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Artriste
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4,5
Publiée le 30 avril 2026
Film mêlant drame, guerre et suspense, réalisé par Alfred Hitchcock, Les Naufragés est une très grande œuvre. L'histoire nous fait suivre neuf personnes qui se retrouvent sur un canot de sauvetage après le torpillage de leur paquebot par un sous-marin allemand dans l'océan Atlantique Nord. Issus de milieux sociaux différents, ils vont faire l'expérience d'une survie en communauté qui va se compliquer après le sauvetage d'un naufragé un peu spécial qui va créer des tensions. Ce scénario s'avère particulièrement prenant à visionner tout du long de sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue menant parfaitement sa barque à la faveur de sa brillante écriture. En effet, ce synopsis de départ plutôt simple est pourtant terriblement efficace car il nous montre une situation en temps de guerre qui est un véritable dilemme moral. C'est vraiment intelligemment traité via des scènes très bien trouvées qui mettent à rude épreuve le physique et le mental des rescapés. Le ton se veut sérieux mais parvient également à faire sourire grâce aux répliques qu'ils s'envoient. L'ensemble est porté par des personnages très différents les uns des autres, qui parviennent tous à trouver leur place et leur utilité, même si certains sont davantage mis en avant que d'autres. Des rôles superbement interprétés par une distribution comprenant Tallulah Bankhead, John Hodiak, Walter Slezak, Hume Cronyn, Mary Anderson, William Bendix, Henry Hull, Canada Lee et Heather Angel. Tous ces individus forcés à cohabiter ensemble entretiennent des rapports entre solidarité et méfiance qui procurent de nombreuses émotions. Des échanges soutenus par des dialogues brillants, déclamés avec prestance. Sur la forme, la réalisation du cinéaste britannique est exemplaire. C'est mis en scène avec virtuosité, sa caméra étant toujours placée au bon endroit, au bon moment, et dont les effets donnent véritablement l'impression d'être perdus au milieu de l'océan. La narration visuelle est saisissante et il parvient à jouer avec la profondeur du canot de sauvetage en faisant se déplacer très souvent les protagonistes. Et cette embarcation de fortune pourtant assez petite finit par sembler grande tant elle est bien exploitée. Ce visuel à l'esthétique noir et blanc charmant est accompagné par une bande originale quasiment absente. Seuls quelques airs joués à la flûte se font entendre. Reste une fin bouclant parfaitement la boucle, venant ainsi mettre un terme à cette très grande œuvre cinématographique. Car oui, Les Naufragés est un long-métrage devant absolument être découvert.
Huis-clos en milieu marin sublimé par la réalisation d'Alfred Hitchcock, "Lifeboat" nous prend au tripes du début à la fin. Certes, les personnages sont stéréotypés et il y a bien quelques clichés scénaristiques mais l'intrigue reste prenante et riche en rebondissements. Et le propos est bien plus subtile qu'il ne parait de prime abord. De plus, chaque plan est parfait est l'ambiance se fait rapidement palpable en plongeant le spectateur au milieu de ces survivants dans un contexte de Seconde Guerre mondiale. Pas le meilleur Hitchcock mais assurément un très bon.
Même lorsqu’il s’agit d’un film de propagande commandé, le réalisateur Alfred Hitchcock fait les choses différemment comme l’atteste ce film évoquant comment les rescapés d’un navire américain coulé par un sous-marin allemand font faire front de leur différence sociale et s’unir pour survivre. L’aisance technique est indéniable, avec un parti pris étonnant de placer sa caméra exclusivement au sein de l’embarcation de fortune, le spectateur se retrouve ainsi embarqué dans ce voyage au même titre que les protagonistes qui ici ont tendance à se réduire à leurs caractérisations quelque peu forcées. C’est évidemment une œuvre à part du cinéaste, pas la plus aboutie mais qui permet malgré tout de retrouver la capacité du cinéaste à jouer sur la thématique de l’ambivalence de l’identité.
Un huit-clos psychologique tendu et agité où les caractères se révèlent et s'affrontent bord d’un bateau de secours en plein océan durant la Seconde Guerre mondiale. 3,25
Film prévu pour être un film de propagande anti nazi mais qui s'avère être avant tout un film humaniste. A noter la grande prouesse technique d'Hitchcock.qui avec les moyens de l'époque arrive à nous faire croire que les acteurs sont bien en pleine mer sur un canot de fortune. Tous les personnages sont bien campés et le suspense fonctionne jusqu'au bout. Le film est cynique et plutôt amiral, à l'opposé des films pro américains de l'époque. J'ajoute 1/2.etpule après avoir vu le documentaire "le film pro-nazi d'Hitchcock" où on se rend compte de la force de ce film par rapport à l'époque, et notamment sur le personnage noir qui est le plus moral des naufragés.
Huis clos dans un canot avec les moyens techniques de l'époque. En ce sens, Hitchcock s'en sort bien techniquement. Ce qui est plus critiquable c'est la discussion de salon qui prend souvent le dessus entre les naufragés, peu compatible avec leur situation. Le fond politique est plus intéressant: une critique des alliés qui se font manipuler par l"allemand"/ Hitler avant de se révolter. Pas le meilleur Hitchcock de toutes façons.
Durant la seconde guerre mondiale, quelques rescapés d'un navire américain coulé par un sous-marin allemand dérivent dans un canot de sauvetage. D'après Steinbeck, Hitchcock tourne un huis-clos intégral au milieu de l'océan. Le film n'est pas le plus hitchcockien de son auteur, lequel, peut-être essentiellement intéressé par l'exercice de style, n'a pas donné beaucoup de valeur ajoutée au sujet. Comme on peut s'y attendre, les naufragés forment un échantillon d'humanité, des hommes, des femmes, des riches et des pauvres, des réfléchis et des impétueux, tous confrontés à la même adversité et chargés d'alimenter un débat philosophique sur la nature humaine ou sur le sens de la vie. De surcroît, à cette poignée de rescapés s'ajoute le capitaine allemand du sous-marin...Ce qui nourrit évidemment un débat à part, des tensions et des questions sur son sort. Nécessairement, le film est bavard, sans être transcendant. Les protagonistes ne sont, dans les conditions de dénuement prolongé qui sont les leurs, pas très réalistes. Entre deux péripéties communes sur un frêle esquif, le récit est généralement ennuyeux et plat comme une mer sans vent.
Un huis-clos assez intense jusqu’à la dernière scène inattendue et violente en quelque sorte car c’est la morale qui ressort. Les ennemis sont-ils vraiment irrécupérables ??
Échec commercial à sa sortie - 1943 - ( la Fox ne renouvellera pas l'expérience avec Hitchcock), " lifeboat" reçu en France des commentaires critiques divergents. Truffaut aimait le film, Sadoul pas du tout.
Sur un scénario de John Steinbeck, Hitchcock réalisa " lifeboat" alors que l'issue de la seconde guerre mondiale était incertaine.
Les passagers du canot de naufragés qui n'arrivent pas à s'unir, représentent une métaphore des divergences de stratégie entre les futurs alliés, union pourtant indispensable à leur victoire.
Certains ont relevé que le personnage de l'officier allemand était par trop sympathique. Le contexte de l'époque explique sans doute ce ressenti, dont la pertinence me semble discutable aujourd'hui.
Si l'on s'en tient à ce qu'il fait sur le canot, il n'est en rien empathique, mais est surtout manipulateur. La séduction feinte est un artifice utilisé par ce type de personnalité pour mieux contrôler ses futures victimes.
Il faut relever le tour de force de Hitchcock qui parvient à maintenir une tension tout au long de " lifeboat ", malgré un scénario qui peut à priori laisser dubitatif.
Il n'en est pourtant rien, même si les dialogues presque ininterrompus connaissent parfois des passages à vide.
Les amateurs de la filmographie du cinéaste ne manqueront pas ce titre, le troisième et dernier des opus de soutien psychologique à l'effort de guerre.
On notera enfin la présence au sein de la distribution, de Tallulah Bankhead, actrice issue d'une famille fortunée du sud des usa et dont la légende prête des aventures avec notamment H.Mac Daniels ( première actrice noire à avoir obtenu un Oscar -cf " autant en emporte le vent" de Victor Fleming 1949) et avec la célébrissime chanteuse de jazz Billie Holiday.
Selon la documentation Tallulah Bankhead aurait aussi servi de modèle au personnage de Cruella dans " les 101 dalmatiens" de W.Disney.
Bonjour 1944 film apres guerre, pas le plus connu de Hitchkock mais un de des meilleurs Un huit clos dans un canot de sauvetage ou 8 passagers vont survivre suite a une attaque allemande Tres bien filmé qui donne une belle profondeur dans chacun des personnages du film A voir helas seulement en vosf
"Lifeboat" est un excellent huis clos réalisé par Alfred Hitchcock en 1944. Suspense garanti jusqu'à la fin grâce au talent du réalisateur. Le film raconte l'histoire de 8 personnes se retrouvant sur un canot de sauvetage après le naufrage de leur paquebot par un sous-marin allemand. Les tensions apparaissent quand un neuvième passager, un naufragé allemand, appartenant au sous-marin allemand lui-même torpillé, arrive à bord du canot. Comment réussir à vivre ensemble ? Que faire du naufragé allemand, comment le traiter, lui faire confiance ? Qui désigner et sur quelles bases pour choisir un commandant du canot ? Quelle direction prendre ? Un tas de questions et de problèmes, et d'autres, que devront répondre et résoudre les naufragés. Il faut noter l'excellente prestation de Tallulah Bankhead.Seul bémol au film, la description manichéenne de l'Allemand réduit à un nazi invétéré et sans humanité. Il faut rappeler que le film est sorti début 1944 à 5 mois du débarquement en Normandie. Il faut donc préparer les esprits à n'avoir aucune pitié envers les Allemands, l'ennemi absolument à abattre.
"Lifeboat", c'est la conjonction de deux idées. D'abord, tourner un film dans un décor restreint, chose dont Alfred Hitchcock sera très friand par la suite. En l'occurrence, un canot de sauvetage où se retrouvent des survivants d'un navire torpillé... ainsi que l'un des marins du U-Boot responsable ! Ensuite, il s'agit d'une œuvre de propagande anti-nazie, bien plus subtile qu'elle n'en a l'air. Car au lieu de présenter le méchant Allemand contre les gentils alliés, le film dénonce les faiblesses des démocraties face à un Reich organisé et déterminé. Egoïsme, débats stériles, comportements irrationnels : cet échantillon britannico-américain ne brillera pas devant un Allemand bien plus malin ! Une approche intelligente et originale, cependant trop nuancée pour l'époque, et qui fera l'objet de vives critiques à sa sortie. Ce qui explique que le film soit peu connu. Et c'est bien dommage, car "Lifeboat" est un survival bien ficelé, doublé d'une quasi étude psychologique assez savoureuse. Les acteurs sont efficaces, et le tournage en studio fait le job. Signalons aussi la quasi absence de musique pour marquer la monotonie de la situation, un procédé là encore assez original.
Le scénario tel qu'il est écrit peut faire penser que l'allemand est positionné en personnage principal, rusé et compétent, mais c'est y regarder de façon primaire et simpliste Hitchcock est bien plus subtil que ça ! Le scénario soulève surtout des questions éthiques et complexes dont la plus évidente. En cela le film s'avère non pas un film de guerre et/ou de propagande mais bien un thriller psychologique que le huis clos en plein océan transcende forcément. Le seul vrai problème réside dans cet allemand, en effet si il est de l'équipage du sous-marin qui a torpillé le navire comment est-il arrivé sur le canot ?! Une incohérence bien dommageable et qui empêche le film d'être bien mieux noté. Mais passé cette interrogation légitime des premières minutes, les enjeux suivants font qu'on ne s'ennuie jamais, que le suspense et la tension sont omniprésents avec quelques passages de violence sous émotion forte ou même choquante. Evidemment on est une fois de plus admiratif de la réalisation du maître, restant fidèle à son concept de base (la caméra ne quitte jamais le canot !), assument une tempête crédible en plan serré, et même, il en oublie pas son caméo habituel avec une trouvaille judicieuse (10 passager au départ, pas de Hitch, nous vous laissons trouver !). Site : Selenie
Lifeboat est un des films d’Alfred Hitchcock les moins connus. Pourtant, avec La Corde, il constitue une de ses plus grandes prouesses techniques. En effet, outre le fait qu’il ne contient quasiment aucune musique (défi qu’il reproduira avec Les Oiseaux où même le générique n’en aura pas), il se déroule entièrement sur un canot de sauvetage. Pourtant, le cinéaste, grâce au fait qu’il a storyboardé entièrement le film, réussit à multiplier les angles de caméra et à ne rendre jamais l’ensemble monotone nous faisant oublier au passage l’étroitesse de son décor. Outre son aspect technique, le film constitue un moyen de participer à l’effort de guerre pour Hitchcock (contribution qu’il poursuivra avec deux courts-métrages tournés en français l’année suivante : Bon voyage et Aventure malgache) puisque le film peut être considéré comme un film de propagande.spoiler: Il n’est donc pas surprenant que le "méchant" du canot soit le seul personnage à être allemand et qui plus est nazi. Cependant, Hitchcock a l’intelligence d’éviter le manichéisme pour autant. En effet, cet adversaire se révèle être le seul capable réellement de diriger l’embarcation (ce qui fut d’ailleurs reproché par une partie de la critique au film) et, lorsque celui-ci est tué, le réalisateur tourne ce meurtre de telle manière (un assez long plan, renforcé par l’absence d’accompagnement musical) à ce que les autres passagers paraissent appartenir à une meute affamée. Il n’est d’ailleurs pas anodin que le seul à ne pas participer à ce lynchage soit Joe. Effectivement, ce personnage est noir et n’est jamais présenté de manière caricaturale, ce qui est assez rare à Hollywood à cette époque pour être noté. Au contraire, Hitchcock le présente plutôt de manière très positive (c’est lui qui sauve la mère avec son bébé) et l’utilise pour souligner la ségrégation encore en cours aux Etats-Unis lorsque le personnage demande s’il a droit de voter. Nous sommes donc dans un film à l’ambiance très sérieuse (comme la période) où l’humour habituel d’Hitchcock est peu présent.spoiler: Il n’est d’ailleurs pas étonnant de voir le film se conclure sur une interrogation désespérée sur la manière de solutionner la situation actuelle. C’est peut-être également pour illustrer cette interrogation que le Maître du suspense choisit, pour une fois, de ne pas offrir une véritable fin à son œuvre (aspect qui pourra décevoir une partie du public).
Le tout bénéficie également d’une excellente interprétation de l’intégralité de ce casting mené par une Tallulah Bankhead pouvant évoquer Marlène Dietrich ou Greta Garbo par son physique et sa voix. S’il peut être plus rattaché aux genres du drame et du film de guerre qu’à celui du suspense et ne fait pas partie des œuvres les plus marquantes du cinéaste, Lifeboat reste malgré tout un film de propagande intelligent car dépassant le manichéisme, qui arrive à être assez prenant et à être un témoignage intéressant de l’époque de sa création.
En 1944, Alfred Hitchcock se voit confier la réalisation d'un film de propagande américaine contre l’Allemagne nazie. Avec l’aide notamment de John Steinbeck comme scénariste, il signe « Lifeboat ». A la suite du torpillage d’un paquebot, neuf personnes se retrouvent sur un canot de sauvetage dérivant sur l’océan. D’origines sociales variées, ils cherchent à survivre tout en composant avec la présence parmi eux d’un passager allemand. Dans ce véritable huis clos, où l’action est quasi inexistante, Alfred Hitchcock parvient à créer un drame psychologique d’une grande intensité. Bref, sans parler de chef-d’œuvre, il s’agit d’une belle production.