Que dire de Man on the Moon, grand moment de comédie pour ce biopic signé Milos Forman et merveilleusement interprété par l'unique et tellement talentueux Jim Carrey. Je ne peux rien dire de négatif à propos de ce film, car tout est tellement travaillé et d'une justesse incroyable. Pour tous ceux qui veulent découvrir l'univers d'Andy Kaufman !
Difficile pour un spectateur européen de se faire une idée précise sur la qualité de ce film, sur le plan de l'hommage qu'il rend à un comique américain pour ainsi dire inconnu de nos territoires avant que Milos Forman et Jim Carrey ne nous livrent ce Man on the Moon. Ce qui est en revanche certain, c'est bien que Jim Carrey est un comédien de première force à la palette extraordinairement nuancée, et qu'il fait tout l'intérêt de ce biopic en relevant la moindre scène, les autres éléments du casting n'étant guère là que pour cachetonner si l'on excepte Paul Giamatti qui parvient à profiter de l'espace qui lui est alloué. On a connu Milos Forman plus inspiré dans sa direction d'acteurs, ainsi que dans sa mise en scène qui se contente, si j'ose dire, d'un service minimum. C'est en tout cas une réelle curiosité que ce film consacré à un comique qui sortait véritablement de tous les cadres.
Comme la quasi majorité des personnes qui ont maté ce film, je ne connaissais pas Andy Kaufman. Autant être clair : si vous vous attendez à un film drôle, vous pouvez vous barrer tout de suite, ce n'est pas ça que vous trouverez ici. Et pour cause, Kaufman lui-même ne s'est jamais trouvé comique dans le sens communément admis, a toujours eu horreur des blagues. Pour lui, d'après le film, le véritable était la résultante d'une tension. Et plus cette tension était puissante, plus l'humour l'était. Kaufman n'a cessé de duper son public, de se moquer de lui, de le provoquer jusqu'à ce que ça devienne dangereux ou source de rumeurs en tous genres. A tel point que l'on se demande encore aujourd'hui s'il est bien mort. De plus, on découvre le portrait d'un homme très discutable humainement, qui ne présente pas énormément d'intérêt. Or, on sait que c'est quand même la clé que de présenter un personnage intéressant et auquel on peut s'identifier. Ici, on ne s'identifie pas à ce mec. Alors, pourquoi une telle note ? Tout simplement parce que tout le temps que dure ce "Man on the moon", on reste suspendu pour savoir ce que Kaufman va trouver pour secouer le public. Pour savoir jusqu'où son jusqu'au-boutisme va le conduire. Et, qui de mieux que Jim Carrey pour donner corps à un tel rôle ? C'est un véritable show pendant lequel il nous fait passer par tous les états : l'énervement, le rire, la pitié et la tristesse. Le tout avec une facilité insolente. Rares sont les acteurs qui peuvent réaliser de telles performances. Et, bien entendu, la réalisation de Milos Forman tire tout ça vers le haut. Pour ma part, si je ne mets pas de cinquième étoiles, c'est à cause de quelques lourdeurs qui viennent encombrer cette histoire : notamment les scènes de catch. Que les détracteurs de Jim Carrey se tapent le diptyque "The Truman Show" et "Man on the Moon", ils y découvriront un acteur remarquable.
J'ai trouvé ce film sans grand intérêt , je n'ai pas connu cet humoriste mais je doute que les connaisseurs de Kaufman aient appris beaucouo de chose sur lui .j'ai eu du mal a m'attacher au personnage, le film se laisse regarder mais il ne se passe rien d'extraordinaire .Jim Carey est convaincant , le film reste bien maitrisé.
Qui était Andy Kaufman ? Existait-il un véritable Andy Kaufman ? Mais qu'est-ce qu'être véritable, si l'on considère qu'aux yeux de soi-même, rien n'est vrai ? Andy Kaufman, c'était un peu de tout cela, et encore un peu plus et pas tout à fait, en fait.
Film insolite, équilibre instable, toujours sur le fil du rasoir.... on ne sait plus très bien si c'est dû à Jim Carrey, qui incarne l'étonnant personnage; ou bien le réalisateur, Milos Forman ou encore le "héros du film: Andy Kaufman ? C'est ce déséquilibre entre un comique de situations improbables et de provocations et une "vulnérabilité tragique" du personnage central qui provoque malaise et émotion! Rire parfois "épais" et gorge qui se serre
Milos Forman semble se faire une spécialité des américains scandaleux, tout au moins anticonformistes. Après Larry Flynt, le sulfureux fondateur du magazine Hustler, Le réalisateur s'attache à nous faire découvrir le comique éphémère et pour le moins singulier Andy Kaufman, célèbre, parait-il, aux Etats-Unis dans les années 75-80. Comique génial (ce dont on n'est pas convaincu au terme du film) pour les uns, provocateur grossier pour les autres, Kaufman donne dans l'humour et le canular de mauvais goût, parfois macabre. Avide de gloire, il met pourtant un point d'honneur à aller contre le goût du public, à ne pas lui donner ce qu'il attend. Ses frasques publiques ou ses sketches aboutissent invariablement à des dérives dont on ne sait jamais -Forman cultivant lui-même cette ambiguïté- si elles sont calculées ou si elles échappent à l'humoriste (comme quand Kaufman se revendique le champion du monde de catch... mixte). Le personnage, c'est sûr, ne laisse pas indifférent et concentre sur lui, au rythme de ses provocations, autant d'admiration que d'aversion. Avant son déclin, trop peu consensuel pour durer, Forman le décrit à travers ses shows télévisés conflictuels, ses bras de fer avec des producteurs incrédules ou timorés. En revanche, on ne perce pas la personnalité profonde de ce Jekyll et Hyde du spectacle, de ce type tour à tour candide et calculateur. Et c'est bien embêtant car de ce pitre souvent détestable, toujours en représentation, on aurait aimé connaitre la vérité intime, les dispositions psychologiques. Par ignorance de cette vérité, ou bien volontairement, Milos Forman ne lève pas le mystère Andy Kaufman.
Avec un Jim Carrey qui assure le spectacle en permanence et des pans entiers du scénario déjà tournés Milos Forman joue sur du velours pour réaliser un film très agréable. Il reste cependant bloqué au moment de mettre à jour le personnage intime. Il incorpore alors un petit artifice dramatique ou le héros se voit rejeter par le public, ça reste le coté le moins convaincant.
Je suis un peu en opposition avec la critique générale qui encense ce film. Le démarrage est poussif et j’ai presque failli couper avant d’y percevoir un quelconque intérêt. Oui, Jim Carrey joue superbement bien mais n’en fait-il pas un peu trop ? Il interprète un comique qui n'est pas vraiment drôle et l’ennui guète souvent. Ce personnage n'est autre qu'Andy Kaufman, peu connu en Europe et qui a bousculé les codes en son temps. L’humour absurde, surréaliste et l'excentricité de ce dernier a tendance à déstabiliser. Je suis donc resté un peu à l’extérieur de l’histoire, sans y adhérer. La fin est plus émouvante et on s’attend à un retournement de situation du fait de la frontière poreuse entre le spectacle et une réalité moins chatoyante, fil conducteur plutôt bien exploité durant tout le film.
le film le plus nul que j'aie pu voir depuis des années. J'adore l'humour décalé, l'humour "bête et méchant" de Charlie, mais là... Un "humour" pas drôle DU TOUT, stupide, vile, idiot, méprisant, agressif... ce type a parait-il existé... quel boulet, quelle calamité. Pourquoi faire un film sur ce type? C'est tellement affligeant, les bras m'en tombent
Le nouveau personnage marginal et ambigu croqué par Milos Forman est un artiste-humoriste qui, dans les années 70 et 80, a énormément divisé le public américain de par ses prestations ouvertement provocatrices, voir même irrespectueuses envers son public. Sans jamais essayer de justifier le comportement d’Andy Kaufman, le scénario réussit toutefois à créer une empathie envers ce fanfaron haut en couleur, amplifiée par l’excellente performance de Jim Carrey qui trouve là un rôle à la mesure de sa démesure, ce qui donne à ce biopic une intensité dramatique assez forte. Mais c’est surtout dans la dualité de l’individu, qui lui-même ne semblait discerner pas la réalité de ses one-man-shows, qui fait du film une interrogation assez pertinente sur les limites entre génie créatif et délire schizophrène, entre le vrai du faux. Un doute qui va particulièrement se retrouver dans la scène finale, qui représente d'ailleurs le seul parti-pris du réalisateur puisqu'il spoiler: semble y donner foi à la rumeur voulant que le décès de Kaufman ait été un autre de ses canulars douteux.
Un comédien de tragédie, qui se veut comique à son insu. Telle est l'histoire d'Andy Kaufman. Mais quand Jim Carrey s'en empare, cela prend une autre tournure. Celui qui n'a pas peur de la bêtise est roi dans son domaine. Mais dans le film je n'arrive pas à passer outre. Je ne rigole pas, sans être affecté pour autant par son interprétation. Le film n'atteint pas ce pouvoir que procure la tragédie. Je reste un peu extérieur à l'histoire. Et tout ce qui devrait paraître drôle ou grotesque me paraît pathétique et ennuyant.
Milos Forman s'offre la biographie du comique atypique Andy Kaufman, inclassable parmi les inclassables, le comique qui aimait le catch. Toujours juste et jamais sans prendre partie, il lui redonne vie avec force et parfois aussi avec interrogation sur le métier. Et que dire de la prestation de Jim Carrey ? Proche de la perfection.