Mademoiselle
Note moyenne
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356 critiques spectateurs

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traversay1

4 504 abonnés 5 401 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2016
Sur un site américain, on trouve cette définition surprenante du dernier opus(le mot est galvaudé mais il prend ici tout son sens) de Park Chan-wook : Oldboy La vie d'Adèle = Mademoiselle. Il serait intéressant de savoir ce que Kechiche en pense mais, bien évidemment, les deux films ne se ressemblent guère sauf à considérer qu'ils exploitent dans les deux cas une intrigue saphique, ce qui est exact, mais réducteur. Mademoiselle est avant toute chose un bijou de mise en scène, une splendeur en costumes, raffinée et brutale dans une tradition très asiatique et peut-être plus japonaise que coréenne. Park est sans nul doute l'un des réalisateurs actuels parmi les plus brillants, du genre à faire étinceler un scénario malin mais tout de même relativement limité. Un sujet à tiroirs, tel un bon film d'espionnage, dont la situation dans la Corée des années 30, occupée par les japonais, est à peine traitée du point de vue politique et social car Park a d'autres ambitions. Esthétique, pour commencer, mais aussi ludique, avec ses pointes d'humour et un ton globalement goguenard et un jeu constant entre des scènes sophistiquées et d'autres proches de la vulgarité. Mademoiselle fonctionne aussi comme un pastiche des films d'époque, avec subtilité et parfois violence. Peut-on parler d'oeuvre féministe ? Certainement, si l'on prend en compte les personnages masculins -un aréopage de pervers, de manipulateurs et d'escrocs- qui pensent que l'on peut tout exiger des femmes, de la tromperie à la soumission. Grand spectacle total, Mademoiselle est une preuve de plus que le cinéma coréen n'est jamais aussi bon que quand il s'amuse à nous perturber et à nous éloigner d'une certaine zone de confort. Malgré ses images léchées, le film de Park est dérangeant et parfois malsain, c'est ce qui fait en partie son intérêt, comme chez Cronenberg ou Oshima.
ARGOL
ARGOL

35 abonnés 67 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 novembre 2016
Park Chan-wook aurait dû se faire connaître en France par l’un de ses premiers films, « Joint Security Area » (Gongdong gyeongbi guyeok), mais ce film n’est malheureusement pas sorti en salle, la Berlinale étant un festival sympathique mais pas d’un grand secours pour une sortie commerciale. Du coup, à la grande époque du DVD, c’est dans ce format qu’il a été distribué. Et puis, moins intéressant que JSA, « Sympathy For Mister Vengeance » est sorti en salle sans être remarqué. Je crois qu’il lui manquait la foi. C’est « Old Boy » qui a fait de Park le metteur en scène chouchou du public à partir de 2004, tout dans ce film concourant à sa popularité : scénario puissant, acteurs fascinants, mise en scène brillantissime... Choi Min-sik était déjà connu du public, qui l’avait découvert dans l’un des grands champions du cinéma coréen en France, « Ivre de Femmes et de Peinture » du réalisateur Im Kwon-taek. Park, un temps, fut le maître de la vengeance à la coréenne. Je pense qu’on a fait mieux depuis. Mais le voilà de retour avec une œuvre somptueuse qui lui permet d’ajouter une corde à son arc, celle du film d’époque. Il y apporte son goût de la folie, celui aussi des faux semblants, en n’oubliant ni la beauté, ni la perversion, ni la violence. Il évoque la relation nippo-coréenne dans des termes qui nous sont accessibles, malgré notre méconnaissance de ces liens complexes, présentant le rapport de force entre les deux pays comme celui que nous fantasmons depuis la vieille Europe, nous qui avons l’intuition d’un Japon aristocratique et dominant tenant l’Asie pour sa vassale, au moins dans son voisinage. Pour représenter la fourberie et l’arnaque, Park est allé chercher le fabuleux Ha Jung-woo, l’antihéros de Na Hong-jin dans « The Chaser » et « The Yellow Sea », idéal pour incarner malice et convoitise. La demoiselle, sublime de beauté, non pas japonaise, mais bel et bien coréenne (l’actrice), est interprétée par Kim Min-hee, vue uniquement dans « Un jour avec, un jour sans » de Hong Sang-soo. « Mademoiselle » est un vrai régal, parce qu’il trompe et s’amuse avec le public et avec les personnages, parce qu’il égrène les secrets, les surprises, les révélations tout au long du récit, parce que sa mise en scène est somptueuse, soucieuse d’offrir un spectacle enchanteur, parce que son érotisme est redoutable d’intensité... On est spectateur d’un drame sans entrer totalement en empathie avec ces personnages tortueux, mais en jouissant des revers de fortune et en se réjouissant d’un dénouement qui privilégie la vie et le plaisir. À ne pas manquer.
NA10
NA10

37 abonnés 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 novembre 2016
Le réalisateur de Old Boy a remis ça : un scénario incroyable sur des images magnifiques, mais quel chef-d’œuvre !!
Définitivement le meilleur film de l'année, à ne manquer sous aucun prétexte !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 mai 2017
Le redoutable réalisateur Park Chan-Wook (Old Boy) est de retour avec ce thriller psychologique remarquable, visuellement somptueux et excellement joué. Il y règne une ambiance à la fois lourde et mystérieuse, jalonnée d'un soupcon de légèreté. Comme on pouvait s'y attendre, le film contient quelques scènes assez crues qui sont cependant parfaitement justifiées par le script. La narration, un peu perturbante au départ, positionne en réalité un puzzle qui se referme avec brio sur le spectateur innocent, trop occupé à analyser les mécanismes sous le bon angle pour se rendre compte de ce qui se trame. Brillant sur de nombreux aspects, "Mademoiselle" mérite sans aucun doute le détour !
FaRem

10 599 abonnés 11 657 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 novembre 2016
Après sa parenthèse américaine avec le bon "Stoker", Park Chan-wook revient avec un film centré sur une tentative d'arnaque sur fond d'un triangle "amoureux" particulier qui mélange faux semblants, ambiguïté et manipulations perverses et qui est porté par deux merveilleuses actrices. Dans les grandes lignes, l'histoire n'a rien d'extraordinaire même s'il y a de bons rebondissements, mais comme toujours le réalisateur parvient à en faire quelque chose de captivant puisque au lieu de nous la servir directement, il la structure en différentes parties qui montrent à chaque fois un point de vue ce qui redistribue les cartes et permet une nouvelle lecture. Au-delà du récit, le film est surtout très bien mis en scène, esthétiquement très beau et sensuel à souhait avec pas mal de scènes érotiques tout sauf vulgaires ce qui n'est pas sans rappeler certains grands films asiatiques du genre. J'ai aimé le film, mais je n'ai pas pris de claque ni retrouvé l'incroyable intensité ou tension qu'il pouvait y avoir dans certains des classiques de Park Chan-wook la faute peut-être à l'absence d'une montée en puissance et à une deuxième heure loin d'atteindre la qualité de la première, et ce, à tous les niveaux. 6,5/10
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 31 octobre 2016
Mademoiselle : Un chef-d’œuvre esthétique par le réalisateur de Old Boy

Pour le grand retour de Park Chan-Wook (Old Boy), Mademoiselle nous plonge dans un thriller magistral au coeur de la Corée des 30’S. Attention chef-d’oeuvre !

Librement adapté du roman Fingersmith de Sarah Waters (disponible aux éditions 10-18), Mademoiselle est le nouveau chef-d’œuvre de Park Chan-Wook. Connu pour Stoker (avec Nicole Kidman et Mia Wasikowska) et surtout pour le mythique Old Boy (sorti en 2003), le réalisateur coréen nous plonge dans la Corée des années 30 pour un thriller magistral sur fond d’escroquerie, de portes coulissantes et de lecture érotique.

L’arnaque parfaite

Pour sa nouvelle réalisation, Park Chan-Wook choisi la Corée des années 30 qui subit à cette époque l’invasion du Japon. Sookee une jeune coréenne est engagée comme servante pour le compte d’Hideko, une riche japonaise, vivant recluse dans un immense manoir sous la coupe d’un oncle tyrannique. Tout ceci dans le but de lui voler son héritage, avec l’aide précieuse d’un escroc qui va se faire passer pour un comte japonais et qui tentera de la séduire pour mieux la soudoyer.

Une véritable affaire d’escroquerie qui ravira les fans du genre tant elle est complexe et bien construite. Park Chan-Wook va raconter de différentes manières la même histoire. À chaque partie de Mademoiselle (il y en a trois au total), le cinéaste nous invite à prendre un point de vue différent (qui est lié à l’un des trois personnages) en ajoutant à chaque fois un nouvel élément qui sert à l’avancée de l’histoire. Des persoannges interprétés par des acteurs d’un talent incroyable. Les fans de cinéma asiatique reconnaîtront Hua Jong-Hoo (The Chaser et The Murderer) dans le rôle du comte ainsi que Kim Min-Hee (Un Jour avec, Un Jour Sans) dans le rôle d’Hideko. Pour incarner la pétillante Sooke c’est la jeune Kim Tae-Ri qui pour sa première apparition au cinéma est détonante.

Un pur bijou de mise en scène

Si l’histoire est passionnante, Mademoiselle est surtout un véritable chef-d’œuvre esthétique. Mélangeant habillement les cultures coréennes, japonaises et britanniques, Park Chan-Wook nous offre une ambiance unique d’une beauté à pleurer. Chaque scène, chaque plan est un pur régal pour les yeux. Tourné en numérique (mais utilisant un objectif anamorphique), ce film propose des perspective rarement vu cette année en termes de mise en scène (quel dommage qu’il n’a pas été tourné en 3D pour cause de manque de financements). Une atmosphère troublante parfais très érotique (avec de nombreuses scènes « kéchichiennes »), mais qui est l’une des plus belles qu’on ait vu cette année.

Mademoiselle conclut à merveille cette année qui fut un excellent cru de la part du cinéma coréen (Le Dernier Train pour Busan, The Strangers,…). Chef-d’œuvre esthétique, Park Chan-Wook signe peut-être l’un des meilleurs films de 2016. Le film du mois de novembre à ne pas rater.
velocio

1 545 abonnés 3 520 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 janvier 2017
C’est par sa trilogie de la vengeance que le réalisateur coréen Park Chan-Wook s’est fait connaître au début des années 2000 : "Sympathy for Mr. Vengeance" (2002), "Oldboy "(Grand Prix du Festival de Cannes en 2004) et "Lady Vengeance" (présenté à la Mostra de Venise en 2005). Depuis, il y a eu "Je suis un cyborg", "Thirst, ceci est mon sang" (Prix du Jury à Cannes 2009) et "Stoker". Adaptation de « Du bout des doigts », roman de la britannique Sarah Waters paru en 2002 et déjà adapté pour la télévision britannique en 2005, Mademoiselle, premier film en costumes de Park Chan-Wook, a été présenté en compétition lors du dernier Festival de Cannes. L’histoire qui provenait du roman de Sarah Waters aurait pu donner un film passionnant. La longueur du film et le côté « j’aime bien me regarder filmer » de Park Chan-Wook ont malheureusement tendance à vite émousser l’intérêt du spectateur, malgré la qualité du jeu et la beauté des comédiennes Kim Min-Hee et Kim Tae-Ri.
Michael R
Michael R

140 abonnés 1 530 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 janvier 2017
Le film brouille les pistes: tantot mélo, tantôt drame, roublard, féministe et saphique, drôle ou inquiétant, posé sans être ennuyeux, ce triptyque fascinant où flotte un parfum de perversion est toujours maîtrisé et d'une beauté incroyable. Un chef d'oeuvre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 octobre 2016
Un petit bijou de mise en scène et de technique. Un histoire d'amour mais aussi de manipulation. Un thriller magistral mais non dénué d'humour. Bref le grand Park Chan-Wook est de retour en grande forme. A voir absolument sur grand écran !!!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 octobre 2016
Fabuleux, artistique, tragique, rêveur, poétique, rare.
Ces deux femmes sont d'une beauté à couper le souffle. Leur histoire est belle.
On apprécie le jeu malsain des personnages et leur capacité à s'emparer de l'écran. On se laisse captivé par la scènes moins pudiques. Du côté sonore et visuel on est bluffé. Un très beau drame ou les décors et l'ambiance générale du film nous laisse rêveur en sortant de la salle conquis.
Robin M
Robin M

84 abonnés 283 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 octobre 2016
En transposant le roman Du bout des doigts de Sarah Waters dans la Corée colonisée des années 1930, Park Chan-Wook se hasarde pour la première fois dans le genre du film d’époque. Une incursion qui pourrait paraître étonnante, si elle ne répondait pas à l’inclinaison du cinéaste pour un certain sadisme corporel et spirituel. Une position sur l’échiquier cinéphile qui le place comme le maître d’une cinématographie, celle sud-coréenne, déjà bien tourmentée. Il trouve, en effet, chez la romancière galloise les ingrédients nécessaires à ses obsessions sous les traits des différents personnages : Sookee (Kim Tae-ri), une jeune pickpocket virtuose qui entre au service d’une riche héritière japonaise ; Hideki (Kim Min-hee), cette envoutante maîtresse emprisonnée par un oncle lubrique ; et le « Comte » (Ha Jeong-woo) tirant les ficelles d’une machination visant à s’emparer, avec l’aide de sa complice Sookee, du magot.

Par son ampleur (2h25), Mademoiselle s’affilie au classicisme des grandes sagas qui avaient périclité à la fin des années 1970 dans une société visant, même dans le domaine cinématographique, à une plus grande efficacité. La durée est ici perçue comme un moyen d’expression propre qui permet, paradoxalement, aussi bien de perdre que de guider le spectateur dans les différents degrés du complot. A l’instar de Rashomon (Kurosowa, 1950), le film multiplie ainsi les regards en changeant brusquement à deux reprises de points de vue – Sookee, Hideko et le Comte – pour faire émerger dans la répétition des scènes une vérité suprême. Néanmoins, le fonctionnement autarcique de chaque récit rend aride le procédé pour ne laisser qu’une sensation de déjà-vu. Park Chan-Wook tente alors, tant bien que mal, de sauver ce scénario finalement assez classique par sa mise en scène.

Le cinéaste sud-coréen instrumentalise sa réalisation pour participer, lui aussi, à ce jeu de manipulation. Il enferme ses personnages dans une maison de poupée perdue architecturalement entre les traditions anglaises et japonaises. Il en étire les perspectives par des travellings, assez impressionnants, pour construire une sorte de sarcophage labyrinthique. Les protagonistes sont réduits à des figurines qui se regardent en chiens de faïence. Ils sont les pions du théâtre de Park Chan-Wook qui se dédouble au sein des lectures sadiennes organisées par l’oncle. Le spectateur devient alors le témoin d’un jeu de regards altéré par les véritables désirs charnels des personnages. Ainsi la relation saphique entre les deux actrices repose sur un rapport au double, comme lors de la scène où Hideko habille Sookee de ses vêtements, qui conduit à la fusion complète des corps. Au moment du rapport sexuel, Park Chan-Wook joue alors sur la symétrie des corps pour faire disparaître les visages des actrices.

Cependant, le cinéaste apparaît dans Mademoiselle comme un marionnettiste libidineux se jouant de ses personnages pour répondre au cahier des charges de ses propres névroses. Ce thriller verbeux s’impose comme une projection, vulgairement esthétisée, d’un fantasme lesbien dirigé par et pour un public masculin hétérosexuel. Park Chan-Wook fait du désir féminin une sorte de perversion ne pouvant trouver sa jouissance que dans les multiples références phalliques comme cette fellation faite sur le doigt de Sookee par Hideko. Le réalisateur renoue ainsi avec les récits érotiques de l’ère Meiji que l’oncle orchestre : des boules de geisha à l’inculcation d’une culture du viol. Cette subversion est d’autant plus dérangeante qu’elle semble se restreindre lorsqu’un désir uniquement féminin éclate pour rester, par autocensure, dans une normalité machiste face à la sexualité.

Enfin, Park Chan-Wook écrase son récit par son besoin de montrer, de manière ostentatoire, son rôle de réalisateur. Il se contente de créer des effets de cinéma, parfois remarquablement pensés, plutôt que de tenter d’accompagner – voire même simplement de représenter – les motivations et les désirs de ses personnages. Ne voyant qu’un soucis plastique, il s’embourbe dans le décorum pesant du film d’époque. Le cinéaste ne parvient pas, pareillement à un Hou Hsiao-Hsien (The Assassin), à saisir les détails presque cachés qui permettent de faire frémir un plan et de sublimer les enjeux sentimentaux et sensoriels du temps qui s’écoule.
Alexandre B.
Alexandre B.

7 abonnés 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 novembre 2016
Le plus beau film que j'ai pu voir cette année, Mademoiselle est la définition même du "Chef d'Oeuvre". J'étais un grand fan d'Old Boy, et ce grand retour de Park Chan-wook est à la fois magnifique, ingénieux, captivant, sublime, drôle par moment, touchant le reste du temps et merveilleusement joué ! Mon film préféré de 2016 : À VOIR ABSOLUMENT!!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 octobre 2016
vu en avant première à l'institut lumière en présence du réalisateur à l'humour décapant

un film verbeux, long mais splendide.
une superbe histoire d'amour et pleins de scènes sexuellement explicites (attention aux âmes sensibles)
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 17 octobre 2016
Un film incroyablement rythmé qui parle avec grande subtilité d'une belle histoire d'amour.
On y croit à fond, c'est beau, chaque plan est travaillé et les discours sont géniaux.
Un film plein de surprise, de rebondissements, peut être le meilleur du génie coréen.
Jonathan P
Jonathan P

74 abonnés 395 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 octobre 2016
Corée années 30, pendant la colonisation japonaise.
Une jeune femme du nom de Sookee est engagée comme servante d’une riche Japonaise Hideko, vivant recluse sous la coupe d’un oncle tyrannique Oncle Kouzuki qui dispose d’une collection d’œuvre de littérature bien spéciale, dans une majestueuse demeure mélangeant le style anglais au japonais.
Mais Sookee a un secret….Avec l’aide d’un escroc elle compte détourner toute sa fortune.

Park Chan-Wook réalisateur du cultisme OLD BOY. N’ayons pas peur des mots, il réalise à mes yeux le chef-d’œuvre d’une vie.
Un des plus grand film féministe de cette année, un drame romanesque mélangent à la perfection thriller et perversions sexuelles.
On pense bien évidement à Quentin Tarantino et à Brian De Palma qui devraient trouver tout leur bonheur le jour où ils découvriront ce film.

Mais il ne faut pas oublier que MADEMOISELLE est avant tout une sublime histoire d’amour. Comme le fut La vie d’Adèle, je me dois de rester silencieux sur le déroulement de l’intrigue, pour ne pas vous gâcher le plaisir indéniable qui se dégage de ce film au twist incroyable et multiple.
2h25 de bonheur incomparable, certes je n’ai vue que 13 films en 4 jours, rien n’est joué encore pour la Palme d’or, bien au contraire.

On trouve un scénario incroyable, un grand merci à la femme de Park Chan-Wook qui a conseillé à son mari d’adapter ce livre au cinéma.
Ce film est un tel chef d’œuvre qu’il faudrait citer tous les corps de métiers qui ont participé à sa réalisation.
Une mise en scène sublime composée de talent sans précédant mis en valeur par la décoration de Ryu Seong-Hee.

On retrouve Chung-Hoon Chung grand ami fidèle de Park Chan-Wook qui émerveille le film par sa photographie.

On peut également féliciter Sang-Kyung Cho pour ses costumes incroyables, qui avant cela avait travaillé sur l’excellent A bitterseet Life de Kim Jee-woon.

Sans oublier bien évidement Cho Young-Wuk qui pour leur cinquième collaboration, réalise ici l’une des plus belle composition musicale de cette année 2016.

Sookee est interprétée par Kim Tae-Ri qui fait ses premiers pas dans le monde du cinéma, grande habituée du théâtre, elle s’impose comme l’une des révélations du Festival de Cannes. Elle devrait obtenir amplement le prix d’interprétation féminine..

Vous aurez compris, c’est plus qu’un grand film, c’est une merveille d’intelligence et d’érotisme. Tout aussi jouissif que cette scène de fin sous une magnifique lune, au bruit de boules de geishas.
Je suis tombé littéralement amoureux de Mademoiselle, mon cœur a tout simplement été rempli de bonheur.
Mais il faut se rendre à l’évidence ce film mérite un prix Dimanche prochain.

ps : Critique durant le Festival de Cannes mon avis reste le mêmebien sur
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