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halou
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4,0
Publiée le 12 novembre 2016
Le genre de film qui divise. Le fait est que Refn soigne ses films et est créateur d'univers particulier. Après celui-ci est plutôt contemplatif (lenteur, peu de dialogue), stylisé à fond (image avec jeu de lumière, bande son de qualité) sans pour autant oublier son sujet. Celui-ci est traité avec originalité et froideur et ne pourra pas laisser le spectateur indifférent.
Formellement, rien à dire, c'est assez impressionnant, que ce soit le travail sur la photographie ou le son. Et le casting est réussi. Reste que le réalisateur, un rien mégalo à caser son nom partout, en oublie de soigner son scénario malheureusement bien léger : on a l'impression que Winding Refn n'a pas grand chose à raconter. Et si les images sont dans un premier temps totalement envoutantes, sur la durée l'ennui pointe sérieusement son nez... Surtout, après la claque "Only God Forgives", "The Neon Demon" parait bien sage, à l'exception d'une ou deux séquences vaguement dérangeantes.
Aucun intérêt et pas très assumé: ni vraiment intrigant ou à suspens (thriller?), ni vraiment flippant ou gore (horreur?)... Assez vain, on ne s'est pas attachés aux personnages. La vague 'surprise' du film, perso je l'avais lue dans son résumé! Certes les images sont léchées et la musique sympa mais je rejoins ceux qui comparent ce film à un spot publicitaire à rallonge. Je m'attendais à une sorte de 'Black Swan' version Refn... C'est quoi ce film: 'Grey duck'? (en hommage à l'oie blanche qu'est sensée incarner l'héroïne).
quand Beigbeider ( non ce n'est pas un compliment ) rencontre une pub pour du rouge à lèvre, cela donne ce clip ridicule et boursouflé sur la guerre des barbies où l'horreur, le suspense, l'épouvante sont aussi intenses que le regard des poupées sus nommées ; bonne bof cela étant ( d'où l'étoile et demi )
Et BAM ! Dans ta face ! Que c'est difficile de mettre des mots sur l'absolu, je tente quand même. Le pitch est simple : Une nana débarque à L.A. dans l'espoir de devenir mannequin. Très vite, elle comprend qu'elle a la beauté absolue que les autres n'ont pas. La beauté absolue que les autres n'ont pas … c'est très exactement ce qu'est ce film OVNI. Un objet d'une beauté à tomber. Chaque plan est une claque. Lumières, couleurs, construction, musique, tout est magnifique ! Et vide. Car le synopsis ne s’embarrasse pas de complication. Est-ce un problème ? Non, pas du tout. C'est même tout l'objet du film. Rendre le vide beau. Ou montrer la vacuité de la beauté. Alors au menu de la démonstration : abstraction, cannibalisme, suicide, humiliation, meurtre, nécrophilie saphique (oui oui), silences interminables. 2 heures dans une autre réalité. Le réalisateur avoue sa fascination pour la perfection de la beauté et j'applaudis car honnêtement, je crois ne jamais avoir rien vu de tel. Si l'on doit chercher un point de comparaison, on pourra aller du côté de David Lynch ou de Dario Argento mais on sera encore loin du compte. Au fond, celui qui voudrait voir de quoi le cinéma est capable doit visionner ce film. Il en sortira exalté ou agacé mais sera pour longtemps marqué. « Beauty isn't everything. It's the only thing », jamais une phrase d'accroche sur une affiche de film n'a aussi bien décrit ce qui s'y passe. A croire que les concepts de fond et de forme ont été inventés pour cette œuvre. Petite précision qui n'est peut-être pas inutile, ce film n'est pas destiné aux ados contrairement à ce que suggère la bande annonce. Des images ne sont pas pour eux et il s’ennuieraient profondément.
C'est un véritable feu d'artifices que nous offre NWR avec sa dernière réalisation The Neon Demon. Dans cet univers impitoyable, les créatures humaines se transforment pour gravir les marches de la notoriété dans le monde du mannequinat où l'avènement d'une nouvelle vedette peut entraîner révolution et décapitations. Le démon du néon s'empare de leur âme pour les livrer en patûre aux grands fauves du marketing publicitaire. Ce monde s'autorégule ainsi et se repait continuellement de chair fraiche. Bien que conscientes de leur éphémère succès, les jeunes filles se pressent toujours plus nombreuses aux séances de casting, prêtes à de nombreux sacrifices et devant s'affranchir de tout afin d'accéder au trône suprême de déesse de la beauté. Cette oeuvre fantastique s'ouvre sur un monolithe noir bombardé de couleurs électriques sur un fonds de musique techno. Le ton est donné, NWR nous entraine vers un monde de mystère où les créateurs en tout genre s'essayent à sublimer la beauté. La composition des plans est travaillée, la mise en scène est surprenante et de nombreux symboles sont donnés ici ou là pour nous perdre dans un dédale nocturne peuplé d'être étranges. On a parfois du mal à suivre le fil conducteur car la lisibilité de l'oeuvre est complexe. On reste vraiment scotché par les compositions de plan du réalisateur et l'ingéniosité de sa mise en scène mais on se demande où cela va nous emmener. Les lieux et tournage des scènes sont absolument superbes (plan d'ouverture, scènes du night club, le motel, hauteurs de LA, séance photo, casting, défilé, piscine ...) et multiples, si bien que l'on commence à se perdre. Heureusement les 2 scènes finales (nécrophile, dernier tournage) viendront rappeler qu'il s'agit d'un conte fantastique, sorte de métaphore sur le monde sans pitié de la mode, nous offrant ainsi une cruelle et fascinante vision où NWR imprime avec maestria son savoir faire.
Après Drive et only God forgives, Nicolas Winding Refn nous pond un nouveau film qui ne ressemble à rien d'autre qu'à lui-même et qui s'autorise toutes les audaces. Fable cruelle sur la course à la beauté, the neon demon est d'une ambition formelle exceptionnelle. Dans ses moments de grâce comme dans ses visions cauchemardesques, il possède un esthétisme fascinant, notamment grâce au travail sur les lumières et sur les costumes. La musique de Cliff Martinez contribue aussi à rendre l'atmosphère envoutante. Il y a des passages quasiment muets emprunts de surréalisme (on pense à du David Lynch), tandis que les scènes de dialogue montrent un humour féroce. Proportionnellement à l'ascension de l'héroïne, qui suscite fascination et convoitise, la tension est toujours palpable et monte crescendo. Le final bascule dans l'horreur et frôle le grand guignol, mais malgré son goût appuyé pour la provocation le film choque plus par ce qu'il suggère que par ce qu'il montre. On pourra lui reprocher d'être prétentieux ou vain, mais on reconnaitra qu'il s'agit d'une expérience sensorielle au dessus de tout ce qu'on a l'habitude de voir.
Existe t-il d'autres cinéastes que Nicolas Winding Refn capable de foutre en l'air son film rien que dans la seconde partie? Existe t-il aussi des producteurs, qui doivent modérer les ardeurs du réalisateur? Vraisemblablement pas avec ce "Neon Demon".
La première heure du film laisse bon espoir. W. Refn mêle son esthétisme habituel à une histoire assez originale (plus, en tout cas que celle de "Drive"). Une certaine tension s'installe et ce malgré la lourdeur de certaines scènes (comme la séquence dans la boîte de nuit, qui ne fait pas dans la finesse).
Et puis... la dégringolade... le pétage de plombs de Winding Refn. Si on devait comparer la seconde partie du film, je dirais que le réalisateur nous offre une décapotable sans moteur. Tout est clinquant, bling-bling et surtout sans âme. Il faudrait apprendre à ce metteur en scène à écrire un scénario en entier et tenir son histoire jusqu'au bout. En effet, le danois semble avoir oublié qu'il y a une histoire à faire avancer et souhaite faire un film qui repose uniquement sur une esthétisme morbide. Selon moi, c'est une très mauvaise idée: un film ne doit pas être soutenu que par la forme, mais aussi par le fond. Et c'est tout le problème, Winding Refn nous livre une suite de scènes hallucinées, mais sans aucune rigueur. Moi qui ne supporte pas les clips... On en vient par être profondément lassé par ce déroulement de scènes gratuites prétendument choquantes. Plusieurs critiques prétendent que c'est une virulente critique contre la mode et le système de mannequinat. Mais cette dernière se révèle complètement inopérante à force d'excès. Une chose est sûre: Nicolas Winding Refn ne fait pas dans la dentelle (spoiler: savez-vous que les mannequins jalouses sont cannibales et psychopathes? ). On finit par être mal tant la vision qu'a le réalisateur des femmes est misogyne...
Mais ceci n'aurait aucune importance si le réalisateur réussissait au moins le film d'épouvante. C'est sans doute trop demander, car le danois ne parvient même pas à nous effrayer, tout juste à nous écoeurer dans des séquences qui, du point de vue du metteur en scène doivent paraître fascinantes, mais qui en vérité sont justes dégoûtantes (je ne parlerai même pas de cette scène abominable de nécrophilie lesbienne). De l'écoeurement certes, mais pas de trouble véritable... Enfin mieux vaut éviter la comparaison avec "Suspiria" (Argento, 1977) . N. W. Refn fait l'impasse sur un fait: Argento tenait son histoire de bout en bout et se fixait des limites (y compris spatiales, "Suspiria" se passant uniquement dans une école de danse).
Malgré une honnête petite heure, le film est donc insupportable. W. Refn semble trouver magnifique tout ce qu'il filme. Prétentieux, répugnant, misogyne et, en fin de compte, complètement vide, c'est un film à fuir... A fuir aussi les rapprochements faites par quelques critiques avec Stanley Kubrick (seul lien de parenté: la scène d'ouverture, un lent travelling arrière sur un corps immobile).
Comment dire.. si j'avais su que c'etait comme ça, je ne serai jamais aller voir ce film. oui la musique est sympa (quoiqu'un peu flippante quand meme), oui les images sont belles mais alors le reste... pour resumer, je dirai que ce film est inutile, violent, peu credible, chelou, malsain et derangeant. Aucun bon sentiment ne ressort de ce film, uniquement de la jalousie, de la perversion, de l'envie, du paraitre.. quelle tristesse! meme si le monde de la mode et du mannequinat est loin d'etre celui des bisounours, je pense qu'il est aussi loin de ressembler à cet univers gerbant. si vous cherchiez un feel good movie, c'est raté!
C'est Hot et Gore. Après un film comme celui ci une jeune fille peut renoncer à une carrière dans le mannequinat. Cela fait un peu clipvidéo. les flash stroboscopiques m'ont dérangés (épilepsie oblige). Je ne m'attendais pas à la fin. Moins de 16 pour moi.
The Neon Demon, un nom de film qui colle très bien à ce que Refn affectionne : néon pour le visuel aguicheur et démon pour le côté glauque et violent. Traiter du monde du mannequinat semble donc correspondre tout à fait au réalisateur : un milieu de strass et paillettes couplé d’une compétition rude et impardonnable.
Plus que raconter une véritable histoire, The Neon Demon nous transporte dans un univers. Le scénario et les dialogues sont épurés au profit de l’atmosphère et l’ambiance. Comme dans « Drive » et « Only God Forgive » finalement… Les couleurs et les musiques en disent plus sur les réactions et les pensées des personnages que les répliques elles-mêmes. Bref la marque de fabrique de Refn.
Cette patte du réalisateur pourtant adorée par le grand public avec Drive semble ne plus du tout faire son effet auprès des spectateurs et je ne comprends vraiment pas pourquoi. Le scénario est pointé du doigt, il est reproché au film d’être trop « tape à l’œil » et alors ? Très peu de longs métrages sont construits de cette façon. L’histoire est moins importante que le cadre dans laquelle elle évolue. A croire que les gens n’aiment pas être bouleversés dans leurs habitudes. Après on peut accrocher ou pas à l’univers, ça dépend des goûts mais s’il vous plaît ne critiquez pas le fait qu’il n’y ait pas de scénario. Et puis est-ce si différent de Drive ?
J’imagine que l’effet de nouveauté s’est estampé mais pour d’autres le problème est ailleurs... Plus que critiquer le film en lui-même, c’est la personnalité de Refn qui est jugée. Narcissique pour certains, prétentieux diront d’autres, toujours est-il que c’est l’œuvre qui doit être évaluée et non son réalisateur.
Autre élément que l’on peut aborder, l’aspect métaphysique du film. Je sais que certains ont trouvé ça trop évident, trop lourd. Par exemple, lorsque les mains de l’héroïne sortent du mur pour signifier qu’elle bascule dans un « autre monde » d’où son changement de personnalité soudain. Personnellement j’ai adoré et je trouve ça même bien vu. On voit clairement que la frontière entre le réel et le mystique est très mince, d’ailleurs la réalisation y est pour quelque chose : l’éclairage et les couleurs donnent en permanence un côté surnaturel. On peut y ajouter également certains effets de style comme le moment où Elle Fanning est sur le plongeoir et est filmée en contre-plongée, on a l’impression de voir une divinité tout puissante en lévitation.
En tout cas, je trouve très amusant de voir un film bourré de détails que l’on peut interpréter comme des signes paranormaux. Par exemple, certaines scènes font référence au mythe du vampire. La lune nous est aussi décrite comme un œil qui nous espionne, ce qui nous rappelle évidemment la scène de fin. Même le titre du film peut être expliqué : le trio représenté par la maquilleuse et les deux mannequins rappelle le triangle en néons de la scène du défilé, le même que voit l’héroïne dans ses pensées. D’ailleurs ces trois individus peuvent être considérés comme des démons, c’est sûrement de là qu’est tiré le titre du film. Ce triangle synonyme de gloire mais aussi de déchéance représente finalement ce qui attend la jeune égérie en vogue.
Au final, cette œuvre est plus profonde qu’il n’y paraît. Beaucoup de thèmes sont abordés et d’une manière très peu convenue. Même si le sujet peut paraître peu original, la manière dont Refn le traite est toujours aussi bluffante.
un ovni. Une esthétique extraordinaire, magnifique, comme dans les autres films de Refn. La musique est bien, mais trop forte et trop présente... certainement pour masquer le vide des 3/4 du film!!! quel dommage!!! la fin est extraordinaire, en total décalage avec le reste du film. Pour les acteurs, c'est parfait. un film dont on peut largement se passer pour résumer.
Quelle déception après Drive ou tout était juste. Ici la musique est envahissante, la plastique de l'héroïne est trop souvent mise en avant (bien que nous sommes très loin de Russ Meyer) sans que cela apporte quoique ce soit, la violence n'est plus un élément narrateur mais tente de réveiller les spectateurs. Pourquoi avoir choisi la necrophilie (seule perversion sexuelle non acceptée par S.Freud) et le cannibalisme ? Tout tombe à plat... Aucun rapport avec R.Meyer, quoique. ..
Ce film confirme mes peurs au sujet de Nicolas Winding, à savoir qu'il est dépassé par sa prétention, oui les images sont belles, oui l’esthétique est sublime comme dans la majorité de ses réalisations, mais cela ne suffit pas à en faire un bon film, bien au contraire sa réalisation dessert complètement le film, exactement comme Only god forgives. Allez Nico arrête la coco, tu deviens mégalo.
J'ai été particulièrement déçue par ce film, certes les images sont belles mais le film est totalement vide de sens. La moitié des personnes dans la salle de cinéma sont parties sans attendre la fin du film et je suis sortie en éprouvant du dégoût et une déception étonnante. L'histoire aurait pu être bien, il y a de l'idée mais lorsque nous regardons ce film il y a une nécessité de s'accrocher à chaque images, à chaque détails sous peine de ne pas comprendre le sens des scènes. Il n'y a de suite logique et la musique si fréquente nous donne mal à la tête. J'apprécie beaucoup Elle Fanning mais un rôle comme celui là ne lui correspond absolument pas. Je ne vous conseillerais ce film pour rien au monde la publicité a été travaillée plus que le film en lui même apparement ...