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Fryzer
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5,0
Publiée le 25 mars 2024
Park Chan-wook ???? T’en a pas marre de me mettre des gifles comme ça ? Encore un film prodigieux, digne de ce nom dans tous les sens du termes. On est propulsé dans une Corée, occupée par le Japon dans les années 30, où y retrouve le comte Fujiwara qui a pour ambition de marier Mademoiselle Hideko pour récupérer essentiellement son héritage, il embauche donc Sook-he, une prétendue voleuse, qui doit parvenir à faire en sorte que Mademoiselle Hideko tombe amoureuse du comte pour qu’il part vienne à ses fins. Qui fait le malin tombe dans le ravin je dirais bien car Sook-he va se faire prendre à son propre jeu, entre l’amour, la confusion, la manipulation, la confiance, je ne parle même pas de la suite des événements car c’est juste spectaculaire le niveau d’écriture tout au long du récit, les trois parties sont exceptionnelles à leur manière et j’étais à fond de la première à la dernière minute. Réalisation, mise en scène, musiques, costumes, interprétations, photographie… le film est MAITRISÉ d’une vraie main de maître. PCW tu es trop fort, j’ai pas d’autres mots à dire, tout le monde doit voir ce film. L’actrice Kim Tae-ri, je suis in love, elle était trop impressionnante. Chapeau.
Un film esthétiquement de très haut niveau, beau, et sensuel. Le récit m'a rappelé "Bound". Là où les Wachowski jouaient avec les codes du film noir pour aboutir à l'union de deux femmes qui échappaient à l'emprise des hommes, Park Chan-wook fait la même chose en jouant avec les codes du film à l'érotisme japonisant. Les trois chapitres m'ont quant à eux fait pensé au "Dernier Duel" qui démontrait que la narration d'évènements varie beaucoup suivant qui la fait, chacun ayant son point de vue et sa vérité (et une connaissance plus ou moins approfondis des faits). Un film donc intéressant à plein de niveaux et éblouissant.
Ce polar coréen a fait la clôture de la Semaine Internationale de la Critique au Festival de Cannes 2022, et y a fait un triomphe. A en juger par 137 minutes – qu’on ne voit pas passer -, c’est un triomphe mérité. July Jung m’avait enthousiasmé en 2014 avec son 1er film, A girl at my door. Elle récidive avec ce drame policier atypique. Kim Sohee est une lycéenne au caractère bien trempé. Pour son stage de fin d’étude, elle intègre un centre d’appel de Korea Telecom. En quelques mois, son moral décline sous le poids de conditions de travail dégradantes et d’objectifs de plus en plus difficiles à tenir. Une suite d’événements suspects survenus au sein de l’entreprise éveille l’attention des autorités locales. En charge de l’enquête, l’inspectrice Yoo-jin est profondément ébranlée par ce qu’elle découvre. Seule, elle remet en cause le système. Nul ne peut sortir indemne de ce film qui dresse un état des lieux plus qu’alarmant du monde du travail, certes, en Corée du Sud, mais est-on vraiment à l’abri ? Ne faut-il pas réagir avant que tout cela ne vienne jusque chez nous ? Un film lanceur d’alerte ! L’intrigue s’articule en deux parties très distinctes. Le drame de Kim Sohee et la seconde, l’enquête policière et ses nombreuses ramifications. Aussi passionnant que déprimant. Car cette lutte du pot de terre contre les pots de fer, crée un véritable malaise tout en nous tenant en haleine de bout en bout. Peut-on s’affranchir d’un système coercitif ? Peut-on seulement lutter contre lui ? La perversion généralisée dudit système a ici des effets dévastateurs. Et c’est bien ce que nous décrit avec précision tout le scénario. Et quand, en l’occurrence, une autopsie est mise en cause, on comprend facilement le message. La mise en scène est toute en sobriété, avec une utilisation subtile de la lumière et du hors-champ. Une bande-son minimaliste, aucun effet de caméra superflu, une écriture ciselée par une cinéaste qui sait prendre son temps et qui s’est inspirée d’un fait divers qui a défrayé la chronique sud-coréenne. Ce récit impitoyable est un très grand film. Le casting est dominé par la prestation tout en finesse de la formidable Doona Bae, déjà vue dans le 1er film de July Jung et dernièrement dans Les Bonnes étoiles de Kore-Eda. Pour ma part, Kim Si-eun est une révélation qu’on ne demande qu’à revoir. Tous les autres acteurs et actrices coréens et coréennes sont parfaits jusqu’aux moindres des petits rôles. Quelle leçon de cinéma. Ah ! Ce rayon de soleil au fond d’un bar que les deux héroïnes contemplent à deux instants différents du film, qui suspend le temps et brille comme une lueur d’espoir dans un monde devenu inhumain, le monde du travail qui broie les individus et qui va jusqu’à oublier de les nourrir. Ne ratez pas ce chef d’œuvre. Oui le cinéma peut faire changer les choses.
Plutôt convaincu par le cinéma sud-coréen, j'avais été dessus du dernier film de Park Chan-Wook, Decision to leave. Et C'est encore le cas avec Mademoiselle. Si la première partie m'a tout de suite fait entré dans le film, les suivantes sont moins passionnantes et surtout ont un peu perdu mon attention. Le récit qui repart du début pour fournir un autre points de vu, procédé pre-existant et repris d'ailleurs par Ridley Scott. Je suis donc sorti du film qui, rend ses personnages finalement peu attachants, les émotions naissantes de la première partie s'amenuisent considérablement ensuite pour ma part. Dommage car sinon, la réalisation est inspirée.
Très bon film, ce qui n'est pas étonnant de la part de Park Chan Wook, qui arrive toujours à me surprendre avec des films et des scénarios très originaux. Ici on suit le périple d'une voleuse reconverti en servante, pour le compte d'une riche personne très intriguante. Le scénario est original et très intéressant, le film commence doucement mais après deux ou trois révélations tout cela avance très vite et on apprécie encore plu l'oeuvre. Je vous le conseille.
Narration vraiment intéressante, le reste est du classique. Rien ne nous transcende, le médium cinéma n'est pas être pas le meilleur pour ce film. Bon moment passé cependant, mais sans plus.
Un film qui ne nous laisse pas indemne ... je l'ai regardé jusqu'au bout mais j'ai été souvent trés mal à l'aise ,et cet oncle qui use et abuse de sa famille pour son coté pervers ! et ces hommes qui se délectent des lectures de ses nièces , j'espère que ca n'a jamais existé !
Ce qui ressemble à un immense exercice de style - le film est visuellement splendide -, cache finalement un cœur (l’histoire d’une passion amoureuse qui l’emporte sur tout) et une dimension sociale (le colonialisme japonais, l’affrontement de classes). Certes, le récit souffre de longueurs et d’un côté trop mécanique (les innombrables rebondissements), mais il parvient à marier perversité (humaine et sociale) et lyrisme dans un bel élan esthétique. Derrière sa relative artificialité, le dernier film de Park Chan-wook possède ainsi de beaux atouts, et pas uniquement ceux de son écrin magnifique.
C’est sur une Corée occupée par le Japon que Park Chan Wook a jeté son dévolu afin de réaliser une nouvelle « masterclass ». Cet habile mélange de la Vie d’Adèle et de Jacky Chan nous emmène au cœur d’un véritable melting-pot social où toutes les couches de la société se mélangent, se lient et parfois ne font qu’un. Parce qu’en plus d’être une satire sociale, ce long métrage coréen est aussi une ode à l’érotisme et à la découverte du corps. Exploitant le registre de l’apprentissage en en inversant toutefois le professeur et l’élève, Mademoiselle livre des scènes érotiques toujours explicites sans jamais n’être vulgaires. Profondément féministe, ce film voit les personnages féminins s’affirmer, s’opposer et triompher face à un système japonais patriarcal, en bref une grande partie de chifoumi à la fin de laquelle ce sont les ciseaux qui gagnent. Le jeu de séduction triangulaire, qui n’est pas sans nous rappeler Les Liaisons dangereuses de Laclos, offre un scénario exaltant remarquablement magnifié par des plans et une réalisation qui nous rappellent à quel point Park Chan Wook est un génie dans son domaine. Un génie qui se trouve être, ici, lesbien. En bref, une perle du cinéma moderne entre amour, gloire et cruauté.
Un film absolument remarquable, vénéneux et cruel , à la fois cru et raffiné, au scénario impeccable avec des interprètes absolument remarquables , dont Kim Tae Ri, des décors somptueux et une photographie luxueuse. Avec en creux une peinture sociale de la Corée pleine de finesses et d'allusion, mais suffisamment universelle aussi pour que tous en prennent la mesure.
J'ai passé un bon moment devant Mademoiselle, son principal atout est sa relation amoureuse entre la domestique et la comtesse. A la manière de Thirst, Park Chan-wook arrive encore à insuffler de la poésie (notamment grâce aux magnifiques musiques) dans cette relation qui paraît impossible. J'ai quand même trouvé pas mal de longueurs devant ce film et tout ce qui ne concernait pas la relation amoureuse ne m'intéressait pas tant que ça malheureusement. Ça reste un bon film, je recommande !
Mademoiselle est un excellent film de Park Chan-Wook et un de mes films coréens préférés. La mis en scène est grandiose, nottamment avec ces plans séquences somptueux et ces travelings impressionnants et vertigineux. Les décors et les paysages sont magnifiques, de même que la musique, très lyrique et inspirante. On est tout de suite plongés dans le Japon des années 20-30. Les acteurs sont géniaux et épatants, de même que le scénario qui regorge de retournements de situation innatendus. C'est un film qui parle avant de tout de passion et d'amour, et de comment ceux ci triomphent de l'argent. Park Chan-Wook met également en avant le rôle des femmes, on sent qu'il veut leurs donner un plus grand rôle et une autonomie vis à vis de la gente masculine. Un grand film !
Et si ce film était aussi l'histoire d'un érotisme enfin libéré, se moquant des convenances, doux et charnel, qui renoue avec le sentiment, contre une pornographie froide, sophistiquée, intellectualisée, réifiante. La naïveté finit par l'emporter sur le calcul, la simplicité de l'alchimie des corps sur les roueries ingénieuses. La fleur naît du mal.
Bon thriller, avec pas mal de manipulations, d'erotisme et de sadisme qui le classe dans une catégorie de film à part. Avec Park Chan Wook, la réalisation est toujours parfaite avec une photographie plaisante. L'histoire quant à elle est passionnante avec un scénario à tiroir et pas mal de twists qui arrivent à surprendre les spectateurs. Le gros point noir du film et qu'on vire trop dans le thriller érotique, alors oui il y'a des scènes utiles pour la compréhension de l'histoire, mais d'autres inutiles avec trop de sadisme, qui rend le film assez long, même si je n'ai pas vu le temps passer, car le reste étant intéressant.