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Nicolas S.
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5,0
Publiée le 8 janvier 2017
Je ne mets jamais 5 étoiles d'habitude, et d'ailleurs je suis incapable d'affirmer que c'est le meilleur film que j'ai jamais vu, mais néanmoins le film est réellement "beau" (esthétique, sensuel, avec une superbe photo...) et réussit à surprendre (avec ses 3 parties et les rebondissements associés). Je viens de parcourir presque toutes les critiques déjà publiées ; je vais donc essayer de ne pas être trop redondant : - certaines mentionnent le côté érotico-porno et le fait qu'une interdiction aux moins de 12 ans soit insuffisante : soit ! j'aurais interdit aux moins de 14 ans, pour ma part... - sinon personne (je crois) n'a mentionné le fait que le titre original (The Handmaiden, i.e. La servante) et le titre en France (Mademoiselle) ne visent pas les mêmes personnages... Je crois que le titre original (qui aurait pu être traduit) est plus juste ; - enfin, et ça risque de me valoir quelques huées, figurez-vous que je ne connaissais pas le film 'Old Boy', du même réalisateur ! Mais étant donné le nombre de critiques qui y font référence, en en disant le plus grand bien, c'est une erreur que je vais m'empresser de réparer !
Personnellement j'ai bien aimé cette toile qui arrive à maintenir un suspens assez complexe sans lasser, pour cela le volet des 3 chapitres est habillement placé, particulièrement le 2eme qui nous présente une rétrospective que le premier chapitre n'avait pas abordé.....le dernier chapitre réussi à offrir un rebondissement aussi surprenant que nous étions loin de nous imaginer un tel final....je dirais flamboyant ( ce n'est qu'une façon de voir). bref le metteur en scène opère tel un magicien du scénario, et réussi à garder en haleinecelui qui le suis...chapeau bas !
Une réalisation issue de la finesse du cinéma coréen, digne d'une culture qui a dans cet art la capacité presque unique à nous faire ressentir un arc-en-ciel d'émotions toutes différentes et opposées en deux scènes juxtaposées avec une dramaturgie folle et une tension extrême. Le rire s'emboîte dans la peur, dans la tristesse, dans l'amour, dans la haine, dans la passion, dans la vie, dans la mort, dans tous les extrêmes de la littérature et du cinéma. Sublime par tous ses aspects esthétiques, ce film reste néanmoins en un sens inachevé tant le montage est parfait et ce conclut d'une manière peut être trop simple. Dommage que les personnages soient un peu exagérés dans chacune de leur fonction tant les acteurs, sont des instants suspendus et merveilleux de justesse. Car oui, la perversion est un peu trop clichée tout comme l'amour imprévu des personnages, le mal est un peu trop démoniaque et aurait été parfait avec quelques subtilités éparpillés dans l'intrigue, et pour finir le drame est un peu trop simple compte tenu de la complexion illusoire inégalée de ce que l'on veut nous montrer. En synthèse, un film d'une beauté vraie, tant par les images, les plans, le jeu d'acteurs que par l'atmosphère du cinéma coréen dans tout son art. En contre partie une élégance de forme qui se veut un peu cliché, un peu exagérée, un peu simple peut être, dommage car cela aurait pu être un très grand film.
Je n'avais vu qu'une courte bande annonce de ce film. Et ouais, en fait je m'attendais pas à voir ça. Mais c'est ce qui a participé à rendre la séance assez magique.
Le film est divisé en trois parties et chacune d'elle viendra bouleverser ce qu'on vous à pousser à croire.
Le scénario est excellent ainsi que la réalisation qui est magnifique. Les acteurs sont aussi très bon et la vost nous aide à nous plonger dans cette frasque lugubre. Oui je dis lugubre, parce que même si je ne trouve pas que ce soit évident après la bande annonce, le film se révèle au fur et à mesure être plutôt lourd, avec des scènes de sexes très explicite.
Ce n'est peut être que mon expérience personnelle dû au fait que je ne regarde jamais de films érotiques, mais certaine scène m'ont semblé, disons, au moins, "osée" !
Dans tous les cas je déconseillerai à quelqu'un de moins 16 ans d'aller voir ce film. Mis à part ça, c'est une très bonne histoire menée d'une main de maître !
Un film d'un très grand esthétisme où la beauté des 2 actrices rivalise avec celle des images. Sensualité, érotisme sur fond d'une intrigue bien menée. Une grande réussite très séduisante !
Park Chan-Wook signe là un film érotique aux accents sadiens, on peut être étonné qu’il ne soit pas interdit au delà de 12 ans.
Mais davantage que cela, c’est un manifeste féministe se situant dans les années 30 en Corée, un bel appel à la liberté, à l’émancipation et à la vie, face au joug des dominateurs.
Le film est construit en 3 parties, chaque partie plus complète que la précédente et donnant à l’histoire un autre point de vue, une autre tournure, comme un thriller, un jeu de manipulation passionnant.
Et c’est sans compter des décors splendides, une mise en scène et des jeux d’acteurs impeccables.
C’est vraiment un film à voir, pour spectateurs avertis.
Très bon film, avec plusieurs rebondissements inattendus, qui nous tiennent en haleine tout le long. Le parti pris du réalisateur est de nous rendre les personnages féminins très attachants. Beau jeu d'acteurs également.
deux heures et demi de splendeur . des décors somptueux pour une mise en scène à couper le souffle . un érotisme diabolique interprété par de très grands comédiens . pas une seconde de trop pour ce vertige de l'amour qui nous envoie dans le tourbillon flamboyant de univers asiatique. Quelle leçon de cinéma .
Ce film est sublime!!! l'image, les décors, les costumes... tout est magnifique l'intrigue est originale et le film nous tient en haleine jusqu'au bout.
Scénario béton, esthétique sublime, casting parfait, actrices magnifiques, intrigue passionnante, que dire d'autre.... Un film proche de la perfection, une masterpiece, qui aurait de toute évidence obtenu la Palme d'Or si les critères qui en régissent l'attribution avaient été artistiques.
De l’affiche à la moindre image du film, en passant par les maquillages & coiffures, Mademoiselle est une métaphore de la beauté. A ce propos, la BO est digne du grand cinéma. Avec cette esthétique de l’érotisme japonais, les plans sont pareils à des estampes. Quelques oeuvres majeures comme « L’Ama et le Poulpe » d’Hokusaï font par ailleurs leur apparition. Mademoiselle et ses révélations dérangeantes, célèbre la beauté, décrime la perversion. La symétrie de certaines scènesspoiler: (les scènes d’amour en général, mais surtout celle incluant les boules de Geisha) , ainsi que les superbes travellings, font également de ce film une splendeur technique. Deux heures et quarante minutes, cela peut paraitre long. Mais pas lorsque le thriller coréen en question est signé Park Chan-Wook. Le scénario est découpé en trois parties spoiler: correspondant chacune à un point de vue différent sur cette histoire d’amour , naïveté et d’escroqueriespoiler: (se concluant toujours sur un twist !) . Nous sommes ainsi omniscients, nous regardons nous aussi dans l’oeil, dans la faille du mur. La thématique du voyeurisme, tout comme celle de l’inceste, du suicide, de la vengeance…ont déjà été traités dans l’autre coup de maitre de Park Chan-Wook : Old Boy. Par ailleurs, la touche d’humour, la violence & le sexe, ainsi que la construction du récit, me ramènent à la sensibilité cinématographique de Quentin Tarantino.
J'ai mis un certain temps à aller voir ce film (ce que je ne regrette pas) mais l'extrait ne m'avait pas emballé. Au final, une excellente réalisation et malgré les us et coutumes de ce pays, rien ne laissait présager de la conclusion de ce thriller. Un suspens jusqu'au bout manié de main de maître. Sans nul doute le choix des acteurs a contribué à ce succès . Un peu long mais on se laisse prendre au jeu, ce qui fait que ce film est parfaitement réussi.
Long, très long, beaucoup trop long. Assez joli dans le style "japonisant" et avec des rétablissements étonnants mais chaque scène est exagérément étirée, notamment les scènes de sexe qui sont très longues. Il y a une lourdeur certaine sur la sexualité et le sadisme. Visiblement ça plait à certains. Mais j'ai trouvé ça ennuyeux à force de volonté d'esthétisme "libéré"...
ParK Chan-Wook réalise ici quasi un chef d'oeuvre visuel. On a l'impression d'admirer une peinture tant chaque détail est minutieux, comme posé dans l'image (à sa place). J'ai rarement vu une telle beauté à l'image.Beauté que l'on retrouve chez les 2 héroïnes absolument divines. Je suis pourtant peu sensible aux films asiatiques comme à leur beauté parfois inconnue. Dans ce film, on ne peut que succomber! On succombe également très vite à cette histoire qui en cache 3. Si le retournement de la 2ème laisse pantois, le 3ème conclue de manière presque logique ce drame en 3 actes.Tour à tour romanesque, puis, thriller et drame sur l'enfance même, c'est une magnifique partie qui met franchement mal à l'aise! Sous couvert d'un thriller justement, spoiler: le réalisateur narre surtout l'histoire horrifiante de la pédophilie aussi l'amenant aux bords du précipice avant d'en faire une histoire de résurrection grâce à cette magnifique histoire d'amour saphique poétique et intense qui éblouie en 3ème partie . Girl power Messieurs! Ils en prennent effectivement plein leur grade (maso le réal ?), quitte à être too much parfois ? Comme dans ce final presque caricatural, dans un gore déstabilisant spoiler: (qui sacrifie la masculinité!) . spoiler: Les femmes (bafouées, utilisées) reprennent les rennes de leurs vies (doivent-elles pour autant sacrifier le mâle?) ...jusqu'à jouer une figure masculine pour s'échapper et retrouver sa liberté. On assiste ici à l'un des plus beaux films féministes des dernières années spoiler: (scène bouleversante quand les 2 héroïnes courent dans la prairie vers leur amour et leur liberté - à pleurer!) . Les scènes érotiques sont pour moi sublimes, trop chorégraphiées pour faire "porno". Elles sont si poétiques, remplies de sens (quand les 2 femmes s'attrapent les mains, comme muées et liées par un pacte d'amour) qu'on les regarde plus comme des peintures de corps s'unissant. On en ressort secoué , avec cette impression d'avoir assister à un multi film, barré, élégant, poétique, âpre, extrêmement violent, sexuel autant que sensuel, rempli d'amour et dé dégout aussi. Particulier! Accrocher vos ceintures!!!
Mademoiselle montre tout le prodige technique du réalisateur pour reproduire vraisemblablement l'atmosphère de l'oeuvre; les décors sont parfaits, les costumes remarquables et le jeu de lumières plus qu'acceptables. Mais le plus impressionnant est chaque illustration et chaque reliure de tous les livres de la grand bibliothèque. Cependant, au delà du côté technique, on a l'impression que Chan-Wook n'a fait que les choses à moitié.
Le film, qui se passe en pleine occupation japonaise de la Corée, raconte l'arrivée d'une jeune servante locale à la mansion d'un noble collectionneur nippon. La bonne doit assister à tout moment sa patronne, la nièce de l'homme qui organise des lectures des romans érotiques de sa bibliothèque. Progressivement, un forte liaison se crée entre les deux femmes... sauf que la relation semble tellement artificielle que c'est difficile de tenir l’intérêt les plus de deux heures de durée.
S'en servir des twists est très risqué. Dans Oldboy la ressource avait été introduite d'un manière très réussite, augmentant la puissance du film. Cependant, Mademoiselle interrompre le cours du récit prolongeant inutilement l'histoire non une, mais deux fois. Si l'oeuvre était plus condensée, dosant l'intrigue, provoquant que l’inquiétude envahisse le spectateur, peut-être que le résultat serait plus soutenable. La beauté de chaque plan ne suffit pas pour nous accrocher aux sentiments de personnages, assez monotones.
En plus, il y a un souci avec les scènes charnelles: la première est délicate et sublime, la deuxième un peu vulgaire, mais ardente et la finale... une blague cochonne. Ce n'est pas pour rien qu'il existe un parallélisme entre les perturbantes histoires de sexe et violence que l'oratrice lit avec la dernière demie heure de film. Sauf que si on voulait vraiment raconter une histoire pour les vieux libidineux, le film devrait s'assumer dès la première minute. Ce n'est pas la peine de changer de style d'une façon si forcée qui ne fait que jeter à terre tout le métrage précédent.