Dheepan
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Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 septembre 2015
Palme d'or du Festival de Cannes 2015, Dheepan est une peinture très noire (voire trop, c'est selon) de la situation des réfugiés politiques et des cités françaises. Jacques Audiard réussit très bien à montrer la difficulté de s'intégrer dans une société très éloignée de ses origines. L'interprétation très justes des trois acteurs principaux (Antonythasan Jesuthasan, Kalieaswari Srinivasan et Claudine Vinasithamby) aide en grande partie à comprendre la volonté de s'intégrer malgré le décalage culturel spoiler: (Dheepan qui demande à Yalini de porter le voile car beaucoup de femmes de la cité le portent)
et la douleur que cela entraine spoiler: (Illayaal provoquant une bagarre suite aux rejets qu'elle vit à l'école)
. Audiard montre d'ailleurs que les difficultés d'intégration sont également dues aux endroits où sont logés les nouveaux immigrés. Ainsi, les personnages principaux se retrouvent dans une cité complètement gouvernée par la délinquance et où la majorité des habitants subissent la dictature d'une minorité de voyous. Plus le film avance et plus Audiard délaisse le sujet de l'intégration pour aborder le sujet de la lutte d'un homme seul poussé à combattre avec ses propres moyens contre les truands rappelant ainsi énormément le cinéma américain. En effet, plus le film avance et plus on pense au western, au cinéma de Peckinpah spoiler: et surtout à Taxi driver (dont la fin est un quasi-copié-collé)
. Cela nous amène à une surprenante réflexion. En effet, on peut penser que la violence finale est assez nauséabonde (pouvant même donner l'impression d'un film fascisant) mais on se dit qu'il est étrange que l'on accepte cela du cinéma américain mais moins du cinéma français pour la simple raison qu'il dépeint notre société sous un jour très sombre. Enfin, la toute dernière séquence du film est un peu décevante car elle est trop optimiste par rapport à tout ce qui à précédé (elle fait penser que l'Angleterre est le Paradis sur Terre, comme si les problèmes sociaux français ne pouvaient pas être rencontrés là-bas) et assez peu crédible spoiler: (Dheepan n'a eu aucun problème judiciaire suite au carnage final ? N'y aurait-il plus de police en France ?)
. D'un point de vue purement cinématographique, le film est très réussi et très fort (une fois encore grâce en partie à la justesse des trois interprètes principaux mais également à tous les rôles secondaires). L'appréciation varie alors selon l'interprétation politique que l'on fait de l’œuvre et du mélange entre film social et polar.
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 août 2015
Jacques Audiard est sans aucun doute l'un des meilleurs réalisateurs français à ce jour (LE meilleur selon moi). Il est le seul à être capable de proposer des films à la fois noirs et sociaux tout en restant parfaitement crédible et en s'éloignant au maximum des clichés. Je crois que c'est cette pureté et cette justesse qui font que chacune de ses oeuvres est un régal et qu'on y rentre dedans sans aucune difficulté.

Dheepan ne déroge donc pas à la règle, en proposant une entrée en matière frontale et directe comme toujours chez Audiard, on se retrouve témoin d'une tranche de vie de cette "fausse" famille, qui va devoir mentir aux autres pour pouvoir survivre et rester en France, mais également se mentir à eux même, par rapport à leurs convictions, leurs rapports et leur passé. La mise en scène est sobre, beaucoup moins spectaculaire que ses précédents films, on retrouve toujours la parfaite utilisation de la caméra portée qu'Audiard est encore une fois l'un des seuls à véritablement maîtriser. La photographie sans être incroyable au premier abord propose dans le dernier quart du film surtout un jeu sur le rouge et le vert particulièrement intéressant; les moments sombres, en étant fréquents, sont par ailleurs très bien travaillés.

Le trio d'acteurs principaux est bluffant de justesse, et je me dois de décerner une mention spéciale à Vincent Rottiers, vu il y a quelques semaines dans Bodybuilders, qui tient ici un rôle à l'opposé du film de Roshdy Zem mais dans lequel il se révèle excellent. J'aurai quand même préféré un approfondissement du personnage qui se retrouve un peu superficiel comparé au travail psychologique effectué sur Dheepan et Yalini.

Le film accuse de quelques longueurs arrivé à la moitié et nous laisse finalement une sensation un peu amère. Contrairement à ses oeuvres précédentes, Audiard semble ici s'essouffler assez rapidement avec son sujet et ne plus trop savoir où véritablement l'emmener. A l'inverse d'un Prophète, bien huilé du début jusqu'à la fin ou d'un De rouille et d'os, sans suivre de structure particulière, qui semblait parfaitement rodé, Dheepan accuse un peu le coup à plusieurs moments, en nous laissant la sensation de tourner en rond mais également d'arriver en bout de course trop vite. L'avant dernière séquence surprend donc par son jusqu'au boutisme et par le contraste qu'elle créé avec le reste du film. Seulement, je ne la considère absolument pas comme ratée, au contraire, elle m'a complètement bluffé par sa maîtrise, l'originalité de sa construction et par le coup de poing qu'elle assène à son spectateur.

Effet voulu de la part de Jacques Audiard ? Je pense qu'à son niveau, le doute n'est pas permis et que le monsieur savait parfaitement ce qu'il faisait.

En conclusion, Dheepan est un film que je conseille sans aucun problème, clairement en dessous d'un Prophète et De Rouille et D'os, mais à des années lumières de la production cinématographique française annuelle. J'ai eu l'impression qu'Audiard n'est pas allé au bout de son sujet et qu'il aurait pu rajouter beaucoup plus de séquences marquantes, mais le fait est que le film est construit de cette manière, et je pense que c'est un choix artistique fondé, volontairement anti-spectaculaire.

Je ne me prononcerai pas sur le fait qu'il ai remporté la Palme d'Or n'ayant pas vu les autres films en compétition, peut-être un peu faiblard au vu du prestige de la récompense, mais absolument pas honteux.

A voir !
Martin P.
Martin P.

57 abonnés 263 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 août 2015
Audiard fils jouit désormais d'une réputation solide, suite à ses succès critiques et commerciaux que sont De battre mon cœur s'est arrêté, Un prophète et De rouille et d'os pour les plus récents. Ayant reçu la récompense suprême à Cannes, on pouvait donc attendre énormément de ce Dheepan.
Il est important de noter ici que le casting est composé d'inconnus, a priori acteurs amateurs. Il s'agit d'un mélange de film social et d'histoire d'amour, avec pour toile de fond la société française et plus particulièrement des banlieues, ou les immigrants sont la plupart du temps logés.
Une fois de plus la mise en scène est somptueuse, je reprocherai juste au scénario une fin en dessous du reste du film. A signaler également que la bande sonore est signée Nicolas Jaar, elle est donc discrète et très bonne.
Un très bel exercice de style pour l'un des meilleurs réalisateurs français du moment.
Post-xMoVie
Post-xMoVie

11 abonnés 65 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2016
Impossible de donner à la Palme d'Or une identité propre.
Ce n'est pas une réponse aux migrations, ni une peinture des cités de la drogue. C'est un héros tamoul qui découvre un pays inconnu, y cherche des repères. Audiard parle tout d'abord d'une perdition, aussi physique que sociale. Et plus le film avance, plus on comprend la démarche: non, la situation de migrant n'est pas le coeur de l'histoire, mais sa toile de fond. Une toile dont la violence s'accentue lentement par les trafics de drogue de la cité. Par dessus se rajoute le récit de reconstruction identitaire. Donc non, si le parcours des trois tamouls coïncide avec celui des migrants, ce n'est pas par réponse à la situation. Le réalisateur voit dans ces vies de chien le décor idéal pour planter son héros et le faire évoluer.
Et c'est fait. Ce n'est pas bien, c'est "comme ça". Frontal. La première partie du film est délicate, sensible. (Presque) sans dialogues, on voit les créations des liens entre cette fausse famille. Il y a parfois confusion, et leur jeu de rôle devient véritable. Sans être documentaire, la sobriété décrit, sans grande émotion, s'efforçant de rester objectif, teinte de la lumineuse caméra d'Audiard. Plus qu'importante, elle remplace la parole, et entre dans les yeux du personnage pour sonder son trouble...
Cependant, à quoi doit-on ce basculement si soudain dans la violence? D'un plan à l'autre, Dheepan devient presque un thriller, avec fusillades et hémoglobine. Si, au point de vue cinématographie, il apporte un contraste incongru, il présente des doutes quand aux solutions des tamouls. La violence est-elle la fin obligée à la misère? Ou Dheepan devient-il meurtrier parce que son esprit est presque perdu? On n'arrive pas à trancher, et on a du mal à saisir la mise au point de ce virage scénaristique oblique.
Que retenir donc de ce Dheepan? Certes, son prix récompense plus son auteur que son contenu, mais loin d'être médiocre, ce film parle avec force de la désorientation sociale. Ces trois figures sri lankaises ne jouent pas, elles vivent. Bien qu'elles ne parlent pas, elle regardent, et cela suffit à comprendre leur douleur.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2015
La ou tout de suite, on peut dire que Jacques Audiard ne se repose pas sur ses lauriers, c'est dans la prise de risque de ses récits. Il tire le film vraiment comme "Un prophète", avec une phase d'observation, et une phase d'action. Il garde son style en toute circonstance. Chez Audiard fils, il faut que çà bastogne, très viscéral. Une palme de rigueur, je n'y vois pas son meilleur film, mais une oeuvre cohérente. Une palme de la lumière, où le chef opérateur est en masterclass. Une palme du son, qui sublime l'histoire par une certaine féérie.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2015
Après "De rouille et d'os", Audiard prouve ici qu'il peut traiter tous les sujets, même ceux qui - à priori - sont étrangers à son univers.
Ce qui est beau et remarquable, c'est que le cinéaste s'approprie cette histoire de migrants et l'imbrique finalement dans un monde qu'il a déjà exploré (dans "Un prophète" par exemple), celui des dealers en banlieue, des petits caïds sans foi ni loi. Pour s'en sortir, tel le grand Clint dans "Gran Torino", le personnage principal, qui a pourtant tout de l'anti-héros, retrouve une violence enfouie avec la paix dans son pays d'origine pour dynamiter l'espace hostile qui l'entoure, retrouver la sérénité et conquérir le cœur de son épouse supposée. Certes, tout cela n'est pas léger mais fonctionne parfaitement et tient le spectateur en haleine.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 août 2015
Audiard prouve qu'il est un réalisateur à multiples facettes car on peut difficilement oublier cette scène de fusillade époustouflante, filmée à l'intérieur d'une voiture, comme un vent de tempête viscéralement spectaculaire ! Le problème avec Dheepan, c'est qu'Audiard ne sait plus trop sur quel pied danser au bout d'un certain temps… À cloche-pied entre une tendance thriller américain et une vision plus dramatique à la française, le cinéaste finit par se perdre et empêche le spectateur de s'intéresser totalement à l'histoire de Dheepan et sa famille. L'analogie qui existe entre fuite de la guerre au Sri Lanka et entrée dans un guerre de gangs à Poissy arrive un peu tard dans le film.Il est aussi intéressant de constater (je pense pour l'obtention d'un financement du film et du politiquement correct) que le caïd de la cité et de la majorité de ses collègues voyous sont de type caucasien !!??
Dick
Éric De Larmor
Éric De Larmor

20 abonnés 96 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 août 2015
L'essentiel du film réside dans la complexité des personnages, dans leur rapport à autrui, leur évolution comme autant de petites révolutions intérieures. Chaque acteur joue tout en retenue, c'est criant de vérité !
Vraiment un film à voir !!!
cinema76
cinema76

12 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 août 2015
super film, suspense tout le long, mérite bien sa palme d'or!
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 août 2015
Trois années après De Rouille et d'os, Jacques Audiard revient avec Dheepan, tout juste auréolé d'une première palme d'or pour lui, où il va mettre en scène le destin d'un ancien soldat rebelle, d'une jeune femme et d'une petite fille, qui doivent se faire passer pour une famille pour fuir un pays en guerre et arriver en France.

La première partie du récit est en tout point remarquable, Jacques Audiard nous immerge dans la vie de cette fausse famille et de son quotidien, où il montre la vie et ses difficultés lorsque l'on doit s'intégrer dans un nouveau pays. Il trouve toujours le bon ton et l'équilibre juste entre les personnages, sachant même donner une vraie dimension à son oeuvre à l'image des rares moments de bonheur et joies (éphémères) qu'ils pourront connaître. Tout est maitrisé avec brio, justesse et sobriété, que ce soit les relations entre ces personnes qui doivent, en apparence, former une famille, mais qui apprennent à se connaitre en privé ou encore la dure réalité de la vie.

Et pourtant, Audiard change peu à peu de ton et là où l'excès n'était qu'un arrière-plan, il devient l'élément principal du film, à savoir une banlieue horrible où les coups de feu sont omniprésents et la mort à chaque coin d'immeuble. Le metteur en scène d'Un Prophète abandonne toute subtilité et fait ressortir les vieux démons du protagoniste, mais que c'est maladroit... Tout en symbolisme souvent lourd, que ce soit dans la vision d'un Dheepan devenu un héros mythique et quasi increvable ou l'affreux final avec les choeurs où, revenu de l'enfer il trouve le paradis, l'émotion disparaît totalement, les personnages deviennent, majoritairement, antipathiques, enfin, surtout ceux masculins.

Je n'ai pas du tout compris ce changement radical, surtout pour ce résultat-là, où tout réalisme est perdu. Certains personnages apparaissent aussi vite qu'ils disparaissent (le colonel) tandis que d'autres ne contribuent qu'à accentuer la caricature de la banlieue. C'est vraiment dommage car la première partie promettait tellement, surtout qu'elle était merveilleusement jouée par un très bon trio d'acteurs et Audiard avait pleinement réussi à nous immerger dans leur vie de tous les jours, et rendu la routine passionnante.

Si Jacques Audiard démarre merveilleusement son film, d'abord au Sri Lanka, puis en France, il change radicalement de ton en cours de route pour finir de manières aussi violentes que lourdes où toute pertinence, réflexion et émotion ont totalement disparu.
Blog Be French
Blog Be French

48 abonnés 263 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 août 2015
Auréolé de sa Palme d'Or et adoubé par les frères Coen, Jacques Audiard ressort grand vainqueur de cette 68ème édition. Mais dans un palmarès bien en-dessous des années précédentes, cette victoire est-elle vraiment gage de qualité ? Tout d'abord, l’écriture de Dheepan est sa principale qualité : fluide, pas du tout ennuyante, Audiard arrive à proposer autre chose que ses films précédents et s'essaie à un drame plus politique. Le choix d'utiliser des acteurs amateurs renforce considérablement l'authenticité d'un film qui lorgne sur les codes du classicisme cinématographique : la notion de famille, la question de l'immigration, de l'adaptation dans une nouvelle société, fuir les ravages et la misère, et enfin la défense des valeurs… À travers une mise en scène soignée, Audiard livre une partition propre, emplie de symboles et laisse entrevoir la vision d'un véritable réalisateur. La portée sociale et émouvante du film capte l'intérêt du spectateur aguerri et offre de belles séquences de cinéma. Mais Audiard prouve aussi qu'il est un réalisateur à multiples facettes car on peut difficilement oublier cette scène de fusillade époustouflante, filmée à l'intérieur d'une voiture, comme un vent de tempête viscéralement spectaculaire !
Le problème avec Dheepan, c'est qu'Audiard ne sait plus trop sur quel pied danser au bout d'un certain temps… À cloche-pied entre une tendance thriller américain et une vision plus dramatique à la française, le cinéaste finit par se perdre et empêche le spectateur de s'intéresser totalement à l'histoire de Dheepan et sa famille. L'analogie qui existe entre fuite de la guerre au Sri Lanka et entrée dans un guerre de gangs à Poissy finit par peser un peu, surtout lorsqu'on constate les profils assez caricaturaux des voyous de la Courdraie. Le film manque beaucoup trop de nuance pour être réellement crédible : la vision de la banlieue est exagérée, assez manichéenne au niveau des valeurs, et la seconde partie du film finit par devenir vraiment moins intéressante. Malgré une belle lumière, on peut noter quelques artifices un peu exagérés sur les jeux de couleurs, finissant par ôter l'identité que s'était forgée le film dans sa première heure. Et pour finir ? Une toute dernière scène, absolument inutile, synthétique et assez vulgaire en apparence…

Malgré son côté authentique et de nombreuses séquences fortes, Dheepan reste un film qui se cherche sans arriver à trouver l'inspiration qui donnera du crédit à son récit. L'émotion est vite abandonnée pour laisser place à un regard en demi-teinte sur la banlieue. Sans être mauvais, Dheepan nous laisse un sentiment mitigé. Moins fort qu’Un Prophète, Audiard est récompensé par une Palme d'Or pour un film inférieur à ce qu'il a pu faire précédemment.

Retrouvez cette critique sur notre blog BE FRENCH !
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 août 2015
Se faisant passer pour une famille, un homme, soldat Tamoul ayant perdu sa famille, une jeune femme et une orpheline fuient le Sri Lanka et tentent de s’installer en France. Ils obtiennent une loge et un emploi de gardien dans une cité sensible que se partagent deux gangs de voyous.

Alternance de plans rapprochés, d’effets et mouvements de caméra accompagnés de musique, de métaphores, le film oscille entre le réalisme du cinéma social et un soupçon de fantastique, d’onirique. L’histoire elle-même (surtout la fin) a quelque chose d’invraisemblable, de fantastique.

J’ai beaucoup apprécié la façon dont les liens de cette famille artificielle se mettent en place pour devenir de l’amour, c’est vraiment le point fort du film.

Après, l’adhésion à l’engrenage de violence final avec son côté irréel n’a pas été évidente pour moi. J’ai trouvé que cela alourdissait le film.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 septembre 2015
Un bon film...néanmoins la palme d'or me parait un peu surprenante...les acteurs sont excellents...et criant de vérité
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 septembre 2015
Jeaques Audiard mêle ici savamment tendresse et violence, tension et humour, entre onirisme et réalisme, pour une émouvante histoire d’amour au cœur d’un drame social et politique qui laisse une place à l’imaginaire du spectateur.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 novembre 2016
Le premier quart d'heure de Dheepan annonce un grand film.
Jacques Audiard plante le décor et nous prend aux tripes en quelques plans : un rebelle tamoul démobilisé trouve dans un camp de réfugié une femme et une fille pour demander l'asile familial en France.
Mais ensuite tout se gâte. Dheepan est engagé comme concierge d'une barre d'immeubles gouvernés par des dealers. On ne saura rien des motifs de la guerre des gangs qui y fait rage. Mais notre héros, qui croyait avoir quitté l'enfer, s'y retrouve plongé à son corps défendant.
Documentaire sur les banlieues françaises en déshérence ? Hymne à l'intégration républicaine ? Glorification hyperviolente de l'auto-défense louchant du côté de Charles Bronson ? Grand film romantique sur un homme en pleine reconstruction ? Dheepan - un titre sponsorisé par Pizza Hut ? - hésite entre ces registres

Jacques Audiard est l'un des plus grands réalisateurs contemporains. "Un prophète", "De rouille et d'os", "De battre mon cœur s'est arrêté", "Sur mes lèvres" sont des chefs d’œuvre.
Il méritait la Palme d'Or pour l'ensemble de son œuvre.
Pas sûr que Dheepan la méritât.
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