The Neon Demon
Note moyenne
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493 critiques spectateurs

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ConFucAmuS

652 abonnés 1 043 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 avril 2020
Après Drive, dans lequel il se réappropriait les figures chères à Walter Hill (The Driver) ou Sergio Leone (Pour une poignée de Dollars), Nicolas Winding Refn prenait une bonne partie de ses admirateurs à contre-pied avec Only God Forgives. Délaissant quelque peu le narratif pour l'expérimental, ce dernier s'envisageait comme une relecture moderne du complexe d'Œdipe, au risque de se montrer limité à son premier niveau de lecture. The Neon Demon parachève cette recherche d'abstraction. Avec tout ce que ça implique de problèmes.
En premier lieu d'achever la mue de Winding Refn en formaliste privilégiant le style au détriment du récit. Cela pourrait passer pour un parti pris audacieux, puisque le but (selon les dires du réalisateur) était de livrer une satire du monde de la mode (pervertie par la dictature de l'artificiel et la concurrence carnassière de porte-manteaux à peaux humaines). Cela se retourne hélas contre son concepteur puisque le film est un empilage de maniérismes grossiers (esthétique pubarde, couleurs flashy, et dialogues ineptes). Tout semble trop calculé, trop construit, trop propre, trop conscient de ses effets. Une nouvelle fois, le symbolisme qui devrait être disséminé au second plan est exhibé de manière ostentatoire (la loi de la jungle chez les top-models), aveu de l'échec patent à raconter quelque chose au premier.
Malgré lui (?), The Neon Demon achève de faire ton sur ton avec ce qu'il veut dénoncer. Même quand il dévoile son jeu dans la dernière partie, The Neon Demon n'échappe pas à sa propre suffisance. La fable acerbe et morbide qu'il aurait dû être se révèle être une démonstration de frime et de vide. De cette expérience (assez désagréable), je ressors désolé de voir un tel casting subordonné aux extravagances de Winding Refn. Notamment Abbey Lee Kershaw, joliment glaçante, ou Keanu Reeves dans un contre-emploi surprenant.
Stone cold steve austin
Stone cold steve austin

19 abonnés 208 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 avril 2020
Quelle claque ! Nicolas Winding Refn (NWR), réalisateur au grand talent mais à l’égo surdimensionné s’attèle à un problème contemporain de notre société : L’apparence. Maitresse de nos vies, nous dictant comment procéder, nous habiller, et elle ce à quoi tout le monde veut accéder. Le but ultime est la perfection. Malheureusement, elle n’existe pas. Et quoi de mieux que le monde du mannequinat pour représenter la superficialité. C’est alors que NWR nous plonge dans ce monde hypocrite (ou en tout cas c’est ce qu’il veut nous faire croire), qu’il dénonce à coup de paillettes et lumières vivement coloré, ce qui est le paradoxe du film qui nage dans la superficialité qu’il dénonce. Un moyen déroutant de faire passer le message. La photographie est sublime, les maquillages soignés, les décors sont cadrés de tel que le naturel ne ressorte pas mais seulement le faux. La performance de Elle Fanning toute en finesse et légèreté contraste dans un monde montré comme impitoyable, car cette dernière est l’incarnation symbolique de la « presque » perfection. Ses rivales mannequins sont égoïstes, sauvages et prêtes à tout pour prendre la place de la jeune fille. Et NWR ne se gêne pas pour décrire un tableau humain des pires vices existants, se servant de ses sujets pour le montrer. C’est alors que toutes ces filles mannequins commettent des atrocités sans nom, qui rendent au long-métrage ce caractère malsain et rebutant, déjà présent dans le film par le biais de cette atmosphère superficiel. The Neon Demon envoie beaucoup de signaux, de moments symboliques et métaphoriques qui nous forcent à les exploiter, les interpréter pour en ressortir quelque chose d’important. C’est aussi ce qui fait à la foi la finesse mais en même temps la complexité du film tant la chose n’est pas aisée. Néanmoins, après plusieurs visionnages, le film me révèlera surement de nouveaux éléments, dont j’ai déjà pu tirer une partie lors de mon premier visionnage. La B.O., aussi singulière que le reste de l’œuvre, m’a littéralement transporté dans un autre monde, et la musique de la boite de nuit est elle aussi splendide. Tout ça pour dire que The Neon Demon est une œuvre étrange, envoûtante, qui dérange et parfois choque, non sans un certain cynisme. Un ovni, proche de la perfection, qui me fascine toujours autant un an après.
ferdinand75

728 abonnés 4 495 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 mars 2020
Bien sûr une esthétique superbe avec une image léchée , digne des plus grands photographes. Les actrices sont très belles , les cadrages , la bande -son branchée à souhait; mais le scénario est quand même trop light. Oui on comprend l'allégorie sur la fausse beauté , le 'tout paraitre " des temps modernes , le bling bling.Mais tout cela est un peu facile ,sans grande profondeur, sans humanité. on est dans du conceptuel. La 1ere moitié est encore linéaire , avec l'ascension de ce mannequin , nouvelle venue engendrant la jalousie et l'envie de ces collègues. Mais la 2eme partie bascule dans le gore,et dans l'extravagant , pour le plaisir? un peu gratuitement, La maquilleuse est folle amoureuse ( toujours excellente Jenna Malone ) , les jalouses deviennent folles , un peu de scato, de gore , et même de la nécrophilie, (très joliment filmer) . Des effets d'image un peu répétitifs et un final très long, mettant trop en évidence le manque de scénario.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 février 2020
Par le réalisateur de Only god forgives d’abord, Drive ensuite, le guerrier silencieux Valhalla Rising re-en-suite, et donc un style de haute volée sur la violence en ce bas monde, du pessimisme, sinistre, le cynisme à son paroxysme étouffant, synonyme irrespirable.
Que veut dire au final tous les sujets vagues abordés avec virulence, l’approche de l’apparence, non ce n’est pas le pays des merveilles certainement, encore pour son dernier film, Alice alias Sainte Jesse jouée par Elle Fanning, dans l’univers sacré du mannequinat.

Les strass et paillettes sur fond de musique radio FM night-club habituel, la mode est chic et choc après avoir posé délicatement ses clichés graphiques, objectifs synthèses, Photoshop, une mise en scène immobile statuette mannequin tellement l’habitude de voir ce côté glauque révèle au fond obscur glamour.
C’est magnifiquement mélancolique magistral, par tous les émotions passées enfouis sur ce monde impitoyable de la beauté fatale extrême, le diktat de ses conventions telle la pub égérie Lancôme, les nanas habillées en YSL Dior adoratrices, de ce scénario sont justes.

Des meufs jalouses de la nouvelle concurrence qui monte vers l’échelon ascension sociale, les voleuses de la poésie sombre dominante, le perfectionniste comme le cinéma propre au réalisateur, prétentieux en tant que tel décrit bizarrement.
Audacieux oh que oui, le clair message est le reflet dans cette scène narcissique, influencé par l’Allemagne voisine, c’est bien plus que génial, l’innovation d’une grande puissance crescendo intense incroyable, l’innocence pureté chez cette fille-fille réalisée son rêve à Los Angeles.

Rencontre professionnelle avec la tordue ténébreuse scientifique scalpel décortique intimité, attention déconseillés aux moins de 12 ans, c’est peu et mérite l'avertissement pour public destiné à comprendre intelligemment, l’élitisme de la mode.
La société va mal tellement malade, où voit sous un visage triste spectacle de folie désordonnée, une réalisation ensanglantée, l’inégalité déséquilibrée dont le but n’est pas de dénoncer, une œuvre d’art avant toute tablette au compteur or argenté, est de montrer tout simplement et divinement.

Une belle claque pour la maladie mentale, rêve ou cauchemar au motel miteux ? Tu nous le diras pas assez Nicolas du Danemark, les violences faites aux femmes top-modèles show-business célébrités, des scandales éclaboussent ce milieu sélectif.
Mystère mystérieux secret test préliminaire dénudé jeux de lumière éteinte colorée, sentiments et jugements partiaux sans équivoques, ni ambiguïtés, aucune gêne et limite permissive, un délire sordide sans suspense mais excellent, pour comprendre ce cinéma danois enfin.

Il est venu se faire un lifting chirurgicale esthéticienne Botox addictif obsession perverse obscène chair fraîcheur, très choquée les filles, un crêpage de chignon sanglant mixture maquillage crème sauvageonne, produits simultanément par la France et les États-Unis.
The Jokers est un signe entreprise de la vision 2016 internationale employée, c’était manquée comme séance zapping, rattrapons ce temps jamais contre-perdu devenu gagnant, va en faveur du chef-d’œuvre confirmé, merci cordialement monsieur le cinéaste irrévérencieux.

Des messages irrésistibles comme quoi sortira pas de l’auberge des maux angoisses transpirations vertiges douleurs gastriques vomissements consommation horribles tarés sociaux délivrés saisies envois réussis, énormément de métaphores fascinantes digitales pointées sur l’humain.
Clairvoyant égocentrisme élevé repli sur soi paranoïaque fixation lourde pesante tension psychose imagination instinctive animalière, aucun n’a été utilisée en fourrure à des fins vicieuses dans ce film, le soulagement satisfaisant sublime harmonisation synchronisée antenne captivante séquence finale.

Clôturant le bal d’hémoglobine de la jeune promotion Carrie référent épouvante horreur thriller, arrêtons l'hémorragie critique élancée sereinement sublimée, le stop imposé au feu de signalisation citadine code de la route concède le passage au premier servi.
fujitsu003
fujitsu003

5 abonnés 69 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2020
Delicieuse mecanique horrifique que ce Neon Demon qui seduit par son propos troublant, hypnotisant et terriblement actuel : la cruauté du monde de la mode.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 février 2020
Que dire de ce film, à part qu'il trouble délicieusement l'esprit ? Dès les premières secondes du générique, le tableau se dévoile, les couleurs se mettent en place, fusionnent, disparaissent, reviennent encore plus soyeuses et langoureuses. Ce film, qui reste simple et sage au début, nous emporte rapidement dans une kaléidoscope émotionnel, où la beauté est Tout.

Les jeux de miroirs, et surtout la manière de façonner le film avec la couleur spoiler: (je pense ici à la scène du show, avec la transition entre le bleu et le rouge qui est juste sublime, et fait radicalement changer Jesse, elle devient tout d'un coup "dangereuse" à nos yeux)
, donnent une impression de cauchemar éveillé, dans lequel une Blanche Neige prisonnière de sa beauté subit le courroux des autres.

On regrettera quand même un scénario plus abouti, moins flou, qui laisse peut-être trop de terrain à l'esthétisme.
karpathakis y
karpathakis y

34 abonnés 633 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 janvier 2020
Je veux éviter à tous le monde de regarder ce NAVET superbement filmé mais d'une débilité incroyable. Même Keanu Reeves n'est pas crédible pour un sou. Dire que l'on met ce navet sous l'étiquette Horreur-Thriller, il n'en est rien passer votre chemin spectateurs. Simplement l'histoire d'une nénette qui veut être mannequin et dont on se fout complètement tellement ce film est long et prétentieux. Rien que le titre est ridicule...Pour intello en manque de films idiots. Dommage qu'il n'y est pas de note en dessous de zéro !!!!!!!!!!
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 novembre 2019
Un film que j'attendais de voir depuis bien longtemps. J'ai été plus que satisfaite par le travail sur la lumière qu'on m'avait grandement vanté. Les couleurs sont incroyables.
La musique également est incroyable. Elle travaille le suspens en inscrivant une certaine tension.
Cependant, j'ai trouvé les plans trop longs. Le film est certes lent, mais la longueur des plans qui -je pense- cherchent à accentuer le suspens et la tension chez le spectateur ne font que gâcher légèrement cet effet.
Christopher C
Christopher C

10 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 novembre 2019
Il faut aimer les films artistiques pour apprécier ce film. Ce n'est clairement pas mon cas.

Je les trouve souvent pompeux, à l'image des "œuvres d'art" du style lâcher des œufs de couleur par son utérus.

Oui, la photographie est magnifique.
Mais la critique est facile, même si la forme est recherchée, elle est peut-être tirée par les cheveux.

Mêlant quelques croyances et mêmes faits historiques à des clichés, Neon Demon devient un film que l'on adore ou que l'on déteste.

En soit, si vous êtes sensibles à l'art, foncez, sinon, passez votre chemin, tout simplement.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 10 novembre 2019
Une superbe esthétique : des scènes envoûtantes.
L'histoire est très malsaine et met mal à l'aise, ce film est très réussi de par son style, mais également de par les sentiments qu'il nous fait ressentir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 septembre 2019
un film au combien étrange avec une note absolument darkness j'ai passé un excellent moment pour moi il n'y a pas de fausses notes dans ce film
il est noir et d'une beauté éblouissante un film obscure noir et excellemment ténèbreux .
les actrices sont convaincante sans parler
Le milieu est décrit avec beaucoup de glamour rouge sang
Jérémie
Jérémie

179 abonnés 848 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 septembre 2019
Il n'y a pas grand chose à dire du film. D'ailleurs, il n'y a pas grand chose dans le film lui-même.
Pourtant, le synopsis laisse envisager une histoire inspirée et dotée d'arguments. Rien de tout cela n'arrive. Il y a de grandes scènes psychédéliques horriblement longues, beaucoup trop même. Là où beaucoup se raccrochent à l'idée d'un cinéma visuel et poétique, je répondrai que le réalisateur essaie surtout de combler du vide.
Aucune pertinence dans les dialogues, le peu d'attache que l'on a pour les personnages s'estompe à cause de ces scènes affligeantes sans intérêt.
Côté scénario, j'aurais presque pu, en faisant de (très) gros efforts, adhérer et apprécier ce final osé. Mais non, c'est raté, mal emmené et clairement, une fois le film fini on se dit : "Enfin terminé".
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 6 septembre 2019
Un film dont je peine à comprendre l'intérêt et dont le final laisse le spectateur un peu dans l'expectative.
Visuellement, c'est parfois lourd avec des longueurs inutiles.
J'ai trouvé le film terriblement long...
Lej41
Lej41

4 abonnés 20 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 août 2019
Le film est d'une beauté folle à l'image de Elle fanning. La quête de la beauté éternelle poussée à son paroxysme.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 15 juillet 2019
Ce film n'as ni queu ni tête...
Concrètement il n'y a pas d'intrigue
Des choses incompréhensibles des changements de scènes qui coupe totalement les scènes et autres
Vraiment je déconseille
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