Mandarines
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Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2016
L’Abkhazie était la perle de la mer noire. Après l’effondrement de L’URSS, l’Abkhazie déclare en 1992, son indépendance de la Géorgie en tant que République d’Abkhazie, s’en suivra une guerre entre armée géorgienne et paramilitaires abkhazes, aidés par des mercenaires caucasiens dont de nombreux tchétchènes. Dans le superbe film de George Ovashivilli, Terre Ephémère, c’est cette même guerre qui venait troubler la quiétude de ce grand père abkhaze et sa lumineuse petite fille sur les bords de l’Inguri, cultivant du maïs sur ces langues de terres fertiles qui apparaissent et disparaissent selon les saisons. Dans Mandarines du géorgien Zaza Urushadze, nous sommes dans une vallée montagneuse et boisée mais au climat doux, Ivo est un vieux menuisier qui fabrique des cagettes pour son ami Markus producteur de mandarines…tous deux sont d’origine estonienne. On apprend qu’une forte population d’origine estonienne habitait en Abkhazie et repartira en Estonie au début des hostilités. Markus est resté pour sauver sa récolte…les motivations à rester d’Ivo sont plus mystérieuses…la guerre fait irruption dans cette tranquille vallée sous la figure de deux mercenaires tchétchènes, qui tombent sur une patrouille géorgienne et s’accrochent…Ahmed le tchétchène et Niko le géorgien, grièvement blessés tous les deux, sont recueillis par le vieil Ivo qui les cache et les soigne après avoir enterré les morts et fait disparaître les traces de l’accrochage. S’en suit un huis clos, d’une simplicité biblique, entre les deux ennemis sous l’œil bienveillant du vieux sage et de son ami, et une fois remis, les frères ennemis finiront par se dévisager, accepter de se parler, donner au vieil Ivo leur parole de ne pas régler leurs comptes dans son logis, partager leurs repas, voir se comprendre, et ce malgré les passages de patrouilles de l’un ou l’autre camp…Les comédiens sont excellents, le film est lent, beaucoup de silence, la plupart des scènes sont filmées en clair obscur…que des hommes, le seul visage féminin est une photo d’une belle jeune fille que les combattants contemplent silencieusement…c’est la petite fille d’Ivo qui elle aussi est retournée en Estonie…C’est un beau conte moral, une fable humaniste sur la bêtise des hommes, mais la guerre gardera le dernier mot, la mort s’invite du dehors alors que son ombre avait reculé à l’intérieur de la maison…
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2016
Abkhazie 1992. Deux producteurs estoniens de mandarines viennent au secours de deux combattants blessés, chacun d'un camp différent. Sur le thème de "Quelle connerie, la guerre", une très belle oeuvre humaniste mise en scène avec grâce et interprétée avec talent. Beaucoup de silences, des dialogues incisifs et une sagesse qui peut s'apparenter à de l'angélisme mais qui touche juste et profond. Né en 1965, le réalisateur Zaza Urushadze a 4 longs-métrages à son actif. Il est visiblement pétri de talent.
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 avril 2016
Une fable sensible contre la guerre qui prend la forme d’un huis clos réconciliateur qui célèbre l’amitié entre les peuples – ce dont le monde a cruellement besoin en ces temps troublés.

LA SUITE :
FaRem

10 571 abonnés 11 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 février 2016
Ivo et Markus sont deux Estoniens qui ont choisi de ne pas retourner chez eux malgré que la guerre se rapproche de plus en plus. Le premier fabrique des cagettes tandis que le second cultive des mandarines. Un jour, une fusillade éclate près de chez Ivo entre des Tchétchènes et des Géorgiens qui fera plusieurs morts. Les deux amis vont sur place et découvrent deux survivants, un de chaque camp. Ils décident de les amener chez Ivo pour les soigner ce qui va donner une cohabitation inattendue et imprévisible. "Mandarines" récemment nommé aux Oscars, mais pas récompensé est un film qui met en avant l'humanité des personnages malgré une situation explosive grâce notamment à Ivo qui est une sorte de vieux sage présent pour absorber toute la négativité et la tension qu'il peut y avoir entre les deux soldats. Le réalisateur ne fait pas un film antiguerre ni un film plein de bon sentiment, il montre simplement que ces deux soldats bien qu'ayant des avis et croyances différents sont avant tout des hommes d'ailleurs Ivo le souligne une fois de plus lors d'un final assez émouvant. Bref, un film proche du huis clos qui est bien réalisé et très bien interprété avec des personnages qui finissent par être attachants.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 janvier 2015
Tangerines, dont la carrière ira jusqu'aux Oscars 2015 où il représente la Géorgie et l'Estonie, s'éloigne de tout cliché pour mieux mettre en lace une réalisation simple, au service de la pure émotion. Une belle réussite, touchante.
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