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Un visiteur
4,0
Publiée le 23 avril 2019
Trente ans avant la guerre de Sécession, Nat Turner est un esclave qui a grandi dans une plantation de coton. Il a appris à lire et il est devenu un prédicateur très écouté. Son propriétaire, connaissant des soucis financiers, accepte une offre visant à utiliser les talents de Nat pour assujettir les esclaves des autres plantations. Cette tournée le rend témoin des brimades et des atrocités commises à l'égard des ses frères de couleur. Prenant la tête de la révolte, il fomente alors un plan pour libérer les esclaves de leur oppression. Ce film inspiré d'une histoire vraie est violent, puissant, original. Il offre une autre lumière sur la réalité de l'esclavage aux Etats Unis. Les acteurs, en particulier Nate Parker dans le rôle principal, sont excellents.
The Birth of a Nation retrace la vie d’un esclave noir qui a mené une révolte sanglante en 1831, Nat Turner. C'est un film avec bien évidemment un propos très fort car historique, comportant de nombreuses scènes très dures mais il n'est pas suffisamment captivant durant une grosse heure (lors de la première partie consacrée à la vie d'esclave de Nat). Il trouve finalement son envol à partir de la révolte des esclaves noirs (seconde partie), cependant tardive, mais quelle séquence !!! Terriblement choquante, poignante, émouvante, héroïque et dramatique ! Le film est visuellement très beau, très bien photographié et la mise en scène est soignée avec ce qu'il faut d'intensité dans les scènes de batailles. A voir !
Un accouchement difficile. Ce titre était jusqu’alors celui d’un film décrit comme un chef d’œuvre du cinéma, sorti en 1915 et ouvertement raciste. Je ne l’ai pas encore vu donc il ne s’agira pas de comparer les deux œuvres. Nate Parker raconte ici l’histoire d’un esclave lettré devenu pasteur et qui prend la tête d’une révolte. On est dans le sud et les images font froid dans le dos. On n’atteint pas le degré de violence de 12 Years a Slave mais on s’en approche. Ceci dit, chacun des deux films a un objectif différent et celui-ci se veut surtout pédagogique. Ainsi, la forme du biopic est privilégiée et elle gagne en clarté ce qu’elle perd en capacité de surprendre. Mais Nate Parker ne trahit pas son personnage. Il ne le travestit pas en héros de la liberté. Il n’en fait pas le modèle christique. Il laisse le manichéisme de côté et c’est probablement la force du film. De même, l’avenir s’annonce sombre et on ne tombe pas dans la facilité du happy end. On pourra probablement reprocher une installation un peu lente mais pour le reste, le film se suit avec grand plaisir et intérêt. Une réussite donc
Film axé sur l'éveil de de la conscience noire aux États-Unis dans les années 1830, The Birth of a Nation frappe dur et fort dans sa démonstration de la condition des esclaves à l'époque, alternant moments de pure réflexion et grande violence. Moins brutal toutefois que je ne m'y attendais, le film paraît être le pendant, et quelque part le complément, à Twelve years a Slave, dans une approche plus radicale et tranchée. De fait, le parti pris du film ne présente que peu de nuances, frôlant fortement le manichéisme, mais bénéficiant d'une remarquable direction d'acteurs et d'une mise en scène foutrement efficace pour faire passer le message. S'il y a bien quelques longueurs en cours de route, et si hélas le récit en lui-même ne quitte guère une linéarité dont l'issue inéluctable se profile de très loin à l'horizon, le film fait son petit effet.
Un beau film fort , dérangeant , sur le sujet régulièrement abordé au cinéma américian de l'esclavage au XIXe siecle, qui ménera à la guerre de sécession. . Souvent très violent , le film cède peut-être au "gore" et à l'insoutenable. Fallait-il être aussi dur et violent pour faire passer le message. Peut-être que l'horreur du sujet nécessite cette débauche de violence. La mise en scène est brillante , tout en restant sobre. Les acteurs sont tous impeccables.
Grande histoire de rebellion un peu adoucie quand même. Endroits, jeu, tout bon. Extras du DVD expliquent la vraie histoire, très bien. spoiler: Ça semble très mal se terminer mais aujourd'hui, plus de gens se font tuer en une heure de folie aux É-U. que de blancs durant cette rebellion. Les africains ont payé quadruple. Terrorisme des deux côtés. Surtout du côté blanc.
Un film très poignant. Qui montre aussi bien la violence physique et psychologique de cette époque envers les afros américain. La musique et la mise en scène sont de bonne qualité. Le plus gros bémol pour moi est sur le personnage principal joué par le réalisateur, que je ne trouve pas au niveau du film malheureusement.
on peut dire ce qu'on veut sur le cinéma américain mais ils savent quand meme faire de tres bons films et celui ci en fait parti. c'est bien fait, efficace et interessant - que demander de plus ?
Très bon film sur l'esclavage, ses méfaits. La révolte esclavagiste qui suit les témoignagnes de brutalité, et d'abus de la part des maîtres esclaves blancs sur les noirs. Très bon acteur principal.
Des films sur l’esclavagisme U.S, on pense en avoir fait le tour. « Un film de plus » se dit-on. Même quand le sujet n’est pas central mais en toile de fond. « Django Unchained », « 12 years a slave » « Amistad » pour citer les derniers attaquent l’esclavagisme frontalement. « Birth of a Nation » nous relate l’histoire vraie d’un esclave qui sait lire et devient pasteur… pour des Noirs… esclaves ! Il a pour mission d’aller de plantation en plantation apporter la bonne parole pour rendre dociles les esclaves. Ce n’est pas banal comme récit à nous raconter. Les scènes sont fortes et graduellement insupportables. On y voit une jeune fille Noire, une corde au cou, suivre en courant le sourire aux lèvres une jeune fille Blanche. La jeune fille Noire est traînée en laisse comme un toutou. Plus tard, on attaque au burin les dents d’un esclave enchaîné pour le forcer à se nourrir, la bouche obstruée afin qu’il ne recrache pas tout. Une fois de plus, l’horreur nous est montrée. Nat Turner sait lire, on lui en a donné l’occasion. C’est un privilège. On peut dire, en contextualisant l’époque, qu’il est parqué dans une plantation bienveillante comparée à celles qu’il va visiter lors de ses prêches. On a droit à des gueules blanches sans foi ni loi, traitant leurs esclaves comme des bêtes sauvages. Le gros cliché. Mais je le dis souvent, les clichés ont la vie dure et ils sont d’autant plus durs qu’ils traduisent UNE réalité historique abominable qui balafre encore le visage de l’Amérique. Une cicatrice de plus après celle de l’éradication des Indiens. Nat Parker, réalisateur et acteur a mille fois raison de replonger le couteau dans la plaie. C’est pourquoi il y aura toujours cette balafre. Film instructif car je ne connaissais pas ce fait historique. Ce personnage, Nat Turner a eu le cran de prêcher la bonne parole à des esclaves complètement dévastés. Comment peut-on proférer des paroles de paix, d’amour, de pardon à des hommes et à des femmes traités comme des bêtes immondes par des Blancs ? Comment peut-on croire en Dieu alors que Nat Turner est lui-même esclave, lui et sa famille ? Cette foi qu’il a, l’a certainement aidé d’une part à prêcher et d’autre part à accepter sa condition. Lors de ses prêches, il s’est évidemment rendu compte que les plantations visitées n’avaient rien de commun avec la sienne. En soi, le prêche lui a permis de lui ouvrir les yeux. Je le répète, il faut se replacer dans l’époque. Nat en naissant dans une plantation qui avait choisi de jouer la carte de la souplesse permettait aux esclaves de travailler dans des conditions plus dignes. En apparence. Le Blanc souple soit-il devait garder ses distances et frapper si trop de familiarité. Mais la grande majorité des plantations décrites dans la littérature ou dans les films se déroulaient dans des conditions inhumaines. Nat apparaissait donc comme un privilégié. Il savait lire de surcroît. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans le Sud. Apparemment dans le Nord, ce n’était pas trop exceptionnel même si ce n’était pas si bien vu que ça. « 12 years a slave » parle d’un Noir libre de l’Etat de New York. Sans vouloir faire un mauvais jeu de mot, sa condition fait tache dans le Sud non seulement auprès des Blancs mais aussi auprès de Noirs. Avaient-ils conscience que des Noirs pouvaient être libres dans leur pays ? 60 ans avant la guerre de Sécession ? Ne vivaient-ils pas leur condition d’esclave comme une fatalité ? Comme quelque- chose-qui-a-toujours-été-comme-ça ? Et Dieu dans tout ça ? Il est du côté des opprimés ! N’importe quoi ! Mais comment leur en vouloir, ils étaient maintenus dans l’ignorance. L’ancienne génération, les majordomes si on veut, ceux et celles qui étaient admis dans le cercle intime des propriétaires admettaient que leur condition était dans l’ordre des choses. Et ce n’est pas nouveau. Depuis l’Antiquité ! Ceux qui étaient considérés comme privilégiés parce que bien placés étaient réticents à l’idée d’une révolution ou à défaut d’un changement de société. Le domestique de Sam Turner n’approuve pas Nat. A trente ans de la guerre de Sécession. Alors oui, ça me semble surréaliste qu’un Noir qui subit sa condition d’esclave prêche la bonne parole à ses congénères traités comme des moins que rien. Ca me paraît surréaliste que ces esclaves puisent un quelconque réconfort dans la parole de Dieu laquelle est diffusée par un autre Noir esclave. Il sait lire, lui, il doit savoir de quoi il parle. Tu parles ! Nat prend enfin conscience que la Bible n’a pas qu'une seule lecture. La Bible est violente mais à cette violence répond la colère de Dieu. spoiler: Nat va jouer les Spartacus en décidant de libérer les esclaves des plantations voisines à la sienne et va commencer justement par celle-ci. Son bras armé d’un bâton, d’une hache est le prolongement de celui de Dieu, il en est convaincu. Une révolution éclaire vite étouffée mais qui aura eu le mérite non seulement d’exister mais de frapper les consciences à venir. Le pire dans tout ça : la guerre de Sécession mettra fin à l’esclavage dans le Sud mais du Sud ou Nord, le fameux soi-disant Nord ouvert n’empêchera pas l’Amérique d’être raciste. De définir des zones pour les Noirs, des zones pour des Blancs. Elle mettra du temps à accepter les mariages mixtes, à accepter que la communauté Noire puissent s’élever au sein de sa société. Oui, la naissance d’une Nation ne concerne pas que les Blancs. Là encore, le contexte est important et confirme mes propos précédents. Le film de D.W Griffith date de 1915. C’est encore frais. C’est la vision d’une certaine Amérique tout juste sortie de la guerre de Sécession, une petite quarantaine d’années auparavant. Nat Parker nous dit que la Naissance d’une Nation s’est faite aussi avec les Noirs. Un film de plus, certes, mais un film instructif ; un biopic de forme classique mais efficace. A voir en V.O évidemment.
Je pense que tous les journaux notent mal ce film car il est trop culpabilisant pour des petits journalistes blancs bourgeois. Les trublions de Télérama , les cahiers du cinéma , les inrock s empressent de justifier leur malaise face à l’histoire par un manque d’esthétisme filmique ou un scénario mal habile . Gerbant ! C’est un très bon film et basta !
Un sujet fort qui aurait mérité d'être traité avec un peu plus de finesse. Il n'en demeure pas moins une belle fresque historique, parfois à la limite du soutenable, qui nous emporte par son énergie et sa dramaturgie.
Un très beau film, superbement écrit et joué. Nath Parker, réalisateur et acteur, ne sait pas trompé... Une histoire difficile, émouvante, à la fois belle et révoltante dont on ne sort pas indemne... Un vrai bon film.
Biopic dramatique qui ne peut laisser indifférent !! Comment ce genre de choses ait pu arriver ?? Certaines scènes sont vraiment choquantes et horribles !! Même si ce n'est pas la 1ère fois que la traite des noirs est montré à l'écran, ce film fait son effet avec une mise en scène efficace mais un peu long