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apyrogier
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4,5
Publiée le 30 décembre 2016
Des acteurs magistraux, un scénario aux petits oignons, hyper travaillé, une ambiance Amérique profonde désespérante comme on les aime, une photo d'une élégance rare, un magnifique film, un de plus avec Casey Affleck, qui se loupe rarement. 30 mn en moins et c'était un chef d’œuvre !
Belle interprétation, en tout premier lieu de Casey Affleck, le résultat est tout à fait bien. J ai suivi avec intérêt ce personnage de concierge.Son évolution m a plu, ses motivations m ont sembles crédibles et le film dans son ensemble réussi.
Un regret personnel, ne pas avoir les gens de la boutique du port lorsque il cherche du travail.
J ai apprécié le personnage de Michèle williams, dont les intentions/espoirs ne sont pas forcément évidents dans le film, et pour elle aussi dans la réalité si elle avait existe. J' ai eu l impression que la relation réciproque lee-randi aurait mérité un traitement bien plus vaste.
Une pure merveille ce film. D'un réalisme et d'une justesse folle. Un film grandiose. Incontestablement le meilleur rôle de Casey Affleck. Une histoire tragique et déchirante raconter sans en faire des tonnes. On pleure, on rit parfois. Ce film est une des pépites des 2016. Énorme !! Sublime !!
A quelques jours de 2017, je viens peut-être de voir le meilleur film de l'année 2016!! Il s'en faut de peu pour que ce soit un chef d’œuvre: un ralenti "arty" inutile, une musique un peu envahissante. Mais à part ces détails, quelle réussite! Sur un sujet tragique, le réalisateur réussit à faire passer toute une gamme d'émotions, y compris le rire. Ses personnages sont tout sauf caricaturaux, pouvant être très touchants comme détestables, imprévisibles, humains quoi! L'interprétation est à la hauteur. Autour des deux principaux protagonistes, tout un environnement est subtilement dépeint: des gens, des lieux... Un petit bijou d'écriture et de réalisation.
Pour apprécier Manchester By The Sea, il faut se rendre compte de ce qu'on va voir. Un film mystérieux aux premiers abords, où on ne comprend pas forcément les réactions de Lee, le personnage principal, mais qui s'éclaircit et comprend tout de suite ses réactions passées et celle qu'il va entreprendre. Le film avance vite dans une profonde tristesse dés qu'on apprend le passé du personnage principal, à l'aide de flashbacks très bien menés. Après une présentation de la vie du personnage principal, l'histoire commence par le décès de son frère, atteint d'une maladie cardiaque. Lee se rend donc dans sa ville natale pour voir le corps de son frère et faire les démarches suivantes. À ce moment, le film me fait beaucoup penser à Demolition de Jean-Marc Valée avec ce côté très sobre. Lee n'a l'air de ressentir aucune émotion ou très peu sur cet instant, ce que la réalisation fait ressortir. Si cela étonne, sa réaction devient beaucoup plus claire à la suite du récit. Il annonce la "nouvelle" à son neveu. Cependant son frère lui a légué la garde et cette scène chez le notaire est le pivot du film. C'est ici qu'on comprend le personnage à l'aide d'un flashback qui rallonge énormément cette scène. Ce flashback est bouleversant spoiler: (mention spéciale au plan où Lee voit les pompiers porter les 3 sacs mortuaires)
À la suite de cette scène, le film devient clair, je veux dire que le scénario n'est pas forcément prévisible mais on comprend pourquoi le personnage a ce tel comportement avec les autres et en particulier avec son neveu. Concernant la fin : spoiler: j'ai vu que beaucoup disaient qu'il n'y a pas réellement de fin. Je ne suis pas d'accord. Il y a une fin. La fin, c'est que Lee ne peut pas surmonter son passé et qu'il s'est verrouillé depuis la mort de sa famille. C'est pourquoi il refuse d'adopter son neveu. Ce qui rend le film si tragique, c'est qu'on ressent l'envie de Lee de s'occuper de son neveu mais qu'il ne peut se le permettre par rapport à son passé.
La performance des acteurs est très bonne. Casey Affleck est très bon (Oscar/Golden Globe ? Pitié, pas Andrew Garfield), il est toujours dans le ton et n'en ressort jamais. On sent une certaine alchimie avec le second rôle (neveu, sorry oublié le nom). Petite mention pour Matthew Broderick avec ce repas de famille... spécial et plutôt gênant ? Je vous recommande chaudement ce film sincère et pour le coup original. Le seul défaut que je trouve, c'est la musique qui, des fois, est un peu lourde sur certaines séquences. J'ai envie de poser une question à ceux qui reprochent au film d'être "trop triste" : Vous avez compris le principe du cinéma ou de l'art, en général ? Vous vous plaignez maintenant qu'un film vous fasse ressentir des émotions ?
Exceptionnel Casey Affleck, le petit frère de Ben Affleck dans ce moins remarquable drame familiale. Le cinéma indépendant américain est décidément plein de bonnes surprises et j'ose espérer que "Manchester by the sea" sera dignement récompensé ! Sans vraiment de retenue, je me suis laissé entrainer dans l'histoire tragico apocalyptique de Lee Chandler qui n'a de cesse de nous émouvoir tout du long de ces deux heures et quart. Taciturne, écorché vif, il ne semble toujours pas capable de recroiser les fantômes de son passé... Que dire de plus sinon une écriture et mise en scène d'une sobriété étincelante avec en sus de magnifiques images hivernales de la Côte Nord-Est des États Unis !
C'est certes long... De belles images. Des personnages blessés par la vie, cherchant un derivatif à leur douleur. Une grande pudeur dont decoule de l'incomprehension liée à tous ces non-dits. Et malgré tout un lien se crée. De l'amour. Inconditionnel.
Casey Affleck, 41 ans, frère de Ben Affleck et acteur au parcours quasi-irréprochable depuis ses débuts auprès de Gus Van Sant dans "Prête à tout" et "Will Hunting". "Manchester by the sea", du très rare Kenneth Lonergan, le voit se confondre avec un homme brisé, présenté, dans ses premiers instants, d'une manière tragi-comique à travers ses interactions avec les habitants d'immeubles dont il est l'homme à tout faire. Bourru et vide, le personnage semble tout droit sorti des plaines enneigées d'un film des frères Coen. Mais lorsque son frère meurt et qu'il devient le tuteur de son neveu, le passé ressurgit tout comme ses lourds démons. "Manchester by the sea" est avant tout une performance d'acteur incroyable, un projecteur tourné vers l'un des acteurs les plus talentueux de sa génération. Casey Affleck bouffe littéralement l'écran et ne laisse que peu de place aux seconds rôles pourtant tous plus que corrects. L'histoire, distillée au compte-gouttes à travers des flash-back alternant les scènes de bonheur et d'insouciance et celles de cauchemar éveillé, permet à l'acteur principal de multiplier les visages et de livrer une composition tout en retenue émaillée par des accès de rage et de brutalité. S'il est vrai que le film peinerait à exister sans sa présence, il ne faut tout de même pas oublier la qualité d'un scénario sur un homme d'âge mûr face aux pires aléas de la vie qui va ressusciter petit à petit au contact d'un neveu plein de vie et de projets. Le tout, accompagné d'une galerie de personnages secondaires assez admirables, eux aussi marqués par la dureté de la vie."Manchester by the sea" est le film d'une carrière pour Casey Affleck. Pour le reste, il s'agit d'une tragédie familiale bien écrite mais souffrant d'une mise en scène trop terne et grisonnante pour scotcher le spectateur au fond de son siège.
Transposant dans son décor (l'action se déroule en hiver dans une ville enneigée) la vie d'un être effondré sur lui-même traversant la vie moins comme un fantôme que comme un minéral, le film propose une évocation du malheur et du sentiment de culpabilité sans jamais verser dans le larmoyant ni chercher, ce qui est rare, la compassion du spectateur. Entrecoupé de flask-back dévoilant peu à peu le drame ayant frappé Lee quelques années plus tôt, le récit se peuple de plans géométriques et verticaux, dans lesquels Lonergan fait évoluer son personnage principal au sein d'un monde quasi-cellulaire où toute sortie du cadre est impensable. Images d'une vie de laquelle ont disparu rondeurs, courbes, aspérités et toute possibilité d'échapper à ce qu'on traverse. Aux dialogues secs succèdent des scènes d'une vie quotidienne se révélant invivable (le mutisme de Lee lorsqu'il est invité à prendre un verre chez quelqu'un). Au fond, le personnage paraît souvent moins victime et souffrant qu'imperturbable et intouchable et il lui faut faire au mieux avec ce qui est bon pour les autres et ce qui est devenu impossible pour lui. Evocation intelligente, tragique et poignante de l'irrémédiable.
Le film que j’ai préféré en 2016, pour l'émotion qu'il dégage. Pourtant, le résumé ne donnait guère envie, alors que c'est tout sauf une énième histoire de type qui, contraint de rentrer chez lui, voit son passé resurgir. Car si c'est bien le sujet, son passé n'est pas celui de n'importe qui et c'est fait avec brio : excellent timing, qui dévoile les choses juste quand il faut. Concernant la performance de C. Affleck, je ne suis pas surprise du grand écart entre les commentaires positifs et négatifs. Pour moi, C.A. dans ce rôle est une page blanche, on y met ce qu'on apporte : ou bien l'émotion ressentie ; ou bien rien du tout, si on regarde les choses objectivement. Il ne faudrait pas oublier que quand le scénario est bon et le ton juste, on tient 75% du film ; C.A. ne fait pas grand chose et ça passe haut la main ! Quand les rôles secondaires ne sont pas au niveau, ça se voit bien plus, or ceux-là (le neveu et ses petites amies, l'ex épouse...) sont très bons. A noter également, la juste dose d'humour qui permet d'éviter le mélo. Et pour finir par le bémol, je reconnais que, moi aussi, je me suis ennuyée ; plutôt, j'ai failli m'ennuyer car comme j'en prenais conscience, l'action a redémarré.
Casey Affleck incarne Lee Chandler, un personnage au passé douloureux qu'il traine avec lui, jour après jour. La douleur lui colle à la peau. Il est remarquable dans ce rôle d'homme meurtri, solitaire, tourmenté... exprimant le désespoir, la gentilesse, la (maladroite) délicatesse et la colère. Malgré l'atmosphère tendue et sombre, on retrouve quand même des pointes d'humour.... Sa relation avec son neveu Patrick (Lucas Hedges) est touchante, intéressante et ce jeune acteur affirme vraiment son talent d'acteur. Les plans (notamment de paysages) sont très beaux, chacun apporte sa force à l'ensemble du film et la BO est super. Les flashback, récurent dans ce film, sont judicieusement répartis.
Donc en ce qui me concerne, les critiques sont peut-être un peu trop élogieuses, ce n'est pas un 'chef-d'oeuvre' mais Kenneth Lonergan a réalisé un beau film.... Dur, réaliste, sincère et touchant.
Une vraie poésie en images, racontée, vécue, subie par un Casey Affleck fidèle à lui-même et à son jeu d'acteur très morne. On culpabilise presque de trouver de la beauté là où il ne devrait pas y en avoir et c'est bien là la prouesse du réalisateur. Le scénario est terre à terre et n'épargne pas le spectateur, on reste accroché au film jusqu'à la dernière seconde.
Encore un film qui pêche surtout par sa longueur. Il semble que ce soit devenu une manie pour les auteurs bien en vue (les autres se feraient jeter !) de délayer outre-mesure leur scénario. Manière de dire au public : vous voyez j'en ai fait plus de 2 heures, c'est donc que mon histoire était profonde, qu'il y avait des choses à dire, à explorer... Oui sans doute, mais ça pouvait rentrer dans un format plus standard. Sur le fond, un drame familial qui resurgit à l'occasion des retrouvailles autour d'un décès. Accident dont le spectateur ignore tout pendant un long moment. Alors que les personnages eux savent bien sûr. Que ça peut être agaçant et surtout nécessiter une grande attention pour suivre et reconstituer le puzzle que finalement on nous livrera assemblé tout d'un coup. Cette attente et ce mystère pour ça ! Aucune autre justification que de faire durer ! Et une fois la clé donnée, encore des longueurs à suivre la difficile reconstruction des protagonistes.