Après le bon mais trop académique "John Rabe" (2011) le réalisateur allemand continue à explorer la face sombre de l'Histoire. Le scénario se focalise trop sur l'amour inconditionnel de la jolie Lena pour Daniel, le film reste exceptionnellement discret sur les horreurs commises au sein de la colonia, même hors champ le réalisateur se montre plus que frileux. Gallenberger, à l'instar de son "John Rabe", n'arrive malheureusement pas à transcender son sujet.
La reconstitution historique n’échappe pas à quelques écueils (...) et la mise en scène de Gallenberger est sans éclat. Néanmoins, la force du sujet et l’interprétation des acteurs rendent l’ensemble assez captivant.
Une histoire assez sombre et glaçante dont l'intensité monte progressivement. La dictature chilienne a souvent été l'occasion de film militants. Ici, c'est davantage à du factuel que le spectateur est convié. Une sorte de "Nuit et brouillard".
Thriller sur fond d’histoire d’amour, Colonia arrive à nous captiver par son suspense tout en nous faisant découvrir l’histoire vraie de ce camp de l’horreur. Emma Watson nous rassure sur son talent d’actrice pas souvent bien mis en avant depuis la fin de la saga Harry Potter. C’est vraiment elle qui porte le film plus que le trop fade Daniel Brühl. le réalisateur Florian Gallenberger arrive à bien doser son film entre suspense et émotion face à cette histoire inspirée en partie de faits réels qui font froid dans le dos. [lire la critique complète sur le site]
un excellent film historique inspiré d'une histoire paru dans les années 70 au chili dans une secte. tout est parfait un bon scénario de bons acteurs, on est tenu en haleine du début à la fin. j'en suis ressorti ému de la séance. à voir sans hésiter.
un film magistral mais poignant. quelle horreur ces atrocités et quel courage il a fallu à ces 2 jeunes gens (dans la réalité) pour s'en sortir et faire découvrir au monde ce qu'il ce passait dans cette fameuse "colonie de la dignité". les acteurs sont tous extraordinaires des 1er au seconds rôles. à voir absolument
La folie d'un homme associée à l'horreur d'une dictature. Face à cette monstruosité, seuls l'amour et le courage pouvaient se dresser. C'est ce que nous raconte minutieusement le film porté par le jeu des acteurs. Même si, comme d'habitude, il manque un conseiller en aéronautique.
Colonia Dignidad était depuis 1961 une colonie agricole chilienne, véritable secte dirigée par un réfugié nazi qui collabora étroitement avec le gouvernement fasciste de Pinochet. Voilà pour les faits, lesquels ne sont pas nécessairement clairs dans Colonia, le film de Florian Gallenberger. Pour commencer parce que tout le monde y parle anglais, chiliens comme allemands. Ensuite, à cause du parti pris de ne garder l'aspect historique que comme une toile de fond à une romance doublée d'un film d'évasion. Cela passe par mal d'incohérences et de facilité dans le récit. Tout n'est pas à jeter cependant et notamment l'atmosphère glauque et à la limite du fantastique qui s'en exhale. Le suspense remplace in fine la réflexion faisant de Colonia un pur film de divertissement angoissant malgré ses prétentions didactiques. La direction d'acteurs comme la mise en scène est plutôt faible et Emma Watson et Daniel Brühl n'arrivent pas à tirer leur épingle du jeu à l'inverse de Michael Nyqvist, parfait en pervers polymorphe. Il est de loin le principal intérêt du film même si le personnage n'est pas suffisamment fouillé.
Colonia décrit cette colonie agricole secrète fondée en 1961 au Chili par des Nazis dont l’allemand Paul Schäfer, un pédophile qui abusait des enfants de la colonie. En 1973, le Général Pinochet s’empare du pouvoir par la force et des opposants au coup d’Etat descendent dans la rue. Daniel est arrêté par la police et transféré dans la Colonia Dignidad. Lena, hôtesse de l’air et petite amie de Daniel va tout faire pour sauver l’homme de sa vie, au point d’entrer dans ce camp secret dont personne ne ressort. Après de brèves présentations historiques, le réalisateur nous emmène dans ce lieu glacial, oppressant et irréel. Pourtant l’endroit a bien existé et il profite du charisme et de la prestance engagée d’Emma Watson pour nous le montrer. Malheureusement les liens affectueux entre les personnages principaux sont tellement forts qu’ils prennent le pas sur le cœur du sujet, si bien qu’on en oublie parfois que nous ne sommes pas simplement dans un thriller dramatique, mais bien historique. En effet, Florian Gallenberger choisi la facilité scénaristique pour attirer son public et omet parfois l’idée même de cette horrible histoire de secte. Néanmoins Colonia mérite amplement une lecture de ce drame méconnu et poignant. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Ce film présente la colonie Dignidad, une secte où des prisonniers ont été envoyés et torturés lors de la prise de pouvoir au Chili par Pinochet en 1973. Emma Watson incarne une hôtesse de l'air qui intègre volontairement cette secte afin de retrouver son compagnon qui y a été emmené. Colonia permet de présenter un aspect méconnu de ce qu'impliquait le régime de Pinochet. La majeure partie du récit décrit le quotidien de la colonie avec la séparation des hommes, des femmes et des enfants, les travaux forcés, ainsi que la soumission forcée par le gourou Paul Schäfer. La corruption des grandes administrations est aussi abordée, spoiler: notamment en ce qui concerne l'ambassade d'Allemagne . Il règne un climat malsain dans ce film qui entraîne une tension captivante jusqu'à la fin.
Un film intéressant. Florian Gallenberger arrive à concilier divertissement grand public avec œuvre dénonciatrice et documentaire. Bien que l'on pourrait reprocher au film un scénario assez classique avec en plus une intrigue amoureuse au début du métrage qui n'y a pas vraiment sa place tant elle brise le ton tragique du film et un montage plutôt rapide (des protagonistes manquant un peu d'exposition et des péripéties qui s'enchaînent parfois rapidement), le film n'en reste pas moins diablement efficace avec des acteurs attachants (Emma Watson est envoûtante, Daniel Brühl est brillant) et une réalisation axée sur le côté très violent de cette "Colonie" et sur la détresse de ses personnages. On se laisse entrainer par le métrage et on est content de l'avoir vu.
Haletant, instructif et bien joué ! On ne s'ennuie pas une seule seconde mais la fin est légèrement empruntée à celle du film "Argo". Et le côté romanesque prend parfois (souvent) le dessus sur la visée historique du film.