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Paul_hze
2 abonnés
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5,0
Publiée le 11 mai 2025
Et voilà... Encore une preuve que le cinéma Sud-Coréen n'a comme concurrence que le cinéma Sud-Coréen !
On retrouve une nouvelle fois un scénario ficelé à la perfection ! Des rebondissements mémorables et parfaitement maitrisés, 3 niveaux d'histoire ou les jeux de pouvoir et de manipulations basculent à chaque fois. Au final, c'est nous, spectateurs, qui sommes manipulés par la maitrise et la rigueur du scénario.
Je suis amoureux de la réalisation de Park Chan-Wook ! Je pourrais faire une dissertation de 5 pages pour expliquer à quel point chaque plans surpasse le précédent ! L'intelligence des positions et des mouvements de la caméra va de paire avec un travail visuel complètement fou où chaque image est à tomber par terre ! Le nombre de fois où je me suis extasié devant des visuels absolument magnifique ne se compte pas sur les doits de la main !
La musique qui n'est pas forcément le point fort du cinéma Sud-Coréen est vraiment envoutante. C'est vrai que Park Chan-Wook à tendance à plutôt bien choisir ses musiques...
Les acteurs sont impeccables. Je n'ai pas envie de développer.
Les thèmes que le film aborde sont brillamment traités, la domination et le pouvoir, la liberté du corps des femmes et surtout la manipulation et le mensonge.
Le mélange de genre rend ce film passionnant, du drame romantique au film érotique, en passant par le thriller et le grotesque, il y en a pour tous les goûts.
Vive Park Chan-Wook ! Vive le cinéma ! Et surtout... Vive le cinéma Sud-Coréen !!!
Mademoiselle raconte un complot alambiqué visant à séduire une jeune noble japonaise retenue par son oncle tyrannique pour lui voler son argent. Sans surprise pour un film de Park, le film réserve son lot de rebondissements et de twists, de sorte qu'il finit là où on ne l'attend pas forcément. Si le tout s'étire sur trop longtemps et paraît un peu forcé, on prend plaisir à voir cette histoire dévoiler ses secrets et ses surprises, d'autant plus que l'atmosphère est prenante et les décors souvent très impressionnants. J'ai tout de même un certain nombre de réserves, notamment concernant le refus de Park de proposer une quelconque lecture sociale de la situation qu'il imagine, mais surtout concernant la brutalité gratuite à laquelle Park a systématiquement recours pour imaginer une résolution.
"Mademoiselle" est un jeu de dupes aussi raffiné que vénéneux. Park Chan-Wook tisse un thriller sensuel, traversé de désirs troubles et de faux-semblants savoureux. Entre tension érotique, humour noir et coups de théâtre, le film oscille sans cesse entre la grâce et l’excès, le raffinement et la crudité. Un labyrinthe de manipulations, aussi beau que cruel, à savourer jusqu’à la dernière pièce du puzzle.
Le scénario, la musique, les tableaux, tout est magnifique, saisissant, dérangeant. Le procédé est relativement classique - un changement de points de vue - mais fonctionne à la perfection.
Mademoiselle est un film brillant qui mélange romance, manipulation et suspense. Park Chan-wook joue avec les points de vue pour nous faire découvrir l’histoire sous plusieurs angles, et ça marche à la perfection.
Visuellement, c’est magnifique : chaque plan est soigné, l’ambiance est à la fois sensuelle et mystérieuse. Les actrices Kim Min-hee et Kim Tae-ri ont une alchimie folle, rendant leur relation intense et captivante. Le film prend son temps pour installer la tension et joue beaucoup sur les silences et les regards.
En plus d’être une belle histoire d’amour, Mademoiselle critique aussi le pouvoir des hommes et la manière dont les femmes reprennent le contrôle.
Claque de Park-Chan-Wook, après son Oldboy (mon préféré) il livre un chef-d'œuvre drame, intense, et sensuel. Acteurs, actrices merveilleux ,et musiques complétement marquantes, les scènes sont bien réalisés. A ne pas manquer.
Un film à l'esthétique certes originale et réussie, mais trop long à mon goût. Les scènes d'érotisme saphique éclairent un peu le tableau et l'intrigue a des rebondissement intéressants mais le tout agit à la fin sur le spectateur comme une torture lente asiatique. Le réalisateur avait peut-être la philosophie de certains de ses personnages sado-masochistes.
Un film particulièrement beau visuellement qui souffre de quelques passages un peu long, mais la poésie est là et l’esthétique soignée transforme tout un plaisir difficilement dissimulable.
Un grand moment de manipulation et de perversité. Mais, quand je dis grand, c'est en me référant uniquement au nombre de personnages impliqués, c'est-à-dire tous ! Parce que pour ce qui est du reste, à part d'excellents acteurs, il n'y a rien de grand. Première partie du film où l'on nous expose ce que l'on croit que l'on va voir pendant 135 minutes. Intéressante, sans être passionnante. Bien menée, mais sans atteindre l'excellence de ce que l'on peut voir dans "Parasite" par exemple. Puis viennent la deuxième et la troisième partie du film, véritables sac de noeuds, lesquelles ne cessent de nous prendre à revers. Rien de mal à cela, mais fallait-il vraiment que "Mademoiselle" en devienne aussi tapageur, voyeur, lourdement suggestif, voire vulgaire ? Le sexe, encore plus sauvage (puisque menant à la Mort) était autrement mieux capturé dans "L'empire des sens". Tournons donc cette page mal écrite et allons en lire une autre qui le sera mieux.
Mademoiselle de Park Chan Wook est un film qui m'a avant tout énormément frappé de par son esthétique. Tous les plans sont ultra travaillés, très propre, on a une grande variété de plans, avec les plans fixe, plans à l'épaule, travelling latérales, travelling avant, zoom... On a une multitude de plans large au Grand angle mais aussi de très nombreux très gros plans sur les yeux des personnages. Tout est magnifiquement bien utilisé avec sens. Dans cette esthétique, on retrouve souvent une séparation dans le cadre, on a un personnage à droite et à gauche de l'image mais on a quelque chose qui les sépare au milieu, comme un arbre, une poutre, un mur... Le réalisateur aime séparer ses personnages et je le vois comme une différence d'état d'esprit. spoiler: Au début du film, Sookee et Hideko sont séparés par une poutre, qui symbolise peut être leur éloignement mais Hideko va rompre cette séparation et va la rejoindre de l'autre côté du cadre. Mais on ne change pas de plans pour autant et je trouve cela tellement bien pensé. Le travail de la direction artistique est fénoménal. Autre exemple :spoiler: le comte et Hideko sont dans un hôtel mais chacun dans une chambre. On a un plan de l'extérieur à hauteur des chambres, avec une vue sur les deux mais bien séparé par le mur avec une grosse ligne de force au milieu qu'est le mot "hôtel".
Encore une fois après avoir vu un film coréen, je ne peux m'empêcher de me dire que le talent des acteurs est très grands. Il y a toujours des moments dans des films français où je me dis qu'une scène aurait pu être mieux joué, mais je ne me suis jamais dit ça pour un film coréen. C'est assez dingue mais même les enfants jouent super bien et on y croit du début à la fin.
Bref un film excellent dans un contexte de colonisation par le Japon. Un film qui m'a bien plus marqué de par son esthétique que par son récit mais qui reste très bien.
Une claque comme on s'en prend rarement. Un film remarquable. Il a tout : humour, suspense, intrigue, sensualité. On suit chaque minute avec l'impatience de savoir tous les dénouements. Des excellents acteurs, un chef-d'œuvre du cinéma. Un film qui ouvre l'esprit et qui fait du bien. Je recommande avec sincérité, le film est long, mais on ne voit pas les minutes filées tant on est absorbé par le scénario. À voir.
Mademoiselle est époustouflant tant au niveau du scénario qui nous surprend, qu'au niveau de l'acting qui nous permet de s'attacher aux personnages et d'apprécier leur développement, qu'au niveau de la mise en scène qui nous éblouie. Un film à voir absolument.
En 2016, le réalisateur sud-coréen Park Chan-Wook signe un long-métrage régi par l’ambivalence. Porté par une mise en scène d’un très grand esthétisme, ce thriller psychologique s’appuie sur un scénario diabolique découpé en trois tableaux distincts mais complémentaires. A la fois raffinée et crue, cette histoire de femmes dominées et dominantes contient une multitude de genres (le policier, l’érotisme, le film historique, etc.). Assumant un féminisme engagé, le récit déstabilise le spectateur par son caractère perfide et sa capacité à renverser les situations. Bref, une œuvre où la manipulation atteint son paroxysme.
Dans la Corée des années 30, sous domination japonaise (indication contextuelle mais, en définitive, aucune incidence historique), une jeune et belle héritière japonaise est convoitée par un comte japonais, secondée par une servante aussi cupide que lui. J'ai eu un peu de mal à entrer dans le film. Les mystères de l'Orient? Ou préambule un peu confus?... Toujours est-il qu'on est tout de même vite gagné et séduit par la beauté formelle (esthétisante, diront peut-être certains) du film et, accessoirement, par la sensualité, pas innocente, de ses deux interprètes féminines. Ce bel écrin s'ouvre sur un thriller à la coréenne, sophistiqué comme le sont souvent les intrigues basées sur le faux-semblant et le trompe-l'oeil que des points de vue différents revisitent. Effets de surprise et suspense garantis sans qu'on juge la réalisation spécialement inventive dans ce domaine. La mise en scène est habile à la fois dans sa représentation d'un orientalisme mystérieux et vintage, et dans la construction de l'histoire, suffisamment en tout cas pour nous tenir en haleine et sous le charme jusqu'au bout. Sur le fond, les deux personnages masculins étant ce qu'ils sont, ce peut-il que le film soit un avatar féministe? Réponse à la fin...