Dheepan
Note moyenne
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389 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 29 septembre 2015
C'est un film comique. Involontairement.
J'y suis allé avec ma sheila et j'ai choisi ce coup ci : Audiard palme d'or Sri Lanka, ça devait assurer un max. D'autant que j'ai connu un peu le Sri Lanka sous la guerre et qu'avec Audiard, d'habitude, ça ne rigole pas.
Hélas pauvre Yorick...si la technique du réalisateur est intacte, l'histoire qu'il raconte m'a jeté dans des abimes de perplexité. Qu'a-t-il voulu nous dire avec la fable de spoiler: cet ancien combattant tamoul usé qui trouve refuge chez nous, avec sa famille inventée, pour se retrouver confronté à un employé de pôle emploi à la ramasse (pléonasme), un traducteur faux jeton et un emploi de gardien dans une téci vidée de ses habitants et de la police mais colonisée par la caillera
? Mystère.
Tout concourt dans le film à présenter la France comme un dépotoir et l'Angleterre comme un Eden.
La famille (dé)composée du héros ramasse les canettes de bières des dealers, fait le ménage chez les zonards et se prend des baffes à la school.
Tout est d'un réalisme saisissant pour les bobos du 15ème arrondissement. Celui à pas cher, crépusculaire et misérabiliste qu'affectionnent les réalisateurs parisiens pour qui l'au-delà du périph est une zone inquiétante et malsaine. Mais digne d'apitoiement à la manière de Marie Chantal et des dames patronnesses de la comtesse en visite chez leur métayer : je compatis donc je suis.
C'est dans la lignée de Polisse, de l'impayable Maiwenn, où les flics se prennent pour des travailleurs sociaux au grand coeur. Ou, plus récemment, de La loi du marché où V. Lindon incarne un vigile qui n'en pense pas moins face à l'Injustiiiice.
Ça nous offre de grands moments de rigolade, comme l'épisode de pole emploi, la rébellion plâtrière du tamoul excédé ou le happy end londonien sous des auspices nimbés d'un flou artistique Hamiltonien.
C'est le croisement improbable de Un Justicier dans la Ville mâtiné du The Party de Blake Edwards. Mais l'humour est ici involontaire.
Bref, un grand moment de n'importe quoi. En comparaison, Banlieue 13 est un chef d'oeuvre de réalisme social. Un film sans colonne vertébrale, aussitôt vu aussitôt oublié.
dab
dab

2 abonnés 81 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 septembre 2015
Vu hier soir in extremis car il n'y a quasi plus aucune séance. Ce film est poignant, dérangeant, à la fois très réussi sur certains aspects et un peu décevant sur d'autres.

Réussi grâce à ce trio d'acteurs géniaux qui quittent la violence de la guerre pour une violence urbaine inattendue pour eux, qui tentent de s'adapter, de s'apprivoiser et de se reconstruire dans un contexte déroutant et insécurisant. On est transpercé par leurs émotions et on vit à 200% leur parcours, filmé avec une grande justesse...

La déception concerne la caricature sans nuances d'une banlieue française, la fin "western" et l'image affolante, renvoyée par cette Palme d'Or au monde entier, d'une France "moisie" avec ces zones de non droit, face à une Angleterre Eldorado, image qui laisse sans voix... Les USA, qui adorent utiliser des méchants français dans leurs films, vont être ravis de pouvoir renforcer leur rejet et leurs a prioris sur les "riots zone" avec ce genre de film d'autoflagellation... La France ne fait peut-être plus rêver les réfugiés et on les comprend sur certains aspects indéniables mais dans le contexte actuel, on aurait aimé d'un réalisateur français aussi talentueux et connu, moins de manichéisme et de parti pris, surtout vu la portée internationale du film...
Archibald T.
Archibald T.

20 abonnés 209 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 octobre 2015
Le film conte une vision de la France par deux immigrants indiens confrontés à la violence des banlieues.

Si le film est quelque fois très caricatural sur la vie des cités, Audiard arrive à sublimer certaines tranches de vies anodines. Cela ne suffit pas pour en faire un chef d'oeuvre.
Emilie J.
Emilie J.

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 septembre 2015
L'histoire de cette famille, apprendre à vivre ensemble etc est superbe. Par contre l'histoire au sein de la cité est de trop dans ce film. Dommage.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 12 octobre 2015
Une fin abracabrantesque qui dénote du réalisme du reste du film. Les points de vue de la femme et de la fille hélas sous exploités. Quelques belles scènes, sans plus.
De smet M.
De smet M.

15 abonnés 44 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 septembre 2015
"Dheepan" arrive dans les salles belges entouré de son ombrageuse polémique cannoise. L'attribution de la Palme d'Or au film avait de quoi surprendre, d'abord au regard des réactions clivantes qu'il avait suscitées en mai dernier sur la Croisette, et si l'on se réfère à l'adhésion quasi générale formulée autour de deux autres films : "Mia Madre" de Nanni Moretti et "Carol" de Todd Haynes, annoncés chez nous dans les prochains mois. Ensuite parce que le portrait de la banlieue qui y est dressé a légitimement de quoi faire réagir.
Montrée en véritable zone de non-droit aux mains de dealers à la gâchette facile, où la violence règne et dont l'Etat semble complètement déconnecté, elle ne vaut guère mieux que que le Sri Lanka ravagé par la guerre civile que quitte l'ancien soldat désabusé Dheepan (Anthonysthasan Jesusthasan ). Lequel s'embarque pour la France accompagné de Yalini (Kalieaswari Srinivasan) et d'Illayaal (Claudine Vinasithamby), rencontrées quelques heures avant le départ et qui se feront passer respectivement pour sa femme et sa fille, en vue de former une famille crédible. Le trio tente alors de s'apprivoiser et de s'intégrer dans un pays dont il ignore tout, à commencer par la langue. A la découverte de leur barre d'immeuble, Dheepan et "les siens" vont vite déchanter.
C'est précisément ici que la lâcheté politique d'Audiard, auto-affirmée lors de la conférence de presse d'après-palmarès, a du plomb dans l'aile : s'abritant sous le ridicule paravent du "film de genre", le cinéaste livre un film dans la lignée des westerns "droitiers" à la Peckinpah, où les cowboys locaux (entendez la racaille) font la loi. [...]

Suite de la critique sur Pours Cinéphilie
jaggg
jaggg

23 abonnés 197 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 septembre 2015
La banlieue, no fire zone ? Vous avez vu ça où ??? Dites plutôt zone de non-droit. Enfin, ça dépend pour qui. Et c'est ça, la réalité de ce qu'on appelle pudiquement "zones sensibles", celle qui fâche et rebute les bien-pensants.
Dheepan, ou comment survivre au passé quand on doit vivre dans cette jungle.
Bon boulot, Audiard, et bon boulot, La Coudraie (cité HLM qui a servi de cadre au film, avec ses habitants).
Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 septembre 2015
En soi Dheepan est une première... c'est un peu la seule palme d'or que j'ai vu et qui est... allez on ne va pas dire naze mais pas loin. Je vais pas étayer trop longtemps pourquoi c'est nul, c'est chiant, c'est vain. La réalisation est efficace mais ne crée rien de bien particulier, on s'en fiche, il n'y a pas d'intensité, tout passe par les personnages, le mec se croit malin en disant "regarde la fenêtre c'est comme le cinéma" cool ! T'es vraiment le premier à avoir pensé à cette analogie, sinon bah c'est pas glorieux, quelques plans sympas sans plus, pas de quoi s'émoustiller. Scénario ? Le truc cool ce serait qu'il sache où il aille, là on est dans un truc tout désarticulé, les personnages ne sont pas cohérents, il y a plein de scènes dont on se fout, je pense qu'il a plein de scènes qui sont pensées comme des rêves mais on en sait que dalle, on en voit que dalle, la mise-en-scène ne laisse aucune information, c'est long, en plus il y a plein de scènes qui auraient du durer beaucoup plus longtemps mais genre vraiment, les personnages passent du coq à l'âne, les personnages secondaires sont assez peu développés, il y en a trop aussi, rien que la fille, c'est mal écrit, ça sert à rien, on s'en fiche d'elle mais bon... Et puis la blinde de trucs bien insistants genre avec l'eau potable, l'école qui a brûlée... sans parler des incohérences pas possibles, les intrigues qui ne donnent pas de suites, rien que la scène de fin n'a aucun sens à moins que ce ne soit le rêve du protagoniste mais rien ne l'indique. Alors il y a quelques bonnes idées mais elles sont toutes très mal développées, le raid est mou avec un ralenti dégueulasse à la call of, alors que ça aurait pu être chouette ce personnage venu de nulle part qui vient remettre de l'ordre dans le banlieue mais il fallait qu'il soit attaché à un camp, et puis les barons ne sont pas assez développés, et puis je tourne en rond dans mes annotations mais franchement que dire de plus ? C'est pauvre, c'est juste un film pauvre, qui aurait pu être sympa s'il avait évité les écueils du genre, mais il les rempli tous. Quelconque et sans intérêt voir même sérieusement agaçant.
Julien B.
Julien B.

9 abonnés 235 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 septembre 2015
Une déception, en fait.
Je m'attendais au film social à la française et, au final, je pense que ce film est bancal du fait d'un esthétisme réussi mais qui détone avec une histoire qui dérape dans une violence certainement porteuse d'un message (pas clair), en tout cas excessive par rapport à la réalité.
Pour couronner le tout, la fin est expédiée et bien trop courte pour être convaincante sans sacrifier à la naïveté.
Que veut montrer Audiard ? que la violence de cité rencontre la violence de la guerre des pays d'origine des réfugiés ?

Bref, malgré un potentiel cinématographique certain et un début prometteur, ce film ne m'a pas vraiment convaincu.
pcone
pcone

8 abonnés 93 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 septembre 2015
Même s'il n'atteint pas le niveau du "Prophète", Dheepan révèle trois excellents comédiens et navigue entre drame, thriller et documentaire d'actualité. Vincent Rottiers confirme tout le bien que l'on pensait de lui.
La tension omniprésente et les eaux troubles, chères à Audiard, tiennent suffisamment en haleine. J'ai toutefois regretté le manque d'émotion qui nuit à cette belle histoire.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 septembre 2015
Film très intéressant sur l'intégration en France, ou "Welcome in France"...! très bons "acteurs", fin un peu...dense, mais bon film.
3aptiste
3aptiste

21 abonnés 13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 septembre 2015
Film d'actualité, qui fait réfléchir, tout en racontant une histoire passionnante.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 septembre 2015
Mon premier film de Jacques Audiard. Dheepan est une œuvre à voir parce qu'il aborde un sujet qui est aujourd'hui dans toutes les bouches de l'Europe : l'immigration. C'est une fiction, bien sûr, mais qui met en lumière un aspect peu reconnu quand on pense aux populations qui fuient leur pays : la situation d'instabilité et d'angoisse dans lesquels ces gens se trouvent.
On nous montre une misère qu'on n'aimerait ne pas voir. J'y ai vu aussi la complexité de ce qu'est l'intégration dans de telles conditions. Le film ne nous montre aucune structure d'aide, aucune association qui vient accompagner la famille : on la voit livrée à elle-même dans un milieu livré à lui-même. Leur terre d'accueil est détachée de la France : c'est quelque part en banlieue et en même temps c'est nulle part en France. Ici, pas de Tour Eiffel, pas de rues pavées, juste des blocs de béton.
Au delà de ça, Dheepan joue avec les codes du cinéma hollywoodien et avec un certain fantasme de la violence dans les cités sensibles.

C'est une œuvre qui nous parle de notre société d'un certain point de vue, celui de la famille Dheepan. Et ce, sans chercher à être dans une vérité absolue des images : l'image est un outil, pas la vérité.
chocolaphile
chocolaphile

3 abonnés 10 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 septembre 2015
Trop de clichés sur les quartiers populaires, la "banlieue" ou la "cité" : la drogue, la violence (masculine), la misère. On aurait pu faire un film beaucoup plus intéressant et réel avec les mêmes contextes et personages. Palme d'Or à Cannes ? Je n'y crois plus.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 septembre 2015
Très beau film, poignant et inquiétant sur la condition des réfugiés en France.
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