L’inspecteur Ji-wook est un policier redoutable, passé maître dans les arts martiaux, qui terrifie les caïds les plus chevronnés. Mais l’inspecteur Ji-wook est aussi un homme animé, depuis son enfance, du désir inavouable de changer de sexe.
Imaginez d’un côté un polar coréen agrémenté de combats chorégraphiés par John Woo ou Wong Kar-wai (l’inspecteur Ji-wook et son parapluie rappellent furieusement le héros de « The Grandmaster »). Imaginez de l’autre un film sur le transgenrisme : « Tangerine », « Transamerica » ou « The Danish Girl ». Mélangez les deux ! Impossible me direz-vous ! Et vous aurez raison ! Quoi de plus macho que ces films de kung-fu où des mâles bodybuildés dérouillent des méchants à la douzaine.
Mais, à la réflexion, le mélange a plus de sens qu’il n’y paraît. L’imagerie du kung fu charrie en effet, sous couvert d’une glorification très macho de l’hypervirilité, une dimension profondément homo-érotique. Le même paradoxe s’appliquait aux combats de gladiateurs des années 60 – ou à Charlton Heston, le héros de Ben Hur, promu icône gay à son corps défendant.
C’est sur cette ambiguïté à la fois totalement paradoxal et parfaitement sensée que joue le film de Jan Jin, honnête faiseur coréen qui compte déjà à son actif quatre polars inédits en France. Sans doute le fait-il parfois sans subtilité. Les flashbacks, s’ils donnent au personnage de Ji-Wook une épaisseur psychologique, sont filmés dans une lumière inutilement radieuse. La conclusion, certes inattendue, s’allonge inutilement à force de rebondissements. Mais « Man on High Heels » (puissamment traduit « Le Flic aux talons hauts ») est suffisamment original pour mériter le détour.
Film de l'année 2016. Une claque. C'est drôle, intelligent, touchant. Un flic adulé de tous, même des truands qu'il arrête, trahit ses admirateurs en voulant changer de sexe. Imaginez Bruce lee devenir petit rat de l'opéra. Le réalisateur ne tombe pas dans dans les clichés et parsème son histoire de flashbacks bienvenus. Allez-y les yeux fermés.
c'est un excellent film commande envoie rarement avec une intrigue solide est un acteur qui joue des rôles diamétralement opposées est remarquable bien interprété la prestation de cha seung qui joue le personnage de Ji-wook est impressionnante sans rentrés dans une caricature des rôles. Je conseille vivement ce thriller.
Décidément, le cinéma coréen n'en finit pas de nous surprendre (et de nous séduire). Polars survitaminés ultra violents et drames plein de poésie sont ici mélangés avec bonheur par le cinéaste Jin Jang. Un super flic viril aux méthodes peu orthodoxes qui veut devenir femme, sur le papier, je doutais un peu. Mais ce mélange des genres fonctionne parfaitement. Le scénario ne perd pas de temps en mise en place, d'entrée c'est violent et ça gicle dans tous les sens. Malgré tout, entre ses arrestations musclées et ses nuits secrètes, on apprend très vite à connaître et à aimer ce personnage. C'est très bien écrit, parfaitement rythmé, de scènes d'actions en moments intimes, on ne s’ennuie pas une seconde (2h05 tout de même). La mise en scène est puissante, voir brillante, la direction d'acteurs impeccable. Man on high heels est un polar original et intriguant magnifiquement mis en images, qui sort de l'ordinaire en mélangeant les genres avec une belle réussite. C'est aussi violent que romanesque, aussi brutal que mélancolique, aussi élégant que poignant. Une nouvelle très belle surprise nous venant de Corée du sud...
Ji-wook est un policier catégorie "dur à cuir" déterminé à arrêter les criminels qu’il pourchasse, en particulier Heo-gon, un mafieux notoire et cruel. Il a recruté une jeune indic qui participe à la traque d'un violeur en série. Celle-ci tombe peu à peu amoureuse de Ji-wook. Mais elle ignore que celui-ci est habité par le désir lancinant de changer de sexe....
"Man on high heels" est un polar coréen extrêmement original à mi chemin entre le policier et le drame psychologique. Tout tourne autour de de la personnalité tourmentée de Ji-Wook, policier efficace au passé tourmenté, habité par un drame personnel, une promesse, et la volonté de devenir transsexuel. Le film prend le temps de s'appesantir sur la quête psychologique de son personnage principal, miné par le doute et les tourments, alors que celui ci est plongé dans une enquête policière qui tourne au vinaigre. Cela donne un film assez contrasté avec des scènes de grande douceur et de mélancolie auxquelles succèdent des scènes de grande violence auxquelles le cinéma coréen nous a habitué.
SPOILER SPOILER Le film rend également hommage à sa façon à 2 films en particulier. Comment ne pas penser à "Old Boy" de Park Chan Wook lorsque le jeune amant de Ji Wook, alors adolescent se jette d'un pont. De même, le "ballet morbide et sanglant" de la fin du film entre Ji wook et le clan mafieux à la solde du frère d' Heo Gon rappelle clairement "A bittersweet life" de Kim Jee Woon.
Personnellement, j'ai beaucoup aimé le film, tant dans son aspect violent que par son coté "sentimental", l'histoire qu'il raconte étant réellement émouvante. La réalisation est brillante, la bande originale sur fond de guitare acoustique mélancolique de Jay Kim inspirée. Coté casting, on saluera notamment la prestation énorme de Cha Seung Woon dans le rôle principal qui nous fait passer par toutes les émotions....
Tout au plus peut on regretter quelques incohérences scénaristiques qui vu la longueur du film (2 heures) sont parfaitement pardonnables.
Le cinéma coréen n'a visiblement pas fini de nous étonner.
pur bijou coréen avec tous les codes du cinéma coréen: un film de genre, un visuel, un rythme, de l'humour noir et en plus un sujet taboo traité toute en délicatesse. Bon moment de ciné !
Le point le plus fort de ce film, est son acteur principal, doté d'une capacité fascinante à dédoubler sa personnalité sans en faire trop. Un très bon polar!
J'adore la Corée du Sud. Sa culture, ses dramas, son cinéma... Pourtant, j'aurais pu passer à côté de ce film si quelqu'un ne m'avait pas inciter à y aller. Il m'a bouleversé. L'histoire de cet homme, perdu entre son désir, son devoir, sa masculinité, sa féminité, m'a touchée. C'est violent, c'est doux, c'est dur, c'est tendre. Très bien réalisé, avec des scènes à couper le souffle, la tension ne se relâche jamais vraiment et les 2h05 sont passées trop vite. Le cast est bon, la musique est parfaite. Un chef-d'oeuvre.
Décidément le cinéma coréen a le vent en poupe en ce moment et celui-ci continue de nous surprendre que ce soit par le biais du thriller mystique ("The Strangers"), du film de zombies ("Dernier train pour Busan") ou ici du thriller classique avec un héros qui est un policier dur à cuire et implacable qui rêve de devenir une femme ! Dès lors, "Man on High Heels" prend l'allure de deux films, l'un de genre pur et dur avec ses accès de violence brutale et le sang qui gicle dès qu'il faut et l'autre beaucoup plus intimiste avec son personnage quasiment double et son envie de devenir femme. Imprévisible d'un bout à l'autre, le film aborde le thème de la transsexualité par le biais d'un polar brut au cœur duquel se cache une vraie émotion, en témoigne un certain sens de la nostalgie et des scènes de flash-back émouvantes et poétiques flirtant avec le mélo. Le périple émotionnel est de taille aussi bien pour le spectateur (difficile de véritablement classer le film) que pour son personnage, aussi brutal que sensuel quand il s'y met. Ce portrait d'homme qui rêve de s'assumer en femme ne manque ni de violence ni d'humour (le méchant admirant le héros et sa classe jusque chez lui) mais n'est pas dénué de quelques longueurs venant parasiter un récit pourtant bourré de charme et de classe avec sa mise en scène brillante qui flirte très bien avec les larmes et les lames, en témoigne des combats au corps à corps dont on ressent le moindre coup. Déroutant et vraiment touchant, voilà donc une jolie surprise, une fois de plus venue de la Corée du Sud.
Le film est assez long et a du mal à trouver son rythme car certaines scènes sont vraiment trop longues et d'une lenteur ! Le mélange des genres, polar noir et drame psychologique, ne fonctionne pas très bien. La partie polar est très classique dans le scénario, abuse de scènes plus violentes les unes que les autres, joue avec la pluie et les parapluies mais on a déjà vu beaucoup mieux chez Johnnie To. La quête intérieure du personnage principal pourrait être intéressante, mais la multitude de flashback mal filmés et certains dialogues insipides, le tout sur un fond musical horripilant, finissent par agacer. Un film finalement très moyen.
"Man en high heels" est un film hybride ; hybride au sens qu'il mélange tous les genres : action, comédie sentimentale, drame psychologique, le soap opéra gore, etc. L'hybridation du style produit ainsi une œuvre composite, à la photographie très soignée, qui, comme tous les films du genre, donnent à la mise en scène un aspect très chorégraphique des combats nombreux. L'histoire est simple : celle d'un policier, Joon, une sorte de justicier solitaire et mystérieux, en proie à un changement d'identité, et face à lui, une mafia dangereusement et comiquement brutale. Tout le film joue avec les ambiguïtés du propos. On n'est pas franchement dans la comédie, mais le recul que le réalisateur emploie pour regarder le monde, apporte au récit une dimension quasi burlesque. A la fois, le spectateur s'amuse de ces personnages décalés, allumés, et à la fois, il prend conscience d'une société coréenne en perte de repères, totalement corrompue. Le cinéma coréen fait preuve d'une véritable créativité où la poésie côtoie l'horreur et la folie meurtrière. Plus que jamais, "Man on High Heels" décrit à merveille une époque parfaitement décadente, baroque, où les individus tentent de retrouver une place au milieu d'une société désagrégée et violente. Bref, ce film est un petit bijou de drôlerie, de cruauté et d'inventivité, qu'il faut regarder pour ce qu'il est : une cruelle critique de nos sociétés contemporaines.
ce film coréen est une véritable relevation pour moi en effet le film qui raconte l'histoire d'un policier qui rêve de devenir une femme est tout à fait singulier. en effet c'est un mélange d'un film policier coréen très nerveux voir gore et d'une oeuvre sociale traitant de la transexualite. donc une oeuvre rare et captivante.
Très bon film coréen. Des scènes de bagarres remarquablement filmées avec une pointe d'humour. L'acteur principal est tour à tour dur et touchant. Je recommande ce film.
Dans le cercle du polar coréen, pour briller, il faut de plus en plus se démarquer et innover. Pas par la violence car les limites du genre ont déjà atteintes notamment par les maîtres du genre. Alors l'humour ? Déjà vu. Ou bien la transgression ? Pourquoi pas s'est dit Jang jin qui au-delà de réciter avec application le manuel de bon petit artisan du film noir y ajoute une dose de parodie et de mélodrame avec un très viril flic présenté comme un être tenaillé par l'envie de devenir une femme. L'aspect transgenre de Man on high Heels n'est hélas pas bien digéré dans un scénario qui a du mal à s'écarter des sentiers battus du film d'action. Jang Jin joue des contrastes et des poncifs masculins autant qu'il le peut, aidé par un acteur convaincant, mais l'amalgame reste bancal, surtout quand des flashbacks grotesques viennent parasiter le récit. D'ailleurs, le dénouement, très conventionnel, désamorce quelque peu la pseudo audace du propos qui s'avère finalement stylistique et opportuniste. Malgré sa virtuosité et ses brisures de rythme, Man on high Heels est un objet hybride loin d'être maîtrisé.