Dheepan
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389 critiques spectateurs

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hpb
hpb

10 abonnés 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2015
Très bon film (encore un) de Audiard. Contrairement à ce que l'on pourrait penser ce n'est pas qu'un film sur les migrants, ni que sur l'intégration. Le thème abordé est beaucoup plus profond et se résume en une question : peut on se renaitre une seconde fois après avoir tout perdu ? Audiard nous montre également que la violence est présente partout ... entre la guerre au Sri Lanka et les bandes des cités de banlieue pas beaucoup de différence. Alors ... ce film méritait-il une palme d'Or ? A mon avis (forcément subjectif) je pense que non. J'avais été plus marqué par "Le Prophète".
Pour finir je dirai que si la fin du film est plutôt optimiste (je n'en dirai pas plus pour ne pas casser le suspense) , j'ai été surpris (voire choqué) de ce que nous montre Audiard lors de la dernière séquence dans un pays pas forcément réputé pour être un modèle d'intégration. Si il voulait faire de la pub pour de futurs migrants c'est très réussi ...
Alan R.
Alan R.

2 abonnés 10 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2015
Du vrai bon cinéma, hyper-réaliste, on est plongé dans la vie des personnages et ce n'est pas drôle...
Quelques longueurs par moments et la violence, les armes. Peut-être une cité de banlieue parisienne un peu trop cliché. Sans doute pas tant que ça finalement.
On est loin de Slumdog Millionnaire ! :)
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 août 2015
La mise en scène d'Audiard est en général irréprochable et c'est une fois de plus l'occasion avec Dheepan de souligner l'intelligence du découpage, des cadres, de la lumière et des mouvements de caméra du cinéaste. (...) Là où le film est le plus bouleversant, c'est quand il scrute la naissance de sentiments entre les deux compagnons d'infortune, cette confession sur le manque d'humour dans la cuisine ou un regard échangé en sortant de la salle de bain. Audiard est ici à son meilleur. En revanche, quand il fait basculer son film dans le polar, il plonge quasiment dans le Vigilante à la Charles Bronson, plutôt populiste (dans le genre "nettoyez-moi cette cité au Kärcher"). (...) C'est d'autant plus dommage que le cinéaste gâche sa dernière cartouche dans une séquence finale qui sombre carrément dans le ridicule. En dépit de cette dernière demi-heure ratée, Dheepan diffuse tout de même une puissance de cinéma assez forte pour continuer de penser que Jacques Audiard fait partie des grands cinéastes de notre temps et que sa Palme d'or, certes pour un film mineur, n'est pas volée.

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cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2015
Il y a une introduction formidable dans Dheepan, des personnages présentés en quelques gestes, et une situation humaine et mondiale qui donne le vertige. Ca continue en France dans une cité pas folichon mais qu'on finit par connaitre, on vit avec les personnages qui apprennent à se connaitre, dans le style réaliste de Jacques Audiard, d'autres personnages font leurs apparitions même si l'on reste tout le film avec les deux adulte. Les difficultés sont là, les bons moments aussi, les codes de la vie sociale et familiales sont subtilement montrés . Et puis il y a la fin. Et là, ca ne va pas...pas du tout même. Ce n'est pas tant les situations qu' Audiard pousse simplement à leurs paroxysmes, mais la façon dont il les amène. Sans cette fin, j'aurai mis 5 étoiles sans l'ombre d'une hésitation.
FloDL70
FloDL70

19 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 août 2015
Je suis très déçue par ce film qui pourtant démarrait plutôt bien. La première grande partie du film semblait s'intéresser à la vie et à la personnalité des personnages puis tout à coup tout bascule dans la caricature de la violence en banlieue avec des scènes sans aucun intérêt. Et pour finir, comme un "cheveu sur la soupe", une fin plaquée à toute vitesse en même temps que le générique (c'est vous dire comme c'était très élaboré) à laquelle personne ne peut croire (à moins d'être très niais) et qui bien sûr forme un happy end dont je me passerais de plus de commentaires...
Le sentiment qui me restera sera l'impression d'avoir pris un petit train de campagne bien sympathique pour finalement me retrouver dans un TGV.
Par ailleurs je ne comprends pas que ce film ne soit pas au moins interdit au moins de 12 ans au regard de la violence des scènes.
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 août 2015
Un film remarquable, humain, dur, fort, prenant.
Cette histoire m'a bien bousculée et touchée.
Palme d'or entièrement méritée.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 août 2015
Pas une Palme d'or française qui ait fait l'unanimité, de Lelouch à Kechiche, en passant par Pialat. Audiard n'y coupe pas non plus et la critique de pointer du doigt le "défaut" majeur de Dheepan : sa vision partiale et sans nuances des cités de banlieue. Sauf que c'est oublier que Audiard n'a pas la prétention de livrer une vérité définitive sur la question, si tant est qu'elle existe, mais de l'utiliser comme élément irréel, de décor si l'on veut (en quoi ce serait choquant ?) au service d'une histoire qui a un autre fond et qui prend racine dans un conflit d'une violence pure, celui de la guerre civile au Sri Lanka (qui n'a jamais guère intéresser en France, il faut bien le dire). Ce qui nourrit le cinéma d'Audiard c'est l'humain et c'est un contresens que de lui prêter plus d'ambition sociale qu'il ne prétend en avoir. Dheepan est un drame sur fond de rédemption, thème récurrent chez le réalisateur, qui passe par la violence, c'est le côté spectaculaire et viscéral du film, mais c'est loin d'être toute son essence. L'évocation de cette fausse famille, recomposée sur des traumatismes, est le coeur même du récit qui prend le temps de s'attarder sur ses deux principaux personnages, aux tempéraments complexes qui se dévoilent peu à peu, dans ce mélange de rudesse/tendresse que Audiard maîtrise à la perfection. Formidables sont ses interprètes : le tigre tamoul en éveil plus qu'en sommeil et sa compagne de hasard, fine, curieuse et indépendante. Drôle de couple d'infortune, solidaire et en conflit permanent. Du coup et c'est là le hic, les dernières scènes de Dheepan déçoivent un peu par leur naïveté, comme un compromis qui n'était peut-être nécessaire. Mais c'est aussi sa liberté d'auteur, ce qu'il est depuis Regarde les hommes tomber, n'en déplaise à ses contempteurs. Dheepan est sans doute un petit cran en dessous de De rouille et d'os et surtout de De battre mon coeur s'est arrêté. Mais cela reste du haut de gamme, dans une filmographie exemplaire et sans équivalent sur le plan français.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 août 2015
Un film très fort où Jacques Audiard dévoile avec brio la vie difficile des honnêtes gens dans les cités parisiennes gérées par les trafiquants. Elle l'est d'autant plus que les trois héros (un homme, une femme et une enfant), qui ont fuit la guerre au Sri Lanka, ne maîtrisent absolument pas la langue et les codes français. De plus, ils ont en commun un secret : ils ne sont pas du tout issus de la même famille.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 août 2015
Récompensé par la Palme d’Or au dernier Festival de Cannes, Audiard ne raconte pas la difficulté de vivre dans une guerre civile comme au Sri Lanka. Audiard raconte surtout le sentiment d’incompréhension que ressentent ces réfugiés. Si la langue est une barrière, elle est moindre comparé à ces luttes de quartiers qui finissent toujours mal et qui n’ont surtout aucun autre objectif que de montrer qui est le plus fort. Dheepan, Yalini et Illayaal se voient confrontés à cette mascarade qui fait vivre un enfer à ceux qui n’ont rien demandé à personne. Certains pourront siffler au réalisateur la présence de clichés, d’avoir osé donner son opinion ou même de s’être engagé sur un terrain politique, le résultat est pourtant plus que réaliste. L’histoire pourra gêner car elle détruit les fondements de beaucoup de français sur l’immigration. Si le film vacille parfois dans un rythme plombant, il est à saluer le courage dont a fait preuve le réalisateur à bousculer nos convictions et à ne pas montrer ce que l’on attendait.
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selenie

7 446 abonnés 6 656 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2015
"Un héros très discret" (1996), "Sur mes lèvres" (2001), "De battre mon coeur s'est arrêté"(2005), "Un Prophète" (2009) et "De rouille et d'os" (2012), pas un film qui mériterait moins de 15/20 et Jacques Audiard confirme une nouvelle fois en revisitant les genres. On passe du drame social au thriller qui emprunte beaucoup au western (urbain). Un magnifique film, prenant il est juste dommage que la fin soit un peu plus bancale.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 août 2015
Jacques Audiard a enfin raflé la Palme d’Or après l’avoir manqué de justesse pour « Un prophète » et n’avoir eu aucun prix pour « De rouille et d’os ». Cette Palme est-elle méritée ? Vaste et subjective question. Oui le film est plutôt bon et ses aspérités sociales tout comme sa parfaite mise en scène lui permettait de faire consensus pour le jury. Mais à y regarder de plus près, l’excellence dans le polar et l’autopsie au scalpel du monde des prisons de « Un prophète » tout comme le souffle romanesque et la tension dramatique parcourant « De rouille et d’os » méritaient peut-être davantage cette Palme. Question de jury, de sélection et tout simplement de point de vue…
« Dheepan » court plusieurs lièvres à la fois sans jamais se perdre, ce qui est déjà une gageure. Débutant comme un film sur la guerre civile et l’immigration qui ne servent que de postulat de départ, le long-métrage se mue rapidement en chronique sociale sur les conditions des immigrés en France et la difficulté de s’insérer dans un pays qui n’est pas le sien. Barrière de la langue, différences culturelles voire choc des cultures et vies repartant de zéro, Audiard se fait le parfait porte-parole d’une réalité que nous ne connaissons qu’à travers les écrans de télévision. C’est juste et il évite tout misérabilisme social en essayant de se coller au plus près de la réalité. Grâce à cette fausse famille qui se recompose loin de chez elle, il teinte également son film de quelques traits mélodramatiques bienvenus et jamais pesants.
Puis, un peu brusquement, on change de registre quand Dheepan, écœuré par la violence, se transforme en justicier contre les gangs sévissant dans la cité où il est devenu le gardien. C’est là que la mise en scène de Jacques Audiard développe toute sa splendeur et sa maestria. Au plus près de son héros, le dernier quart d’heure est étourdissant de violence froide. Mais on a parfois du mal à cerner les intentions du metteur en scène entre plaidoyer contre la violence, critique d’une France dont certains endroits sont devenus des zones de non-droit ou ode à l’insertion des immigrés. C’est un peu flou. Tout comme l’est le changement brusque de comportement du protagoniste principal.
On notera l’impressionnante composition des comédiens tamouls non-professionnels alors que Vincent Rottiers en chef de gang n’est absolument pas crédible. Audiard aime à filmer ses héros dans des microcosmes qui ne sont pas les leurs, tout comme il aime à brouiller les pistes et mélanger les genres. Ici, sa tambouille, toute réussie soit-elle, est à la limite de déborder. Un film fort mais imparfait qui aurait plutôt mérité un Prix de la mise en scène.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 26 août 2015
Tirant une libre adaptation d’une des Lettres persanes de Montesquieu, Jacques Audiard après De rouille et d’os, après Le prophète, confirme son habileté hors pair de la mise en scène et de l’image, jouant avec flou, jeux d’ombres et métaphores visuelles. Ce septième opus est à la fois insolite et pertinent par ses héros contemporains, des migrants. Dès la première scène, il plonge le spectateur dans la saisissante atmosphère moite et étouffante de la préparation d’un bûcher funéraire. Nous sommes en pleine guerre civile qui a décimé la minorité tamoule en 2009. Si la sobriété narrative fonctionne bien, l’émotion est vite évacuée. Une autre scène, dans un camp de réfugiés, est rude. Yalini, qui souhaite partir avec Dheepan, se met en quête d’une fillette pour constituer une famille de fortune et ainsi prétendre à l’asile politique. Leurs prétendus liens conforteront leur statut de réfugiés. Dans un raccourci ironique, parsemé de lépidotères lumineux et clignotants, on apprend leur arrivée dans la Ville Lumière, Paris, où Dheepan survit en vendant des serre-tête luminescents. Progressivement leur sort s’améliore et ils rejoignent une cité, Le Pré, et connaissent les humiliations réservées aux parias, aux sans-grades, lui est gardien d’immeuble, elle garde-malade, et Illayaal exclue des jeux à l’école. Au cours de ce moment du film s’écrit un hymne à l’espérance alors qu’en parallèle se creuse une mise en abîme. Audiard explore en même temps plusieurs thèmes. Le déracinement, la reconstruction de l’être, la création de relations familiales, de relations sociales, l’intégration par la langue et le travail. Cette longue parenthèse de calme relatif convainc. Pourtant, croyant fuir tragédies et souffrances, les acteurs se retrouvent enfermés dans un territoire hostile. Aucune autre solution que la violence pour sortir de cette zone de non-droit dominée par dealers et malfrats. Alors que Dheepan ressasse le souvenir enfoui de sa capitulation face à l’ennemi, échec avoué à son ancien colonel, la cité désolée devient un nid de gangsters déchaînés tirant pour un oui ou pour un non. Le réalisateur réinvente le lyrisme de la virilité belliqueuse jusqu’à la scène d’assaut dans laquelle elle atteint son paroxysme et élève Dheepan au rang de héros mythologique revenu des morts. Serait-ce une suggestion de karchérisation d'urgence que le réalisateur opposerait à sa vision de terre promise anglaise discernée dans le halo de béatitude finale ?
Ce film mettant en scènes des acteurs inconnus du grand public, en grande partie en langue tamoule sous-titrée, à la mise en scène irréprochable, flirtant avec le polar musclé narré dans une atmosphère tendue, saupoudré d’une violence prête à éclater, à la fois haletant, bouleversant et inquiétant, saupoudré de pointes d’humour, est impressionnant sans pour autant parvenir à émouvoir le spectateur. Un bon film certes, mais valait-il une palme d’or ?
Michel Tellier
Olivier Barlet
Olivier Barlet

329 abonnés 434 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 août 2015
Face au réel se pose la question du cliché, question essentielle si l'on interroge la visibilité et la parole des exclus et des sans-voix. (...) Voici donc dans Dheepan la banlieue à nouveau représentée comme le théâtre de la délinquance et de la violence. (...) La cité n'y existe qu'en tant que décor de la violence qui fait avancer l'action. Elle n'a pas de consistance humaine, si ce n'est un obscur vieux malade qui ne pipe mot et son fils, un chef de gang qui lui s'épanche un peu. Mais le propos est bien de confronter Dheepan à la même violence qu'il a connue au Sri Lanka pour montrer à quel point elle met son projet d'intégration en échec : il faut donc que la cité soit en guerre et qu'elle ne soit que cela !
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 août 2015
Se faisant passer pour une famille, un homme, soldat Tamoul ayant perdu sa famille, une jeune femme et une orpheline fuient le Sri Lanka et tentent de s’installer en France. Ils obtiennent une loge et un emploi de gardien dans une cité sensible que se partagent deux gangs de voyous.

Alternance de plans rapprochés, d’effets et mouvements de caméra accompagnés de musique, de métaphores, le film oscille entre le réalisme du cinéma social et un soupçon de fantastique, d’onirique. L’histoire elle-même (surtout la fin) a quelque chose d’invraisemblable, de fantastique.

J’ai beaucoup apprécié la façon dont les liens de cette famille artificielle se mettent en place pour devenir de l’amour, c’est vraiment le point fort du film.

Après, l’adhésion à l’engrenage de violence final avec son côté irréel n’a pas été évidente pour moi. J’ai trouvé que cela alourdissait le film.
Blog Be French
Blog Be French

48 abonnés 263 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 août 2015
Auréolé de sa Palme d'Or et adoubé par les frères Coen, Jacques Audiard ressort grand vainqueur de cette 68ème édition. Mais dans un palmarès bien en-dessous des années précédentes, cette victoire est-elle vraiment gage de qualité ? Tout d'abord, l’écriture de Dheepan est sa principale qualité : fluide, pas du tout ennuyante, Audiard arrive à proposer autre chose que ses films précédents et s'essaie à un drame plus politique. Le choix d'utiliser des acteurs amateurs renforce considérablement l'authenticité d'un film qui lorgne sur les codes du classicisme cinématographique : la notion de famille, la question de l'immigration, de l'adaptation dans une nouvelle société, fuir les ravages et la misère, et enfin la défense des valeurs… À travers une mise en scène soignée, Audiard livre une partition propre, emplie de symboles et laisse entrevoir la vision d'un véritable réalisateur. La portée sociale et émouvante du film capte l'intérêt du spectateur aguerri et offre de belles séquences de cinéma. Mais Audiard prouve aussi qu'il est un réalisateur à multiples facettes car on peut difficilement oublier cette scène de fusillade époustouflante, filmée à l'intérieur d'une voiture, comme un vent de tempête viscéralement spectaculaire !
Le problème avec Dheepan, c'est qu'Audiard ne sait plus trop sur quel pied danser au bout d'un certain temps… À cloche-pied entre une tendance thriller américain et une vision plus dramatique à la française, le cinéaste finit par se perdre et empêche le spectateur de s'intéresser totalement à l'histoire de Dheepan et sa famille. L'analogie qui existe entre fuite de la guerre au Sri Lanka et entrée dans un guerre de gangs à Poissy finit par peser un peu, surtout lorsqu'on constate les profils assez caricaturaux des voyous de la Courdraie. Le film manque beaucoup trop de nuance pour être réellement crédible : la vision de la banlieue est exagérée, assez manichéenne au niveau des valeurs, et la seconde partie du film finit par devenir vraiment moins intéressante. Malgré une belle lumière, on peut noter quelques artifices un peu exagérés sur les jeux de couleurs, finissant par ôter l'identité que s'était forgée le film dans sa première heure. Et pour finir ? Une toute dernière scène, absolument inutile, synthétique et assez vulgaire en apparence…

Malgré son côté authentique et de nombreuses séquences fortes, Dheepan reste un film qui se cherche sans arriver à trouver l'inspiration qui donnera du crédit à son récit. L'émotion est vite abandonnée pour laisser place à un regard en demi-teinte sur la banlieue. Sans être mauvais, Dheepan nous laisse un sentiment mitigé. Moins fort qu’Un Prophète, Audiard est récompensé par une Palme d'Or pour un film inférieur à ce qu'il a pu faire précédemment.

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