L'Avenir
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178 critiques spectateurs

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Pauline_R
Pauline_R

194 abonnés 398 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 avril 2016
Une légère déception au regard du casting et des critiques presse qui surestiment un peu ce film et plus largement la réalisatrice qui semble bénéficier d'une certaine clémence de la presse dite parisienne. Le film manque clairement de rythme et comprend pas mal de longueurs alors qu'il ne dure qu'1h42. C'est assez déséquilibré tant dans les dialogues que dans le scénario : il y a de très bons moments et d'autres qui m'ont fait totalement sortir du film, où le temps semble suspendu sans que l'on sache où la réalisatrice veut nous amener ou cherche à nous faire comprendre. Je m'attendais à un film plus lumineux et moins désespéré dans sa seconde partie mais c'est à peine le cas, le spectateur (ou tout moins moi) entrevoit à peine les petites touches et faits qui amènent le personnage principal à voir le bout du tunnel. Toutefois, L'Avenir reste un jolie film en termes de qualité d'écriture et d'interprétation, avec une Isabelle Huppert, de tous les plans et toujours impeccable même si cela fait plusieurs films que je la vois dans ce genre de rôle.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 avril 2016
Il est des cinéastes dont on pressent, dès leur premier film, qu'ils ne nous décevront jamais et qu'on demeurera toujours curieux de découvrir les nouveaux jalons de leur art. Ce fut le cas, en ce qui me concerne, lorsque je vis, en 2007, le premier long-métrage d'une réalisatrice au nom suggérant des origines nordiques (danoises en l'occurrence), Mia Hansen-Løve. Son film ne se contentait pas d'être muni d'un beau titre évocateur (« Tout est pardonné »), mais il était d'ores et déjà réalisé avec beaucoup de finesse. Il touchait juste. Depuis lors, d'oeuvre en œuvre, le talent de la cinéaste qui, comme certains de ses illustres prédécesseurs, avait collaboré en tant que critique aux Cahiers du Cinéma, s'est, en effet, confirmé.
Voici à présent que paraît son cinquième film et, autant le dire d'emblée, il me semble que c'est son meilleur à ce jour. Pour chacun de ses films, Mia Hansen-Løve a puisé son inspiration dans sa propre histoire ou dans celle de ses proches et c'est encore le cas pour ce film. Ce sont, en l'occurrence, ses propres parents qui lui ont servi de modèles. Ils étaient tous deux enseignants en philosophie, mais le père plutôt kantien et passionné de philosophie allemande (Schopenhauer, Nietzsche) et la mère plutôt rousseauiste et aimant également Descartes, Platon et Socrate, ce qui donnait lieu, explique la réalisatrice, à des débats passionnés et à « des scènes cocasses à la maison ».
Cette ambiance studieuse, ces discussions et ces disputes philosophiques, on les retrouve tout au long de « L'Avenir », film tout entier habité, possédé même, par les débats d'idées. Nathalie, la professeure de philosophie incarnée admirablement par Isabelle Huppert, comme son mari Heinz (André Marcon) sont des passionnés chez qui les livres tiennent une place privilégiée. Les étagères de leur domicile en sont remplies. Et on disserte, et on expose, et on s'affronte volontiers, en effet, sur le plan des idées philosophiques.
Mais comment faire un film avec de la philosophie ?, se demandera-t-on à juste titre. Ne risque-t-on pas de se morfondre d'ennui ? Non, pas de crainte à avoir, au contraire ! Le film n'a rien d'austère et les débats d'idées dont il se fait l'écho n'ont jamais rien d'aride. Mia Hansen-Løve a pris grand soin de lier étroitement les idées philosophiques à la vie des personnages et, en particulier, à celle de Nathalie. Le film ne se complaît pas dans les ratiocinations de philosophes, il leur donne du poids et de la valeur en les incarnant. Ce n'est pas un film uniquement conceptuel qu'a conçu la réalisatrice, fort heureusement, c'est aussi un film charnel.
L'une des premières scènes du film donne le ton : on y voit Nathalie corrigeant des copies d'élèves qui ont dû disserter sur la question suivante : « peut-on se mettre à la place de l'autre ? ». La question bascule presque aussitôt sur le terrain pratique quand l'on découvre que Nathalie est en charge d'une mère (jouée par Edith Scob) âgée, dépressive et fantasque.
Quand on enseigne la philosophie, quand on se passionne pour les grands penseurs de l'humanité, est-on mieux armé pour affronter les turbulences de l'existence ? Telle est la question sous-jacente à tout le film. Pour Nathalie, il s'agit non seulement de prendre des décisions concernant le bien-être de sa mère (la mettre ou non dans une résidence pour personnes âgées), mais il s'agit aussi de se confronter aux nouvelles orientations de la maison d'éditions avec qui elle collabore et il s'agit surtout de supporter la souffrance infligée par un mari qui lui déclare soudain qu'il fréquente une autre femme et qu'il a décidé de la quitter.
Les apparences, une fois de plus, sont trompeuses : elles laissent supposer que Nathalie supporte stoïquement et sereinement toutes ces vicissitudes. Elle semble n'en être que peu affectée. Tout l'art de la réalisatrice, Mia Hansen-Løve, c'est de suggérer, à l'aide de signes discrets, qu'au fond il n'en est rien. Un lied de Schubert vient à point nommé pour le révéler tout comme la citation d'une des « Pensées » de Blaise Pascal lue pendant des obsèques ou, plus simplement, les larmes versées, la nuit, dans une chambre d'une maison du Vercors où elle est accueillie par un de ses anciens élèves : il ne faut pas se fier à l'impassibilité apparente de Nathalie. Si, en digne philosophe, elle sait se comporter avec retenue, les petits signes égrenés par la réalisatrice suffisent à révéler que son for interne n'est pas pour autant dénué d'émotions, bien au contraire. Et cette émotion, quelques scènes la rendent parfaitement perceptible et la communiquent aux spectateurs.
Si, comme l'écrivait Montaigne, « philosopher, c'est apprendre à mourir », mais pour mieux apprécier le cadeau de la vie, alors le film tout entier de Mia Hansen-Løve est irrigué de philosophie en acte, et c'est passionnant. La mort est signifiée dès l'entrée en matière du film qui montre certains de ses protagonistes en visite à la tombe de Chateaubriand (au Grand Bé près de Saint-Malo), elle l'est aussi spoiler: par la mort effective de la mère de Nathalie en cours de récit
et même, lors d'une des dernières scènes, par la vision d'un personnage lisant un livre ayant pour titre « La Mort » (un ouvrage de Vladimir Jankélévitch). Mais si le film prend en compte la réalité de la mort, c'est manifestement pour mieux souligner, par contraste, le bouillonnement indéfectible de la vie. La philosophie n'a que faire de l'immobilisme, elle est par esssence mouvement, ce qu'indiquent parfaitement de nombreuses scènes du film : on y voyage et on y bouge beaucoup, on y circule en bateau, en train, en voiture, on y marche, on s'y baigne, etc. Et l'on y est constamment interpellé par des désirs de vivre (et de vivre à l'excès) : si Nathalie a déjà bien des années de philosophie derrière elle, son métier d'enseignante et ses relations privilégiées avec un de ses anciens élèves l'obligent à réviser et à reformuler sans cesse sa pensée et à la préserver de la stagnation. Ses élèves en sont bien conscients, ils savent qu'ils ont affaire à quelqu'un sur qui compter et l'une des belles scènes du film nous montre quatre d'entre eux demandant à Nathalie sa participation au site internet qu'ils veulent créer (un site dédié à la philosophie bien sûr). Mais la vie ne se signifie pas uniquement par des jeunes gens pleins de vitalité, elle se signifie aussi, très simplement, par une naissance, celle d'un petit-enfant pour Nathalie. La philosophe est mère, et la voilà grand-mère !
Si c'est une gageure que de faire un film qui se fonde ou, plus exactement, qui est irrigué d'un bout à l'autre par la passion de la philosophie, alors cette gageure a été pleinement tenue par la réalisatrice Mia Hansen-Løve. Cinéphiliquement, son film offre un bonheur de tous les instants. Il est intelligemment construit, habilement mis en scène, et il est servi non seulement par l'immense talent d'Isabelle Huppert mais également par les convictions sans failles des autres acteurs. Le talent de la cinéaste ne s'est jamais autant épanoui que dans cette œuvre tout en finesse qui fait la part belle non seulement aux débats d'idées dont elle est pétrie, mais aux cœurs et aux corps ainsi qu'aux sentiments. On ne peut qu'admirer, par exemple, la science et la subtilité qui président à l'introduction, au cours du film, de quelques plages musicales : outre le lied de Schubert (magnifiquement chanté par le grand Dietrich Fischer-Diskau) que j'ai déjà signalé, une chanson du chanteur américain engagé Woody Guthrie (un précurseur de Bob Dylan). Ces moments musicaux s'intègrent à merveille dans le film, ils sont porteurs de sens, ils révèlent, d'une certaine façon, quelque chose de l'intimité des personnages.
Couronné de l'Ours d'argent de la meilleure réalisatrice à Berlin, il ne reste qu'à souhaiter que ce superbe film puisse à présent trouver son public. C'est mon vœu le plus ardent. 9/10
Tchi Tcha
Tchi Tcha

13 abonnés 247 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 avril 2016
Cinquième long métrage, écrit et réalisé par la grande et sensible Mia Hansen-Løve, la cinéaste âgée de 35 ans, filme Isabelle Huppert avec délicatesse et sensibilité. Inspirée de ses parents, professeurs de philosophie, l'histoire nous promène à travers une palette de sentiments et de réflexions avec une modestie enivrante.
Un ours d'argent à Berlin et le prix de la presse à Valenciennes valident le talent et la grâce de ce film.
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2016
Si l'on aime Isabelle Huppert, et c'est mon cas, alors on peut savourer sa prestation. Elle est la figure centrale de cette comédie dramatique. Comment se débrouille-t-on d'une séparation ? Qu'est-ce qui précipite la mise à jour d'une liaison ? Si ce n'est pas dans les cris et la fureur, se séparer est-il moins déchirant ? Le personnage de Nathalie, qu'incarne Isabelle Huppert, est celui d'une femme déterminée, qui affronte les épreuves sans s'économiser la tristesse qu'elle éprouve. Liberté rime-t-elle avec solitude ? La philosophie offre-t-elle des billes pour comprendre comment affronter l'existence ?
papalou
papalou

18 abonnés 225 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 avril 2016
Isabelle Huppert porte entièrement ce film. Enfin un récit sans névrosé ! Et justement tout repose sur la mise en cohérence entre ses idées et sa vie....
Justement le personnage principal s'applique inconsciemment certainement à remplir cette mission!
Prof de philo tout les dialogues tourne autour de ce sujet et moulte auteurs sont sités.
Pour les aficionados de ces sujets c'est du velours et un vrai plaisir. D'ailleurs les dialogues et toutes citation à un sens dans la compréhension du récit.
Il ne se passe rien ....uniquement une vie bien remplie de détails et de cohérence .
Moi j'ai beaucoup aimé et suis aussi un inconditionnel de I Huppert.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 9 avril 2016
Nathalie est prof de philo à Paris. Comme Socrate avec sa maïeutique, elle adore faire accoucher l’esprit critique de ses élèves et donner du sens à leurs questionnements. En quinqua mature, elle-même est revenue de quelques utopies marxistes et s’estime « trop vieille pour la radicalité ». D’ailleurs, en dehors de ses bouquins, sa vie semble parfaitment rangée. Après 25 ans de mariage, deux grands enfants et auprès d’une mère ultra-possessive.
Jusqu’au jour où son mari la plaque, sa mère meurt et sa maison d’édition la laisse tomber ! La réalité déborde la rhétorique. Il y a bien Fabien, un ancien élève, brillant et ténébreux, qui aurait pu donner le change, mais lui, a choisi d’aller au bout de ses idées libertaires au fond du Vercors. Nathalie encaisse donc les coups du sort et de la vie. Tombe, se relève, et repart bravement au combat. Elle assume. Et assure : « tant qu’on désire, on peut se passer d’être heureux » ! Même si cette liberté retrouvée n’est pas si facile à investir…
Le film de Mia Hansen-Löve ne manque pas de charme. Mais puisque la seule chose qui vaille c’est d’avancer, on glisse un peu rapidement sur les aspérités de la vie. Son « Avenir » prend forme par accumulation de petites touches fines et douces. Sans qu’aucun des événements constitutifs du scénario n’emporte l’émotion. On est toujours entre tristesse et optimisme, légèreté et mélancolie. Ces petites touches ne touchent donc pas. Et il faut tout le talent d’Isabelle Huppert pour que cette élégie de la liberté et de la solitude prenne un peu d’épaisseur.
nadège P.
nadège P.

149 abonnés 538 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 avril 2016
Je suis fan de ce style de cinéma représenté par un film de grande qualité sur tous les plans.
J'ai énormément aimé cette histoire touchante.
colombe P.
colombe P.

144 abonnés 695 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 avril 2016
Voilà le genre de films que j'apprécie.
C'est un film maîtrisé, intelligent, très bien traité.
C'est vraiment du cinéma de qualité très appréciable.
axelle J.
axelle J.

129 abonnés 501 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2016
Un beau portrait de femme.
L'actrice principale est parfaite et est pratiquement de tous les plans.
C'est un film délicat et touchant.
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 avril 2016
J'ai beaucoup apprécié ce film sensible, sobre et délicat.
La réalisation et l'interprétation sont parfaites.
Voici l'histoire d'une femme, à la fin de la cinquantaine, mariée et deux grands enfants.
Elle est prof de philo dans un lycée parisien et son mari aussi.
Elle s'est liée d'amitié avec un élève qui est parti vivre dans le Vercors.
Elle s'occupe également de sa vieille maman assez envahissante.
Elle publie des livres également.
spoiler: Tout va bien jusqu'au jour où elle apprend que son mari la trompe et souhaite la quitter, que sa mère décède (avoir avoir dû la placer en maison de retraite) et que la maison d'édition de ses livres lui cause des soucis de marketing. Elle va faire face dignement à tout cela, ne pas montrer son chagrin.

spoiler: Elle va rester en bons termes avec son ex-mari (car ils vont se séparer), recueillir le chat de sa mère défunte et partir quelques jours rejoindre son ami élève dans le Vercors.

spoiler: Elle va également devenir grand-mère.

C'est, pour résumer, le portrait de cette femme sur deux-trois années environ et il nous est montré comment elle fait face à tout ce qui lui arrive en peu de temps.
Il y a des scènes tristes, d'autres émouvantes, d'autres amusantes (notamment avec le chat).
Ce beau film a reçu un prix au dernier festival de Berlin.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 avril 2016
"L'Avenir" et "Un Amour de jeunesse" de Mia Hansen-Love constituent un diptyque sur le désir. Dans "Un amour de jeunesse" (2011), Camille (15 puis 19 ans) expérimente le désir et l'absence de l'être aimé avant même que sa vie d'adulte ne soit "construite". Dans "L'Avenir" Nathalie a plus de 50 ans. Prof de philo, elle voit ses certitudes et ses points de repère s'effondrer en peu de temps. Sa pensée et sa vie changent ainsi que son regard sur Fabien, son ancien élève. Si dans les deux films, le désir est central, vital même, c'est dans celui qui sort cette semaine qu'est donnée une clé de lecture par l'intermédiaire de la pensée de Rousseau que Nathalie présente durant un de ses cours de lycée : "On jouit moins de ce qu'on obtient que de ce qu'on espère, et l'on n'est heureux qu'avant d'être heureux." ("La Nouvelle Héloïse", VIII, 1761).
Dans les deux film la nature (entre Haute Loire et Ardèche pour le premier, dans la Drôme au pied du Vercors dans le second) offre d'une part le symbole de l'eau dans laquelle on se baigne avec joie mais que rien ne peut retenir et qui coule irrémédiablement, d'autre part l'image de la chaleur de l'été qui accompagne les vertiges du désir et du manque de l'autre. Certains considèrent "L'Avenir" comme un film cérébral : il s'agit en fait d'un film sensuel, sensible, intense. Peu à peu la pensée de Nathalie s'y incarne dans une liberté nouvelle ("pendant vingt ans nous avons écouté les mêmes disques") et dans une relation avec Fabien dans laquelle tout devient possible, et oh combien humain, même si la réflexion y reste centrale.
Ici pas de psychologie, mais des rencontres sans barrière dans la chaleur de l'été ou avec la neige de l'hiver. Comme la ferme de Fabien reste vivante et chaleureuse dans l'opposition des deux saisons filmées avec un grand bonheur !
La vie commence aussi après 50 ans...
momo M.
momo M.

50 abonnés 284 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 avril 2016
Difficile de critiquer ce film très bobo. C'est bienvenue à boboland ! Des dialogues inconsistants, le mari qui ne se sépare jamais de son livre de Schopenhauer, l'ancien élève normalien, écrivain à ses heures qui s'en va élever des chèvres et qui reproche à son ancienne prof sa vie bourgeoise, tout cela dans un langage emprunté, tout cela frise le ridicule ! Heureusement Isabelle Huppert et Edith Scob sauvent le film en restant naturelles et drôles. spoiler: Très jolie scène finale, où Nathalie se retrouve apaisée avec son petit fils dans les bras
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 9 avril 2016
Plus de 75 critiques pour les films de 2016 en 3 mois sur le site liens vers les débat sur Radio Campus Rouen
Critique Esteban : 6/10
Une réalisation, et un dynamisme à l'apparence minimaliste, mais très bien maîtrisé. Isabelle Huppert incarne parfaitement un personnage cohérent, travailler et intéressant. De nombreuse thématiques en relation avec les choix découlant d'une idéologie intime et construite sont représentée. Le problème centrale et grave de "L'Avenir", c'est son manque de vivacité et donc d'intérêt. Le postulat central réclame une plus vaste et prenante immersion sur le personnage de Nathalie (Isabelle Huppert). Le parti pris artistique de la mise en retrait, fait plongée ce film dans l'ennuie, le futile et le manque de rythme.
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 avril 2016
"L'avenir", signé Mia Hansen Love est un bon film dans le registre de la comédie de moeurs. Prenant comme personnage Nathalie (Isabelle Huppert) professeur agrégée de philo dont la vie connait un certain nombre de changements majeurs après la cinquantaine: maladie de sa mère, séparation d'avec son mari qui a une maîtresse, enfants quittant le nid pour d'autres horizons...

Un film vérité dans lequel tout le monde pourra un peu se reconnaître comme le cinéma français sait bien en faire. On est ému, on sourit, on s'interroge....comme dans la vie...

L'interprétation des acteurs est très juste tant Isabelle Huppert, toujours très authentique qu'André Marcon ou Edith Scob, le tout filmé le plus souvent dans le Paris des Buttes Chaumont ensoleillé.
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 avril 2016
Entre espoir et mélancolie, Mia Hansen-Løve signe son film le plus passionnant et offre à Isabelle Huppert l’un de ses plus beaux rôles de ces dernières années.

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