Une histoire remarquablement jouée accompagnant une sincérité et une humanité affichée dans les différentes scènes du scénario : les 3 acteurs du film sont vraiment à la hauteur et n'oublions pas la relation touchante entre Victor et sa mère nous emmenant vers des émotions fortes! D'autant plus touchante que Nadia est gravement malade Bravo aussi au personnage de Samuel Ravinski qui par son allure froide au début du film fini par tomber le masque et à aider le jeune Victor.
6 192 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 24 octobre 2020
Victor vit avec sa mère Nadia dans un parc à roulottes près de la plage à Montpellier en France. Elle porte une perruque en raison de ses traitements contre le cancer et le garçon se rase la tête en signe de connexion. Il est également capitaine de son équipe de football et est encouragé par son entraîneur à se préparer aux essais pour un niveau supérieur mais il est distrait par la maladie de sa mère et son intérêt grandissant pour Luna la fille adolescente des voisins espagnols. Le scénario contient tous les éléments du mélodrame mais parvient non seulement à éviter la méchanceté mais offre l'un des drames les plus touchants, les plus sincères et les plus gratifiants. Le dernier coup de marteau est sur la construction de sa propre vie sans parents ou sans une partie de la famille. Comment il peut vivre seul et comment se construire un avenir. Il s'agit également de faire les petits pas pour grandir et d'apprendre à se reconnaître dans le processus et surtout à sourire...
Malgré un alignement de sujets dramatique le film reste plat et ne mène qu'a l'ennuie reste alors un objet filmique dénué de sens cinématographique un plan coupé trop tôt un focus absent des plans se voulant esthétique alors qu'ils ne sont que la prise d'une réalité.
Un mélange de sensibilité et de sincérité que l'on retrouvait déjà dans Angèle et Tony Chaque personnage a ses propres enjeux ce qui permet de créer une histoire intense même si cela peut parfois être un peu complexe à suivre pour le spectateur. La fin n'en est que plus réussie. Le personnage de Romain Paul est saisisant, sincère et crédible, on a hate de le voir dans d'autres films. Un détail qui ne trompe pas la BO est superbe !
Un peu déçue par rapport au film précédent ("Angèle et Tony") car trop de longueurs, l'histoire est trop survolée à mon goût. Mais bon film quand même, avec de bons acteurs, dont le jeune garçon, très attachant.
Délicatesse est le mot qui vient naturellement en soi en sortant de ce faux petit film. Petit du fait de son intimité, des mots fondés sur le regard. Une histoire qui se révèle pas à pas. Le spectateur est sans cesse tendu vers la scène à venir. Un suspense de l'intime donc du type “Que va-t-il se passer maintenant ?”. Et l'on apprend par des voies détournées et pourtant très frontales les liens d'amour à travers les yeux bleus du jeune adolescent amoureux d'une jeune espagnole du campement au bord de la mer où sont cachées - presque dans la honte à moins que le sentiment soit épris de liberté - les caravanes où les deux familles se côtoient. La mère, Diana, est condamnée à mourir. La perte de sa perruque - la belle scène du saut dans la rivière - nous fait comprendre sa lutte pour la vie à travers une chimio désormais inutile. Le père inconnu du garçon - un éminent chef d'orchestre - revient dans la région - le soleil du sud est partout sur la peau de celui-là tant il trace son chemin de la campagne à la ville ou sur des terrains de foot - et l'on s'interroge : pourquoi ce père revient-il là ou pourquoi est-il parti dix ans plus tôt ? Des questions restées sans réponse. Quelle est donc la maladie de la mère ? Quel a été le lien fort d'amour entre les deux parents ? En fait, on n'ose pas raconter. On ne peut qu'imaginer. Raconter, ce serait déflorer. Les regards suffisent pour nous révéler toute la subtilité dont tous ces personnages sont capables. Il y a juste ce tourbillon que d'aucuns ont la chance - si elle tourne du bon côté - de vivre : le passage d'un âge à un autre, d'une sagesse à une autre sagesse. L'amour y prend toutes les formes. Du foot à la 6ème symphonie de Mahler, la vie est là en même temps que la mort avance. Les forces s'équilibrent. Il est des guides pour le jeune garçon. La mère pour les choses simples de la vie, les blagues, les pleurs ou les sourires de l'âme. Le chef, Samuel Rovinski, pour l'initiation à la musique classique. L'entraîneur de foot pour assurer la voie très affirmée du jeune Victor dans le sport. Et cette jolie jeune fille, Luna, qui l’ensorcelle avec la douceur de ses danses, de son accent, de sa compréhension totale. Là, au crépuscule, au creux de la musique, il se passe entre eux une scène d'une beauté et d'une sensualité indicibles. Les protagonistes disposent tous d'une grande profondeur d'âme servie par des acteurs ₋ Clotilde Hesmes, Grégory Gadebois et Romain Paul - absolument justes d'une beauté saisissante. Un film humaniste, qui ne triche jamais, et qui rend hommage à la vie, à l'amour et à la musique. Le maestro réveille son humanité tandis que les musiciens de l'orchestre trouvent leur propre chemin dans l'interprétation juste de l’œuvre car ce gamin envahissant touche tout le monde. L'andante moderato de Gustav Mahler - tel un leitmotiv très doux - sert de décor sonore à cet ensemble où l'alchimie est de mise. Une transmission de l’œuvre qui se fait également à notre niveau en s'appuyant sur les répétitions privées de l'orchestre. Un passage qui va jusqu'à la déchirure et donne envie de s’ approprier des moments d'écoute à soi de cette symphonie dite “tragique” de Mahler car elle s'incarne dans le film, donne envie tant ses formes sont magnifiques. “Le dernier coup de marteau”, une énigme que l'on résout plus ou moins - l'interprétation étant laissée totalement libre. Encore une fois, la poésie est telle qu'on peut se dire, en sortant du film, voilà, il fera ça. Il se passera ça. Mais le sourire final de l'enfant devenu petit homme dit bien que tout est beau. Et on a des paillettes d'amour plein les cheveux en sortant, dans la rue, émus par la force de vie de ce très grand film. Pas du tout petit. Juste un très grand film.
Un film simple, une histoire de la vie, des paysages superbes, une musique qui colle au film; un jeu d'acteur magnifique et surtout Romain Paul qui est simple et lui même pour son âge. Merci Alix pour ce film qu'il faut absolument voir dans toute sa simplicité. Bravo ...
un film proche du documentaire parfois et certaines scènes sont réellement inintéressante et beaucoup trop longue. Gadebois est bon comme souvent et l'histoire est touchante néanmoins. A voir
Magnifique film, qui ne tombe jamais dans le niais ou dans le pathos, tout en restant très touchant. Les personnages semblent criant de vérité, Alix Delaporte évite avec brio le cliché de l'adolescent "de base". Celui ci a un regard tout simplement poignant et on compte ses sourires comme on compterait des pierres précieuses. L'acteur mérite largement son prix et on espère le revoir un jour à l'écran. Il n'y a jamais de rabâchement, le spectateur comprend sans que tout ai besoin d'être répété; tout est suggéré, avec une finesse incomparable. On a l'impression d'être là, de voir l'histoire en direct, la musique n'est jamais de trop, toujours là quand elle est nécessaire mais jamais quand elle serait de trop. Aussi bien, si ce n'est plus que'"Angèle et Tony". Je ne peux que vous conseiller d'aller le voir le plus vite possible!
Un film d'une sensibilité, d'une simplicité et d'une intelligence remarquables. Des dialogues sobres, juste ce qu'il faut, ce qui permet au spectateur d'entrer dans le film avec sa propre émotion. Alix Delaporte a réalisé une véritable œuvre artistique, par petites touches, comme un tableau, d'ailleurs les couleurs, la lumière apportent beaucoup à l'harmonie du film. Des thèmes profonds abordés avec beaucoup de pudeur et de délicatesse. Magnifique.
Vu en avant premiere hier! Très beau film d'Alix Delaporte baigné dans le soleil de la Camargue. Le jeune Romain est prodigieux (primé au festival de Venise) et est entouré de deux acteurs sensibles et puissants (si c'est possible). L'histoire est vraiment belle, émouvante et forte. A ne pas rater.