1450 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
105 critiques spectateurs
5
37 critiques
4
38 critiques
3
16 critiques
2
8 critiques
1
3 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
cmich
28 abonnés
26 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 11 décembre 2021
[Spoiler] Le film promettait de faire ressentir l'emprise du mari violent sur sa femme Alexandra. Ça aurait pu fonctionner si étaient présentées les facettes positives du mari pour justifier qu'à chaque échappatoire Alexandra renonce à la fuite. Son père, entre autres, était disposé à la protéger, qu'est-ce qui a donc empêché Alexandra de lui réclamer de l'aide ? Ça ne fonctionne pas : on ne comprend pas. Il me semble par ailleurs (ou bien ai-je dormi) qu'on ne sait pas si le père est acquitté ou condamné pour avoir tenté de maquiller le meurtre commis par sa fille. Une partie de la problématique ne serait donc pas traitée et cet oubli donne l'impression d'un fin précipitée. Le film a malgré tout retenu mon intérêt. Aussi mon verdict sera : moyen !
Très mal joué. Et si le film est sensé expliquer pourquoi elle est restée auprès d'un mari qui l'a battue dès le début, ça ne l'explique pas du tout. Il en ressort surtout qu'elle aurait pu le quitter à de nombreuses reprises et du coup protéger ses enfants.
Très bon film distribué étonnamment par TF1, je pesais qu'il produisait que de la Mélasse. Bravo aux acteurs et actrice, point plus pour Marc LAVOINE, point mois pour TESTO même si c'est un rôle qui lui va à ravir, m
Un pure chef d'œuvre. Tant la cinématique, le jeu des acteurs, l'histoire.. C'est du pure génie.. Je pourrais le revoir 10 fois ce film. C'est la première fois que je pleure devant un film, qui, malheureusement, reflète d'une triste réalité.. 5 sur 5 amplement mérité..
Ce film raconte l’histoire d’une mère de quatre enfants, qui se retrouve en mars 2012, dans le box des accusés des Assises de Douai, pour le meurtre de son mari, un homme qui l’a battue et torturée, pendant leurs dix-sept ans de mariage. J’avais entendu parler de l’histoire d’Alexandra car elle fut ‘’le portrait’’ dans l’émission ‘’Sept à Huit’’ de TF1.
Odile VUILLEMIN fait oublier son personnage de Chloé Saint Laurent de la série ‘’Profilage’’ pour nous faire montrer une interprétation brillante de cette femme naïve au début de sa relation avec Marcelo, forte, à fleur de peau. Ce film et le livre nous montre ‘’l’emprisonnent’’ dans lequel se trouvent les femmes, victimes de violences conjugales (moral ou physique), ‘’l’emprise’’ que ont sur elles, leurs compagnons, époux. Même si le livre et le film sont bouleversants, puissants, coup de poing, ils sont utiles.
Ce film fait froid dans le dos, il nous glace le sang et c'est cela qui fait sa force. Les 2 acteurs sont extraordinaires, d'abord F. Testot qui est impressionant dans son rôle d'homme mauavis, cynique, méchant et manipulateur en plus de battre sa femme de façon atroce. Puis O. Vuillemin qui est aussi impressionante de sensibilité. Les 2 acteurs sont en parfaire entente, dans un sens, n'en font jamais trop et font vraiment ressentir toute la noiceur de cette histoire. On est frappé directement par les coups donnés par le mari et reçus par la femme. Lorsque les enfants rentrent en scène, cela devient très émouvant, trop peut-être. Et cela donne envie de pleurer. Ce film aurait mérité une vraie sortie en salle.
je n'avais pas vu ce film avant hier soir , et je l'ai trouvé exceptionnel , comme beaucoup d'autres spectateurs, émouvant, bouleversant, et tout et tout, mais moi je me pose une question que personne ne se pose, comment le type a réussi à "faire semblant" de frapper l'actrice , je veux dire, ce n'est pas possible, elle a du se prendre plusieurs gnons pour de vrai, la pauvre !
Pour un téléfilm, c'est pas mauvais surtout grâce au casting et à leur interprétation. C'est surprenant de voir Fred Testot dans le rôle du monstre ultra violent et il s'en sort plutôt bien. Un sujet sensible dans notre actualité qui ne finira pas d'occuper régulièrement l'espace médiatique...malheureusement...
Le film est fort et le témoignage terrible. Bonne interprétation des deux acteurs mais on n'avait pas besoin de tant d'effets de dramatisation trop appuyés ou d'une musique qui exprime peu d'intimité.
Bon téléfilm qui montre deux réalités. La violence conjugale bien entendu mais aussi le manque de dignité de discernement certaines femmes qui préfèrent subir que se défendre malgré des nombreuses aides qu’elles a eu. Mention très moyenne pour l’actrice principale qui n’est malheureusement pas très crédible dans ce rôle
"L'Emprise" spoiler: (titre adéquat vu que l'emprise a lieu autant dans le présent qu'après la mort de Marcelo, qui a laissé à Alexandra son lot de cauchemars et d'ennuis judiciaires) est indéniablement majeur pour le grave sujet qu'il traite (les violences faites aux femmes par leurs conjoints), pourtant, il m'a laissé une impression mitigée. La force de ce téléfilm réside dans la violence insoutenable du mari spoiler: (gifles, poing dans la gueule, tirage de cheveux, étranglements, chantage psychologique (la tumeur), cris, enfants battus, etc...) pour des raisons scandaleuses (rien ne peut de toute façon excuser ce genre d'actes) comme spoiler: de la jalousie injustifiée, le fait que sa femme se maquille ou porte une jupe courte, les doutes du beau-père, des tentatives de fuite, etc... . Le bémol là-dedans est que Marcelo est un tel psychopathe extrême qu'il ne saurait représenter la grande majorité des époux violents et donc traduire ce que vivent la plupart des femmes battues. Les 20 premières minutes en forme de compilations des atrocités de Marcelo renforcent ce constat (au même titre que l'absence de recul pour expliquer sa personnalité horrible), qu'une rencontre amoureuse trop idyllique ne peut atténuer. Au moins, "L'Emprise" se rattrape en montrant avec intelligence les raisons pour lesquelles Alexandra n'a pas quitté Marcelo spoiler: (peur, honte, manque de ressources financières, aucun sentiment que justice sera faite, tant qu'elle se laissait battre les enfants ne craignaient rien) et comment personne autour d'elle ne l'a aidée vraiment, que ce soit spoiler: son père, son amie, l'ex de Marcelo ou pire encore les flics et la justice . Sur le procès, on tient l'énorme défaut de "L'Emprise", il est bâclé, complètement surréaliste, la défense n'intervient jamais et c'est au final le Procureur spoiler: qui se fait à la fois l'accusateur et le défenseur d'Alexandra ... Côté casting, Fred Testot est impressionnant de monstruosité, Odile Vuillemin a tardé à me convaincre mais prend de l'épaisseur et de la nuance au fil des minutes, et Marc Lavoine paye son rôle caricatural très mal écrit. Concernant la réalisation de Claude-Michel Rome, elle a quelques fulgurances mais n'est pas suffisamment incisive. Enfin, si le choix de la musique finale est pertinent spoiler: (The Sound of Silence) , l'abus de bande-son tire-larmes dérange. En bilan, je saluerais l'aspect militant et humaniste de "L'Emprise", dont le scénario n'est hélas pas toujours à la hauteur des ambitions.
Basé sur les violences conjugales, l'interprétation est juste énorme, la sincérité des 2 principaux personnages, le mari, sa femme, leur relation parfois passionnelle mais qui tourne vite à l’horreur. Odile Vuillemin livre une prestation sanglante mais réaliste de ce que vivent ces femme chaque jour. Marc Lavoine en juge, c'est à ce demander par moment de quel côté il était vu les discours tenu envers la victime. Des scènes de violences glaçantes ou l'on à réellement envie d'aller mettre nous-même un poing au mari. Quand à cette intimidation de sa part, juste géniale puisqu'il arrive à remettre dans ses filets, celle qui le soir-même retrouvera sa vie de victime. Des plans lourd, un jeu franchement parfait pour un téléfilm choc. Un réveil collectif, un spot publicitaire pour dénoncer cela.
Film un peu surjoué par fred mais tellement collé à la réalité que vivent les femmes sous emprise pas que physique mais aussi morale car l emprise est là mm dans le comportement des deux côtés. Très beau film et très dur a voir quand on vécu une emprise via un conjoint ou un mari . L actrice qui joue Alexandra lange est exceptionnelle vraiment . Elle rend le film tellement réel, c est stupéfiant. Merci vraiment j espère que ce film (comme elle le dis dans le film) servira d exemple et de courage à toutes les femmes battues qui n osent pas partir de cette emprise
Belle réussite pour démontrer le problème de la violence conjugale: l'impossibilité pour les victimes de décrocher, de renoncer à leur espoir que ça va s'arranger. La conséquence immédiate étant la crédulité face aux soi-disant remords et promesses de leur bourreau.Ce comportement paradoxal aggravant l'incapacité des forces de l'ordre à apporter une aide puisque la demande d'aide est en réalité une demande de transformation du bourreau. Concernant la mise en scène, l'attitude du procureur pour maintenir le suspens est un peu too much, et la maturité de la fille ainé tout à fait remarquable. La copine désemparée et le père indéfectible soutien attirent la sympathie.
Uppercut, pluie de coups, lame enfoncée dans la carotide, les premières secondes donnent immédiatement le ton. Alexandra Lange fut jugée à Douai le 18 juin 2009 pour le meurtre de son bourreau qui la torturait depuis 14 ans. A coups de flashbacks, cette adaptation cinéma illustre bien sûr la narration de l’atroce calvaire enduré par tant de femmes, mais il frappe encore plus efficacement par l’enseignement de la logique de l’asservissement volontaire des victimes, adressé à ceux qui ne parviennent pas à comprendre comment on peut en arriver là. Lycéenne complexée au départ, son mari n’a d’abord que l’autorité de son âge. Et puis despotisme s’infiltrant doucement jusqu’aux dernières détails, dévalorisation et culpabilisation, privation de droits et de mouvements, vulgarisation méthodique de la violence, exercice de la honte et du chantage qui assurent le silence, actes de torture, terreur, démolition définitive par la prostitution, amènent en effet la victime à une absence de choix et à sa transformation, avec les trois enfants, en instrument d’exutoire quotidien et consentant pour un monstre malade comme il en existe pourtant tellement. Le réalisme de la violence, les enfants et l’épouse tant détruits que cabossés font de ce renversant téléfilm franco-belge un insoutenable supplice clairement pour adultes. Ce qui peut paraitre surréaliste au début, y compris le déni de réalité apparemment lâche de la martyre, se traduit par une longue horreur sadique qui s’assimile abominablement, et se surajoute au combat judiciaire, souffrance supplémentaire qui retourne tripes et glandes lacrymales. Témoignage authentique, journalisme, leçon psychologique, film d’horreur même, on peut le dire, Claude-Michel Rome en fait aussi le réquisitoire de l’indifférence sociale et de l’incompétence dépassée de la Police ou des services sociaux en France.