The Neon Demon
Note moyenne
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thrashiffanneau
thrashiffanneau

22 abonnés 214 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juin 2018
Excellent film sur le plan esthétique, là rien à dire ça rappelle de grands classiques comme Suspiria et c’est génial ! Comme toujours dans les films de Winding Refn l’image est splendide ! Et le film est intéressant à la première et aux quelques dernières scènes, entre temps c’est quand même un peu vide, entre autre la passion des autres mannequins pour Jesse est montrée à merveille en nous envoyant des images et des sensations fortes mais de façon trop lente, l’exagération de cette passion est intéressante et même si le caractère des mannequins peuvent prédire leurs idées morbides et nous dérange franchement, on tourne trop autour du pot sans vraiment rentrer dedans ! Et alors que l’on s’attendait à une fin « mou du genou », le film garde son rythme lent et permet une fin bien glauque et totalement surprenante dans l’horreur esthétique. Bon film sans pour autant casser des briques.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 janvier 2018
Encore une fois N.W.R nous en met plein la vue que ce soit au niveau de bande son ou au niveau visuel, et on voit qu'il sait ce qu'il fait, certe le film est bizarre certains diront sans fils rouges, mais la beauté est là, il a beau etre ce que vous voulez, on reste accroché jusqu'au bout !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 26 janvier 2018
Un des film, voir le film le plus pourri que j'ai jamais vue de ma vie, je me suis fait avoir par les critique de la presse et de tous les gents qui pense percevoir ou comprendre quelque chose a cette... chose. Film d'une nullité sans nom, ne perdez pas votre temps...sa ma gâché ma soirée film...
Jérémy J
Jérémy J

33 abonnés 653 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 janvier 2018
Visuellement très intéressant, mais tellement long... lent....
J'ai du passé à côté du message car je me suis ennuyé à mourir devant
L'Otaku Sensei
L'Otaku Sensei

348 abonnés 226 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 janvier 2018
Entre Nicolas Winding Refn et moi, ça a très très mal commencé !!
C'est en 2011 que j'ai fait la connaissance, de manière très brutale avec le style "Refn", lorsque du haut de mes 14 ans, enfant dans l'âme, en octobre 2011, mon père m'emmena voir sans prévenir au préalable, ni sur le genre ni sur le scénario, son film "Drive", thriller et film Néo-Noir américain adapté du roman éponyme de James Sallis (2005) avec Ryan Gosling, Bryan Cranston et Ron Perlman, tagué de critiques élogieuses tonitruantes et auréolé du prix de la mise en scène acquit cinq mois plus tôt lors du 64ème Festival de Cannes. Ce fut terrible !! Un très mauvais moment long et éprouvant, une épreuve presque de l'ordre de la torture, du haut de mes 14 ans, "Drive" m'avait choqué à l'époque, choc qui aujourd'hui résonne encore en moi comme l'un des plus mauvais souvenir de ma vie de spectateur de cinéma, qui m'a fait comprendre que j'étais une âme sensible. Ce fut une séance infernale, insupportable que cette surenchère de violence gratuite telle un camion en pleine figure, doublée de cette insupportable insociabilité antipathique du personnage joué par Ryan Gosling. Du coup ouais, autant le dire cache, depuis "Drive", Nicolas et moi, on est pas copain, Par la suite, désireux d'effacer "Drive" de ma mémoire, je me suis fermé à tout ce qui pouvait venir de Refn...jusqu'à en oublier son nom et qu'il avait réalisé "Drive".
Ce n'est que l'an dernier ou, au cours de mes études de cinéma en cursus d'Arts du Spectacle, lorsque mes professeurs nous avaient passés un extrait de "The Neon Demon" (que j'avais rapido entre aperçu à sa sortie en Juin 2016) que j'ai fait le lien avec "Drive" et reconnu qu'il s'agissait du même réalisateur ! Pourtant dégoûté par le film de 2011, les premières minutes de TND avaient suscité en moi un sentiment de curiosité/intéressé bizarre. Intrigué depuis fort longtemps (et encore plus après avoir vu entre temps les "Perfect Blue" et "Black Swan" que j'ai particulièrement aimé), j'ai décidé de redonner une chance à Refn.
Bon, "The Neon Demon", thriller-horrifique Franco-américano-danois,12ème film réalisé par le réalisateur-scénariste Danois Nicolas Winding Refn, à qui l'on doit la trilogie "Pusher" (1996-2005), "Drive" (2011) et "Only God Forgives" en 2013 (ces 2 derniers avec Ryan Gosling), nous entraîne dans le monde des mannequins avec un parti prix des plus marqué et des plus marquant !
L'histoire prend place à Los Angles, Jesse, jeune fille innocente de 16 ans dont la beauté n'a d'égale que la pureté, rêvant de devenir mannequin, est promise à un véritable avenir de star.
Cependant très vite, les autres femmes plus mures, vieillissantes, comprenant que la beauté de la belle enfant représente une véritable menace qui pourrait définitivement les mettre sur la touche, décident de tout faire pour lui mettre des battons dans les roues et éliminer toute forme de concurrence...au sens propre comme au figuré ! Très vite le rêve de princesse de Jesse va se transformer en véritable cauchemar d'horreurs inimaginables.
Jesse pourra t-elle seulement survire, physiquement et psychologiquement à un tel enfer ?
Quelles horreurs se cachent derrière tous ces flash de photos, toutes ces robes et ces paillettes ? Peut on encore seulement parler de "Beauté" dans tout ça ? Et si sous ces enveloppes de femmes si séduisantes, si parfaites, se cachaient....de véritables démons aveuglés par l'instinct et le désir ?? Voilà pour le tableau global.
Verdict : ........alors là.......waouw....juste Waouw !!! Du PURE GENIE, il y a pas d'autre mot pour définir cette masterpiece, ce Diamant étincelant aux éclats de perfection absolue mêlant sur une même toile "Drive", "Perfect Blue" de Satoshi Kon (1999), "Black Swan" de Daren Aronofsky (2010), "Carrie au bal du Diable" de Brian de Palma" (1976), "Blanche Neige et les sept nains" de Walt Disney (1937), "It follows" de David Robert Mitchell (2015) et "Orange Mécanique" de Stanley Kubrick (1971) à travers une fresque cinématographique entre expressionnisme et peinture abstraite !!!
Oh là là, "The Neon Demon"....ce film mais quel film de fou, c'est vraiment hallucinant, les bras m'en tombent ! Voilà déjà 5 jours que j'ai visionné le dernier film de N.Winding Refn et je ne me remet toujours pas de l'électrochoc qui m'a secoué les tripes !
Difficile, très très difficile de me lancer de la décortication d'un tel film car rarement j'ai eu affaire à un film aussi dense, aussi riche à analyser, à telle point qu'il a fallu tant bien que mal attendre plusieurs jours pour ne serait ce que tenter vainement de "digérer" ce film (c'est le cas d'le dire !!), de calmer mon esprit ardent de critique amateur qui jamais auparavant n'avait connu un tel stade d'ébullition, un tel appel intérieur à l'analyse réflexive sur un film !
Mais bon sang par ou commencer sérieux, il y a TROP de trucs à dire sur TND, tout est absolument génial, tout est là, tout y est !
Avant toute chose, je pense que la première chose à retenir et la principale car c'est selon moi là qu'est la clé de compréhension et de tous vecteurs de sens de tout le long métrage de Refn : la couleur.
Avant tout le reste, cela nous frappe brutalement mais Windign Refn le met d'office en valeurs, TND est un film sur la couleur !!
Dès les premières secondes Refn la joue magistralement cartes sur table, tout est sous nos yeux, tout le potentiel et la puissance du film sont là en à peine 5 minutes, coup de massue, le film nous met déjà visuellement K.O via la couleur, il est déjà gravé dans mon esprit comme un chef d'oeuvre esthétique ! spoiler: Ne serait ce que dès les pétales rouges du logo de "Gaumont" qui tombent sur l'écran au début on pourrait même croire que c'est là pour caractériser le film (une fleur aux pétales couleur sang, chair fraîche ^^). Dès le début, "The Neon Demon", par son générique, l'apparition des noms des acteurs ect avec en arrière plan, un fond coloré changeant sans cesse de couleur toute le deux secondes, passant du rouge vif au bleu-pourpre, traduit déjà une tension chromatique significative (un peu comme le générique d'ouverture de "West Side Story" de 1962 d'ailleurs) nous mettant sur la voix .Une tension chromatique doublé du caractère inquiétant de la musique ou là aussi se dresse déjà un certain caractère de dualité dans l'aspect sonore ou Refn oppose des mélodies lourdes et rauques avec des petits cliquetis légers puis les paillettes qui s'ajoutent et donne un court instant une atmosphère trompeuse de fairytale.
Et ce n'est qu'un début ^^ (vous pouvez lâché cette critique si vous êtes fatigués, je vous préviens juste car ça va être encore plus profond après ça xD).
spoiler: Par la mise en scène d'une Jesse immobile, couchée sur un sofa en plan moyen, le réalisateur donne le ton d'une excellente manière en anticipant d'ors et déjà la fin; amenant plongeant tout de suite le spectateur en pleine confusion et l'amenant à un profond doute sur l'identité esthétique de l'image (le rouge est il de la peinture ou le sang de Jesse ?). Tout comme Alex dans le premier gros plan fixe d'"Orange Mécanique" avec le regard caméra d'Alex, Refn semble prendre son spectateur à témoins, il commence par nous rebuter et même...par nous provoquer (on a l'impression d'avoir affaire à un défi, une énigme). Il semble jouer sur le même principe que Kubrick, rebuter son spectateur plutôt que de lui donner envie...pour justement renforcer cette envie ! (on repensera aussi au Spleen Baudelairien: "le beau est toujours bizarre")

Nicolas utilise ici la couleur à 1000% à des fins dramatiques, et rarement j'ai vu un film jouer aussi bien sur ses caractéristique chromatique. Rouge, violet, bleu, blanc, couleurs froides/couleurs chaudes, jamais la couleur ne m'avais semblé avoir une telle puissance, de réussir à s'emparer visuellement de moi et véhiculer une aussi riche palette d'émotion (limite avec ce film, une couleur = une émotion). Winding Refn ne réalise pas un film nan, il "peint" avec sa caméra, il "parle" avec les couleurs à travers les décors et les personnages.
Le film dégage vraiment une surpuissance qui nous remue de l'intérieur. A la fois captivant, passionnant, attirant, intrigant, beau, féerique...et en même temps tout son contraire: troublant, rebutant, repoussant, glauque, morbide, on passe d'un coloris à l'autre, parfois sans qu'on ai le temps de souffler ou de cligner des yeux, on est tout simplement happé pendant 2h dans ce tableau en trompe l'oeil (l'expression est bien choisie ^^), dans une histoire qui de loin, peut quasiment s'apparentée à un conte de fée transposé dans le milieu des mannequins, dotée d'une critique très crue du star système sur fond de vanité de la beauté physique,sa superficialité, posant la question de l'être et de l'apparence, critiquant aussi la femme dans sa dimension d'objet de désir, de fantasme réduite à être une poupée qu'on maquille, qu'on "fabrique" et qu'on peu jeter lorsqu'elle devient inutile; une immense tapisserie de réflexion et d'interprétation vernis de nuances de fantastiques. spoiler: Tout ce côté supposé fantastique se ressent avec notamment la présence constante du miroir dans les plans. Des fois, on ne manquera pas de penser de très près à la méchante sorcière de Blanche Neige ("miroir mon beau miroir, dis moi qui est la plus belle"). Le doute est aussi présent car Refn réussi très bien à accorder fantastique et folie
Le miroir est aussi un élément central indissociable du film. spoiler: Le miroir qui nous rappelle aussi un autre conte: Alice au pays des merveilles colle d'ailleurs bien avec le délire mis en place. Avec le miroir, le réalisateur installe un jeu sur la question du regard qui se superpose au regard des personnage (notons que les premières parole de Ruby aborde le regard: "tu trouves que j'te mate ?"). Les personnages sont comme cernés par les miroirs, dans les lieu et dans les plans serrés qui peuvent s'interprétés comme un étouffement ou encore dénoncer le narcissisme dans une histoire ou tout tourne autour de la beauté physique (Jesse est enviée par les autres qui la regardent...donc les miroirs seraient comme l'incarnation matérielle du regard des autres jalouses. Jesse serait en quelque sorte "prisonnière" des regards, et à plus grande échelle avec la lune lorsque elle même la compare à un oeil).Refn utilise également les miroirs pour montrer à l'image le double jeu des mannequins; le miroir comme dédoublement des personnages.

J'irais même jusqu'à supposer une pointe d'allusion religieuse dans tout ce sous texte ultra dense (comme si ça suffisait pas xD). Genre spoiler: avec la chambre de Jesse au motel (motel...une référence inconsciente à "Psychose" ?? ^^) et les motifs végétales de la tapisserie qui pourraient être une sorte de mini jardin d'Eden (d'autant que Jesse, est vêtue de blanc et de bleu, qui lui donne l'air d'un ange ou plus encore, de la Vierge). C'est à ce demander si Refn n'aurait pas incruster les 7 pêchés capitaux ici et là (théorie plausible à mon avis) vu que base le film parle de Jalousie.

Encore et toujours plus génial (comme si le film l'était pas assez hein ^^), Nicolas joue sur le point de vue et arrive brillamment à jouer sur la question...sans s'emmêlé les pinceaux. en jouant sur les dialogues énigmatique et le montage, coup de maître, on n'est plus sûr de ce qu'on sait et de ce qu'on doit savoir, on ne sait pas si le personnage de Jesse sait ou pas, si l'on a affaire à un illusion, si l'on est pas dans la tête du personnage ou à l'extérieur spoiler: (en témoignera la fameuse scène du défilé de mode, désir psychédélique ou l'on voit Jesse dans le noir qui se dédouble (?) avec ce motif omniprésent du triangle, un peu comme le rêve de Duke dans "The Big Lebowski", ou encore le moment ou la jeune fille voit...ou croit voir une panthère dans sa chambre, certainement une référence à "La Féline" de Jacques Tourneur, en 1942).

On est ici bien plus dans du cinéma de personnage dont ici, ce sont plus les conflits externes et psychologiques qui imposent le rythme du récit, et pourtant, le film ne m'a absolument pas paru long ou vide, tant la beauté d'Elle Fanning éblouie (la femme dans "The Neon Demon" est à la fois là pour faire fantasmer les personnages internes au film et les spectateurs qui regardent le film).
L'actrice de "Super 8" (2011), "Maléfique" (2014) et doubleuse de Félicie dans le récent film d'animation franco-canadien "Ballerina" (2016) a vraiment un charme diabolique !!
Pfiou, bon ben, on va s'arrêter là (parce qu'il faut quand même songer à conclure cette thèse indigeste, bravo à ceux qui auront tout lu ^^). Pour conclure, "The Neon Demon" est pour moi une claque de cinéma comme j'en prends rarement, c'est plus qu'un film, c'est une oeuvre d'art si j'ose dire quasi picturale, doublée d'une expérience émotionnelle intense donnant, ce genre de film qui vous fait comprendre que le cinéma est un art vraiment puissant. Un conte de fée/descente aux enfers dans l'univers du star-système élitiste des mannequins, dualité parfaite entre beauté et laideur, enfer et paradis, conte de fée et cauchemar morbide, du sang et des paillettes ! On en ressort chamboulé et sonné, me voilà réconcilié avec Refn :)
Jules R.
Jules R.

5 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 mars 2018
"The Neon Demon" est un chef d’œuvre ! Les musiques te font voyager dans le doute, le stress, l’angoisse et j’en passe. Ce film est dans un sens malsain, le réalisateur a réussi à nous plonger dans un malaise profond. Juste Bravo.
Djo D
Djo D

79 abonnés 693 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 décembre 2017
Certes c'est visuellement magnifique, on en a plein les mirettes. La musique est envoûtante, du coup, c'est sûr, c'est une expérience cinématographique unique.
Dans une ambiance mystérieuse, plusieurs mannequins se livrent à une gueguerre de jalousie envers une nouvelle recrue plus désirable et sexy.
C'est joli, propret, sexy, mais bordel, ça manque cruellement de rock n roll et de "crasse" !
On s'ennuie ferme en attendant un potentiel coup de théâtre qui n'arrivera jamais.
Un beau pétard mouillé !
Gentilbordelais

404 abonnés 3 582 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 août 2018
N. Winding Refn dépeint le monde de la mode avec un regard acerbe et macabre où certaines scènes s'avèrent psychologiquement pénibles. c'est aussi une réflexion sur le prix de la beauté naturelle et, dans ce projet expérimental avec un visuel extrêmement travaillé, un son étudié, on aura le sentiment d'être fasciné puis décontenancé. du cinéma à part, créatif mais qui déroutera à coup sûr! E. Fanning poursuit sa carrière avec des choix audacieux.
Shawn777

814 abonnés 3 966 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2017
Ce dernier film en date de Nicolas Winding Refn sorti en 2016 est bon mais très compliqué. Effectivement, je trouve qu'à la sortie du film, on ne peut pas avoir un avis réellement objectif tellement il y a de choses à traiter. Premièrement, je voudrais éclaircir une chose, c'est que je ne comprend absolument pas pourquoi ni comment le film est classé dans l'épouvante/horreur car à aucuns moments, il n'en reprend les codes ni ne rentre dedans, spoiler: il serait à la limite "gore" pour les dernières scènes
mais ça s'arrête là. C'est donc l'histoire d'une jeune fille de 16 ans qui arrive dans le milieu de la mode pour s'y faire une place et sa beauté incroyable (pas spécialement pour moi mais chacun son avis sur la question) va suscité attrait et jalousie. Alors, on pourrait croire que ce n'est qu'un film sur la mode etc. mais il regorge de symboliques et surtout, il traite d'abord de la beauté en elle-même et du narcissisme avant de traiter directement de la mode car ce dernier n'est qu'un thème parmi tant d'autre afin d'y amener la beauté. Certains pense que c'est un film féministe, personnellement je ne crois pas car ce n'est pas parce-qu'on met des femmes en personnages principaux que c'est forcément féministe mais c'est en tout cas très intéressant car j'aime beaucoup les personnages féminins au cinéma. Bon alors, j'aime beaucoup Winding Refn mais là je trouve que le scénario part un peu dans tous les sens et n'explore pas ses idées assez profondément pour au contraire, en mettre le maximum et c'est franchement dommage car le tout aurait pu être beaucoup mieux fait. C'est sympa de mettre des métaphores, des symboliques etc. mais j'ai l'impression de ne voir que des symboliques et de ne pas voir une histoire concrète, d'être dans un cauchemar édulcoré et ne pas voir la réalité de l'action, ce qui est franchement dommage. Par contre, on pourra dire ce qu'on veut mais le réalisateur qui m'avait d'ailleurs déjà épaté sur "Drive" me bluff ici sur la réalisation et le traitement de l'image qui sont tout simplement magnifiques ! Effectivement, j'ai adoré pour ainsi dire tous les plans mais vraiment de la scène d'introduction qui est juste incroyable et nous plonge directement dans cet univers très spécial avec tous ces codes et ces métaphores à la scène finale qui est surprenante et encore une fois, magnifique. D'ailleurs, rien que la scène d'introduction ou la dernière scène d'ailleurs pourrait être le sujet de nombreux sujets d'analyse très intéressants. La lumière a encore une fois dans le film du réalisateur beaucoup de symbolique et il utilise très bien les néons et les couleurs pour nous offrir de superbes scènes ! Du côté des acteurs, nous avons un très bon casting et ils jouent tous franchement très bien. D'ailleurs, les personnages sont très bien traités et représentent eux-même des symboliques. La B.O est quant à elle géniale et correspond parfaitement à l'ambiance du film. "The Neon Demon" est donc un film qui m'a dérouté mais qui aurait pu, à mon sens, être beaucoup mieux traité au niveau de la narration.
JR Les Iffs
JR Les Iffs

101 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 octobre 2017
La décadence au maximum : un film de mort pour des morts. Un scénario pitoyable, une réalisation sans inventivité, restent les couleurs, même les actrices sont laides. Un film même pas esthétique du point de vue de la photographie.
Un film de la décadence ?
Charles G
Charles G

35 abonnés 627 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2017
Le jeune et expérimenté réalisateur danois, rendu célèbre avec la sortie de Drive en 2011, nous livre un nouveau film marqué de sa personalité de bout en bout. Lui qui aime les ambiances malsaines a cette fois-ci choisi le monde de la mode à LA, ville où tout le monde peut réussir, mais où l'on peut également passer du zénith aux catacombes en un battement de il et où jamais rien n'est acquis. Si la beauté des actrices qui se succèdent à l'écran est certaine, elle n'est rien en comparaison de celle de l'image, absolument sublime, léchée comme jamais par le maestro nordique qui confirme son goût pour les tonalités bichromatiques bleu/rouge. Nicolas met en scène comme personne la gêne, la menace, l'insécurité (à part sans doute Haneke). Loin d'être sans défaut (un rythme parfois défaillant et un fil rouge pas évident), le film a pour lui d'être une fenêtre ouverte sur ce monde sans pitié, où les personnes les plus effrayantes sont rarement celles qui en ont l'air. Mention spéciale à Elle Fanning, grandiose dans son rôle de mannequin mineure prête à tout pour percer.
mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 avril 2018
dommage que dans la plupart des Winding Refn la seconde partie soit un peu plus ennuyeuse néanmoins pas mal pour les superbes couleurs et les musiques. Je le déconseille aux moins de 16 ans. 3/5
kibruk
kibruk

196 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 octobre 2017
Qu'il semble loin le Refn de la formidable trilogie "Pusher". Est-il à ce point persuadé de son génie pour qu'il se dise que, quoiqu'il fasse, ses œuvres marqueront l'histoire du cinéma ? Il semble avoir oublié que ce qui faisait la réussite de ses premières films, c'était la qualité de l'écriture. Les personnages, même secondaires, les dialogues, étaient formidables. Ici, tout est creux, désincarné, il ne reste que quelques scènes éblouissantes visuellement. A vouloir trop donner dans le conceptuel, il risque d'accumuler les échecs et tomber dans les oubliettes des brillants jeunes réalisateurs déchus.
Carlos Stins
Carlos Stins

88 abonnés 657 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 octobre 2017
Les films de Nicolas Winding Refn sont des oeuvres radicales qui divisent tant la critique que le public et "The neon demon" ne fait pas exception. Je me place personnellement parmi les défenseurs de ce long-métrage meme si je comprends parfaitement les critiques qui lui sont adressées. Ce film bénéficie pour moi d'une mise en scène fabuleuse, hyper aboutie sur le plan esthétique et porteuse de symboliques fortes. Voir "The neon demon", c'est prendre une claque visuelle comme rarement le cinéma en offre, avec un travail titanesque de la photographie et un jeu des couleurs absolument fascinant. Chaque scène, chaque plan est porteur de sens et rien n'est laissé au hasard du début à la fin. Le film va à bout de sa démarche, n'hésitant pas à mettre le spectateur dans un état de gêne, pour livrer une critique de la mode et meme sociétale très cinglante. Elle Fanning est méconnaissable, campe son personnage à la perfection et livre une performance formidable. J'ai tout de même quelques petites réserves sur certains points, notamment la gratuité de certaines scènes (la scène de l'autopsie par exemple), qui sont d'une violence un peu inutile et qui n'apportent rien au récit. Certains éléments sont aussi un peu sous traités comme par exemple le personnage interprété par Keanu Reeves qui ne sert finalement pas à grand chose. Ces éléments relèvent néanmoins du détail et ne sauraient entamer la beauté de ce film qui m'a transporté et profondément marqué de son empreinte.
maxime ...

309 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 septembre 2017
Quasiment un mois c'est écoulé depuis ma découverte d'Only God Forgives, The Neon Demon s'inscrit dans la même veine jusqu'à tutoyé un malaise des plus étrange. Nicolas Winding Refn conceptualise son long métrage, une oeuvre plastique shooté d'instants chocs, à la limite du ridicule et du génie, la fin est un peu manqué par soucis d’esthétisme exacerbé. Les comédiens sont dans l'état d'esprit global, à l'image du récit, ils alternent le grandiose et la beauté mais aussi la vacuité et un vide psychique flagrant. Le film le plus contemporain de Refn, il critique et se languit à la fois de sa propre névrose, il me fait pensé à cette citation de Fight Club, " J'avais envie de détruire quelque chose de beau ".
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