Ce dernier film de Park Chan-wook s'avère difficile à aborder, une véritable splendeur esthétique où chaque plan est techniquement parfait, souvent digne d'une peinture, une photographie d'une richesse et d'une composition incroyables. Ensuite, un scénario alambiqué, subtile variation autour du triangle amoureux, une écriture qui rappelle "Rashomon" d'Akira Kurosawa dans une atmosphère à l'érotisme cru proche du film de Jean-Jacques Annaud "L'amant". Indiscutablement impressionnant, une claque mais peut-être pas le coup de coeur attendu à cause de l'absence de scènes aussi marquantes, anthologiques que dans "Old boy" ou même "Thirst" mais également à cause d'un rythme assez lent. Un ensemble qui reste tout de même très satisfaisant.
Tout d'abord je suis indigné par certains commentaires fondé sur rien, qui ne sont pas objectif. Je laisse tout de même la liberté d'aimer ou de ne pas aimé une œuvre, avec evidence chacun ces goûts. Mais je trouve ça déplacé que certaine personne, par commentaires ou même face à moi ose me dire que ce film "est un navet" et bien d'autres insulte. Le pire dans cela c'est qu'il n'y a pas d'arguments qui explique pourquoi il devrait être si nul, comme ils le prétendent si bien.
Le film a une réalisation incroyable, que ce soit le casting, les plans, les bande sons et tout ce qui accompagne les deux heures de films.
Il est vrai qu'il faut avoir deux approche par rapport au film, il s'agirait même de le regarder deux fois pour tout comprendre. La profondeur d'histoire est unique et bien introduit, cela peu paraître ennuyant, deux heures plutôt longues, mais nécessaire pour emmener l'histoire jusqu'au bout.
Sa serait bien trop compliqué de l'analyser en entier, mais je conseil seulement de le voir et de ce faire sont propre avis sur la chose. Après tout qui suis-je pour dicté vos choix.
Un film qui alterne le bon (les retournements de situation, le jeu des actrices et acteurs) et le moins bon (trop de scènes osées, presque pornographiques ou encore quelques longueurs durant notamment la deuxième partie). Un film à voir même s'il n'est pas inoubliable.
Les acteurs donnant vie de façon incroyable à ce mélange de toile de maître et de chef d'oeuvre littéraire. Le seul regret est sa longueur et sa seconde partie pas vraiment parfaite. A réserver tout de même à un public averti et majeur.
Thriller psychologique esthète, à la réalisation minutieuse, serpentant habilement en tiroirs autour de la perversion, de l’érotisme et de la manipulation. Un décor posé dans les années 30 en Corée, sous domination japonaise, serti d’un casting féminin ensorcelant. Petit ovni pour public averti.
Un jeu de manipulations fascinant, visuellement splendide et véritablement envoutant. Les images sont magnifiques, le récit est prenant quoiqu'un peu longuet par moments.
Un nouveau très bon film de Park Chan Will. Mademoiselle est un thriller érotique doublé d’une reconstitution de la Corée des années 30. Le film s’attache à montrer que la vérité n’est jamais simple ou simpliste, qu’elle dépend avant tout du point de vue du personnage car nos certitudes se voient peu à peu renverser une fois qu’on en sait plus sur chacun d’entre eux. Le film est d’une grande qualité esthétique, c’est soigné et je dirais même délicat. Une mention à Kim Tae_Ri qui pour moi est la grande révélation de ce film. Même si l’histoire en plusieurs couches fait que le film connaît certaines baisse d’intérêt cela reste très bon dans l’ensemble.
Attention, véritable pur chef d'oeuvre et pépite du cinéma sud coréen pour ce film de Park Chan Wook à qui on doit déjà le sublime Oldboy, film fantastique et surréaliste d'une incroyable beauté esthétique. Ici on a un quasi thriller qui peut se classifier dans le genre thriller mais aussi film d'époque, romance, comédie par moments et film erotique. Plusieurs phases dans ce film où on va de surprises en surprises, de rebondissements en rebondissements, avec une construction scenaristique remarquable et inventive, véritable film puzzle, de machinations, et surtout de stratégies et stratagèmes imbriqués les uns dans les autres. Le génie du film est de nous surprendre de bout en bout, de démonter ce que l'on croyait et voyait et de nous faire douter jusqu'au bout. Différents procédés sont utilisés avec brio, la vision linéaire et chronologique mais aussi les flash backs pour comprendre l'histoire et les personnages et encore et surtout, les mêmes scènes et mêmes moments mais vus de différents points de vues, différents angles de caméra, différents desseins des protagonistes, qui changent alors totalement le sens de telle ou telle scène. On a au moins 5 parties ou épisodes distincts mais chacun préparant ou explicitant le suivant. Il serait fou de révéler quoi que ce soit de l'intrigue tant elle est passionnante et à découvrir en se laissant manipuler avec délectation. Au delà, c'est un film esthétiquement magnifique, d'un érotisme torride tant suggéré que filmé de façon très cru et implicite mais aussi plein de perversité dans la lecture de textes littéraires orientaux. Au firmament de ce film, 2 actrices immenses, sublimes, talentueuses, belles et désirables, Kim Min Hee et Kim Tae Ri. Un film présenté à Cannes à découvrir d'urgence, prenant, passionnant, troublant. Une très grande oeuvre de cinéma, un très grand réalisateur, 2 actrices formidables et un cinéma sud coréen à découvrir absolument.
Cette histoire, originale, promet d’être passionnante, c'est bien le mot. Profonde et laissant place à l'imagination, elle livre un scénario machiavélique d'un homme à femme, japonnais, qui avec la complicité d'une servante coréenne, décident de détrousser une richissime belle et jeune aristocrate japonaise. il doit la séduire puis la faire interner en psychiatrie avant d’hériter de sa fortune. En deux partie, l'histoire est une merveille et l’érotisme qui s'en dégage ne s'adapte malheureusement à tous les yeux, parfois cru ou subjectif on savoure cet érotisme propre à l'Asie. Les scènes s'enchainent et par rétrospection raconte la jeunesse de cette femme belle et mystérieuse. La longueur du film ne gène décidément pas, l’érotisme prend le dessus et n'est jamais "gratuit" . Un bon film à découvrir.
Virtuose comme toujours avec Park Chan Wok, mais cette fois ci, et sans jeu de mot graveleux, un peu trop léché. Une sorte d'excès d'application qui nuit gentiment à la sympathie de l'oeuvre, tout de même très belle et plaisante, avec encore ce don inouï du réalisateur en matière de narration. Malgré cela, on peut commencer à craindre que son cinéma ne sombre trop dans le maniérisme là où au contraire sa fougue le transcendait. Très bon film néanmoins!
Vraiment moyen. Film d'un esthétisme forcené mais qui repose sur un scénario faiblard, avec des longueurs et un récit non chronologique pour faire intello sans doute, des scènes de tortures (habituelles chez Chan-Wook, cf old boy), de belles actrices certes, mais une intrigue vague à rebondissement mais si prévisible. De plus on complique à souhait un scénario simpliste. Les décors sont beaux, c'est bien la seule chose d'intéressante...
Il y a de ces films qui arrivent à vous surprendre de bout en bout pour vous asséner au final une grosse claque et c'est exactement l'effet que m'a fais "Mademoiselle". Le coréen Park Chan-Wook, connu pour le succès de son thriller "Old boy", nous livre une oeuvre tout aussi fascinante, qui joue avec le spectateur tout au long de son déroulée. La mise en scène est fantastique, doublée d'une superbe photographie qui rend le film magnifique sur la plan esthétique. Park Chan-Wook soigne son cadre et propose des scènes très fortes, flirtant entre le drame et le thriller avec une pointe d'érotisme. Ce film est d'une densité folle, à commencer par sa narration qui est éclatée mais parfaitement maîtrisée. Le film se construit en trois partie séparées par deux sortes de petits twist qui changent totalement le regard que le spectateur porte sur le long-métrage. Dès qu'on a l'impression de deviner où le film nous emmène, celui ci connait un virage inattendu qui en chamboule le sens. L’interprétation de l’ensemble des acteurs est incroyable, évoluant à mesure que le film se métamorphose. "Mademoiselle" m'a vraiment laissé sur le cul et fait vivre un grand moment de cinéma, intense et émouvant.
Un film riche en rebondissements et très brillant, que ce soit au niveau du scénario ou esthétiquement. On suit avec passion les différentes parties. L'environnement sordide n'empêche pas la fantaisie particulière de Park Chan-Wok de se déployer pleinement pour un résultat abouti. On est souvent surpris, parfois perplexe, mais tout trouvera une explication, peut-être trop facile mais réjouissante.