Mademoiselle
Note moyenne
4,2
8799 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

358 critiques spectateurs

5
98 critiques
4
144 critiques
3
71 critiques
2
27 critiques
1
9 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Ryuka92
Ryuka92

12 abonnés 151 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2016
Mademoiselle est un nouveau film coréen envoûtant, déstabilisant, soigné, talentueux ou beaucoup de choses se croisent et s'entremêlent avec une alchimie toute particulière. L'univers coréen des années 30 rend merveilleusement bien à l'écran et nous montre une colonisation japonaise difficile. Les costumes, les voitures, les bâtiments et autres décors naturels sont magnifiques et flattent l’œil. La bande originale très belle rappelle des musiques classiques asiatiques et a un certains charme, elle accompagne très bien les différentes phases du film. L'ambiance est superbement reconstituée, le soin est présent à tous les niveaux jusque dans la mise en scène fabuleuse et le choix des plans tous très fins et pleins de sens dans tous les sens du terme. Cette mise en scène suggère énormément d'idées, met en valeur certaines comparaison et nous donne les clés d'une intelligente réflexion sur certains sujets comme le féminisme, les traditions, les relations homosexuelles, jusqu'où peut aller la perversion, etc. Beaucoup de sujets adultes et qui peuvent être sensibles au milieu d'un casting vraiment hétéroclite et homogène très talentueux. Le fait est que tout le côté technique du film est une grande réussite, tout un art. Le scénario nous révèle un nombre incalculable de surprises, de rebondissements et de sévices bizarres. Il se divise littéralement en trois parties presque comme une pièce de théâtre ou un drame se joue en direct sous nos yeux. La première partie est captivante de bout en bout et l'histoire que nous pensons simple se déroule sous nos yeux grands ouverts, un peu voyeur et curieux de ce qui se passe à l'écran. La sensualité prend le dessus, les jeux de regards, les plans serrés sur certaines parties de l'anatomie de Hideko et Sookee font monter la pression. Les antagonistes masculins ne sont pas en reste et entrent dans l'équation de façon à casser une histoire qui parait voguer sur une douce romance. Tout dans cette partie de la mise en scène aux suggestions de toutes formes ressemblent à de l'art pur et dur. La deuxième partie recèle de nombreux rebondissements et amène un angle de vue totalement différent sur l'histoire. Et pourtant elle s'avère un tantinet redondante du fait de certaines scènes déjà vues, trop longue et où la narration perd en rythme, devenant un peu trop molle. Cependant ce second éclairage regagne de la vigueur et de l'intérêt à la fin de ce deuxième chapitre qui nous prépare aux événements finaux de la troisième partie. Cette dernière phase est celle qui clos ce conte noir et dramatique de façon à en tirer plusieurs morales différentes. Elle a aussi le mérite de proposer une seule fin avec deux facettes qui pourront satisfaire un public aussi bien averti qu'un public plus sensible. Tout le long du film les dialogues et répliques vraiment soignés donnent une force incroyable à certaines scènes. Les émotions y sont reines, la sensualité presque omniprésente à tel point que l'on pense au film "L'empire des sens", on vit avec eux et on subit ce qu'ils subissent. Le jeu coréen est ici totalement crédible et peu exagéré pour garder une cohérence à tous les instants sans en oublier les petites pointes d'humour éparpillées ici et là. Un entrecroisement de vies malheureuses qui s'entrechoquent dans trois parties bien distinctes portant le spectateurs dans nombres d'histoires toutes plus incroyables les unes que les autres. Tout ça pour se rejoindre dans un paquet emballé si soigneusement que l'on pourrait l'observer en tant qu'oeuvre d'art pendant un long moment. Les acteurs donnant vie de façon incroyable à ce mélange de toile de maître et de chef d'oeuvre littéraire. Le seul regret est sa longueur et sa seconde partie pas vraiment parfaite. A réserver tout de même à un public averti et majeur.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 novembre 2016
Ce nouveau film de Park Chan Wook est vénéneux et très érotique. On découvre une histoire en trois chapitres où cohabitent la littérature érotique, les rapports de soumission et l'arnaque... Les images et les plans sont ultra travaillés, le résultat est flamboyant... Attention, le film est à réservé à un public très averti, les scènes de sexe sont explicites mais parfaitement mises en scène.
gjolivier1982
gjolivier1982

72 abonnés 330 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 novembre 2016
Mademoiselle est un film surprenant qu'on pourrait aisément qualifier de chef d'œuvre. En dehors de sa beauté plastique véritablement époustouflante, le film est d'une intelligence assez remarquable dans la façon si juste qu'il a de dépeindre les rapports humains, la façon dont ils se manipulent et les luttes de classe. Si le film a quelques défauts dont quelques longueurs lors de flashback explicatifs nécessaires il n'en reste pas moins saisissant.
Le cinéphile

798 abonnés 2 797 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 novembre 2016
A trop vouloir raconter le vice et la vertu le cinéaste se perd dans des méandres sexuels et érotiques parfois illégitimes a l'image de la scène de fin superficielle, et malgré un symbolisme très fort, assez fade. Pour autant la vision évolutive de l'histoire à travers les différents prismes de perceptions des protagonistes est très intéressante, une histoire malaxée dans différents sens pour obtenir un résultats bien loin de ce qui était escompté. Mademoiselle finit par surprendre, passionner, et rebuter malgré une longueur exercice et des rapports relationnels parfois floues.

https://m.facebook.com/La-7eme-critique-393816544123997/
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 18 novembre 2016
Encore une fois un film déglingué de Park Chan-Wook... Le réalisateur de Old Boy a eu l'audace de ne pas rester dans la violence crue et de visiter un nouveau thème avec cette mise en scène sur l'amour et la jalousie. L'aspect bilingue Japonais-Chinois est très intéressant et tend à renforcer les origines opposées de Mademoiselle et de sa servante. Cela étant dit, étant Européen, il est difficile de distinguer les nuances culturelles entre ces deux civilisations, qui à mon avis rendent le film d'autant plus intéressant pour des Coréens ou des Japonais. Le film possède de nombreux rebondissements mais sans doute est-il légèrement trop long pour ce que l'on souhaite nous servir.
schemaman
schemaman

24 abonnés 289 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2016
Un grand film sur le plan cinématographique avec une très belle image, de très beaux décors, un très beau son. Sur le plan du scénario on y comprend franchement pas grand chose et le public doit être averti que le film est très très chaud...mais si bien filmé. Opposants au scènes erotico-lesbiennes-limite porno s'abstenir. On ne sait finalement pas si le sujet est une histoire d'amour entre fille, celle d'une arnaque tordue ou finalement un thriller. L'image est magnifique et le film se laisse regardé malgré la gêne qu'il susscite (longueur, histoire difficile à comprendre, scènes de c...). Je me suis dit que la comédie à la française ne faisait décidément pas le poids face à cette oeuvre cinématographique remarquable qui pourrait confiner au chef-d'oeuvre sans les défauts mentionnés plus haut.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 novembre 2016
Un film prenant d'amour et de manipulation. On se laisse bercer par l'histoire jusqu'à ce que le réalisateur nous réveille
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 novembre 2016
Intelligent et subtil. La mise en scène et la narration sont formidables, avec les scènes du film qui se répondent, mais les décors et costumes ne sont pas en reste. Le réalisateur coréen Park Chan-Wook a l'art du détail. Mademoiselle est une belle histoire d'amour et de manipulation.
keser
keser

24 abonnés 56 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 novembre 2016
Film envoutant du début à la fin, malgré ma crainte quand à la durée du film, j'ai totalement adhéré à cette belle histoire. Les plans sont très soignés, la lumière impeccable et règne tout le long une atmosphère pesante tant il y a de non dits. Un film soigné qui nous tient en haleine jusqu'à la fin tant les situations peuvent s'inverser en quelques plans. A ne pas manquer un film qui méritait pleinement d'être montré au Festival de Cannes.
lhomme-grenouille

3 632 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 novembre 2016
Une fois – je me souviens – un très bon ami à moi m’avait exprimé son étonnement face aux critiques que j’écrivais. Il me disait qu’il avait régulièrement cette drôle d’impression qu’au final je m’accrochais toujours bien plus aux défauts d’un film plutôt qu’à ses qualités. Or, pour le coup, j’avoue que j’avais eu du mal à lui donner tort. Moi, quand je vais au cinéma, c’est pour m’abandonner dans un film, c’est pour qu’on vienne me saisir… Alors forcément, quand une raideur, une facilité ou bien encore une maladresse me fait retomber dans mon siège, je le ressens, je l’identifie tout de suite et je le porte à l’écrit. Par contre, quand je suis transporté, j’avoue que parfois il m’en arrive d’y perdre mon esprit d’analyse, parfois même mon latin. Là, avec « Mademoiselle » je me suis retrouvé pendant 2h40 hors de mon siège. 2h40 d’un cheminement d’intrigue très riche, mis en scène avec une subtilité, une densité et une maitrise formelles qui me stimule à chaque instant, à chaque minute. Comment voulez-vous que je vous détaille tout ça ? Comment voulez-vous que je synthétisme la remarquable cohérence de ce tout ? Enumérer un à un les bons points reviendrait à décortiquer une œuvre qui se sublime justement par l’harmonie et l’unicité merveilleuses de tous les éléments qui la compose. Alors du coup, non, j’avoue que je ne me vois pas comment vous expliquer pendant des lignes ce qui, pour moi, fait la force de ce film. Je peux juste vous dire que ce que j’en ai ressenti et comment j’ai été amené à le ressentir. C’est vrai – peut-être – « Mademoiselle » pourra peut-être en surprendre quelques uns sur son amorce. Park Chan-Wook qui semble nous inviter à une sorte de tragédie romantique bien convenue ( spoiler: ...à un détail lesbien près
), ce n’est peut-être pas désagréable, mais c’est surprenant, et surtout, ça semble limité. Et pourtant… Si le film annonce des parties, ce n’est pas un hasard. Au final, il y aura trois temps : trois temps qui en fin de comptes sauront rentrer en rupture les uns par rapport aux autres mais en sachant toujours habilement se compléter. Certes, quelques uns pourraient reprocher an film une mécanique scénaristique parfois un brin artificielle, mais ce serait ignorer ce qu’est au fond la véritable nature de ce film : une fable. Et pour une fable, je dois bien l’avouer, l’ami Park a su me conquérir par son audace et la cohérence de sa démarche. Qu’il enchaîne à sa bluette innocente une seconde partie qui nous fait glisser tout vers un spectacle plus malsain, ça c’est audacieux. Et c’est d’autant plus appréciable que l’audace est payante. Très rapidement, Park nous montre que du porno chic au voyeurisme malsain, il n’y a au fond qu’un pas. ( spoiler: Je dois avouer d’ailleurs que j’ai été scotché par cette scène où, habilement, Park dresse un miroir face à nous, questionnant notre posture face à son film. Ne sommes-nous pas ces Bourgeois qui se délectent d’une friponnerie condamnable, mais dans laquelle nous nous sentons bien car un cadre culturel adéquat semble justifier notre prise de plaisir ?
) Et là où Park m’a définitivement conquis, c’est lorsqu’il entend aller encore au-delà dans son troisième temps ; un temps de révolution ; un temps qui transfigure l’œuvre à travers un récit émancipatoire qui se gonfle rapidement d’un souffle révolutionnaire aussi bien discursif qu’esthétique. Au final, voilà que ce film, après nous avoir étreint, après nous avoir invité à toutes les émotions, nous laisse finalement en paix, avec un regard porté sur la femme ; un regard porté sur la culture de domination ; un regard porter sur le cinéma – son cinéma… A la fin, on retrouve un Park modeste mais seigneur. Un Park qui nous rappelle qu’il n’est qu’un simple réalisateur à la recherche d’histoires grivoises ; mais un réalisateur qui malgré tout a conscience que par sa manière de raconter, par les détails et les sous-entendus, par les emprunts à toutes les cultures et traditions de la mise en image, par ce que l’on montre et ce que l’on cache, on peut explorer de multiples variations dans le plaisir ; qu’il s’agisse du plaisir lubrique, comme dans le plaisir de l’art. Et comment ne pas adhérer à sa démarche lorsque le maître y associe aussi bien sa forme à son propos ? Quand le chemin du plaisir qui nous est tracé passe par l’émancipation, le partage et la recherche commune de l’exaltation, moi je ne peux qu’y adhérer. (Et qu’importe les quelques rallonges coquines superflues… Park s’est fait plaisir, après tout, grand bien lui fasse.) En tout cas, pour moi, le plaisir a été amplement partagé. Merci donc « Mademoiselle »… Enfin pardon. Peut-être que, face à un film aussi mure et aussi noble, devrais-je plutôt dire « Madame »…
Vinz1
Vinz1

277 abonnés 2 869 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 novembre 2016
Des acteurs aussi beaux que formidables au service d'un script des plus ingénieux, ainsi qu'une photographie hyper léchée et un érotisme attrayant font de ce digne successeur de "Les diaboliques" du grand Clouzot, un des meilleurs films de l'année 2016. Et Park Chan-Wook prouve encore une fois qu'il est un excellent réalisateur.
btravis1
btravis1

128 abonnés 529 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 novembre 2016
La bande-annonce laissait présager le meilleur, le film s'avère largement moins bien. D'abord le rythme y est très lent et le film beaucoup trop long. La bonne idée du scénario est le découpage en plusieurs parties avec en voix-off la personne que l'on suit plus particulièrement et bien-sûr les faux-semblants, qui manipule qui finalement ? Mais cela a ses limites, comme le scénario sur la fin, et l'atmosphère érotique du film ne prend pas toujours (sauf sur une ou deux scènes) et aurait mérité d'être plus appuyé. La photographie du film est très belle sur certains plans. Un film correct mais qui laisse un sentiment d'inachevé. J'en attendais beaucoup plus.
islander29

1 048 abonnés 2 712 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2016
un grand film qui s'essaie à disserter sur les liens entre amour et érotisme ......Park Chan wook ouvre une très belle porte sur l'érotisme au féminin, les hommes ici étant des faire valoir, des voyeurs serais je tenter de dire....Jusqu'où peut on aller dans le mariage ? le film pose subtilement la question et met le spectateur devant sa propre expérience.....Le film est sous titré en japonais principalement, parfois en coréen et fait de doux flash back entre les différentes époques d'une servante dont on va s'amouracher .......les dialogues sont intéressants et invitent à la réflexion entre ce qu'est le désir et ce qu'on peut lui accorder socialement.....
L'esthétique du film est harmonieux et les décors somptueux.....On notera aussi deux ou trois travellings sur des paysages qui créent de fortes émotions......
Ce mot a son importance, pour moi hélas l'émotion manque au film, elle est trop retenue et rare.....Ce sera une petite frustration, je l'avoue dans un film qui offre quand même beaucoup et dont la mise ne scène frôle la perfection.....Je conseille.....
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 15 novembre 2016
Un film découpé en trois parties distinctes sublime, épatant, bouleversant et porté par un casting exemplaire. Park Chan-Wook est décidément un immense réalisateur qui n'a pas fini de surprendre.
vincent c
vincent c

13 abonnés 64 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 novembre 2016
On n'y comprend rien. Les sous titres japonais en jaune, le coreen en blanc. Ca ne suffit pas pour capter qui parle et quand, l intrigue est compliquee avec plein de flash backs et de rappels pour rappeler l histoire au spectateur. Les scenes en deviennent trop fragmentees. Trop de de nus, la reunion de vieux pervers drogues aux contes et estampes pornographiques et sado masochistes donne peut etre une piste des motivations profondes du realisateur et des critiques enthousiastes en mal d erotisme oriental
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse