Histoire d'une quinqua prof de philo qui voit sa vie de désintégrer... Enfin au début... Là est le soucis, la morale est assez surprenante puisque l'intellect guérit de tout et qu'elle est prof de philo (n'est-ce pas ?!). Elle en profite pour vivre une sorte d'amour platonique avec un ancien étudiant qui symbolise le bobo pseudo-révolutionnaire qui quitte son confort pour aller faire du fromage de chèvre dans le Vercors... Une tonne de clichés, le tout dans une mise en scène trop austère, qui ajoute à l'ambiance pesante, voir ennuyeuse, du film. Aucun rythme, aucune intrigue réelle, juste une quinqua dont personne ne choisirait le quotidien qui s'aperçoit que sa solitude extrême est sa félicité (?!).
Bon film, scénario très bien ficelé avec des Personnages tantôt attachants, tantôt agaçants. spoiler: Je suis rassurée que le film n'ai pas pris la tournure "la prof abandonnée et son petit élève favoris = big love story" que je craignais.
Le point de départ est une grève d'étudiants où Huppert, prof de philo, ne participe pas. Après le lycée elle passe chez son édito, qui veut changer la couverture de son oeuvre pour faire remonter les ventes, puis le déjeuner avec ses enfants et son mari dans son appart parisien pour finalement visiter sa maman, qui souffre de problèmes psychologiques. La protagoniste mène une vie bourgeoise occupée en ville, puis elle passe chez vacances isolée avec son mari dans une maison de la côte bretonne. Une vie répétitive et stable dont l'engagement a fait que les idéales personnels soient flous tout au long des années.
Voici le hic du film. Pendant un bon moment les scènes se succèdent sans que rien d'important se passe, ou au moins c'est ça qu'on croit jusqu'à qu'on comprenne ce que la réalisatrice veut nous montrer: nos habitudes seront toujours modifiées par le temps, pour l'avenir. Nos enfants seront indépendants, nos parents disparaîtront, les couples se briseront, nos postes de travaille seront en danger. Le futur arrive plus vite qu'on ne le croit et Isabelle se trouve, par questions étrangères à elle, seule dans son appart, avec ses étagères à moitié vides et sans savoir quoi faire. Cependant, elle se rend compte que l'absence d'engagements et l’instabilité supposent la vraie liberté.
//Encore plus de fautes et d'erreurs sur ce lien-ci
Quel film ! Lent, sans véritable scénario, du genre bobo parisien du début à la fin : il n'apporte RIEN ! La vie quotidienne d'un couple, on connait. Bref, un moment cinématographique qui nous laisse sans voix, eu égard à "l'Ours d'argent" obtenu grâce "aux petits copains à Berlin... On rêve ! Seule I. Huppert sauve la mise.
L’Avenir ou la reconstruction d’une femme après une vie de couple complice et complémentaire sur le travail et la fin de la relation avec une mère possessive. De très beaux messages sur la reconstruction spirituelle ou le nouveau sens à donner à sa vie. On peut voir y voir un amoureux platonique avec son ancien élève et protégé mais la réalisatrice a su rendre plus réaliste la nouvelle vie de cette femme. Puisque l’on peut se reconnaitre dans la vie de cette femme « et quel message sur les femmes quarantenaires qui doivent méditer sur la fin de leur attirance physique et trouver d’autres alternatives
Cela ne raconte déjà pas grand-chose, ou trop peu pour qu'on y trouve un semblant d'intérêt. On est plongé dans une ambiance de bobos ringards absolument pas attirante, et aucun des personnages n'est attachant. Il y a également un gros manque de dynamisme, qui fait sombrer le spectateur dans l'ennuie. Ce film ne rend pas du tout service à la philosophie, car il pourrait même dégoûter les spectateurs de cette discipline. En effet, on ne perçoit pas clairement la manière dont le personnage utilise la philosophie pour faire face à ses problèmes.
Difficile de critiquer ce film très bobo. C'est bienvenue à boboland ! Des dialogues inconsistants, le mari qui ne se sépare jamais de son livre de Schopenhauer, l'ancien élève normalien, écrivain à ses heures qui s'en va élever des chèvres et qui reproche à son ancienne prof sa vie bourgeoise, tout cela dans un langage emprunté, tout cela frise le ridicule ! Heureusement Isabelle Huppert et Edith Scob sauvent le film en restant naturelles et drôles. spoiler: Très jolie scène finale, où Nathalie se retrouve apaisée avec son petit fils dans les bras
Magnifique, profond, subtil : je me suis régalé ! Du sujet: délicatement abordé, des acteurs/actrices : sobres et bons, du scenario : délicat et limpide, de la réalisation : discrète et si réussie... Je ne sais pas trop à quel âge, expérience ou réflexion personnelle, on peut apprécier plus ou moins ce fil (ma femme a été déçue), mais j'ai trouvé ce film très fort et très juste, et qui fait réfléchir aussi. Bravo et merci, tous et toutes.
Vraiment pas terrible comme film, très complaisant même. A peu près rien à raconter, Isabelle Huppert égale à elle-même plutôt bonne mais le film n'a aucune verve. Le pauvre Roman Kolinka devrait faire un autre métier (je crois qu'il élève dans le sud, c'est mieux), Marcon n'est pas très juste. Bref, un non-événément et plutôt un film d'entre-soi.
Comédie de moeurs autocentrée, ou les normaliens partent faire du fromage pour exprimer leur rejet de la société, et ou l'histoire de la philosophie semble s'être arrêté à Alain... On attends désespérément que la froideur se déchire pour enfin, partager quelque chose avec ces personnages si lointains, si caricaturaux, mais en vain. Daté, égocentrique, le film ennuie
Isabelle Huppert est une des rares actrices dont on ne se lasse pas car elle incarne tous ses personnages avec beaucoup de justesse. Ici elle est parfaite en prof de philo confrontée soudain à une avalanche de problèmes dont elle avait été épargnée avant d'arriver à la cinquantaine. De nombreux spectateurs, dont moi, se reconnaissent dans certains événements (deuil, divorce, départ des enfants, solitude, etc.) et c'est ce qui fait l'intérêt du film. La mise en scène est fluide; les situations et les dialogues très justes. spoiler: Mais pourquoi à la fin ne garde-t-elle pas le chat Pandora qu'elle avait fini par apprécier. C'est un détail mais incompréhensible pour moi.
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2,0
Publiée le 3 octobre 2016
Mia Hansen-Løve dresse le portrait d'une femme indépendante et comme elle le dit elle-même comblée intellectuellement parlant qui croyait avoir une vie bien rangée et stable jusqu'à ce que tous ceux qui l'entourent la quitte d'une façon ou d'une autre. Le réalisateur a semble-t-il voulu faire quelque chose de très réaliste donc le film est à l'image de la vie de Nathalie, c'est-à-dire monotone et un peu ennuyeux. Tout est logiquement centré sur cette dernière dont le personnage est bien développé ce qui n'est pas le cas des autres et ce qui donne à chaque fois des scènes à sens unique et donc pas toujours intéressantes. Le début est plutôt pas mal quand on la voit jongler entre plein de choses (mère, mari, enfants, amis, travail), mais après le drame, il ne se passe plus rien, il y a vraiment quelque chose qui se casse, c'est peut-être voulu d'ailleurs, mais le film tourne alors trop en rond avec une histoire qui n'avance plus. Ce n'est même pas un mauvais film, c'est juste que c'est trop classique et un peu fade pour réellement marquer. Il manque de la tension, de l'émotion et surtout des enjeux plus importants puis Isabelle Huppert bien que talentueuse ne peut pas faire des miracles et tenir seule une histoire qui finalement ne raconte pas grand-chose.