8799 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
358 critiques spectateurs
5
98 critiques
4
144 critiques
3
71 critiques
2
27 critiques
1
9 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
ATON2512
80 abonnés
1 335 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 5 novembre 2016
C'est son premier long métrage et c'est une véritable réussite . Park Chan-wook non délivre un film mené de main de maitre du début jusqu'à la fin éclipsant la durée de près de 2 H 30. un thriller d'abord, aux multiples pistes, à la fois passionnant et envoutant . Une histoire d'amour, passionnée, envoutante entre deux femmes sans en faire un film lesbien facile et démonstratif. Tout y est dosé, nuancé autant suggéré que montré . Et puis force est de constater qu'au delà de leur jeu impeccable, les trois actrices sont d'une grande beauté. Kim Tae-ri (Sookee) , Kim Min-hee (Hideko) et Moon So-ri (Tante D'Hideko) . Sans oublier (ce serait vraiement une injustice! les deux acteurs masculins . A savoir Jung-Woo Ha (Le Comte) et Jin-Woong Cho (Oncle Kouzuki) . Tiré d'un roman qui à l'origine se passe dans l'Angleterre Victorienne, la transposition dans la corée de la période du conflit avec le japon ne fait qu'appuyer et le contexte et le discours à la fois social sous jacent . Et puis la beauté constante du film qui nous entraine, nous happe. Les décors presqu'en homage à la grandeur et la beauté des deux pays. Courez y ! Car en plus d'être une histoire envoutante, belle et magnifiquement interprétée, le film est beau et d'un estétisme rarement vu au cinéma ces dernieres années.
Cela faisait bien longtemps que Park Chan-Wook, auteur d'un des films les plus influents des années 2000, "Old Boy", ne nous avait pas mis une petite claque au coin de la gueule. 4 ans après "Stoker", honnête thriller réalisé sur les terres américaines, le metteur en scène sud-coréen revient dans son pays natal pour nous livrer une romance-thriller fleurant bon l'étrange et le monstrueux. La grande réussite de "Mademoiselle" est d'être une oeuvre plastique absolument étourdissante tout en étant portée par un scénario implacable qui révèle ses virages déroutants avec une maîtrise digne des grandes heures du réalisateur. De nombreux plans sont tout simplement sidérants de beauté et on se prend très souvent à admirer l'écran comme on observerait la peinture d'un grand maître. Park Chan-Wook réussit l'exploit d'alterner des ambiances malsaines aux frontières du fantastique à des séquences illuminés où on se croirait au beau milieu d'une histoire d'amour idyllique. Et c'est ça aussi la grande force du film, nous emmener au coeur d'une love-story touchante et magnifiée par des scènes d'amour d'une intensité folle tout en gardant en arrière-plan cette histoire faite d'intrigues, de mensonges et de perversité. On rêve d'un dénouement heureux tout en étant noyé dans les démons des personnages principaux. Les rebondissements imposés par le metteur en scène viennent alors décuplés l'intérêt du public qui se retrouve en plein brouillard, ne sachant plus vraiment s'il existe une once de beauté et de confiance dans cet univers dominé par la bestialité des hommes et les manipulations féminines. 13 ans après "Old Boy", Park Chan-Wook prouve qu'il est encore un acteur sur lequel il faut compter dans le paysage florissant du cinéma sud-coréen.
Un film magnifique de bout en bout, et il est pourtant long. Des décors somptueux, des plans audacieux, un érotisme sophisitiqué, un scénario passionnant, des acteurs convaincants...pas grand chose (même rien) à reprocher à ce petit chef d'oeuvre de cinéma intelligent. L'histoire, qui parait simple au début, se densifie au fur et à mesure qu'avance le film, sans le moindre temps mort. Bref, un passionnant conte/thriller coréen.
Autant le dire tout de suite, mademoiselle n'a pas atteint le degré de perfection de old boy. C'est donc une semi-déception. Il en reste un film magnifique sur le plan visuel qui laisse pantois par ses plans et l'intelligence de la mise en scène. Les acteurs jouent tous vraiment bien, mention spéciale au duo d'actrices. Quant à l'intrigue, on peut en retirer un certain classicisme mais qui est contrebalancé par le découpage en deux parties et aussi par le montage. On peut ainsi apprécier les différents points de vue des protagonistes et leurs jeux de dupe. La première partie est d'ailleurs nettement meilleure et ce, sur beaucoup de points. Je parlerai notamment de l'érotisme qui au premier abord est plutôt classe finit par déborder sur un délire à la vie d'adèle sans pour autant ne pas tomber dans la vulgarité non plus. Ca laisse juste un peu ce gout amer du fantasme d'un homme sur une relation lesbienne vu par un hétéro et qui se fait plaisir a commander et filmer ça. On sent tout de même que c'est du park chan wook avec ses délires sadique et son rapport à la mutilation teinté d'humour noir. Un très bon film donc mais qui malheureusement n'atteint pas ce degré de perfection qu'avait atteint old boy. Dommage j'en avais espéré davantage.
Le cinéaste coréen revisite ses thèmes fétiches de la manipulation et de la vengeance sur fond d’histoire d’amour en plein conflit avec le Japon. (...) Un des meilleurs films de son auteur, troublant, sensuel et profondément féministe.
l'histoire aurait pu etre bien. mais le spectateur se retrouve coincé devant un porno lesbien. plus que décevant. du cul et de la violence gratuite. au final aucun intérêt.
"mademoiselle " thriller sulfureux présenté lors du dernier festival de cannes m'a un peu déçu. En effet l'histoire met un certain temps à decoller et son principal défaut est son manque d'émotions cependant les paysages, la composition et les nombreux rebondissements du film maintienne en haleine le spectateur jusqu'au bout.
Un film impressionnant de maîtrise. Inclassable, le réalisateur nous mène délicieusement par le bout du nez avec un schéma narratif millimétré. Le scénario est au cordeau, le rythme est haletant, la musique et les images sont superbes. Rares sont les films de 2h30 où je ne m'ennuie pas une seule seconde. Sensuel, sexuel, pervers, parfois drôle, souvent glaçant, enivrant. Un chef d'œuvre.
Une esthétique à couper le souffle, TOUT est beau dans ce film! Erotisme à la japonaise, raffiné... Le film en 3 parties intelligentes est une idée géniale pour le suspense. Les actrices (d'une beauté!...) et les acteurs sont excellents. C'est violent, cruel, sensuel. MAGNIFIQUE!
Comme pour "Youth" l'année dernière, on a du mal à comprendre pourquoi "Mademoiselle" est reparti bredouille du festival de Cannes. Le dernier né de Park Chan-wook est pourtant un très grand film, une œuvre hypnotique et troublante, habile jeu de manipulations où les personnages se mentent, font des complots et au final, bernent plus d'une personne. Dans ce récit segmenté en trois parties nous faisant changer de point de vue et donnant à chaque fois une nouvelle vue d'ensemble de l'histoire où manipulés et manipulateurs ne sont pas toujours ceux que l'on croit, Park-Chan-wook crée une ambiance particulièrement savoureuse. Transposant dans la Corée colonisée par le Japon des années 30 un roman de Sarah Waters, il confirme avec ce film la virtuosité de sa mise en scène et fait preuve d'un sens du détail qui n'a jamais été aussi soigné. Outre la reconstitution, la beauté des décors, la qualité de la mise en scène et de ses beaux travellings, "Mademoiselle" met surtout en place un délicieux jeu de tromperie cruel mais sensuel, pervers mais poétique, cru mais romantique. Dynamitant son récit par sa construction et ses touches d'humour, il brode un canevas totalement jouissif qui nous mène en bateau pendant 2h25 au fur et à mesure que les enjeux se révèlent. Dans cet univers où les hommes sont soit des pervers soit des escrocs, les femmes apparaissent plus fortes que jamais et à ce titre, Park Chan-wook donne aux deux héroïnes de son récit deux rôles magnifiques. Il faut bien saluer le talent et le courage des deux actrices Kim Tae-ri et Kim Min-hee qui se lancent à corps perdus dans leurs rôles, offrant des scènes d'une sensualité incroyable, s'installant dans la longueur pour mieux nous troubler. Le cinéaste filme les mensonges, les corps qui se mêlent, les désirs et les passions avec un œil toujours aussi acéré, affûtant sa mise en scène comme jamais, délivrant certainement l'une de ses œuvres les plus denses, bercée par une composition musicale particulièrement envoûtante...
Pas aussi exceptionnel que Old Boy, Mademoiselle est cependant une très grande réussite. Une sorte de mélange entre son film Lady Vengeance pour ses personnages féminins forts et la série Downtown Abbey pour la classe toute aristocratique inspirée par l’Angleterre. Reparti bredouille du Festival de Cannes, Mademoiselle aurait pourtant bien mérité un prix pour sa mise en scène impeccable et l’interprétation de ses deux sublimes actrices. [Lire la critique complète sur le site]
Le récit se décompose en trois parties, chacune d’elles enveloppe un point de vue (la servante, « mademoiselle » et enfin les trois personnages principaux en vue omnisciente). Or, dans cette histoire où la manipulation est le maître mot, cette technique narrative distille le suspense et prépare de fameux retournements. On ressent encore une fois dans un film de Park Chan-Wook l’influence hitchcockienne avec une approche très similaire à celle de Brian De Palma… Un style flamboyant et viscéral.
Images magnifiques, scénario diabolique aussi sexy qu’intelligent alliant désir et manipulation … un film à voir absolument avec plein de surprises et de rebondissements
Je ne connaissais pas ce cinéaste sud-coréen et suis bluffé par ce film. On circule entre drôlerie humoristique, humour sarcastique, manipulations multiples, images souvent très belles. Décors et costumes sont raffinés. Les choix esthétiques sont savoureux. Les mouvements de caméra nous embarquent dans des trajectoires singulières. Il y a de l'inventivité dans ce scénario, la transposition du roman inaugural dans une autre époque et dans un autre pays est réussie. La durée de ce film est conséquente, mais on ne se perd pas dans des longueurs inutiles. Et lorsqu'on s'agace de piétiner, c'est pour être projeté ensuite dans l'inattendu. Voici une belle livraison pour un jour de Toussaint et une plongée dans des univers pour le moins inhabituels...