Love
Note moyenne
2,8
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203 critiques spectateurs

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Shawn777

816 abonnés 3 974 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2017
Ce film de Gaspar Noé qui a défrayé les chroniques (comme d'habitude chez ce réalisateur dirons-nous) et sorti en 2015 n'est franchement pas mal du tout. C'est l'histoire d'un garçon étudiant en cinéma, Murphy, qui le jour du premier janvier remet en question son histoire avec sa copine actuelle, Omi, et se souvient des moments passés avec son ex-copine, Electra. On pourrais se dire que l'on va beaucoup s'ennuyer car si le film dure deux heures et qu'il repose uniquement sur des flashbacks, cela va être long c'est en tout cas la remarque je me suis fait au début et puis finalement, non, on ne s'ennuie pas car le film arrive à nous captiver du début à la fin. Alors évidemment, comment parler de ce film sans parler de ses scènes de sexe explicites ? Beaucoup de monde rangerait le film dans la catégorie pornographique et d'autres, comme le réalisateur, estime qu'il est juste érotique. Alors en vient la question : qu'est-ce qu'un film pornographique ? Personnellement, je l'ai trouvé à la limite de la pornographie mais il ne tombe pas dedans car même si nous avons beaucoup de scènes explicites, il n'a pas le même but que la pornographie et il est filmé très différemment. Alors, contrairement à ce qui a été dit lors de la sortie du film, ce n'est pas le premier qui aborde ce sujet en y glissant des scènes explicites de ce genre mais ce film-ci est particulièrement bien filmé, l'image est très belle et la photographie est magnifique. Effectivement, Noé nous sert de très beaux plans, moins originaux que dans ses autres films, mais toujours aussi recherchés. Du côté des acteurs, nous avons Karl Glusman, Aomi Muyock et Clara Kristin qui jouent très bien. "Love" est donc un bon film qui est à voir l'esprit ouvert et qui nous donne une expérience différente du cinéma, tout simplement.
mx13
mx13

288 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mars 2018
Une des plus belles histoires d'amour jamais narrée au cinéma, que nous offre Gaspar Noé. Néanmoins je tiens à préciser que j'aime bien les histoires d'amour originales et hardcores, tels que Crash, L'étrange histoire de Benjamin Button, ou encore M.Butterfly, et Love en est également une.
Film que oui, l'on pourrait qualifier de pornographique, même si c'est n'est pas une de ces œuvres ultra dégueulasse, où ils sont 10 sur une à la massacrer, bref. L'usage du 3d n'est pas indispensable, mais il améliore la qualité de l'oeuvre, d'autant plus quand il s'agit des scène de sexe. Une fois de plus, nous retrouvons de splendides couleurs rouges et trafiquées. Casting inconnu et de la nouvelle génération assez sympa.
Je le déconseille aux moins de 13 ans. 4/5
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 août 2017
Juste magnifique, le sexe est filmé de manière sensuelle et impressionnante, les plans sont toujours parfaits, les lumières sublimes, énorme talent des acteurs, beauté sans nom. Certes un peu dramatique mais il est le reflet de la complexité d'un amour passionnel, libéré, qui expérimente, dégénéré...
bsalvert

525 abonnés 3 731 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 juillet 2017
Un film ovni qui nous fait partager la passion qui anime toute histoire d'amour avec ses excès, ses expérimentations et le plaisir de partager avec l'autre de nouvelles expériences.
PLV : des scènes explicites au profit du film
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 juin 2017
Si on retire d’emblée les scènes de sexe non simulées, si on retire tout simplement la dimension pornographique, il reste quoi ? Une histoire d’amour entre un homme et une femme à l’ambiance un peu glauque comme l’affectionne Gaspard Noé avec des lumières jaunasses et verdâtres, ponctuées de rouges ; une histoire d’amour assez conventionnelle dans son registre : passionnelle, orageuse voire destructrice ; une histoire d’amour entre un homme qui raisonne « bite » plutôt que « cerveau » au point de mettre enceinte sa voisine de palier, laquelle, quelques jours avant, était invitée pour une expérience à trois ; une histoire d’amour entre un homme et une femme qui s’étaient promis de vivre ensemble pour la vie ; une histoire d’amour emplie de douleur pour cet homme qui se considère comme prisonnier en partageant sa vie avec celle avec laquelle il a fauté et avec laquelle il a un enfant et non avec celle qu’il s’était promis d’aimer pour la vie ; bref, une histoire d’amour somme toute assez classique. Ce qui ne l’est pas c’est sa dimension soi-disant pornographique. Et si tant est c’est de la pornographie, voilà enfin une pornographie acceptable, honnête. Pas de positions scabreuses, par de séquences performatives. Les réalisatrices du porno ont beau revendiquer revoir le genre en apportant leur sensibilité féminine, ça reste un produit typiquement pornographique. Or, Gaspard Noé nous livre un film où les actes sexuels sont non seulement assumés mais ils s’inscrivent tout naturellement dans un réalisme implacable. Il peut choquer mais il n’y a rien de choquant de filmer des ébats que tout un chacun a le bonheur de pratiquer avec son âme soeur. Ici, pas de porno chic, de porno déguisé, pas de scène d’amour hypocrites avec des draps remontés jusqu’à la poitrine, pas de scène de sexe avec soutien-gorge. Le personnage Murphy, torturé, nous conte son histoire d’amour sous opium et rêve de voir un film « fait de sperme, de sang et de larmes, l’essence même de la vie ». « Faire un porno avec des sentiments ». Qui parle réellement ? Murphy ou Gaspard Noé ? Gaspard Noé évidemment par le truchement de son personnage Murphy. Et comme à son habitude, Gaspard Noé nous offre un film extrêmement osé, voire courageux mais avant tout sincère. La sincérité demande parfois du courage. Oser c’est être aussi courageux. Et pourtant son film n’a rien d’extraordinaire, l’histoire d’amour qu’il nous conte est assez ordinaire, à la limite de l’ennui, mais il pousse son propos avec des scènes de sexe non simulées. Et là on y croit. Les scènes de sexe crédibilisent cette histoire d’amour. Elles donnent une autre dimension à leur histoire. Rien n’est gratuit comparé à du vrai porno même ceux réalisés par des femmes. Les scènes de sexe ne sont jamais dans la performance. Elles sont simples et vraies. Et pour justifier le genre porno (?), Gaspard Noé nous présente un couple sexuellement actif, sexuellement compatible donc consentant à la recherche d’expériences par peur de sombrer dans la monotonie : échangisme, libertinage, transgenre… Je tiens à saluer les acteurs Karl Glusman, Aomi Muyock et Klara Kristin pour leur courage, et leur performance d’acteur tout bonnement. Il reste à espérer que pour ces deux actrices, ce film ne soit pas une étiquette lourde à porter et qu’elles auront l’opportunité de jouer autre chose, que ce film ne les ait pas cramées aux yeux de producteurs ou metteurs en scène peu imaginatifs. En tout cas, ils ont été essentiels à la démarche de Gaspard Noé. Lequel, pour conclure, a l’art de jouer avec le montage. Et la fin du film annonce le début d’une aventure… dont on connaît déjà… la fin. Le mot « Fin » vient s’incruster à l’écran comme une ironie, comme un trait d’esprit. Gaspard Noé nous livre une histoire d’amour banale mais son« Love » n’a rien de banal. Encore un étonnant Gaspard Noé. A voir en V.O évidemment...
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 10 février 2017
Si c’est le visage qu’on donne au « subversif » aujourd’hui, j’ai dû naître à la mauvaise époque, ou manquer singulièrement de récepteurs au « chocking ».

Quand Laurent Bouhnik a sorti, quatre années auparavant, le film sobrement intitulé « Q », la critique lui riait au nez. La raison ? Son principal argument de vente était le suivant : « les scènes de sexe n’ont pas été simulées ». En 2015, Gaspar Noé sort un film dont le point central – hormis l’usage de la 3D – est identique…Et les mêmes crient au génie irrévérencieux. C’est à n’y rien comprendre.

Maintenant, l’absence de simulation aurait pu être intéressante…Si le noyau du film ne reposait précisément pas sur la lente mélancolie d’un couple, qui finit par copuler sans vraiment plus savoir pourquoi. Nombre de spectateurs se sont accordés pour sauvegarder le triolisme de la première partie, je n’irais même pas jusque-là. L’égoïsme – voulu par le scénario – du protagoniste se retranscrit si parfaitement dans le cadrage du réalisateur – pas un seul plan d’orgasme féminin –, que de fait, on aura du mal à trouver de la beauté dans une représentation érotico-porno aussi déséquilibrée. Ce choix de plan rend les personnages féminins complètement anecdotiques, et ce qu’importe leur nombre de lignes. De fait, leur plaisir et leur désir le sont aussi. C’était apparemment le vœu de départ de M. Noé, qui souhaitait réaliser un film pour faire « bander les mecs et pleurer les filles. » Je ne vois pas comment on peut prétendre à ça, et dans la foulée « réaliser un vrai film d’amour, dans lequel le sexe retrouve sa place. » Love est aussi dénué de passion et de tendresse dans sa caméra qu’un porno ordinaire, il n’a rien de plus, si ce n’est la 3D. Les scènes sexuelles s’accumulent au fil des fantasmes que le couple s’évertue à essayer de concrétiser…Tout en se droguant. Alors là, non. On ne veut pas y ajouter un plan de dessus où les deux acteurs principaux à poil regardent le plafond en tripant sur Heroin*? Allongés sur un drap rouge un peu délavé et fripé, dans une minuscule chambre bordélique sous les combles, où la sueur colle encore aux oreillers, tant qu’on y est.

Filmer le désamour est une ambition louable.
[...]
Et la suite ? Par ici, juste en-dessous, et vous y êtes.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 19 janvier 2017
Dans le fond (!) c'est plutôt un bon porno habilement mis en scène qui jouit (!) d'une belle photographie et si les pornos de ce genre étaient plus nombreux, ce ne serait pas un mal ma foi : on a quelques bombasses premier choix, élevées au grain, naturelles, sans OGM ni plastique. Le hardeur -l'acteur pardon- est très motivé et donne (!) de sa personne.

Hélas, on regrette que ces jolies scènes soient si éparpillées parmi tant d'autres scènes, lesquelles se vautrent pour leur part dans un sentimentalisme pédant qui n'a vraiment aucun intérêt. Leurs dialogues d'un ridicule pathétique se disputent avec un scénario d'une rare indigence qui multiplie les retours en arrière ad nauseam.

En conséquence de quoi, nous conseillons à Monsieur Noé de se concentrer sur la pornographie et de virer tout le reste, tout le verbiage intello de petit étudiant bourgeois sur "l'amour" et les réflexions de comptoir qui vont avec. Merci.
Flowcoast
Flowcoast

74 abonnés 1 209 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 décembre 2016
Dans la mise en scène, l'histoire et même l'intercalaire des scènes, Love offre au cinéma français un vrai niveau de travail. Exit les polémiques sur l'érotisme que vend ce film, ce qui est en partie vrai, mais contrairement à un film porno, l'histoire tient la route, entre jeune désoeuvré, drogue, alcool, infidélité. Un dur visage de la jeunesse européenne d'aujourd'hui, montré dans Love. Et clairement, je m'attendais à un film vachement mauvais/
Yannickcinéphile

2 890 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 décembre 2016
Bon, bon, bon, Gaspard Noé, un cas particulier du cinéma ! Franchement, Love ne m’enthousiasmait pas plus que cela, ça sentait le produit porno luxueux pour bobo de la Croisette, le genre de machin bâtard qui n’a guère d’intérêt. Finalement, et en dépit de ses lacunes certaines, Love n’est pas une calamité.
C’est sûr, le point noir majeur de Love c’est son histoire. C’est très très long pour pas grand-chose ! Fallait-il que ça dure plus de 2 heures ? Alors que l’histoire est ce qu’il y a probablement de plus quelconque et de plus classique qui soit. Ok, Noé amène à ce classique de l’intrigue amoureuse du porno et du trash, mais cela suffit-il à vraiment fondamentalement changer l’impression de fadeur et de déjà-vu ? Encore une fois, je crois que ça ne change pas de d’habitude, Noé privilégie l’exercice de style, s’emparant vaguement d’une intrigue pour amener son univers violent et érotique, et s’amuser avec l’image, mais quand ça dure plus de 2 heures, s’il n’y a rien pour soutenir tout ça, ça peut vite devenir barbant à souhait ! D’autant qu’il complexifie sa narration, comme de coutume, ce qui donne un récit saccadé, plutôt clair, mais pas fluide pour autant ! Et puis bon, au-delà de cela il y a des répétitivités.
Après, formellement il y a des bonnes choses. L’image est travaillée, avec une photographie fouillée qui rappelle l’univers habituelle de Gaspard Noé, une ambiance bien particulière, à la fois sombre, torride, et étrangement parfois volontiers chaleureuse ! Love est un film élégant, avec des scènes érotiques très explicites qui sont néanmoins filmées avec un talent manifeste, qui ne sont pas non plus trop longues comme dans le porno contemporain et qui évitent donc l’ennui. C’est visuellement très convaincant, avec une mise en scène qui, à l’inverse d’Irréversible par exemple évite la surenchère d’effets visuels inutiles et agaçants. C’est du Noé « apaisé » pour ainsi dire, et cela donne un résultat beaucoup plus « mature » que de coutume. Même si depuis Irréversible, Noé avait fait du chemin !
Le casting est bon lui aussi. J’ai lu que les prestations avaient été l’objet de critiques, je ne serai pas de ceux-là. Ok, il y a quelques moments de surjeu, mais je dirai que le souci ne vient pas des acteurs mais des personnages qui auraient mérité une écriture plus subtile pour compenser l’histoire qui s’avère tout à fait classique. Néanmoins Karl Glusman, Aomi Muyock et Kara Kristin dans une moindre mesure livrent de vrais bons numéros d’acteurs, et ils sont en plus vivement mis à contribution, et je ne parle pas forcément des scènes hard. Love est en effet un film graphique, mais c’est aussi un film d’acteurs, vu qu’ils sont quasiment de toutes les scènes. Autant dire que si c’est foireux, le film en pâti du début à la fin. Il y a donc quelques passages surjoués (mais c’est typique du cinéma de Noé), mais les prestations sont quand même d’un niveau plus qu’acceptable, surtout pour des acteurs débutants.
A noter enfin, à l’appui de ce métrage, la bande son, très soignée, et d’une variété plus qu’appréciable.
En conclusion, Love est un film que j’ai trouvé moyen, mais pas mauvais. Clairement le souci c’est le déroulé outrageusement classique de l’histoire qui est pratiquement un archétype cinématographique depuis le début du XXe siècle ! Noé surrimpose son style, mais cela ne suffit pas à faire oublier le fond. Classicisme qui se répercute aussi dans les personnages, artistes junkies déboussolés qui ne surprendront pas, sauf peut-être grâce à l’interprétation solide. Franchement, sans ses longueurs intempestives, ce propos tout à fait basique, Love serait un grand film du genre, là, si l’on retire les scènes hard et qu’on adoucit l’esthétique, on tient un drame romantique sans grand relief. 2.5
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 21 novembre 2016
spoiler: film pour exciter les puceaux et les nymphos
, spoiler: un porno légèrement scénarisé et tourner avec des bons techniciens pour faire oublier que c'en est un
Bref. beurk
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 août 2016
Les insensibles crieront au porno pour intellectuels. Alors qu'en réalité il s'agit de l'expression même de l'amour dans sa totalité. Au-de-là de l'orgasme et du fantasme, l'amour c'est avant tout le sourire le plus pure avant les larmes les plus noires. C'est ce que Noé nous dit à la perfection avec un film ni choquant, ni trash, juste réel.
D'un point de vue purement cinématographique, l'utilisation de la caméra et de la photographie sont maitrisés a la perfection. Mention spéciale à Emmanuel Trousse pour une gestion des lumière d'un niveau inégalable.

On relevera deux clins d'oeil à Kubrick et Tarentino qui montres que les influences de Noé sont solides et il s'en approche talentueusement.
Adi P.
Adi P.

24 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 août 2016
Film exceptionnel tant du niveau esthétique voir photographique que du niveau du traitement du sujet !
weihnachtsmann

1 623 abonnés 5 746 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juillet 2016
"L'amour? C'est le sens de la vie".
Dommage qu'il faille attendre la toute fin pour entendre ces mots touchants d'un amour qui semble sincère. Ou bien peut-être est-ce justement la raison pour laquelle tout le film est aussi cru et aussi peu romantique car l'homme n'a pas trouvé en ces filles avec qui il couche la vraie raison de vivre. Le style est là par contre toutes ces coupures sont horripilantes. Fait penser à du Nolan en moins puissant avec des touches de Lynch.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 juillet 2016
La bande son est un put délice et accompagne parfaitement les tribulations d'un couple. Si l'amour dure 3 ans, ce film en est un bel exemple.
vincent L.
vincent L.

240 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juin 2016
Le film de cette histoire de couple m'a paru longue parfois, intéressante souvent, troublante aussi.
De belles images, la première scène explicite, sensuelle et magnifiquement filmée est superbe.
Un film hors des sentiers battus qui ne laisse pas indifférent et rien que pour cela c'est bien
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