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Olivier
41 critiques
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1,0
Publiée le 13 décembre 2021
Après avoir lu le très bon roman un peu autobiographique d' Amélie Nothomb, ce film m'a beaucoup déçu. J'en attendais sûrement trop d'un si bon livre. Des imprécisions énormes, une chronologie parfois non respectée des évènements, un jeu d'acteur médiocre... Bref, même si le physique de Pauline Etienne colle bien au personnage d'Amélie, ce film est un désastre, à des années lumières de l'adaptation de Stupeur et tremblements qui est quant à lui excellent avec une Sylvie Testud incroyable et une très belle réalisation !
Le vrai problème de ce film c'est qu'il ne respecte EN AUCUN CAS le livre. Non seulement dans la vision et l'interprétation du japon par Amélie mais surtout dans les faits: les seuls passages bien adaptés du livre (je pense au cours de français) sont littéralement gâchés par une multitude d'incohérence avec l'œuvre originale. spoiler: Le passage du mont Fuji surtout. Dans le livre c'est une escapade touristique très plaisante avec Rinri se terminant par un "banzai" au levé du soleil. Dans le film l'actrice se retrouve complètement paumé, seule, dans la neige, on sait pas comment ni pourquoi et doit s'abrité dans un temple minuscule pour ne pas mourir d'hypothermie. On aura vu mieux en thermes de fidélité. C’est important, quand on se base sur une autobiographie non? Le deuxième truc qui m'a agacé c'est le nombre de scènes érotiques (bien évidement pas présente dans le livre). Disons que j'ai trouvé que ça ne respectai absolument pas le registre du film, j'ai eu l'impression que ces scènes avait été rajoutées pour flatter l'audience. Ils auraient pu faire tellement mieux :/
Une vision occidentale du Japon. Pas si mal. Mais je dois avouer que j'aurais préféré que tout cela reste littéraire et non cinématographique. Car malgré de la bonne volonté, cette histoire ne se ressent vraiment que par la lecture du roman.
Fan d'Amelie Nothomb, et ayant beaucoup apprécie l'adaptation de stupeur et tremblement, j'ai regardé ce film avec l'espoir de passer un très bon moment. Malheureusement, j'ai été assez déçu par cette adaptation. Rare bon point de film, Pauline Etienne est tout à fait crédible dans ce rôle, ou du moins j'imaginerai assez facilement Amelie Nothomb avoir ces moues et ces réactions étant jeunes. Par contre, c'est aussi elle qui narre l'histoire, et sa manière de la compter est assez catastrophique. Son élocution sans émotion est presque indigne d'une actrice, et rend Tokyo Fiancé ennuyeux. Celui ci l'est d'autant plus que l'on à l'impression d'assister à une succession de scène assez froides de manière un peu décousue. Pire que tout la fin du roman est totalement dénaturée, et mise dans un contexte postérieur à l'histoire original. une déception donc, même si le film n'est pas complètement mauvais.
Après les deux ou trois anecdotes sur le choc culturel, on sombre dans une saynète peu consistante et assez ennuyeuse. Comme un roman de Nothomb, quoi!
Ce film Là le mérite de nous faire découvrir la ville nippone dans toute sa splendeur. Après l'histoire entre les deux protagonistes est plutôt banale et pas très passionnante. Le final, plutôt inattendu, est lui agréable.
Vu sur Canal . J'ai bien aimé l'esprit du film en cohérence avec son sujet. Belle ambiance. Cependant, le film ne décolle jamais vraiment. C'est sa limite. Pour résumer, je suis content de l'avoir vu, mais je ne suis pas déçu de ne pas l'avoir vu lors de sa sortie en salles.
Le film est très fidèle au réjouissant livre d'amélie nothomb, excepté la fin. Mises en scène avec beaucoup d'humour, les anecdotes de la vie japonaise et de la relation d'amélie avec rinri sont très croustillantes et rendent bien compte du fossé culturel qui sépare nos deux peuples. Le film est interprété avec fraîcheur et tendresse par les jeunes acteurs/rices, et propose en plus un beau voyage dans la région de Tokyo.
Tokyo Fiancée de Stefan Liberski est une œuvre rare, un bijou fragile et lumineux qui se loge dans la mémoire comme un parfum ineffaçable. Dès les premiers instants, on est happé par cette atmosphère d’une douceur infinie, d’une tendresse délicate qui n’est pas sans rappeler l’univers onirique des studios Ghibli ou la poésie fragile d’un Shinji Sōmai. C’est un film qui semble respirer au rythme de ses personnages, un film qui ne se contente pas de raconter une histoire, mais qui nous invite à habiter son monde.
La musique, subtile et inspirée, devient un fil invisible qui relie les images entre elles, un écrin sonore qui caresse, qui suspend le temps, qui magnifie chaque geste et chaque silence. Elle n’accompagne pas simplement le récit : elle en est le souffle vital, une pulsation intérieure qui nous guide comme une main douce.
Quant à l’image, elle rayonne d’une grâce singulière. Chaque plan est composé avec la minutie d’un tableau, mais sans rigidité : tout y vibre, tout respire. C’est une caméra qui sait se faire discrète, presque transparente, pour mieux capter l’essence de ce qui se joue. Comme chez Ozu, les détails les plus simples deviennent porteurs d’une émotion profonde, presque ineffable.
Tokyo Fiancée est un petit chef-d’œuvre, un hommage vibrant au cinéma japonais, mais aussi une déclaration d’amour universelle à la rencontre, au dépaysement, à l’altérité. On ne l’oublie jamais. On aimerait y vivre, s’y attarder, se laisser bercer encore et encore par sa lumière douce et sa mélancolie légère.
Un film-monde, un must-see, une œuvre qui prouve qu’au cinéma, la délicatesse peut être révolutionnaire.
Des acteurs pétillants, un décor naturel magnifique, une histoire romantique agréable : on passe un agréable moment avec ce film. surtout pour les amoureux du Japon. Seul bémol : la voix off agaçante à la longue...