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De Sica dédie " umberto D" à son père et précise ainsi l'importance qu'il donnait à ce film. Regard sur la vieillesse, la solitude et sa part de désespérance, c'est un opus très réussi, émouvant par le réalisme qu'il manifeste.
On reste sans voix après avoir vu les cinq dernières minutes de ce film délicat, subtil qui par petites touches illustrent le portrait de cet employé d'État à la retraite qui ne survit plus de sa pension.
Avec pour seul compagnon son petit chien nommé " flinke", Umberto traverse les dernières années de sa vie au milieu d'une société qui ne lui offre au mieux que l'indifférence.
Son manque de moyens économiques, malgré une vie de labeur, sans doute accomplie avec abnégation, ne le protège pas d'une vie qui finit par tomber dans l'indigence.
Les scènes sont étirées, composees de peu de dialogues et le résultat formidable tire du côté de la philosophie existentielle et politique.
Description en creux d'une société inhumaine et invitation à protéger les anciens ( l'actualité hexagonale récente donne un parfum d'actualité au sujet traité ici) que nous serons un jour.
Kurosawa proposera avec " vivre" un opus qui présente un cousinage avec " Umberto D", sans doute un des meilleurs opus du cinéaste et une œuvre clef faisant partie des sommets du septième art.
On reste sans voix après avoir vu les cinq dernières minutes de ce film délicat, subtil qui par petites touches illustrent le portrait de cet employé d'État à la retraite qui ne survit plus de sa pension.
Avec pour seul compagnon son petit chien nommé " flinke", Umberto traverse les dernières années de sa vie au milieu d'une société qui ne lui offre au mieux que l'indifférence.
Son manque de moyens économiques, malgré une vie de labeur, sans doute accomplie avec abnégation, ne le protège pas d'une vie qui finit par tomber dans l'indigence.
Les scènes sont étirées, composees de peu de dialogues et le résultat formidable tire du côté de la philosophie existentielle et politique.
Description en creux d'une société inhumaine et invitation à protéger les anciens ( l'actualité hexagonale récente donne un parfum d'actualité au sujet traité ici) que nous serons un jour.
Kurosawa proposera avec " vivre" un opus qui présente un cousinage avec " Umberto D", sans doute un des meilleurs opus du cinéaste et une œuvre clef faisant partie des sommets du septième art.
Histoire sensible et poignante. L'homme et le chien qui se soutiennent. Le jeune serveuse à l'avenir bien incertain est la seule personne attentive à Umberto.
Un film magnifique sur la dignité, pudique, poétique, pathétique, profondément humain, un petit bijou de finesse et d’élégance à l’italienne. Carlo Battisti dans la vie professeur de linguistique, fut membre du PNF. Il fait là son unique apparition au cinéma.
Umberto, retraité, est pris à la gorge par son impitoyable logeuse qui veut l'expulser s'il ne paye pas rubis sur l'ongle ses arriérés de loyer. Mis à part son chien , son inséparable compagnon, et l'amitié de la petite bonne, il n'a rien ni personne. Mais malgré son désespoir et , il ne se départ jamais de son impeccable dignité et cherche tous les moyens de s'en sortir...
Vittorio De Sica filme décidément les humbles comme personne. Ce film pudique et bouleversant est un véritable chef d'oeuvre.
Vittorio De Sica filme décidément les humbles comme personne. Ce film pudique et bouleversant est un véritable chef d'oeuvre.
Je vais probablement me faire assassiner, mais j'ai trouvé que ce film avait énormément vieilli, même si, surtout vers la fin, il y a des scènes magnifiques.
Œuvre phare du néo-réalisme italien, un drame de la précarité poignant sur la lente dérive vers une misère sans issue d’un vieil homme incapable de payer son loyer mais tentant de garder sa dignité.
Un bel exemple du néo-réalisme italien de l'après-guerre, montrant les dures conditions de vie d'un retraité de l'enseignement qui reporte ce qui lui reste d'empathie sur un cabot sans grâce. Un peu larmoyant sans nul doute mais un témoignage non dénué d'intérêt.
Qu'est-ce que tu as, monsieur Umberto ? Cette question, adressée naïvement au vieil homme au petit chien, concentre en un instant tout le drame dont De Sica nous parle : l'incompréhension vis-à-vis d'une génération d'anciens travailleurs et de vétérans laissés-pour-compte, retranchés dans une protestation qui restera sans réponse, bref : ceux à qui la révolution sociale ne profitera pas. Ce n'est que justice que celle opérée dans le cinéma par le néoréalisme leur soit dédiée faute d'une autre compensation.
Cet instant sera d'ailleurs loin d'être le seul : que ce soit une main tendue à contrecœur pour quémander l'aumône, les gestes sans cœur des gens de la fourrière ou bien celui d'un chien dont on veut bien croire qu'il se brise, le film a du "cœur" partout.
Acteurs amateurs, Carlo Buttisti et Maria Pia Casilio dépeignent chacun de leur côté une lutte tendre où chaque astuce, chaque geste se réduit presqu'à l'instinct de survie – chose absurde (d'autant plus que c'est à l'égard de personnages attachants) dans une société qui se prétend civilisée. Nous attacher à la simplicité, voilà le credo de De Sica quand il questionne sur la différence entre humilité et humiliation.
→ https://septiemeartetdemi.com/
Cet instant sera d'ailleurs loin d'être le seul : que ce soit une main tendue à contrecœur pour quémander l'aumône, les gestes sans cœur des gens de la fourrière ou bien celui d'un chien dont on veut bien croire qu'il se brise, le film a du "cœur" partout.
Acteurs amateurs, Carlo Buttisti et Maria Pia Casilio dépeignent chacun de leur côté une lutte tendre où chaque astuce, chaque geste se réduit presqu'à l'instinct de survie – chose absurde (d'autant plus que c'est à l'égard de personnages attachants) dans une société qui se prétend civilisée. Nous attacher à la simplicité, voilà le credo de De Sica quand il questionne sur la différence entre humilité et humiliation.
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Film néoréaliste de Vittorio de Sica, tourné en N&B au début des années 50, années d'après guerre en Italie et montrant comment un viel homme digne, retraité de la fonction publique, s'enfonce progressivement dans la détresse et la solitude au milieu d'un monde égoïste. Seules lumières dans cette triste vie, son chien Flike et la servante de sa logeuse. Cette dernière, enceinte d'un des deux soldats qu'elle a fréquentés, (elle ne sait trop lequel) garde malgré tout une forme d'optimisme face à la vie et apporte un peu d'amitié au veil homme. Celui ci, comme Charlie Chaplin dans Les Temps Modernes, qui préfère aller en prison que rester dans la rue, se réfugie un temps à l'hopital où moyennant une fausse dévotion il peut rester quelques jours. Il s'essaye à la mendicité mais ne peut s'y résoudre, veut confier son chien avant de suicider, mais ne trouve personne digne de confiance. pour l'accepter..alors il quitte son logement avant que d'en être expulsé par sa logeuse acariatre, rate son suicide sous un train avec son chien, lequel se choque avant de revenir vers lui et partir en jouant ..on ne sait où. C'est peut être la seule image pas totalement désespérée de ce film noir qui a plutôt bien vieilli.
qu'est ce que c'est que ça ? il ne passe littéralement rien dans tout le film, c'est une blague ?
C’est le dernier film néoréaliste du tandem De Sica/Zavattini (réalisateur et scénariste), à qui l’on doit notamment Sciuscia et Le Voleur de bicyclette. Néoréaliste, même si quelques scènes du film ont été tournées en studio. Néoréaliste à 100 %, en tout cas, sur le fond, via le tableau d’un dépérissement social italien après la Seconde Guerre mondiale. Tableau qui va du général (la manifestation des retraités réclamant une augmentation des pensions, lors de la première séquence) au particulier, le cas d’Umberto, que l’on suit dans une spirale infernale d’appauvrissement, peu à peu dépossédé de tout sauf de sa dignité. Il est beaucoup question ici d’abandon. Le parallèle entre les vieillards abandonnés et les chiens abandonnés est cruel. Il est beaucoup question ici d’injustice, d’égoïsme, de mépris. Face à ce rouleau compresseur social, le film évoque la tentation de la mendicité, celle du suicide… Avec des accents misérabilistes ? Oui, mais souvent transcendés par de belles idées de mise en scène. Dont l’une, très touchante : quand Umberto, dans la rue, commence à tendre la main pour quémander, puis se ravise en la retournant, pour sentir d’éventuelles gouttes de pluie… La relation entre l’homme et son chien est également, jusqu’au bout, particulièrement touchante.
Ce constat social désespéré (qui inclut le personnage de la servante) a été très critiqué, à la sortie du film, par la classe politique dominante, qui n’y a pas vu une représentation juste de l’Italie d’alors.
Ce constat social désespéré (qui inclut le personnage de la servante) a été très critiqué, à la sortie du film, par la classe politique dominante, qui n’y a pas vu une représentation juste de l’Italie d’alors.
le chef d œuvre de victorio de sica, le sumum du neorealiste italien rarement égalé, û film bouleversent
J'ai été déçue car je n'ai pas trouvé ce personnage attachant. Il se lamente beaucoup sur la perte à venir de son logement alors même que la logeuse lui rend la vie pénible, il n'en cherche aucun autre (à part l'hôpital), se montre parfois brusque avec les autres ou avec son chien. Le malheur de la jeune domestique enceinte qui va probablement être congédiée ne l'amène pas du tout à relativiser son propre cas.
"Umberto D." s'impose comme l'un des sommets du néoréalisme italien. Sa plus grande force ? Conserver une humanité bouleversante tout en esquivant le piège du pathos étouffant. Le lien vibrant entre ce vieil homme et son chien touche en plein cœur, porté par une alchimie d'une sincérité rare. En résulte une œuvre magnifique, aussi sobre que poignante, magnifiquement interprétée.
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