Dheepan
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Joseph M.
Joseph M.

3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2015
Je vois ce film comme une histoire qui finit bien. Un faux couple avec une gamine orpheline, une fausse famille quitte son pays pour l'eldorado européen. C'est banal. Ils vont y vivre une vie infernale dans une cité française. C'est sans doute banal aussi. J'ai surtout aimé quand Dheepan redevient le guerrier qu'il était dans son pays. Il tue autant de fois qu'il le faut pour atteindre l'amour. Je n'ai pas la lecture politique de certains. Le finit bien. Le couple avec leur jeune fille est installé en Angleterre et a fait un bébé.
jaja77
jaja77

73 abonnés 1 326 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2015
un bon film tiré d' une histoire vraie, porté par un bon jeu d'acteurs, de bonne images bien filmé et travaillé ainsi qu' un sujet bien traité. tout est bien réunit pour en faire un bon drame mais pas exceptionnel qui selon moi ne mérites pas "la palme d'or" comme le prétends le festival de cannes. j'ai été touché par cette famille de réfugiés du sri-lanka qui mets tout en oeuvre pour vivre avec difficulté dans la cité sensible. d'autre films aurait pu être bien plus primé que celui là. cela reste un film à voir quand même.
Dik ap Prale
Dik ap Prale

296 abonnés 3 072 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 février 2016
Le cinéma nous transporte d’évidence au-delà de notre quotidien, ou nous le fait manger. Dheepan évite cette frontière et joue les deux tableaux. C’est alors tout notre quotidien qui s’en trouve bouleversé ; Quand tout ce qui nous parait dangereux devient insignifiant, que tout ce qui nous parait insignifiant devient essentiel et vital, que tout ce qui nous émeut devient dangereux. Un ressenti de sentiments pertinent avant l’assommant dénouement. Socialement pertinent mais déroutant idéologiquement par sa forme, car ici le sang défait une vie puis la reconstruit dans un final abrutissant, mais comme le reste maîtrisé.
ocelot
ocelot

30 abonnés 927 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 septembre 2015
Ce film méritait-il vraiment la palme d'or ? C'est la question qu'on est en droit de se poser après la projection: même si le fond est intéressant, il manque de profondeur. Quant à la forme, un cinéma d'auteur mais sans nouveauté qui aurait pu le mettre au dessus des autres. Dommage.
spoiler: Dheepan, où l'histoire d'un concierge qui nettoie sa cité au Karcher...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 11 septembre 2015
Aucune émotion dans ce film sur-écrit. Sur-incarné. Où rien ne dépasse. Rien ne glisse. Rien ne trébuche. Une autoroute d'ennui... dont le climax ferait presque regretter "Machete" ou les plus mauvais films de Charles Bronson... Mais diable! Qu'est-ce que ce film raconte??? Pathétique.
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 septembre 2015
C’est marrant, le hasard a voulu que je revoie « Les nouveaux chiens de garde » juste avant d’aller voir ce « Dheepan ». J’y avais entendu une phrase qui m’est resté tout le temps en tête alors que j’observais le film de Jacques Audiard. Cette phrase était de Michel Naudy et elle disait ceci : « qu’on me cite un exemple d’un journaliste qui a commencé sa carrière dans ce qu’on appelle l’impertinence, la contradiction, le non-consensus et qui n’ait pas été, soit passé aux oubliettes, soit récupéré ? Il n’y a pas d’alternative. Le système jette tout ce qu’il ne peut pas récupérer. Si vous restez, vous ne restez jamais à l’antenne impunément. Jamais. » Quel rapport, me diriez-vous ? Jacques Audiard n’est pas journaliste aux dernières nouvelles ! C’est vrai. Mais autrefois, Jacques Audiard était dans une forme d’impertinence, de contradiction, de non-consensus à l’égard de ce système qu’est le cinéma français. C’était un esthète. C’était un formaliste. C’était il y a dix ans… Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Alors oui, il y a bien deux ou trois plans qui émergent au milieu de ce « Dheepan » ( spoiler: …et quand je dis « deux ou trois », c’est en fait « trois et pas plus » : un éléphant dans la jungle ; des motos roulant en pleine lumière ; un éclat de balle dans l’oreille. Trois. Oui, si peu que je m’en souviens et que j’ai pu compter.
) Mais au-delà de ces quelques plans, où est l'Audiard de « De battre mon cœur s'est arrêté » ? Une image dégueulasse. Des plans qui tremblent. Une photo livide. Une accumulation de plans simplement illustratifs. Que c’est triste le nouveau cinéma d’Audiard… Et que dit-on là-dedans ? Rien de plus que toutes les autres calamités de ce glorieux « cinéma social » dont Cannes entend visiblement nous goinfrer année après année. De la misère et encore de la misère ! Non le cinéma n’est plus une expérience sensorielle à en croire ces films là. Le cinéma c’est juste du plaidoyer facile contre la misère du monde. Le sujet fait tout, il justifie tout. Raconter une histoire devient presque insignifiant. Pourquoi tracer un parcours humain élaboré sur deux heures alors qu’on peut se contenter de brasser des images du quotidien qui conforteront tout le monde dans leurs représentations ? spoiler: Dhepaan a connu le pire ; il est refugié ; il a le sens de l’entraide, de la solidarité et de l’intégration, mais seulement voilà, il doit lutter contre son pire ennemi après la guerre : la méchante société française. Elle ne lui donne même pas de bol pour boire son lait ; de personnel pour l’amener jusqu’à son nouveau chez-lui ; de logement digne pour habiter. Il doit vivre au milieu des dégradations, des dealers, des fusillades (?). Il doit se laver à l’eau froide. Sa pseudo-fille est rejetée à l’école par tous les enfants indignes tandis que sa pseudo-femme est contrainte d’être employée par des voyous.
Parce que oui, la banlieue elle ne peut être que comme ça et pas autrement. C’est toute la beauté de ce cinéma qui se réclame d’un réel qui n’en est jamais un. Le fantasme prime. Ainsi, dans la banlieue de « Dheepan », il peut se dérouler un règlement de compte tous les deux jours à grand renforts d’armes à feu sans que jamais une seule voiture de police ne passe. Ça ne choque personne. Ça ne choque pas les personnages. Ça ne choque pas Audiard. Ça ne choque ni Cannes ni même tous ces journalistes qui ont encensé ce film. Il faut vraiment ne jamais avoir foutu un seul pied dans ce type de quartier pour en être arrivé à un tel niveau de caricature. Des fois j’ai envie d’en rire. Mais maintenant, à force, ça commence à m’apitoyer. Audiard a fini par rejoindre le rang des Dardenne, Kechiche et autres Cantet. Il est là pour fournir leur came aux petits bobos et à tous ceux de la middle-class qui veulent voir le monde sans sortir de chez eux et surtout pour se convaincre qu’ils ont bien raison de rester là où ils sont. Audiard vaut mieux que ça. Il sait faire mieux que ça. D’ailleurs il semble même nous le dire sur le final de son « Dheepan ». Parce que oui, sur le dernier quart d’heure, ce film tente étonnement de s’énerver un peu. Alors certes, ça a eu le mérite de me réveiller et d’enrichir formellement l’ensemble, mais c’est vraiment fait en mode fête du slip. Cette conclusion sombre dans une sorte de paroxysme d’absurdité par rapport à la démarche initiale du film. C’est un pur moment de n’importe quoi qui, quand on prend le temps d’y réfléchir, n’est pas crédible pour un sou. Mais bon. Encore une fois. Cette conclusion n’est au fond qu’une belle illustration de ce qu’on demande à ce genre de long-métrage : une confortation d’un certain public du fantasme qu’il se fait du monde, et en mode binaire et caricatural s’il vous plait ( spoiler: …parce que oui, en gros, la fin de « Dheepan » nous dit : « la France c’est la misère des banlieues, la guerre civile la misère et l’abandon alors que – heureusement – l’Angleterre ce sont les jolis taxis et les belles maisons à bow-windows qui accueillent dans l’opulence et la mixité les gentils immigrés. » Joli message. Pas « french bashing » du tout. Tout dans la mesure. Très subtil. Bravo.
) Donc voilà ce à quoi se réduit Audiard désormais. Je vous le dis en toute honnêteté : ça me blase. Mais bon, comme le dit si bien Michel Naudy dans « les nouveaux chiens de garde » : on ne reste jamais à l’antenne impunément. Jamais. . Audiard a fait son choix. Il a voulu rester. Après tout, ça paye bien. Il fournit la came qu’on lui demande, sans trop d’effort, et en échange il reçoit moult argent, palmes cannoises et notoriété publique. Pourquoi se priver ? Certes, ce genre d’attitude ne sauve pas le cinéma français de la léthargie dans laquelle il s’embourbe depuis un certain temps. Mais d’un autre côté, que reste-t-il à sauver ? Voilà finalement ce que semble être le raisonnement d’Audiard après ce « Dheepan » et, franchement, ça n’augure rien de bon pour les amoureux de septième art…
Tchi Tcha
Tchi Tcha

13 abonnés 247 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 septembre 2015
Enfermés cette fois-ci non pas en prison (comme dans le Prophète), mais dans une banlieue HLM, avec ses codes et ses lois. Cette fiction sociale nous offre une histoire d'amour avec une sensibilité et une subtilité déconcertante. Toutefois, la fin est un basculement qui n'est pas à la hauteur du film, ce qui n'enlève pas le génie de son auteur.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 septembre 2015
un beau film touchant et émouvant. les scènes finales, déroutantes, sont parfaites pour méditer.
Une belle palme d'or!
Nicothrash

464 abonnés 3 292 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 septembre 2015
Il n'est jamais aisé de juger ni même de noter un Audiard tant ses oeuvres semblent réelles et souvent nous remuent fortement. D'ailleurs ce doit être la première critique le concernant que je poste; et pour cause, malgré la puissance du récit je n'ai pas vraiment été touché par son dernier métrage. Cela n'enlève rien à son talent et à son aisance derrière la caméra mais la dernière palme d'or à Cannes m'apparait quelque peu surestimée. Le scénario, malgré tout est fort, la peinture de cette famille "recomposée" interpelle et la vie dans les cités françaises parait relativement bien exposée. On suit donc la trajectoire difficile de ce clan en plein doute sur des terres hostiles où qu'il se trouve. On essaye de s'attacher aux personnages et d'imaginer leur presqu' impossible intégration, de se mettre à leur place jusqu'à un final étonnant ... Un final qui semble inapproprié et tout droit sorti d'un film d'action, choix vraiment étonnant de la part du réalisateur mais que d'une certaine façon j'ai apprécié, ça réveille et la tension accumulée peut enfin ressortir. Difficile de dire ce que j'en pense au fond mais le réalisme cru de la caméra d'Audiard est toujours intéressant et une fois de plus il réalise un film utile quoique peut être un peu déconnecté sur certains points. En somme ce "Dheepan" reste à voir mais n'est peut être pas au niveau des précédentes oeuvres du réalisateur.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 10 septembre 2015
"Dheepan" est un film dont le sujet semblait brûlant d'actualité. L'histoire de sri-lankais venu trouver en France un refuge face à la guerre déchirant leur pays. Seulement, Audiard a fait le choix critiquable de ne pas raconter le voyage éprouvant de ces réfugiés. Il a décidé une fois de plus de montrer son endroit favori, la banlieue. Porté par un acteur en état de grâce, Antonythasan Jesuthasan, ce film dresse le portrait de quartiers miteux, laissés à l'abandon et gangrénés par le trafic et la violence. Cependant, Audiard, oublie, volontairement ou non, de parler des problèmes politiques, religieux et sexuelles qui gangrènent tout autant ces endroits. Aucune dénonciation du sort réservé aux femmes, ni de l'antisémitisme, qui sont pourtant deux des problèmes essentiels de ces lieux. Le film perd ainsi en réalisme et son propos politique perd en ce sens toute valeur. En fait, la banlieue ne reste qu'une toile de fond, un simple décor, qui permet au réalisateur français de dérouler à sa guise son scénario, qui ne cesse de perdre en réalisme et en émotion à mesure que l'histoire avance. L'histoire d'amour vantée par la majorité des critiques étant en plus quasiment inexistante. Au final, une grande déception, même si le film bénéficie d'acteurs incroyables. En conclusion, une Palme d'Or loin d'être méritée !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 septembre 2015
Le problème : le scénario.
On a compris le jeu d'Audiard, montrer les côtés obscures de la France.
Et il le fait à merveille dans ce film, la mise en scène est merveilleuse, la BO aussi, les acteurs sont bouleversants mais, oui il y a un mais... y'a un truc qui cloche...

Pour le scénario, Audiard décide de choisir l'histoire d'un ex soldat tamoule qui a fuit son pays le Sri Lanka pour vivre à Paris en banlieue dans un appartement avec une femme, et une fille, qui ne sont ni sa femme ni sa famille mais dont l'unité est nécessaire afin de quitter le pays.
Ok! Pourquoi pas ?
De plus, cet ex soldat tamoule va se retrouver au coeur d'une guerre entre trafiquants de la banlieue parisienne.
Alors qu'il pensait trouver la paix, sa nouvelle famille est à nouveau en danger...
Attention suspense!
Il ne peut plus le supporter. Il prends les armes, (excellente séquence) et fais le nettoyage (un message derrière tout ça?).
Tout ça pour finir avec un happy end : Dheepan et sa "famille" vivent heureux en Angleterre!

Palme d'Or ?! C'est un scénario de film d'action vu par Jacques Audiard qui y met sa touche dramatique !
totor22
totor22

10 abonnés 72 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 septembre 2015
C'est un très beau film, de belle image même celle qui sont dure. C'est très bien d'utiliser des acteurs qui le sont devenu grâce à ce film car les trois acteurs principaux qui forment la famille ne l'étaient pas du tout. Plus on avance dans le film plus c'est angoissant pour les personnages. Vont-ils réussir à s'intégrer dans ce milieu de la drogue. Enfin Jacques Audiard à la palme d'or mais ce n'est pas ça qui fait que le film est magnifique.
Jean Francois L
Jean Francois L

16 abonnés 600 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 septembre 2015
Un film qui brasse de part ses 2 sujets tellement dans l'actualité proche de nous mais aussi si loin de part nos vies confortables! Des acteurs si étonnant qu'on se croirait dans un documentaire. Et puis vient des scènes où on se demande si c'est un rêve ou une réalité. Des tueries où personne n'intervient. Une mission commando à la Rambo pour finir par ils furent heureux et...! Du coup , crédible , pas crédible, dérangeant, lassant... trop de sentiments opposés qui à mon avis ne méritait pas la palme d'Or contrairement à ses films précédents.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 septembre 2015
Une Palme d'Or?
Une histoire a priori banale, éculée, réchauffée?
Très peu pour moi.
mais...
Loin d'un scenario pseudo-intellectuel, opaque et vide, ce dernier film de Jacques Audiard (un prophète, de battre mon coeur s'est arrêté) confirme son talent à mettre en scène l'intime, le pseudo-lambda, en lui restituant toute sa profondeur et toute sa singularité.
Rythme maitrisé et progressif, personnages complexes et bien dessinés, ce film sur l'apparente banalité de 3 immigrés sri lankais fuyant une guerre, dans un jeu de miroir sans fioriture, grâce à sa puissance aussi juste qu'étonnante changera votre regard.

Jacques Audiard élève encore une fois le cinéma français au rang du grand. Merci.
LeFilCine
LeFilCine

198 abonnés 631 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 septembre 2015
Le dernier film de Jacques Audiard était présenté en mai dernier à Cannes pour le festival. Et il est reparti ni plus ni moins qu'avec la Palme d'or : le prestigieux prix offert par le jury des frères Coen peut rendre forcément un peu plus complexe la critique objective de ce long métrage. Le film n'a, en effet, pas fait l'unanimité parce qu’il détonnait vraiment dans la filmographie de son auteur. Audiard, habitué à un certain réalisme dans ses précédents films, a poussé le curseur encore plus loin pour sa dernière réalisation. Il a tourné, pour cela, avec des acteurs amateurs et en langue tamoul, rien que ça ! Cela en fait donc un film vraiment singulier. Et il se dégage assez vite quelque chose de captivant à suivre ces trois personnages déracinés dans une banlieue française bien éloignée de leur précédente vie. Le sujet semble terriblement éloigné de nos préoccupations mais on arrive malgré tout à être accroché au destin de ces personnages. Et c'est en cela que c'est remarquable de maitrise cinématographique et que l'on reconnait tout le talent de Jacques Audiard. Le scénario est plein de sous-entendus et de non-dits, qu'il faut arriver à mettre au jour. Dheepan raconte l'émigration, le déracinement, l'intégration mais parle surtout de guerre. Le film était au début sous-titré "l'homme qui n'aimait pas la guerre", cela en disait beaucoup, sans doute trop, de ce qui est vraiment la ligne directrice du film : les blessures enfouies de cet ancien Tigre tamoul. Le film est beau et le ton est juste jusqu'aux deux séquences qui closent le film : elles sont difficiles à relier entre elles, pas évidentes à interpréter et un peu trop déroutantes pour susciter une totale adhésion.
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