The Neon Demon
Note moyenne
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493 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 30 juin 2016
Bon, commençons par le positif : le visuel et la bande son valent clairement le détour.
Et on passe direct au négatif : j'ai eu l'impression de me me retrouver coincée dans un clip de Lady Gaga mélangée à un film de Quentin Tarantino... Beaucoup de longueurs, notamment dans les dialogues (vingt ans pour répondre "oui" à une simple question). Et puis globalement, le film est juste vraiment vraiment bizarre, limite dérangeant sur certains points. Autant j'aime beaucoup d'habitude ce genre de film étrange, un peu à la Black Swan, autant là c'était trop, sans queue ni tête, aucune logique.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 juin 2016
On tient avec "The Neon Demon" le film le plus beau, original et fascinant de l'année! Les images sont léchées et superbes, la réalisation de NWR, maîtrisée et la bande originale signée Cliff Martinez, déjà incontournable. Un OVNI à voir en urgence!
Lady-blue-loup
Lady-blue-loup

45 abonnés 61 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juin 2016
Pour commencer, je ne suis pas une grande connaisseuse de l’univers de Nicolas Winding Refn. Je n’ai vu qu’un seul de ses films, à savoir « Drive », que j’avais aimé mais sans plus. Donc, en allant voir The Neon Demon, je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre, ne connaissant pas les codes du genre cinématographiques utilisés par le réalisateur ni son style visuel et graphique.
Mais pourquoi avoir voulu aller voir The Neon Demon ? Tout d’abord, au vu de la bande-annonce qui m’a intrigué, le long-métrage avait l’air de proposer une esthétique intéressante et flamboyante, qui m’a captivé d’emblée. Le cinéaste semblait proposer une oeuvre originale voire même inédite.
Le film raconte l’histoire de Jesse, une jeune fille de 16 ans qui débarque à Los Angeles dont le rêve est de devenir mannequin. Son ascension fulgurante dans l’univers de la mode va susciter l’admiration, la fascination et la convoitise des personnes qui l’entourent, mais également la jalousie pour d'autres.
Et bien je dois dire que je ne suis pas mécontente d’être allez le voir, ce fut une bonne mais étrange expérience ; un film qui mérite qu’on se penche dessus et d’être davantage analysé, car oui, The Neon Demon est une oeuvre que je qualifie d’indescriptible.
En effet, il est difficile pour moi de décrire concrètement ce long-métrage. Je pourrais en premier lieu dire qu’il s’agit là d’un film contemplatif, où l’on suit les débuts dans l’univers impitoyable et même grotesque du mannequinat d’une jeune adolescente. Cette fille, qui est jouée par Elle Fanning, s’appelle Jesse ; cette demoiselle au visage d’une blancheur éclatante, aux boucles d’or, aux yeux de biche avec un regard angélique, a un charme troublant, presque elfique qui attire les regards de tout le monde. Et en particulier de trois autres jeunes femmes provenant du même milieu qu’elle : Ruby, Gigi et Sarah, spoiler: des femmes déjà perverties par leur métier (physiquement par la chirurgie esthétique, et moralement par un esprit malsain de prédatrices).
Dès le début, un mélange de fascination et de rivalité s’installe entre ses quatre filles. Dans cette histoire, les principaux thèmes abordés sont le milieu de la mode, le rêve hollywoodien, et la beauté en elle-même, mais également d’autres thématiques qui viennent plus tard dans le récit.
Nicolas Winding Refn nous livre ici sa vision et sa conception de la beauté. Le cinéaste filme et l’exprime de différentes façons, soit de manière contemporaine, à savoir sous les projecteurs qui éclairent le visage de Jesse, ou dans des espaces vides d’une ambiance plus froide voire pesante, tel qu’une morgue ou une grande maison semblant plonger dans le néant. Je parlais auparavant de film contemplatif, car oui, le long-métrage se tient explicitement dans sa forme avec des scènes très explicatives qui contiennent des lenteurs dans les dialogues et des silences systématiques ; ou bien alors d’autres passages pousser plus dans l’extrême. J’ai souvent lu dans quelques avis des spectateurs, que le film manquait de substance et de fond. Je ne suis pas d’accord. Selon moi, la forme crée le fonds. Le scénario est dans le visuel, il se devine et se décode au fur et à mesure du film. Il joue sur l’expression de l’image. On le voit parfaitement dans sa mise en scène avec l’utilisation de couleurs saturées. Tout est d’une blancheur éclatante, clinquante, aveuglante, avec un radical chic qui vise l’hypnose et l’envoûtement. On expose des plans d’une sophistication artificielle, où des corps de jeunes femmes, éclairés par des néons phosphorescents, deviennent des accessoires brillant d’une beauté figée ; des corps qui proviennent d’un monde miroitant de glose et de paillettes. Ces scènes expriment une ambiance surréaliste à l’arrière-goût psychédélique, accompagné d’une sensation d’impesanteur. De plus, le film est accompagné d’une bande-son signée Cliff Martinez, qui dépeint à la perfection chacune des scènes.
Mais le film ne s’arrête pas là, le scénario fait également référence à des symboliques et utilise des métaphores qui s’expriment en particulier autour du personnage de Jesse. spoiler: Comme exemple, je cite l’incarnation de la jeune fille dans un mystérieux triangle lumineux (qui selon moi, représente la trinité de femmes, à savoir Ruby, Gigi et Sarah, qui chacune ont un rôle déterminant dans l’intrigue). L’adolescente se regarde, contemple son reflet dans ce diamant, qui, au départ bleu, vire au rouge (là encore, la mise en scène exprime à la perfection la situation montrée), ce qui fait d’elle une « femme-diamant » ; c’est d’ailleurs comme cela qu’elle est qualifiée dans le film : « un diamant dans un océan de verre ». Autre exemple, le coup de la panthère qui entre "par effraction" dans la chambre de l’héroïne, symbole du danger et de l’ennemi affamé qui guette Jesse. De cette façon, on pourrait donc percevoir la jeune fille comme une proie idéale, pourtant, c’est elle qui a le pouvoir.
D’ailleurs, pour faire court sur le casting, tous les acteurs remplissent plus que convenablement leur rôle, évidemment, Elle Fanning éclipse tout le monde, ce qui est justement le but recherché. Mais les autres actrices apportent également leur charme au récit, dont Jena Malone (vu dans «Donnie Darko» et «Sucker Punch») qui campe un rôle très énigmatique.
Mais alors, avec tout ceci, que vaut réellement The Neon Demon ? Car oui, quand je suis sorti de la salle, en me demandant ce que j’avais pensé du film, de ce que j’avais ressenti durant la projection, j’ai voulu répondre comme Jesse : « C’est indescriptible ».
Pour dire vrai, je ne serais décrire concrètement et correctement cette oeuvre qui se relève parfois difficile à cerner, en particulier dans sa dernière demi-heure. En effet, le film émet un décalage où il utilise des thèmes que le cinéaste se plaît à pousser à l’extrême, spoiler: à savoir le vampirisme, le cannibalisme, la nécrophilie, la perversion et la mort qui surprenamment se raccorde avec intelligence au thème central du film : la beauté obsessionnelle.
Dans cette dernière partie, Refn va au bout de son idée, en s’accommodant ces thèmes qu’il expose dans un final qui vire au gore avec une certaine élégance chic et qui choque réellement.
spoiler: À la fin, Jesse se fait tuer et manger par Ruby, Gigi et Sarah, ce qui ne sera pas sans conséquence ; en effet, chacune le vivra et le subira de diverses façons. Ruby, femme qui maquille les mannequins et les morts (au final, ce n’est pas la même chose ?) était fasciné et attiré par Jesse, elle ne voulait pas sa beauté, mais seulement la sentir auprès d’elle. Par son geste, Ruby ne maquille plus seulement les morts, elle devient une morte (on la voit lire un livre dans une tombe), et la jeune femme se laisse mourir, étendue nue au clair de lune, du sang coulant de son corps, symbolisant son attirance sexuelle envers Jesse, où cette dernière avait l’habitude de contempler la lune. Pour Gigi, son corps recrache littéralement celui de Jesse, ce qui signifie que la beauté plastique et refaite de Gigi n’est pas compatible avec la beauté naturelle de Jesse, ce qui rappelle d’ailleurs la scène où elles sont comparés toutes les deux dans un bar par un créateur. Et pour Sarah, nous ne savons pas, la jeune femme ne désirer que la beauté et rien d’autre. Alors quand elle « récupère » l’essence pure de Jesse après la mort de Gigi, et repart défiler sans rien dire, a-t-elle réussi ? Ou subira-t-elle le même sort que ses complices ? On ne sait pas.

Cette fin m’a déstabilisé, pourtant, elle se révèle finalement pertinente et pleine de sens. C’est là qu’on constate combien le sujet du film est par essence inatteignable et ne peut mener qu’au chaos.
Pourtant, malgré ce final choquant, le film nous laisse dans une étrange sensation de vide, spoiler: et, métaphore oblige, le générique s’ouvre sur une image d’un désert. Le grand vide, en effet.

Du coup, et ça revient à ce que j’ai dit précédemment, quand le film s’est terminé, je ne savais pas vraiment quoi en penser. En revanche, j’ai compris les messages que le réalisateur voulait nous transmettre.
Refn exprime ici une critique divinement provocante de notre monde, où le culte de la beauté et de la perfection règne en maitre, il dénonce l’aspect macabre et cruel du monde du mannequinat, une satire de la mode et de la publicité. Il fait également une réflexion sur l’injonction faite aux femmes en général de se conformer à une norme de perfection physique, d'une idée de l’injustice fondamentale de la beauté, du fait que certaines auront cette grâce absolue et que d’autres ne l’auront pas.
Pour conclure, Nicolas Winding Refn propose une vision surréaliste, horrifique et onirique du monde de la mode et de ses dérives ; par le biais d'omniprésentes métaphores et symboliques exposé de façon très extrêmes, avec en plus un exercice de style et de mise en scène grandioses accompagné d’une bande-son ensorcelante. The Neon Demon est une oeuvre étrange mais étonnamment forte et ne laisse pas indifférent. Un film inexplicable, mais c’est justement peut-être ça l'idée, que le film soit hors de notre portée, de la même manière que la beauté de Jesse soit hors de portée de tous. 3,5/5
3aptiste
3aptiste

21 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 juin 2016
Ce film incarne la beauté ! Je ne suis pas un grand connaisseur en mise en scène et en réalisation, mais je peux affirmer que Nicolas Winding Refn manipule la caméra procure un plaisir jubilatoire ! Les couleurs et la musique m'ont transporté dans un monde parallèle pendant 2h. Elle Fanning est sublimée dans son rôle de jeune fille "fragile" qui est l'objet de tous les regards. On ressort de ce film choqué par la violence de certains passages, et heureux d'avoir assisté à un tel spectacle !
JUJU 2theCinema
JUJU 2theCinema

107 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 juin 2016
Je vais faire bref et tenter de sauver des potentiels curieux de perdre leur temps comme je ai perdu le mien en compagnie de ma bien aimée devant ce navet.
J'ai adoré drive mais ressenti autant de déception qu'en visionnant "enter the void", après avoir apprécié "irréversible". Le genre de film où une partie de la salle fuit avant la fin, non pas choquée mais ennuyée et overdosée de mauvais goût. J'ai l'impression que ce film plaira aux amateurs du vide, à la recherche d'une identité culturelle que j'appellerai ici "la Bobo fashion torturée attitude" Bref nul !
Michael R
Michael R

138 abonnés 1 523 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juin 2016
Vaporeux, onirique, sauvage... Derrière son esthétique de clip et sa bande son electro, il s'agit bien d'une fable cruelle sur la mode. Trop de longueurs mais quelle classe !
Onir
Onir

93 abonnés 129 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 juin 2016
Moi qui pensais aller voir un bon film bien tordu sur le milieu de la mode, un peu à la black swan version milieu de la danse ...

ho my god quelle crotte ce film, si je l'avais visionné pendant mes années de fac d'arts plastiques pendant un cours, j'aurais pu me dire qu'il est interessant ... mais la c'est du grand n'importe quoi, c'est trash, voyeuriste et ridicule, je me suis beaucoup ennuyée.

Qui plus est le choix de l'actrice principale est décalé par rapport à son rôle ... elle est censée hypnotiser tout le monde de part sa grande beauté, j'en croise des plus belles dans la rue alors j'ai eu du mal à me laisser porter, je deteste cette sensation d'avoir été attirée par une bande annonce et d'avoir perdu une soirée de ma vie, grosse escroquerie que ce film en résumé
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 27 juin 2016
Pas possible de faire un film comme ça... Le premier film où je vois autant de monde partir pendant la séance, et où j'ai faillit partir aussi. Il n'y a aucun sens, le sujet aurait pu être intéressant ; mais pas si ça par en nécrophilie et cannibalisme. Bref, 2 heures de perdues...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 juin 2016
Le film est beau et intense mais quel dommage que Nicolas Winding Refn ne donne pas plus de sens à l'histoire.

Il est un grand metteur en scène mais ses deux derniers films ont montré qu'il pouvait être limité dans l'écriture du scénario.

Si le film éblouit souvent, le récit reste assez faible.
Quand aux actrices du film, elles sont formidables. Elle Fanning est une belle découverte.
Gabith_Whyborn
Gabith_Whyborn

44 abonnés 842 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juin 2016
J'en attendais beaucoup de ce film car il est l'oeuvre de Nicolas Winding Refn, réalisateur de Drive, Only God Forgives, etc... Bref ça avait intérêt a être génial!
Je dois avouer que musicalement et visuellement, c'est la claque totale, à ce niveau la j'ai été plus que satisfait d'ailleurs rien qu'avec l'intro je me suis dis "ça va être un chef-d'oeuvre".
C'est surtout pour l'esthétique du film que je met 3/5 sinon je me suis un peu ennuyé, il y a des choses intéressantes mais niveau scénario c'est presque le néant et ça c'est le gros défaut du film.
Nitquen57
Nitquen57

31 abonnés 348 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 juin 2016
Que dire, que dire ?

Je suis très mitigé vis à vis du cinéma de Nicolas Winding Refn à la base. Il y a des choses que j'aime beaucoup, comme Drive, des choses que je n'aime pas, comme Only God Forgives, et des choses qui me laissent perplexe, comme Bronson, avec à chaque fois du bon et du pas bon dans chaque film.

Puis voici, The Neon Demon, avec un thème qui change un peu de d'habitude, l'envie du réalisateur de partir sur quelque chose de plus horrifique, et avec pourtant un résultat que m'a fait énormément souffrir.

Ce qui est dur à justifier, c'est que toutes les choses que je n'ai pas apprécié dans ce film, peuvent être justifiées par le film lui-même.

Nicolas Winding Refn fait un film sur le mannequinat, la jalousie, la vengeance, l'envie, et nous délivre une oeuvre sensorielle sans aucun fond.
Pas bien compliqué, les personnages sont des coquilles vides, Elle Fanning surjoue à mourir par rapport à d'habitude, le scénario est creux, il n'y a pas d'enjeu, il y a forcément une scène ou deux sanglants et viscérales qui ne servent à rien. Du cinéma de Nicolas Winding Refn dans toute sa splendeur.
A côté de cela, le réalisateur a une gestion du cadre absolument dingues, les plans sont amples, magnifiques, les idées de mise en scène sont très bonnes, et la gestion des lumières est incroyable, même si je ne suis pas particulièrement fan du parti-pris "néon" par rapport a une lumière naturelle. On pourra cependant dire que pour cette oeuvre, le choix est justifié.

Voilà ! Une oeuvre dont la forme ne parvient pas à compenser le manque de fond. Le manque de fond sus nommé peut certes être justifié par le fait de faire un film sur la mode, qui est sans doute le milieu superficiel par excellence.

Je vais me contenter de dire que je n'adhère pas du tout à ce choix de réalisation. Le film aurait pu trouver une méthode pour désamorçer cet énorme cliché avec des personnages un peu plus fournis tout en évitant de mettre en place une histoire sans consistance avec des scènes d'un glauque et d'une inutilité totale.
Au lieu de ça, le réalisateur danois décide de dénoncer le cliché en s'y enfonçant tête la première avec fougue et éclairage panoramique.

Résultat ? C'est joli, malsain et ça ne sers pas à grand chose.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 26 juin 2016
Ce film est réellement sublime, c'est une claque visuelle qui met en scène l'ambivalence de l'être humain...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 juin 2016
Un film époustouflant de part sa mise en scène et d'autre part sa bande son remarquable. Les jeux de lumières nous laissent sans voix ainsi que la performance des actrices, notamment Elle Fanning dont le regard de biche nous envoûte du début à la fin.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 septembre 2016
Obsession la plus ancienne qui soit, la beauté voit ici sa métaphysique livrée à l'indémêlable par des plans contenant autant de haine que d'admiration, de cruauté que de fascination.
Jamon-de-Baiona
Jamon-de-Baiona

18 abonnés 46 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 juin 2016
Ce film est une réussite. On en prend plein les yeux et plein les oreilles. Sur le postulat de " dis -moi qui est la plus belle" Refn nous entraîne dans un feu d'artifice de beauté, de musique, de suspens et de violence. La prise de vue est maîtrisée et éclatante , les actrices sublimes, séquences chocs, servies par une bande son géniale.
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