Mademoiselle
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Alolfer
Alolfer

191 abonnés 1 852 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 octobre 2025
Tout les superlatifs du monde, ne suffisent pas pour décrire ce film ! "Mademoiselle" de Park Chan Wook est une oeuvre qui dépasse tout ce que j'ai pu imaginé. Entre son histoire captivante, intrigante ; Une mise en scène magnifique esthétiquement et l'interprétation des actrices/acteurs, on peut rien reprocher à ce film tant qu'il est maîtrisé durant tout le long. J'insiste sur son histoire qui est... sans voix. Bouleversant et puissant (notamment par ces messages et le sous texte) ! Un des meilleurs films de la decennie 2010 et probablement LE meilleur film coréen de l'histoire du cinéma.
Theo
Theo

44 abonnés 1 090 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 décembre 2024
Mademoiselle, réalisé par Park Chan-wook, s’affirme comme une réalisation d’une puissance narrative et esthétique extraordinaire, un film où chaque élément – de l’intrigue à la mise en scène – s’entrelace pour créer une symphonie cinématographique. Ce thriller psychologique dépasse les attentes du genre, offrant une immersion dans les méandres du désir, de la manipulation et de la quête de liberté.

Adapté du roman Du bout des doigts de Sarah Waters, le film transpose l’intrigue dans la Corée coloniale des années 1930, ajoutant une dimension historique qui renforce les enjeux narratifs. Découpée en trois parties distinctes, l’histoire dévoile ses secrets à travers des points de vue successifs, révélant une complexité psychologique et une tension dramatique qui s’amplifient à chaque acte.

L’intrigue, centrée sur les stratagèmes de Sook-hee, Hideko et le Comte, se déploie avec une précision méthodique. Chaque retournement de situation est un coup de théâtre magistralement orchestré, bouleversant les attentes du spectateur tout en enrichissant la profondeur des personnages. La relation entre Hideko et Sook-hee, à la fois sensuelle et sincère, s’impose comme le cœur battant de cette œuvre, explorant la fragilité et la force des émotions humaines.

La mise en scène de Park Chan-wook est une démonstration de maîtrise absolue. Chaque plan est une œuvre d’art, où les compositions soignées et l’utilisation magistrale de la lumière créent une atmosphère envoûtante. Le manoir de Kouzuki, avec ses couloirs labyrinthiques et ses recoins sombres, devient le théâtre idéal d’une intrigue où la manipulation et la tromperie sont omniprésentes.

Les scènes d’intimité entre Hideko et Sook-hee, bien que explicites, sont filmées avec une sensualité élégante, évitant tout voyeurisme. Elles transcendent la simple représentation pour devenir une célébration de l’amour et du désir, capturant la connexion émotionnelle des deux personnages avec une délicatesse rare.

Le jeu des acteurs est tout simplement éblouissant. Kim Tae-ri, dans son rôle de Sook-hee, livre une performance d’une justesse et d’une intensité remarquables. Son interprétation traduit parfaitement la candeur initiale de son personnage, ainsi que sa transformation en une femme déterminée et loyale.

Kim Min-hee, en Hideko, est tout aussi impressionnante. Elle incarne avec brio une femme prise au piège d’un monde oppressant, naviguant entre soumission apparente et rébellion subtile. Ha Jung-woo, en Comte manipulateur, et Cho Jin-woong, en Kouzuki terrifiant, apportent une profondeur supplémentaire à l’ensemble, rendant chaque interaction fascinante.

La musique de Jo Yeong-wook complète magnifiquement l’esthétique du film. Alternant entre des morceaux classiques et des compositions originales, elle amplifie l’intensité émotionnelle de chaque scène. Les silences calculés, entrecoupés de sonorités subtiles, participent à une immersion totale dans cet univers riche et complexe.

Mademoiselle n’est pas simplement un thriller psychologique. Il s’agit d’une œuvre qui interroge les relations de pouvoir, l’oppression systémique et la quête d’émancipation. À travers les dynamiques entre ses personnages, le film explore des thèmes tels que l’identité, la sexualité et la lutte contre l’autorité.

La figure de Kouzuki, collectionneur obsessionnel et tyrannique, devient une métaphore des systèmes oppressifs qui exploitent les plus vulnérables. Par contraste, la rébellion de Hideko et Sook-hee symbolise la victoire de l’esprit humain sur la contrainte. Leur destruction des livres pervers de Kouzuki marque une libération cathartique, un acte de défi contre un monde de domination et de violence.

Les décors et les costumes méritent une mention spéciale. Le manoir, à mi-chemin entre l’architecture japonaise et occidentale, reflète les tensions culturelles de l’époque. Les costumes somptueux, conçus par Cho Sang-kyung, renforcent cette dualité, ajoutant une couche de signification visuelle à chaque scène.

Park Chan-wook prouve une fois de plus qu’il est un maître du cinéma. Avec Mademoiselle, il livre un film à la fois audacieux et profondément humain, combinant une narration complexe à une esthétique visuelle époustouflante. Chaque élément, de l’intrigue aux performances, s’imbrique parfaitement pour offrir une expérience cinématographique inoubliable.

Mademoiselle est un triomphe artistique, un film où la beauté visuelle rencontre une profondeur narrative et émotionnelle exceptionnelle. Avec sa réalisation sublime, son casting exceptionnel et ses thématiques puissantes, il s’impose comme une œuvre incontournable et un jalon du cinéma moderne.
Fryzer
Fryzer

18 abonnés 388 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mars 2024
Park Chan-wook ???? T’en a pas marre de me mettre des gifles comme ça ? Encore un film prodigieux, digne de ce nom dans tous les sens du termes. On est propulsé dans une Corée, occupée par le Japon dans les années 30, où y retrouve le comte Fujiwara qui a pour ambition de marier Mademoiselle Hideko pour récupérer essentiellement son héritage, il embauche donc Sook-he, une prétendue voleuse, qui doit parvenir à faire en sorte que Mademoiselle Hideko tombe amoureuse du comte pour qu’il part vienne à ses fins. Qui fait le malin tombe dans le ravin je dirais bien car Sook-he va se faire prendre à son propre jeu, entre l’amour, la confusion, la manipulation, la confiance, je ne parle même pas de la suite des événements car c’est juste spectaculaire le niveau d’écriture tout au long du récit, les trois parties sont exceptionnelles à leur manière et j’étais à fond de la première à la dernière minute. Réalisation, mise en scène, musiques, costumes, interprétations, photographie… le film est MAITRISÉ d’une vraie main de maître. PCW tu es trop fort, j’ai pas d’autres mots à dire, tout le monde doit voir ce film. L’actrice Kim Tae-ri, je suis in love, elle était trop impressionnante. Chapeau.
Sabine
Sabine

12 abonnés 119 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 juin 2023
Un film esthétiquement de très haut niveau, beau, et sensuel. Le récit m'a rappelé "Bound". Là où les Wachowski jouaient avec les codes du film noir pour aboutir à l'union de deux femmes qui échappaient à l'emprise des hommes, Park Chan-wook fait la même chose en jouant avec les codes du film à l'érotisme japonisant. Les trois chapitres m'ont quant à eux fait pensé au "Dernier Duel" qui démontrait que la narration d'évènements varie beaucoup suivant qui la fait, chacun ayant son point de vue et sa vérité (et une connaissance plus ou moins approfondis des faits). Un film donc intéressant à plein de niveaux et éblouissant.
Jipéhel
Jipéhel

103 abonnés 657 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mai 2023
L’immonde du travail

Ce polar coréen a fait la clôture de la Semaine Internationale de la Critique au Festival de Cannes 2022, et y a fait un triomphe. A en juger par 137 minutes – qu’on ne voit pas passer -, c’est un triomphe mérité. July Jung m’avait enthousiasmé en 2014 avec son 1er film, A girl at my door. Elle récidive avec ce drame policier atypique. Kim Sohee est une lycéenne au caractère bien trempé. Pour son stage de fin d’étude, elle intègre un centre d’appel de Korea Telecom. En quelques mois, son moral décline sous le poids de conditions de travail dégradantes et d’objectifs de plus en plus difficiles à tenir. Une suite d’événements suspects survenus au sein de l’entreprise éveille l’attention des autorités locales. En charge de l’enquête, l’inspectrice Yoo-jin est profondément ébranlée par ce qu’elle découvre. Seule, elle remet en cause le système. Nul ne peut sortir indemne de ce film qui dresse un état des lieux plus qu’alarmant du monde du travail, certes, en Corée du Sud, mais est-on vraiment à l’abri ? Ne faut-il pas réagir avant que tout cela ne vienne jusque chez nous ? Un film lanceur d’alerte !
L’intrigue s’articule en deux parties très distinctes. Le drame de Kim Sohee et la seconde, l’enquête policière et ses nombreuses ramifications. Aussi passionnant que déprimant. Car cette lutte du pot de terre contre les pots de fer, crée un véritable malaise tout en nous tenant en haleine de bout en bout. Peut-on s’affranchir d’un système coercitif ? Peut-on seulement lutter contre lui ? La perversion généralisée dudit système a ici des effets dévastateurs. Et c’est bien ce que nous décrit avec précision tout le scénario. Et quand, en l’occurrence, une autopsie est mise en cause, on comprend facilement le message. La mise en scène est toute en sobriété, avec une utilisation subtile de la lumière et du hors-champ. Une bande-son minimaliste, aucun effet de caméra superflu, une écriture ciselée par une cinéaste qui sait prendre son temps et qui s’est inspirée d’un fait divers qui a défrayé la chronique sud-coréenne. Ce récit impitoyable est un très grand film.
Le casting est dominé par la prestation tout en finesse de la formidable Doona Bae, déjà vue dans le 1er film de July Jung et dernièrement dans Les Bonnes étoiles de Kore-Eda. Pour ma part, Kim Si-eun est une révélation qu’on ne demande qu’à revoir. Tous les autres acteurs et actrices coréens et coréennes sont parfaits jusqu’aux moindres des petits rôles. Quelle leçon de cinéma. Ah ! Ce rayon de soleil au fond d’un bar que les deux héroïnes contemplent à deux instants différents du film, qui suspend le temps et brille comme une lueur d’espoir dans un monde devenu inhumain, le monde du travail qui broie les individus et qui va jusqu’à oublier de les nourrir. Ne ratez pas ce chef d’œuvre. Oui le cinéma peut faire changer les choses.
Lolitagraba13
Lolitagraba13

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mai 2023
Tout est incroyable dans ce film, Park Chan Wook nous prouve une nouvelle fois ces talents de réalisateur
L'homme sans nom
L'homme sans nom

182 abonnés 1 185 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 mai 2023
Plutôt convaincu par le cinéma sud-coréen, j'avais été dessus du dernier film de Park Chan-Wook, Decision to leave. Et C'est encore le cas avec Mademoiselle. Si la première partie m'a tout de suite fait entré dans le film, les suivantes sont moins passionnantes et surtout ont un peu perdu mon attention. Le récit qui repart du début pour fournir un autre points de vu, procédé pre-existant et repris d'ailleurs par Ridley Scott. Je suis donc sorti du film qui, rend ses personnages finalement peu attachants, les émotions naissantes de la première partie s'amenuisent considérablement ensuite pour ma part. Dommage car sinon, la réalisation est inspirée.
Housty
Housty

2 abonnés 48 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 avril 2023
Très bon film, ce qui n'est pas étonnant de la part de Park Chan Wook, qui arrive toujours à me surprendre avec des films et des scénarios très originaux. Ici on suit le périple d'une voleuse reconverti en servante, pour le compte d'une riche personne très intriguante. Le scénario est original et très intéressant, le film commence doucement mais après deux ou trois révélations tout cela avance très vite et on apprécie encore plu l'oeuvre. Je vous le conseille.
Dracomas
Dracomas

28 abonnés 23 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 mars 2023
Narration vraiment intéressante, le reste est du classique. Rien ne nous transcende, le médium cinéma n'est pas être pas le meilleur pour ce film. Bon moment passé cependant, mais sans plus.
sylvie valsy44
sylvie valsy44

23 abonnés 137 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 mars 2023
Un film qui ne nous laisse pas indemne ... je l'ai regardé jusqu'au bout mais j'ai été souvent trés mal à l'aise ,et cet oncle qui use et abuse de sa famille pour son coté pervers ! et ces hommes qui se délectent des lectures de ses nièces , j'espère que ca n'a jamais existé !
vince113
vince113

49 abonnés 208 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 février 2023
Ce qui ressemble à un immense exercice de style - le film est visuellement splendide -, cache finalement un cœur (l’histoire d’une passion amoureuse qui l’emporte sur tout) et une dimension sociale (le colonialisme japonais, l’affrontement de classes). Certes, le récit souffre de longueurs et d’un côté trop mécanique (les innombrables rebondissements), mais il parvient à marier perversité (humaine et sociale) et lyrisme dans un bel élan esthétique. Derrière sa relative artificialité, le dernier film de Park Chan-wook possède ainsi de beaux atouts, et pas uniquement ceux de son écrin magnifique.
Milano99
Milano99

5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 janvier 2023
C’est sur une Corée occupée par le Japon que Park Chan Wook a jeté son dévolu afin de réaliser une nouvelle « masterclass ».
Cet habile mélange de la Vie d’Adèle et de Jacky Chan nous emmène au cœur d’un véritable melting-pot social où toutes les couches de la société se mélangent, se lient et parfois ne font qu’un.
Parce qu’en plus d’être une satire sociale, ce long métrage coréen est aussi une ode à l’érotisme et à la découverte du corps. Exploitant le registre de l’apprentissage en en inversant toutefois le professeur et l’élève, Mademoiselle livre des scènes érotiques toujours explicites sans jamais n’être vulgaires.
Profondément féministe, ce film voit les personnages féminins s’affirmer, s’opposer et triompher face à un système japonais patriarcal, en bref une grande partie de chifoumi à la fin de laquelle ce sont les ciseaux qui gagnent.
Le jeu de séduction triangulaire, qui n’est pas sans nous rappeler Les Liaisons dangereuses de Laclos, offre un scénario exaltant remarquablement magnifié par des plans et une réalisation qui nous rappellent à quel point Park Chan Wook est un génie dans son domaine. Un génie qui se trouve être, ici, lesbien.
En bref, une perle du cinéma moderne entre amour, gloire et cruauté.
riverainpsy
riverainpsy

47 abonnés 433 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 novembre 2022
Un film absolument remarquable, vénéneux et cruel , à la fois cru et raffiné, au scénario impeccable avec des interprètes absolument remarquables , dont Kim Tae Ri, des décors somptueux et une photographie luxueuse. Avec en creux une peinture sociale de la Corée pleine de finesses et d'allusion, mais suffisamment universelle aussi pour que tous en prennent la mesure.
TUTUR29
TUTUR29

53 abonnés 1 363 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 septembre 2022
J'ai passé un bon moment devant Mademoiselle, son principal atout est sa relation amoureuse entre la domestique et la comtesse. A la manière de Thirst, Park Chan-wook arrive encore à insuffler de la poésie (notamment grâce aux magnifiques musiques) dans cette relation qui paraît impossible. J'ai quand même trouvé pas mal de longueurs devant ce film et tout ce qui ne concernait pas la relation amoureuse ne m'intéressait pas tant que ça malheureusement. Ça reste un bon film, je recommande !
Isaac L
Isaac L

13 abonnés 122 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 septembre 2022
Mademoiselle est un excellent film de Park Chan-Wook et un de mes films coréens préférés.
La mis en scène est grandiose, nottamment avec ces plans séquences somptueux et ces travelings impressionnants et vertigineux. Les décors et les paysages sont magnifiques, de même que la musique, très lyrique et inspirante. On est tout de suite plongés dans le Japon des années 20-30. Les acteurs sont géniaux et épatants, de même que le scénario qui regorge de retournements de situation innatendus. C'est un film qui parle avant de tout de passion et d'amour, et de comment ceux ci triomphent de l'argent. Park Chan-Wook met également en avant le rôle des femmes, on sent qu'il veut leurs donner un plus grand rôle et une autonomie vis à vis de la gente masculine.
Un grand film !
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