entourer les scènes les plus dramatiques que doit vivre l'héroïne délaissée. Ces scènes ne sont pas décrites, elles entrent dans des ellipses qui sont autant de gouffres où se perd l'imagination du spectateur comme Jeanne elle-même qui ressasse et revient sans cesse, jusqu'à la folie. C'est un film économe, sans sensationnel qui en silence nous fait entrer dans une vie, peut-être pas tout à fait aussi terrible. Le cinéma français tire les leçons de Bresson, Godard et René Allio : importance du son, sobriété des comédiens, narration par ellipses, en bref:Less is more.
Daniel C.
Daniel C.

173 abonnés 733 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2016
Il y a une dimension accablante dans ce film, un peu comme si le destin tragique guidait la vie de cette femme. Est-ce cela qu'on désigne par l'appellation de "névrose de destinée"? Il y a une perspective transgénérationnelle à l'oeuvre dans cette histoire : la tromperie tue resurgit à l'insu du sujet, qui se trouve comme tel assujetti à une série d'événements, qui lui préexistent et dont il ignore l'existence. Quand le déni est à l'oeuvre à la génération parentale, c'est l'enfant qui en paye le prix. La déloyauté engage le devenir des enfants. C'est finalement un film sur le poids des secrets de famille. A l'heure où la psychanalyse est tant attaquée, un tel film permet d'évaluer combien l'absence de paroles peut être dévastatrice. La répétition transgénérationnelle peut être questionnée au cours d'une analyse, c'est peut-être d'ailleurs l'un de ses objets de pertinence. Stéphane Brizé est réellement un cinéaste talentueux.
Anne M.
Anne M.

88 abonnés 663 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2016
Le film de Stéphane Brizé, qui se déroule sur une trentaine d’années adopte une forme très stylisée :

décalage entre le son et l’image, avec juste quelques scènes où ils sont en adéquation
rythmé par des images d’arbres, de jardinage, ou de scènes accompagnées de musique au fil des saisons et du temps qui passe.

Il est inspiré par le premier roman de Guy de Maupassant et raconte l’histoire dramatique de Jeanne, issue de la noblesse rurale normande, soumise à la religion catholique.

Le choix stylistique laisse une grande place à la temporalité (durée et temps qui passe), à la ruralité et au naturalisme. Jeanne et son destin sont des éléments d’un décor terrien, ancré dans le temps et l’espace. Elle subit davantage qu’elle n’est actrice de ce qui lui arrive.

Je pense que l’esprit du roman de Guy de Maupassant est extrêmement bien rendu par cette mise en scène.
LeMagduCiné
LeMagduCiné

72 abonnés 626 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 novembre 2016
On s'étonnera peut-être de retrouver Stéphane Brizé à l'origine d'un film en costumes qu'il a mis cinq ans à faire éclore. Pourtant, c'est bien le réalisateur de La loi du marché, qui s'engage aux côtés d'une femme écrasée par la vie mais qui ne perd pas la foi en elle dans une adaptation austère mais belle d'Une vie de Maupassant.
Gfa Cro
Gfa Cro

60 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 décembre 2016
Très bien, bien que crédible je l ai trouvé trop dur.

Vu il y a 23 jours

Superbe reconstitution, film poignant. Superbes acteurs, très bien fait.

L accumulation des malheurs/malchances a quand même fini par me peser.
jean-paul K.
jean-paul K.

19 abonnés 323 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 31 octobre 2017
Quel gâchis ! Je sais qu'il est difficile d'adapter Maupassant au cinéma, mais ce film n'est qu'ennui, longueurs et finalement j'ai fini par sortir complètement de l'histoire tellement c'est barbant et sans aucun intérêt. De plus, si Judith Chemla essaie de sauver la production, Swann Arlaud est très très mauvais (j'ai eu l'impression qu'il récitait son texte un peu comme les acteurs des films de la nouvelle vague), quant à Yolande Moreau et Jean-Pierre Darroussin, ils sont insignifiants.
peter W.
peter W.

57 abonnés 1 137 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 janvier 2018
Une jolie réalisation mais trop lente, de plus on connaît trop la mécanique des romans de Maupassant pour garder le bénéfice de la découverte. L'utilisation systématique de flashback pour essayer de nous surprendre fait rapidement long feu, on s'ennuie souvent au final. En revanche la prestation de Judith Chemla que je découvre est excellente, ça présence éclaire ce film austère.
Ykarpathakis157

6 222 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2020
Ayant déjà regardé une version antérieure (1958) de la vision de Guy De Maupassants sur la vie dans la morne et dure Normandie du XIXe siècle. Dans laquelle Maria Schell était faite sur mesure pour le rôle principal et Alexandr Astruc a fait du bon travail derrière la caméra bien qu'optant pour un scénario non linéaire. J'ai été attiré par ce remake à cause du réalisateur Stéphane Brizé et des acteurs exceptionnels Jean-Pierre Darroussin et Yolande Moreau en tant que parents de l'héroïne. Brizé a choisi de tourner cette histoire rythmée avec seulement quelque chose comme 64 mesures de musique du début à la fin afin et de grandes parties du film ne comportent que des dialogues. Dans l'ensemble c'est un bon petit film malgré sa vision du monde à moitié vide...
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 28 décembre 2016
Ce film se basant sur le roman du même nom de Maupassant, je m'attendais à un long-métrage de la même trempe, c'est-à-dire une œuvre réussie, fidèle mais surtout propice à provoquer l'émotion du lecteur/spectateur.
Bien que l'histoire originale soit plutôt bien adaptée malgré quelques divergences, l'émotion, la pitié et la miséricorde que le spectateur devrait normalement ressentir pour l'héroïne est simplement absente. Il est quasiment impossible même de percevoir en filigrane une once de compassion tant le jeu des acteurs est fade et tant le film est monotone. Il est perdu dans des blancs (classiquement installés pour émouvoir) complètement dénués de sens qui en deviennent lassants.
La temporisation est désagréable, le film dure, dure et dure encore, dans une atmosphère où l'on sent que le réalisateur a voulu créer une émotion ; pourtant, rien ne se passe. Jamais. Pas une seule larme.
En bref, un (trop) long-métrage se résumant à une perte de temps voire à un ennui, blanchi de toute émotion : le livre original sera un meilleur choix à tous points de vue.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 19 décembre 2016
Un film comme on n'en fait pas assez en France. Les adaptations des grands auteurs classiques manquent en cette époque du tout image, de la 3D et autres effets spéciaux. C'est un film délicat, pas bavard, très bien interprété par des acteurs qui jouent juste et qui suscitent l'émotion; une chronique filmée de façon originale.
Deux heures plongées dans la simplicité de la vie de cette époque fait du bien au milieu de ce monde connecté et narcissique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 décembre 2016
Une caméra au plus près des sentiments...l'émotion sans cesse qui déborde. Ce film n'est qu'amour. Même en connaissant par cœur le roman, on reste dans l'espoir pour l'héroïne. On a envie de la prendre fort dans les bras et de la serrer.
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