Si le film ne manque pas de certaines idées en matière de présentation des personnages ou de développements scénaristiques, on ne peut pas dire que ce soit le film de SF de la décennie, ni la comédie de la décennie, ni vraiment une comédie SF d'ailleurs. Le postulat de base, assez curieux, souffre d'un gros manque de moyens et d'un texte plutôt faible (pas une ligne de dialogue mémorable), bien que les interprètes fassent de leur mieux avec le matériau. Ouvert à plein d'interprétations mais limité dans ses effets sur bien des plans, le film ne laissera pas une "colossale" impression dans les mémoires. Regardable quand même.
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1,5
Publiée le 6 juillet 2020
Bien que Anne Hathaway et Jason Sudeikis soient tous deux formidables dans leurs rôles. Aucun de leurs personnages n'était sympathique. J'ai regardé ce film pour les critiques élevées qu'il a reçues. Mais je vraiment surpris de voir à quel point c'était ennuyeux. Ce n'est pas un film monstre et ce n'est pas une comédie. Rien de remarquable ne se produit du tout et il y a des lacunes inexpliquées et je pense que l'écrivain n'était pas sobre. Si vous êtes un fan de Sudeikis et Hathaway, leurs mimiques et leurs voix parlantes regardez ce film. Sinon ne vous embêtez pas avec ça. Vous voulez un film de monstre ? Regardez plutôt Skull İsland à la place...
Pour moi, c'est pareil que Didier. Le point de départ est aussi saugrenu. Ce qui pourrait passer pour un film de destruction massive à la Emmerich dérive vers la comédie puis pour terminer dans le social. Parce que cette Gloria et ses acolytes, ce dont ils souffrent, c'est d'alcoolisme. C'est du manque d'amour. De ne pas parvenir à avoir une relation durable à cause de leurs excès. Du manque de travail pour Gloria. Ça fait beaucoup pour une seule personne. Ils donnent tous l'impression d'être passés à côté de leur vie dans leur petit patelin. Et tout finit par exploser. Donc, on est loin de la petite comédie romantique à laquelle je m'attendais au préalable. C'est plus profond que ça et l'existence de Gloria et de ses potes est assez triste en fin de compte bien qu'on ait parfois envie d'en rire.
Comment faire un film de monstre sans monstre, sans histoire, sans intérêt aucun, sans personnage attachant (vraiment aucun non plus) ? C'était bien le but recherché ? En ce cas, c'est parfaitement réussi.
1h50 de temps perdu. Film qui pourrait éventuellement intéresser des enfants de 10-12ans ou des ados en plein trip. Scénario bidon. Aucun fil conducteur. Début qui peut laisser penser que le film pourrait être sympa puis.... Chute vertigineuse. On se croit d'un coup dans un film de thriller comique type parodie. La fin est incroyablement nulle. Ce film m'a épuisée, je vais me coucher...
Une idée originale pour un film avec une très bonne première partie, mais pour la seconde ça devient tellement incohérent que ça en devient frustrant. *Spoil :* on s'imagine que ça va partir sur une comédie romantique et je pense qu'à ce niveau il aurait mieux fallu rester sur cette idée. Le changement de comportement soudain et radical ne sert qu'à mettre en avant le fait que l'héroïne est une femme indépendante et qu'elle ne doit dépendre d'aucun mec pour s'épanouir. Exactement, tout ça pour une idée féministe qui tient sur un tweet, au lieu de partir sur explication cohérente melant jalousie et deception. On ne comprends même pas l'utilité de l'acheminement sur les personnages secondaires, en particulier le cocainomane et le beau gosse un peu débile qui ne sert que de plan cul. Tim, le vrai copain ne sert qu'à révéler la jalousie des hommes et la volonté de contrôler une pauvre femme fragile et alcoolique en la jetant pour exiger qu'elle revienne. Les monstres en servir à mettre en scène la force intérieure de l'heroine sans aucun effort d'adaptation à l'écran. Après plusieurs jours, qui va réellement croire que la population de Séoul reste gentiment autour d'un monstre en attente de se faire ecraser ? Pourquoi le fait de s'y déplacer en personne lui donne la possibilité de se téléporter en monstre ? Quelle est la probabilité pour que le beau gosse debile voit Gloria apparaître en direct à Seoul ? Pourquoi le peuple coréen se réjouit de la mort du robot alors qu'ils ont pas été foutu de mettre la ville sous quarantaine ? Pourquoi Gloria soupir avant le clap de fin quand on lui propose de boire quelque chose alors qu'elle rentre dans un bar de son plein gré ? C'est une énumération de petits détails tous plus ridicules les uns que les autres afin de compléter une histoire métaphorique sur l'indépendance féministe en mode social justice warrior car les hommes sont tous des connards manipulateurs, drogués ou debiles et le meilleur moyen de s'en débarrasser c'est littéralement de se comporter comme une garce et de les envoyer valser à plusieurs kilomètres. Mais bon comme ça porte un message on va dire que c'est avant gardiste.
Aurait gagné à être beaucoup plus délirant. Mais faute d'un budget conséquent, forcément, niveau castagne géantes, ça reste très timide, donc on reste sur sa faim. du coup, il faut se taper des tonnes de bavardages et cette idée finale que, oui, les vrais monstres sont humains (incroyable révélation !!) Cela dit, c'est avec ce film que je découvre enfin Anne Hattaway dans un personnage à la fois doux et espiègle... Attachante en somme.
sympa, surprenant, amusant, frais, original. bref, au début, on se dit "what?" et on finit par l'apprécier en entier. l'actrice n'enlève rien non plus.
Dans la continuité de son cinéma absurde mêlant science-fiction et personnages banals, Nacho Vigalondo nous conduit une nouvelle fois à travers *Colossal* au cœur de l'histoire de Gloria (Anne Hathaway), une femme américaine alcoolique et au chômage, qui se retrouve étrangement liés à un monumental monstre détruisant la ville de Séoul.
Il est évident que Vigalondo convoque encore une fois ce qui le passionne, et qui intrigue toujours le spectateur au premier regard. Mais inévitablement, comme une sorte de prédiction inexpliqué, le scénario tantôt adulé se retrouve à sombrer dans une forme complètement neutre, sans ambitions et dont les aboutis peinent à passionner.
Lorsque que son copain la jette à la porte, Gloria doit se résigner à retourner dans sa ville d'enfance perdu au cœur de l’Amérique profonde. Là où New-York était pour elle source d'inactivité et d’ivresse quotidienne, cette nouvelle vie pourrait lui offrir de nouveaux horizons. Mais bien-sûr, l’existence de cet étrange monstre remet en question sa vie et celles de ses amis. Nacho Vigalondo mise sur l'humour, un choix quelque peu compréhensible. Mais cette humour basé sur la paresse de Gloria, n'est pas loin de se rendre compte lui-même qu'il est mauvais. *Colossal* tourne perpétuellement en rond, tout au long de sa majeure partie sans n'arriver à extraire où expliquer clairement une réelle ambition artistique.
L'absence claire de mise en scène n'arrange pas un récit qui peine déjà à nous raconter quelque chose. Une fois que Gloria avoue son secret à ces amis (pas loin du début du film), il n'y a plus rien a quoi se raccrocher. Les engueulades et les excuses peu crédibles s’enchaînent dans un rythme de dialogue bien minable, le tout avec des acteurs bien faibles. Le pire dans tout ça, c'est bien ces scènes où Gloria s'endort subitement. Vigalondo cherche désespérément un moyen de faire passer le temps et arriver à son explication finale le plus rapidement possible.
Les personnages secondaires écrits à la truelle, comme par exemple celui de Joel (Austin Stowell), déambulent derrière les pattes de ceux principaux en cherchant par dessus tout un moyen d'exister, mais en vain. Entre un bar, une maison vide et des bouteilles de bière, Nacho Vigalondo filme sans cesse la même scène et fait durer le réel suspense quant à l'origine du monstre et de son lien avec Gloria. Évidement quand celle-ci arrive, c'est bien dans une horrible facilitée d'écriture et un grand écart concernant une explication minime des événements que la tendre enfance de Gloria est convoquée : **Surtout, ne perdons pas notre spectateur qui est déjà assez bien déboussolés**
Et il faut attendre ce duel final, encore une fois bien médiocre, pour que le ''message'' de *Colossal* prenne quelque peu forme. Les deux personnages primordiaux du film, tout deux vivants dans une certaines misères, se retrouvent avec une grande responsabilité entre les mains : l'avenir de milliers de personnes dépend d'eux-mêmes. Un pouvoir (jamais expliqué) qui lie Gloria et Oscar depuis tout petit.
Il faut bien remarquer qu'il n'y a rien à extraire de *Colossal*. Le destin de ces deux personnages, complètement perdus dans leurs vies et qui se retrouvent avec un énorme pouvoir, ne prend jamais forme et se voit sombrer dans une mise en abîme où l'écriture et la mise en scène sont colossalement inexistants !
Ce film fantastique part d'une idée des plus originale... et improbable, mais peu importe, le tout était de savoir quoi en faire. Et c'est là que le film échoue quelque peu : il n'est jamais aussi bon que quand il s'éloigne de son sujet principal.
Une trentenaire alcoolique et oisive est larguée par son petit ami à New York. Sans le sou et à la rue, elle décide de revenir dans sa petite ville natale. Simultanément, une monstre géant attaque Séoul, et va révéler un lien avec notre protagoniste... Malgré ce que le pitch peut laisser supposer, "Colossal" n'est pas vraiment un film de SF. Les éléments fantastiques ne sont là que pour servir de métaphore de problèmes bien humains : l'alcoolisme auto-destructeur, les relations toxiques dans un couple, ou la perversion narcissique. A l'arrivée, le sujet du film est donc un drame assez classique, mais la manière dont il est amené est plutôt amusante. Par ailleurs, Anne Hathaway convient bien à cette héroïne à côté de la plaque qui va reprendre sa vie en main devant des enjeux "colossaux". Original.
Un original mélange des genres et des thèmes inattendus : accrochez vous ! Malgré cette intrigue (faussement) decousue, le film tient en haleine et révèle de belles surprises.
film très original d' ailleurs ce doit être pour cela que la note spectateur est si basse, des que ça sort des sentiers battus ça déplais a beaucoup de monde, (des que il y a le moindre rapprochement avec d autre films ça critique aussi d ailleurs...) Moi non plus je n' ai pas saisis le rapprochement avec godzilla jusqu a apprendre l'accusation de plagia, le film n' a rien a voir hormis parler de monstre tout le reste de l histoire est tellement différent... En tout cas j' ai passé un très bon moment et il y a du suspens tout le long, pour ceux qui notent mal le film car pas assez d' action ou que l on ne voit pas assez les monstres etc je pense que vous n' avez pas du saisir le sens du film.
Deux idées sous-tendent Colossal : d’une part, la plus petite action humaine, aussi infime puisse-t-elle paraître aux yeux de celui ou de celle qui l’effectue, peut avoir des retombées gigantesques, voire catastrophiques. D’autre part, un ressentiment ancré dans une détestation croissante de soi et une jalousie à l’égard de la personne qui en est à l’origine ne se panse pas avec les années, a même tendance à s’amplifier. Curieuse histoire de Kaijū qu’est Colossal, un film de monstres intimiste où s’entremêlent les tonalités pour aboutir à chanter les bienfaits de la différence contre le conformisme représenté par le petit-ami. Et il réussit à intriguer du début à la fin, en dépit d’une impression constante de fumisterie générale qui peine à rendre cette histoire crédible. C’est dire que le personnage principal, incarné par Anne Hathaway, s’avère difficilement saisissable ; et si opacité et profondeur lui sont préservées, cette distance peine à émouvoir un spectateur tenu à l’écart de son support émotionnel privilégié. Des effets visuels d’excellente qualité et des bascules dramatiques que l’on n’anticipe guère assurent néanmoins le spectacle, font de Colossal un petit film sur de grandes créatures.