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Raphaël O
185 abonnés
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3,5
Publiée le 25 février 2016
Le récit de ce film d'animation Français est fort intéressant en plus d'être original, le graphisme utilisant plusieurs techniques est plus que bien foutu, et l'horreur de la guerre est fidèlement retranscrit et évite un sentimentalisme inutile, toutefois on a du mal a ressentir de l'empathie pour le personnage principal. Un bon film dans l'ensemble.
Superbe récit initiatique empli d'intelligence et de subtilité. Il ne s''agit pas vraiment d'un conte pour enfant même s'(il peut être vu par eux. Une bonne manière de leur montrer un métrage sur la première guerre mondiale. La partie graphique est de toute beauté avec une technique mixte 2D/3D révolutionnaire: je vous invite vivement à regarder les making of disponibles en ligne. L'un des meilleurs films d'animation de ces dix dernières années, tout simplement!
Non seulement c'est une première réalisation pour notre pote Simon Rouby mais il s'agit aussi du premier long-métrage pour Naïa Productions et ils mettent tout de suite la barre très haute ! Dans un premier temps, c'est visuellement qu'on est éblouit ; la technique d'animation utilisée ici - visages d'abord crées en argile puis retravaillés avec une animation 3D - offre un résultat au réalisme saisissant. Au-delà de sa forme, Adama se distingue également par une histoire réellement captivante qui nous plonge dans un contexte historique riche qui risque toutefois d'échapper aux très jeunes spectateurs. Pour les autres, voici sans conteste une superbe découverte !
Tres beau film d'animation, les makings off sont à voir aussi! Tres interessant pour tous à partir de 8ans, on apprend ou, au moins, on comprend mieux cette guerre et son impact...
Une magnifique histoire -universelle- de fraternité et d'aventures, ou l'enfant se transforme et devient un adulte. Ici, pas de mièvrerie, d'atermoiements, ni de violence directe, ni de morts. Et pourtant, l'œuvre est forte, la mixité des types d'animation apportant une poésie visuelle, changeant selon la tonalité émotionnelle des scènes. L'originalité de l'animation, mélangeant peintures, motion-capture de sculptures, encre magnétique, textures 2D sur animation 3D apporte le supplément d'âme à l'histoire.
Je le reverrai encore et encore. Il y a tant à découvrir dans ce film. Histoire profonde et touchante. Artistiquement c'est un florilège de créativité. Simon Rouby pour la réalisation et Julien Lilti pour le scénario ont merveilleusement réussi à nous raconter avec puissance, délicatesse et justesse une épopée terrible de l'histoire de l'humanité. La qualité de ce film réside aussi de par son rythme et son traitement graphique à laisser notre imaginaire faire son travail. Longue vie à ce film. Un incontournable!
J ai eu du mal à m impliquer, a m intéresser à ce film. Pas trop compris sa finalité, les moyens empruntés m ont semblé trop faciles, trop appuyés. Le scénario pas assez crédible, reste juste la beauté de la narration, des images, les décors.
J' éviterais probablement de le revoir mais je ne regrette pas de l avoir vu.
(...) Loin des agaçants regards fixes, des gestes et décors minimalistes de nombre de films en ligne claire, les corps et décors bougent et vivent à l'écran sans que cela ne soit non plus la pure reproduction du réel. Le travail de création fait partie de l'image, jusqu'aux effrayants symboles de la guerre qui n'apparaît plus que dans des formes de sable alliant le ciel et la terre.
...) Adoptant le point de vue d'un enfant d'Afrique, le film inverse heureusement le rapport autant que le regard. Ce regard est convoqué dès le départ, dans la cérémonie d'initiation ("Que ton regard soit purifié"), et évoluera en fonction des expériences d'Adama. La supériorité de l'Africain n'est ainsi pas située dans le refus ou la révolte, ni même dans sa survie dans l'enfer de la barbarie occidentale, mais dans sa capacité à s'abstraire du réel pour revenir à l'essentiel : la salvatrice fraternité.
...) La totalité du processus de création aura pris cinq ans. Adama est là : ne nous en privons pas.
Longtemps ignorée, la « force noire » est aujourd’hui mise à toutes les sauces. On débat à l’infini sur la contribution des tirailleurs sénégalais – qui n’étaient pas tous, loin de là, sénégalais – à la victoire alliée en 1918. Mais l’important est ailleurs : l’enrôlement de ces soldats noirs a mis en contact des populations qui ne se connaissaient pas. Des Blancs qui avaient des Noirs une image exotique et fantasmée ; des Noirs qui ne connaissaient des Blancs qu’en situation coloniale et eurent tôt fait de les désacraliser en combattant dans les mêmes tranchées.
C’est cette rencontre que le dessin animé "Adama" met en scène. Son jeune héros voit son frère partir à la guerre. Trop jeune pour s’enrôler à son tour, il s’enfuit de son village, grimpe clandestinement dans un cargo, débarque en France et ira jusqu’à Verdun pour ramener son aîné au village.
Véritable road-movie qui enchaîne à grande vitesse les étapes et les rencontres, servi par un graphisme élégant, "Adama" n’en reste pas moins un produit déconcertant. Trop sérieux pour les enfants qu’il ne distraira pas, trop puéril pour les adultes qu’il n’intéressera pas.
« Adama » est une fable cosmopolite, tant par sa forme que par son fond. Entre peinture, effet stop motion, 3D et autre figures graphiques, la technique évolue selon la complexité ou l’atmosphère de l’action. Ce choix hybride de narration visuelle sert énormément le film, qui au final et de bonne facture, souvent très esthétique, et toujours très expressif au niveau des émotions.
S’il fallait le qualifier en un mot, on retiendrait probablement, la mixité. Par le rendu final dont je viens de parler, et plus précisément par sa portée spirituelle. 1916, alors que l’Europe est à feu et à sang, il existe dans le monde des contrées suffisamment reculées pour ne pas être affectées. C’est le cas du village d’Adama, encaissé dans les vallées en Afrique, où le mode de vie est peu concerné par l’emprise occidentale. Jusqu’au jour où, Samba, son frère décide de quitter sa terre natale pour rejoindre l’autre monde, pourtant craint de la communauté, celui des Nassaras. Adama se lance alors à sa poursuite.
Toute la subtilité de Simon Rouby et de son scénariste Julien Lilty est de créer un récit universel qui repose sur la confrontation deux univers, celui trop confortable où l’on vit et l’autre l’ailleurs aux attraits fantasmés. Le parcours initiatique d’Adama se concentre sur bien plus sur les valeurs humaines que sur un contexte historique réel. Pourtant cette vision « transique toujours au bord de l’irrationnel, s’imprègne d’une dure réalité, le poids des traditions, le pouvoir colonialiste, l’enrôlement souvent « forcé » du peuple africain dans la guerre 14/18.
Certaines scènes sont sublimes, notamment les tranchées à Verdun (les paysages désolés et meurtris, le nuage de gaz…) où là encore la perception de l’horreur touche à immatériel. Bel ensemble également avec les scènes de genre du village, aux tonalités bigarrées de rouge, de jaune et d’orange (la baignade, la cérémonie, la perspective sur les falaises…) Et enfin l’instant très symbolique où Adama veut s’enfuir (ainsi que l’on fait les spectateurs en découvrant « L’arrivée en gare de la Ciotat ») en apercevant l’énorme bateau qui s’approche, la peur de l’inconnu... Toutes ces ambiances flattent l’œil et touchent notre conscience au même titre que la musicalité des dialogues et la musique elle-même (savant mélange de traditionnel et de contemporain).
Rouby et Lilty transforment, la réalité par la vertu des sentiments, Cette vision suggère d’abord la détresse, l’émoi (la séparation, la peur, la mort), puis l’apaisement qu’inspire cet amour fraternel si puissant, la solidarité qui rayonne autour du jeune garçon, transformant ainsi le drame en conte philosophique des plus tonifiants. Avec « Adama », on saisit parfaitement le jeu de l’imagination poétique.
"adama" est un film au réalisme confondant, on ne peut être ému face au sort de ce petit enfant africain venu retrouver son frère sur le front de la guerre en 1914-1918. le film dénoncé clairement l enrôlement des africains issus de la colonisation pendant la guerre et que l argent ne fait pas le bonheur.
Très beau Emotion Rythme soutenu Les voix sont bien : un beau conte africain Les paysages façon peintres impressionistes sont magnifiques : Paris et Campagne Les rendus de texture peau sont inédits pour un film supposé 3D Les effets (explosions, sables fondus ) Une histoire universelle pleine de sagesse a voir absolument, 7 à 77 ans , pas les tous petits, certaines images sont impressionnantes.
Notre héros aux milles visages prend cette fois l'apparence d'Adama, enfant sénégalais dont la témérité n'a d'égal que l'aventure qui l'attend. Passant d'un eden protégé par des remparts naturels à une France en pleine guerre, le choix visuel de ce film d'animation peut dénoter quand on est habitué aux grosses productions mais est diablement efficace et on se plait à se perdre dans les paysages pastels que nous offre le récit : une réussite pour ma part. L'action, entre road trip et course contre la montre initiatique, est bien dosé et on se prend vite d'affection pour Adama et ses compagnons haut en couleur même si leur personnalité assez simple (le voyous au grand coeur) sera une bonne indication de la suite de l'aventure. Le traitement de la guerre dans le film est intelligent et très adulte dans certains propos : rares sont les films destinés aux enfants ne les prenant pas pour des idiots. Entre conséquence des combats sur les lieux et sur le plan psychologique des soldats, rien n'est épargné mais reste assez subtil et suggéré pour ne pas choquer. Bref un film que je conseille de voir et de montrer aux plus jeunes ne serait-ce que pour pour son thème qui n'est pas souvent traité, son style graphique marqué et remarquable et son histoire empreint d'onirisme. Et la voix d'Oxmo <3 pour ceux qui sont fans.
Un film d'animation au style graphique qui ne peut laisser indifférent et qui porte un message humaniste sur la Première Guerre Mondiale, à Verdun. Simon Rouby dresse une œuvre fataliste mais tout de fois pleine de charme et de poésie avec son "Adama", aidé par une très belle musique ainsi que des textes très bien écrits par Oxmo Puccino. La perte de l'innocence, le passage dans le monde adulte ou encore le rêve des enfants face à la modernité sont des thématiques parfaitement abordées par la mise en scène et les personnages attachants qui nous sont présentés. Si le dessin à l'écran peut laisser perplexe dans son style ; la mise en scène, la musique et les messages transposées dans cette fresque humaine et profonde nous charmeront sans aucun doute.