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Clément P.
17 abonnés
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3,5
Publiée le 12 juin 2018
Nicolas Winding Refn renouvelle son art et n'associe son nom qu'à très peu de réalisations, bien que toute fassent parler d'elles et apportent Pierre a l'édifice au cinéma actuel. Après avoir expérimenter plusieurs style notamment le très axé sur la photographie , Vahalla Rising ou la trilogie Dramatique Pusher, Refn enchaînent avec le très beau " Drive " et décide pour notre plus grand interet d'orienter son travail vers un cinéma d'horreur érotique et viscéral . The neon Demon dégage une grande violence sur tout les plans . Une violence qui peut s'interprété de maintes façon mais qui met très mal à l'aise pour sûr et fascine tout autant. La photographie , la bande son , le casting , tout est irréprochable en terme de réalisation. C'est du grand art.. La ou pour ma part le film pêche cruellement c'est dans sa transition avec une seconde partie plus axée sur un voyage visuel au détriment du scénario et amenant par ailleurs quelques longueurs.. Dommage pour le final trop en apesanteur et qui finis sur une note incompréhensible.
GRAVE. L'ange Fanning, le démon Refn. Le narcissisme du danois, plus haut, plus fort jusqu'à la chute. Appuyé sur chaque scènes, toujours à la recherche de la perfection, son reflet est de trop. Je n'ai pas cédé aux sirènes de la femme et du cinéma. Viande fraîche, hachée et torturée. Méprisant. Des néons au milieu d'une forêt de conte de fée.
Il y a quelque chose de Cronenberg dans ce film. Le rapport à la chaire et son ambiance si particulière en font un objet de curiosité dont l'on savoure chaque image jusqu'à la fin. Quelques longueurs dans la seconde partie, mais le jeu d'acteur est impeccable. Mention spéciale à la B.O indissociable à cette fresque cruelle sur la beauté et ses conséquences. Une belle surprise.
The Neon Demon dénonce toute la cruauté du monde de la mode et de la beauté non sans panache. Le style rétro-wave prend tout son sens avec une bande son pesante et des décors lumineux et dark à la fois : tres réussi. Beaucoup de sens cachés sont dissimulés tout au long du film. Je déplore juste l'essoufflement aux 3/4 du film des plans et en même temps la rapidité du changement de comportement de l'actrice principale (mais en même temps sûrement voulu dans ce monde compétitif qui demande une adaptation rapide pour conserver son rang)
elle est passé où l’histoire ? Le réalisateur ne sais que faire ce genre de film apparemment. Avec DRIVE, il avait fait dans l’esthétique, avec un minimum de dialogues. Avec THE NEON DEMON, il a essayer de battre son record de « vide ». Pratique pour les acteurs, pas sympa pour les spectateurs.
Qu'est ce que c'est dur d'être critique tellement le film ne nous laisse pas le choix, on subit tout le film autant émotionnellement que visuellement. Les scènes sont crues, inconfortables et psychologiquement pesantes. J'ai éprouvé un sentiment de lourdeur tout le long comme si je continuais de manger quelques chose qui m'avait déjà rassasié.
Il y a tout de même des choses réussie : à commencer par l'acting qui est à l'image que je me faisait de se milieu. Certaine prise de vue qui laisse pas indifférent, inspirant même! Le propos qui même très métaphorique et spirituel par sur des bases intéressantes et une bande son pour le moins instiguante et captivante.
Selon moi, se film est une simple erreur de style, se "glibiboulga" nous laisse le ventre débordé sans même nous laisser digéré...
Un réel OVNI cinématographique et une beauté visuelle exceptionnelle et rare. Le soin apporté au tournage rend le film extrêmement propre sur lui, à l'image de ce qu'il représente. La bande son est au top et s'adapte parfaitement au film. Il faut aimer l'art de l'image pour apprécier ce film.
un navet sans nom... rien ne se passe et tout le long du film on espère comprendre quelque chose, trouver un interet... un divertissement... mais jusqu'à la fin le neant...
C’était beau à voir, techniquement excellent. Le visionnage fait sensation. C’est un film très visuel, qui nous en met plein la vue. Le contenu est riche en symbolique, pourtant, à l’issue de la première séance, je me suis demandé si une telle débauche d’effets visuels était dûment justifiée. Commençons par le récit : c’est l’histoire se concentre sur Jesse un nouveau mannequin qui arrive en ville. Au départ, ce personnage est attachant, c’est une jeune orpheline naïve et honnête (certes c’est un peu cliché), Elle me semble toutefois fascinée par le risque.
Au cours de son premier défilé, qui prend l’allure d’une séquence très abstraite à nos yeux, l’attitude de Jesse change, sous l’effet du « démon néon », spoiler: le triple triangle qui passe du bleu au rose, traduit le changement de la jeune fille . Jessie semble hypnotisé, fasciné par ce monde. La fierté de sa consécration, la célébration de sa beauté semble accroître son narcissisme et son orgueil.
Par la suite, elle consomme rapidement son capital de sympathie en se montrant fière, arrogante voire méprisante. L’attachement pour cette belle créature diminue d’autant. Il est difficile de conserver de l’empathie pour une fille qui s’admire à plus régulièrement face au miroir. Elle me paraît autocentrée et s’intéresse modérément aux autres. Parce que sa beauté est naturelle, Jesse ne cache guère son mépris pour les femmes dont la beauté est artificielle, pour celle qui recourent à la chirurgie. Pourtant, sa beauté qu’elle considère comme sa seule qualité est elle-même une qualité superficielle, voire périssable. Sa condescendance est d’autant plus malavisée que Jesse et ses concurrentes sont toutes autant dépossédées de leur corps, dans ce milieu façonné par les créateurs. Elles sont déshumanisées et donnent l’impression d’être creuses. Le réalisateur est contradictoire : il fait un film visuellement beau et démontre que la beauté plastique est vaine. Il prend le risque de saborder sa démarche esthétisante à démontrer la vanité de la quête de la beauté. Cela peut se traduire par un sentiment de vide chez le spectateur. Le film lui-même multiplie les artifices. Est-ce qu’il y a une harmonie entre le message et la forme dans ce long-métrage ? De surcroît, l’irruption tardive de certains faits irréalistes implique un risque de détachement du public. spoiler: lorsque Sarah se jette sur la main ensanglantée de Jesse, c’est amené de tel manière qu’il est difficile d’y adhérer.
En somme plusieurs facteurs incitent à une distanciation vis-à-vis du film, voire empêche l’immersion du spectateur. Ce qui contribue au sentiment de vide en sortant de la séance. La question qui se pose : est-ce le but de la démarche ? Malgré tout, le film développe des idées : il nous présente les soubassements déplaisants du milieu de la mode : anorexie potentiellement mortifère, concurrence exacerbée et jalousie spoiler: , dans cet opus la convoitise mène à l’anthropophagie ! . A propos du caractère mortifère, il est significatif de remarquer que Ruby occupe deux emplois : maquilleuse dans la mode et opératrice dans une morgue, le scénariste introduit un caractère macabre du mannequinat spoiler: qui devient explicite pendant le dénouement . Le film nous dépeint des mannequins qui perdent leurs humanité spoiler: lorsque Jesse tombe au fond de la piscine elle ressemble à une poupée désarticulée, ce qui est conforme à l’idée convenue que les mannequins seraient des pantins professionnel . Le spectateur est incité à considérer « l'horreur » sous-jacente de l’univers de la beauté.
Concernant le jeu d’acteur, Elle Fanning interprète son personnage avec soin. D’autres parts, l’actrice Jena Malone donne une bonne prestation intéressante dans son rôle : Ruby. L’héroïne mise à part, Ruby est le personnage le mieux écrit du film. On croit sans difficulté à sa passion, spoiler: puis sa souffrance . spoiler: La tristesse et la frustration de Ruby sont palpables lorsque Jesse se refuse à elle. Elle semblera amère après la chute de cette dernière.
En ce qui concerne la réalisation, cette œuvre contient des beaux plans et des séquences inspirés. Par exemple : spoiler: Lorsque Jesse est visible dans un miroir recouvert d’un dessin rose barré. La scène durant laquelle Jesse entend une agression dans la chambre voisine. Le montage de plans parallèle entremêlant d'une part : Jessie étendue langoureusement sur le canapé et d'autre part : Ruby avec un cadavre. Cette séquence nécrophile est assez choquante.
La lune semble être la représentation de l’objectif des caméras, ou du photographe dont l’œil est dominant
Parfois, les métaphores sont peu subtiles telle la scène où l’héroïne tombe à côté d’une rose qui se répand au sol ou l’apparition du fauve dans la chambre d’hôtel.
Le scénario est cohérent mais on se demande si l’histoire n’est pas un prétexte pour faire des belles scènes. Ce film est-il placé au service de l’esthétique ? (c’est l’inverse dans l’opus « Under the Skin », dans lequel l’esthétique sert le film) On peut répondre que le cinéma est un art visuel à la base. A minima on peut reconnaître que l’aspect est lié au sujet. Et puis The Neon Demon ne manque pas de qualité : il renferme de nombreuses scènes marquantes et des plans inspirés.
Je n'ai vraiment pas aimé. C'est SUPER long et ennuyeux à regarder. Le sujet aurait pourtant pu etre bien mit en avant mais là c'est juste chiant. On dirait que le film a ce petit coté "énigmatique", d'habitude j'adore ça, les films "bizarres", mais là ça ne marche pas du tout. La fin n'est vraiment pas bien amenée. Je n'ai absolument pas ressenti l'oppression ni l'angoisse, alors que c'est ça qui aurait pu me tenir devant ce film. Bref, je le trouve inutile, et j'aurais préféré ne pas perde mon temps à le regarder en entier (2h quand meme). Ce n'est que mon avis bien sur, à vous de juger et de vous faire votre propre avis. :)
un film très particulier. Jalousie, Séduction, Manipulation rythment le film. Le rythme lent, la musique parfaite. Un thème pensé, réfléchi et bien travaillé. "la beauté ne fait pas tout, elle est tout". un film d'art dans un univers bien à part.
Le meilleur NWR à ce jour à mon avis. Le film est d'une justesse, d'un magnétisme et d'une cohérence artistique qu'on aimerait voir plus souvent au cinéma. NWR avait réussi son coup avec Bronson et Drive, il élève son niveau avec The Neon Demon.
Déjà une belle erreur de casting, Elle Fanning censée incarner la beauté incarnée, n'a vraiment rien de spécial, et on peut en trouver de bien plus belles à la pelle un peu partout. Ensuite le film distille un ennui incommensurable, on parle pour ne pas dire grand-chose en champ contre champ, on bouge lentement, il n'y a aucune tension, aucun humour, aucun érotisme (même là où il aurait dû en avoir) spoiler: et on nous explique, (ou plutôt on nous montre) que le sexe c'est sale et que c'est pas bien. Sur ce point, j'invite le réal à aller consulter. Un film bouffi de suffisance mais creux comme une soupière.
‘The neon demon’ est une évolution logique dans la carrière de celui qui voudrait incarner (et y parvient assez bien) la synthèse des excès chromatiques et sanguinolents d’un Argento, des ambiances (qu’elles soient physiques ou psychiques) troubles et labyrinthiques chères à Lynch et des métaphores cliniques d’un Cronenberg. C’est sûr, moquer le microcosme narcissique et inconsistant de la mode et du mannequinat en recourant sans vergogne à son langage visuel dans ce qu’il peut avoir de pire et en dissimulant sa vulgarité intrinsèque dans un écrin de sophistication chic, c’est plus que ce que beaucoup pourront en supporter. Mais WInding Refn a toujours été comme ça, insupportablement poseur, obsédé par le potentiel iconique de chaque scène, trop conscient de ses effets, et il serait malvenu de le découvrir seulement aujourd’hui. On a d’ailleurs l’impression que le réalisateur danois joue à un jeu dangereux : en accroissant à chaque fois le pouvoir implicite de ses images et, dans le même mouvement, en ruinant peu à peu toute grammaire cinématographique trop évidente, ses réalisations ont évolué, depuis les thrillers léchés d’autrefois en direction d’authentiques oeuvres expérimentales à la signification incertaine. Visuellement toutefois, l’homme reste pratiquement sans égal à l’heure actuelle : ainsi, alors que j’avais toujours jugé, en toute subjectivité, que Elle Fanning était une jeune actrice prometteuse mais dont les différentes parties du visage ne me semblaient pas être à la bonne place, ‘The neon demon’ la métamorphose en ange de séduction et de pureté sur lequel le réalisateur (et, à son corps défendant, le spectateur) projette ses fantasmes sexuels ou meurtriers. Dans le même ordre d’idées, on se laisse emporter par ce tourbillon stroboscopique de shootings sulfureux, de soirées décadentes, de palmiers et de couchers de soleil californiens quand bien même on mépriserait au dernier degré cette esthétique...parce que c’est beau, oui, d’une beauté hypnotique même, de celle dont des fragments s’insinueront de temps à autre dans votre esprit au cours des années à venir, à l’instar de certains instantanés de ‘Drive’ ou de ‘Only god forgives’. Pour atteindre cette persistance mémorielle, il faudra toutefois accepter que “The neon demon� ne raconte pas grand chose, une banale histoire de rivalité, de désir et de violence ou plutôt qu’il laisse le spectateur se débrouiller comme il l’entend avec le peu qu’il lui raconte. Et là, c’est le Grand Marché, on peut tirer de ce flou artistique tout ce dont on a envie, par exemple que la perfection offre une vision trop intolérable pour que des forces contraires ne cherchent pas mécaniquement à la souiller et à la détruire ou encore, que la vertu et l’innocence possèdent leur propre logique de prédation. On a surtout l’impression que Winding Refn s’en fout un peu, que ce ne sont là, de son point de vue, que des mots et des concepts lancés au gré du vent, et bien inférieurs à la puissance des images. D’ailleurs, quand il va jusqu’à conclure l’histoire par une sorte d’appropriation rituelle et anthropophagique (au sens littéral du terme) des vertus de l’ennemi, on est certes révulsé mais on trouve ça aussi un peu ridicule et il est permis de douter que le réalisateur n’en était pas pleinement conscient au moment où il l’a filmé.