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Un visiteur
3,5
Publiée le 14 septembre 2015
Un beau film. Une belle performance de Jean Rochefort. On se laisse porter par l'histoire. Sur les souvenirs tristes de la Floride et le tempérament taquin de Jean.
Très bon film, cela faisait très longtemps qu'un film (français) ne m'avait pas autant touché. J'ai beaucoup apprécié ces moments où nous étions aussi perdu que Claude, très bon choix du réalisateur. Un vrai plaisir, très touchant, de plus, malgré ce sujet assez délicat qu'est Alzheimer, il y a pas mal de moment où l'on se surprend à rire. À voir et à revoir !
Catastrophe Naufrage cinématographique pour ce naufrage du troisième âge. Pourquoi Rochefort et kimberlain se sont embarqués dans cette galère, ils savent lire un scénario surtout quand il est aussi mauvais Incapables de sauver la situation ils attendent la fin en compagnie des spectateurs qui pensent qu'à ce prix de place ils se sont fait avoir. Même l'excellent Lucas recruté pour jouer l'amoureux ne peut déployer tout son talent. Quel gâchis
Très joli film qui traite d'une façon humoristique le grand drame des personnes atteintes par la maladie alzheimer. Jean Rochefort est remarquable et brillant dans ce rôle. Je recommande car c'est un film drôle et émouvant.
Film poignant et drôle à la fois sur la vieillesse et la dépendance servi par deux très grands acteurs : Sandrine KIMBERLAIN dans le rôle de la fille, un jeu très juste et Jean ROCHEFORT comme on l'a rarement vu dans un rôle plus dramatique. Il est époustouflant. C'est simple j'ai adoré, je ne vois rien à redire.
Après le beaux films "Les femmes du 6ème étage" (2011) et "Alceste à byciclette" (2013) Philippe Le Guay revient avec une autre comédie douce amère avec, pourtant, un sujet plus grave qui est la maladie d'Alzheimer. Encore une fois Jean Rochefort s'avère extraordinaire dans ce rôle touchant mais aussi à la fois léger et tragique. Si le scénario est bien écrit et montre bien la dégénérescence et la détresse qui en découle on peut trouver un peu inutile et lourd le concept de flash-backs et de flash-forwards. C'est donc un beau et bon film qui a lé mérite de ne pas s'apitoyer trop sur le drame tout en étant finalement un peu pessimiste.
Le film démarre comme une comédie douce-amère sur les ravages de l'âge et d'Alzheimer. C'est d'emblée la partie moins réussie car le réalisateur s'attarde sur le plus pathétique et le plus sordide de la maladie, sans pour autant parvenir à en faire vraiment rire. On est un peu gêné de voir l'immense Jean Rochefort dans cette inconfortable position, là où Jean-Louis Trintignant et Emmanuelle Riva illuminaient la caméra dans Amour de Haneke, dans un domaine certes différent mais des sujets voisins. Ce faux départ plombe le film en entier mais dans sa seconde partie, moins évidente, Floride se rattrape en offrant une réflexion intéressante sur la lourde responsabilité d'une fille (Sandrine Kiberlain, parfaite comme toujours) face à la maladie de son père.
Excellent film, très émouvant et juste, très bon jeu d'acteur, Jean Rochefort est exceptionnel . Je ne suis pas d'accord avec certaines critiques lues dans la presse, en particulier l.express et télérama. Jean Rochefort joue très bien l'homme vieillissant, malade , exubérant aussi, Sandrine Kiberlain, encaissant les coups mais ayant une vraie tendresse pour son père est touchante. Tout cela est bien vu et parle d'un sujet très actuel et cruel: mettre ses parents en. "Maison de vieux"
Comme l'a dit un internaute, le moment de l'année pour programmer ce type de film est sans doute mal choisi Sinon, je pense que le film ne va pas assez jusqu'au bout...on ne comprend pas vraiment ce que veulent dire ces retours sur l'enfance de Claude, ses rapports avec sa mère sont à peine effleurés...le père est absent...on ne sait même pas s'il existe Idem pour sa 2ème fille...et ses épouses... On ne parvient pas à détester ce personnage, alors que Jean ROCHEFORT aurait pu nous faire une sorte de "tonton Daniel" pour faire référence à "Tatie Daniele", parce que finalement, Claude est quand même un sacré comédien, dans le sens de se moquer de tout le monde pour attirer l'attention sur lui...car, enfin, est il vraiment malade?
Philippe Le Guay a sa petite musique à lui, et construit peu à peu une œuvre -le coût de la vie, les femmes du 6ème, Alceste..- sans esbroufe, en empathie avec ses personnages, et aussi attentive aux préoccupations du temps, qui ne plait pas à tout le monde (Dieu sait ce qu'il a fait à Télérama qui le massacre avec insistance!). Ici, Jean Rochefort, brillant vieillard, décline irrémédiablement et sa fille S; Kiberlain, se refuse à admettre le naufrage de son père.. C'est admirablement joué, Rochefort est stupéfiant, et la petite musique, tantôt guillerette, tantôt mélancolique évite le mélo un peu sadique à la Haneke (faire jouer à un vieillard sa propre déchéance, cf. E. Riva) avec élégance.
Pour Claude Lherminier, un ancien industriel haut-savoyard (fabrication de carton et papier), "Floride" égale "voiture" (celle de l'affiche - une Renault des années soixante), "oranges" (et leur jus), et bien sûr 27e état des USA - là où vit son autre fille, mariée à un Américain, Alice. Il va fêter ses 82 ans, et donne bien du tracas à son aînée, Carole, une quadra divorcée (un fils étudiant, Robin), qui a repris l'usine familiale 20 ans plus tôt, puis l'a cédée à un groupe canadien, lequel l'a maintenue à la direction générale. Le vieil homme est sujet aux pertes de mémoire, et aux sautes d'humeur. De plus en plus rapprochées. Cela ne semble pas être de la simple sénescence, mais bien plutôt une variété de la si redoutable maladie d'Alzheimer, dont on suit l'avancement, en découvrant l'histoire du héros spoiler: (et en particulier les tenants et aboutissants d'un stress majeur subi il y a quelques années) . Aucun pathos ici cependant, aucune pesanteur dramaturgique. Philippe Le Guay adapte (en rendant le récit "cinématographique") une pièce à succès de Florian Zeller - c'est-à-dire en conservant les enjeux familiaux, (mais en les étoffant, anecdotiquement), et en traitant ce sujet grave avec fantaisiespoiler: (le "fil rouge" du voyage en avion). . Situations et dialogues jouent en permanence sur des registres différents, entre humour et émotion. Comme dans le précédent (et excellent) "Alceste à bicyclette", tout est soigné - des décors généraux aux plus petits détails, du couple père/fille central aux personnages "secondaires", le tout formant une lecture cohérente de la "pathologie" de Claude. Passionnant, et porté par des interprètes magnifiques - JR, tout particulièrement, agaçant, truculent, polisson, fragile, porté par ses obsessions et douleurs intimes, bouleversant... : superbe !
Très bon film Philippe Le Guay. Jean Rochefort et Sandrine Kiberlain sont réellement de grands acteurs qui nous plongent dans cette vie pathétique de la décrépitude de la vieillesse et des relations difficiles parents/enfants dans ces moments. Je ne comprends pas les avis acerbes de certains critiques de presse. Mais, je n'ai pas vu la pièce de Florian Zeller.
Je tire mon chapeau aux producteurs de ce long métrage et à Philippe Le Guay, le réalisateur, qu'une séance dans un multiplexe Pathé, m'ont fait trouvé courageux. Oser proposer un film sur le vieillissement, la dégénérescence dans un contexte où tout le monde veut du divertissement, moi, je dis, chapeau ! Surtout qu'avant de voir "Floride", j'ai eu droit à une série de bandes annonces dont les propositions allaient de la baston à la schlague, laissant comme un goût amer quant aux idées que se font beaucoup de producteurs sur les envies du public, qui, et cela fait un peu froid dans le dos, risque de répondre présent à ce déferlement de violence. Il est certain que Jean Rochefort et Sandrine Kiberlain, vedettes d'une suite du "Transporteur", ça risque de ne pas le faire... Eux se contentent de mettre tout leur talent dans un film délicat et fragile, sur un sujet de société souvent tu (tout du moins au cinéma) : la grande vieillesse et ses aléas. . Nous sommes dans une production, haut de gamme, donc, les vieux croupissant dans une mansarde avec le minimum vieillesse ou dans une maison de retraite bas de gamme, ne se reconnaîtront pas complètement dans le personnage de Claude, ex industriel du papier, vivant dans une splendide maison non loin du lac d'Annecy. A lui les aide-ménagères à temps-plein et qui en bave pas mal, voire les voyages en avion en Floride, ce qui permet sans doute de donner un peu de légèreté à cette situation pas toujours drôle. Sa fille, Carole, dirige l'entreprise familiale, quoique rachetée par des canadiens. Elle se partage entre l'usine, son devoir filial et un amant. Jongler avec tout cela n;'est guère aisé, surtout que le père au cerveau partant en marmelade, déraille pas mal. Le film fonctionne très bien dans sa description du quotidien de ses deux personnages principaux. La réalité vacillante du père nous est proposée avec tout ce qu'il faut de méandres, pour que le spectateur pénètre petit à petit son monde intérieur chaotique. Malgré quelques plongées dans l'enfance du vieillard peu convaincantes et un vague suspens peut être pas essentiel, Claude passionne à l'écran car il bénéficie d'une réalisation sur le fil du rasoir, qui ne bascule jamais dans le pathétique ni dans le franchement comique. La fin sur le blog
Excellente interprétation A Sandrine et jean un grand bravo la réalisation est fine juste et d'un réalisme malheureusement affligeant Ton juste et sincère tous égaux devant cette terrible maladie ...entre gravité et la manière de traiter ce sujet avec subtilité