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Domnique T
80 abonnés
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0,5
Publiée le 10 mai 2016
La cérébralité de ce machin est exaspérante ! C’est mal joué, le scénario (famélique) est extrêmement convenu le résultat est élégiaque à en frôler la nausée ! Le deuil de la mère envahissante … on s’en fout ! Le deuil de 25 ans de couple … on s’en fout ! Les dégâts sur le psychisme des enfants... on s’en fout ! Sur la façon d'enseigner et transmettre... on s'en fout ! Le bouleversement de devenir grands-parents … on s’en fout ! La vacuité de ce récit est indicible !
Plein de choses bien vues, acteurs au top, Huppert et Marcon en particulier. Le film manque un peu de souffle j'en attendais plus au niveau des émotions du spectateur qui reste un peu à distance des personnages...
Une belle tranche de vie. Quelques mois de la vie d'une femme et des personnes qui gravitent autour d'elle. Dans la grande simplicité de la vie de tout les jours, de magnifiques sentiments. Huppert, toujours aussi magnifique. Froide et sensible à la fois. Un personnage que l'on ne sait si on doit l’apprécier ou la plaindre de tant de détachement.
On est bercé par une histoire, un bout de vie d'une femme, on nous raconte ce que connaissent beaucoup de gens de manière simple, vive et légère. C'est un très bon film.
Porté par une Isabelle Huppert aussi fluette que fragile, le film est un portrait de femme délicat qui nous parle du temps qui passe au fil des saisons et des blessures qui guérissent.
Magnifique, profond, subtil : je me suis régalé ! Du sujet: délicatement abordé, des acteurs/actrices : sobres et bons, du scenario : délicat et limpide, de la réalisation : discrète et si réussie... Je ne sais pas trop à quel âge, expérience ou réflexion personnelle, on peut apprécier plus ou moins ce fil (ma femme a été déçue), mais j'ai trouvé ce film très fort et très juste, et qui fait réfléchir aussi. Bravo et merci, tous et toutes.
Que serait ce film sans Isabelle Huppert? Toujours lumineuse, au sommet, belle, intemporelle. Et que dire de la villégiature de la bande de pseudos philointellogauchos? Pas l'once d'une sensation dans ces aller-retours. A moi Keats! "libérez-nous des mots, donnez-nous des sensations".
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3,0
Publiée le 6 mai 2016
« De toute façon, nous les femmes après quarante ans, on est bonnes à jeter à la poubelle...» Cinquième long-mètrage de Mia Hansen-Løve, "L'avenir", qui derrière son apparente simplicitè, est un beau film sur le passage du temps où les mots sont aussi importants que le silence! Un sujet douloureux et un rôle ècrit sur mesure pour la grande Isabelle Huppert! C'est elle et seulement elle qui pouvait interprèter le rôle de cette professeur de philo en apportant son ènergie et son humour, son ironie et sa dèrision, sa mallèabilitè et sa grâce! Le fait que Hansen-Løve puisse se projeter sur Huppert l'a ènormèment aidè pour ècrire ce film! Une première car Mia n'a jamais ècrit un long-mètrage en pensant à des acteurs en particulier (le rôle s'est imposè à Mia - presque - contre sa volontè). Difficile pour cette dernière de revendiquer la prèsence de l'invisible et du spirituel dans "L'avenir", titre qui s'est imposè comme une idèe très prèsente dans la vie du personnage principal! Double sens ègalement pour cette oeuvre intellectuelle dont le questionnement de l'avenir revient tout le temps, car c'est l'avenir de Nathalie mais aussi notre avenir à tous! La possibilitè de pouvoir assumer de manière assez frontale grâce au sujet un certain rapport à la pensèe, aux idèes et à la politique, y compris avec les contradictions et les nuances de ça, et du monde dans lequel on vit! On notera que ce film d'auteur, vraisemblablement peu fait pour satisfaire le grand public, a obtenu l'Ours d'argent du meilleur rèalisateur à la Berlinale 2016! Ce qui n'est pas rien pour une cinèaste dont le rapport à la philosophie a ètè très marquè par l'enfance...
Je ne suis pas de l'avis d'une majorité des internautes et des critiques qui ont apprécié le film . Le sujet construit sur une vie quotidienne et ses divers problèmes: profession, mère, chat noir, mari, ancien élève, société, réflexion philosophique Franco germanique, le lien entre ces différents éléments n'est pas toujours très évident . Le tout m'est apparu un peu trop cérébral, mais surtout sans générer de plaisir ou d'émotion dans le déroulement du film, même si l'interprétation des principaux interprètes et très satisfaisante, de même que la réalisation du film. Une impression d'inachevé se dégage à plusieurs reprises et en particulier au final. Je dois reconnaître que je me suis presque ennuyé.
Le point de départ est une grève d'étudiants où Huppert, prof de philo, ne participe pas. Après le lycée elle passe chez son édito, qui veut changer la couverture de son oeuvre pour faire remonter les ventes, puis le déjeuner avec ses enfants et son mari dans son appart parisien pour finalement visiter sa maman, qui souffre de problèmes psychologiques. La protagoniste mène une vie bourgeoise occupée en ville, puis elle passe chez vacances isolée avec son mari dans une maison de la côte bretonne. Une vie répétitive et stable dont l'engagement a fait que les idéales personnels soient flous tout au long des années.
Voici le hic du film. Pendant un bon moment les scènes se succèdent sans que rien d'important se passe, ou au moins c'est ça qu'on croit jusqu'à qu'on comprenne ce que la réalisatrice veut nous montrer: nos habitudes seront toujours modifiées par le temps, pour l'avenir. Nos enfants seront indépendants, nos parents disparaîtront, les couples se briseront, nos postes de travaille seront en danger. Le futur arrive plus vite qu'on ne le croit et Isabelle se trouve, par questions étrangères à elle, seule dans son appart, avec ses étagères à moitié vides et sans savoir quoi faire. Cependant, elle se rend compte que l'absence d'engagements et l’instabilité supposent la vraie liberté.
//Encore plus de fautes et d'erreurs sur ce lien-ci
Déception. La première demi-heure est magnifique, le personnage d'Isabelle Huppert s'expose en prof de philo dont la vocation est de donner à ses élèves l'envie de penser leur vie et règne sur le petit microcosme familial. Cela joue juste, c'est finement mis en scène, c'est rythmé et joliment photographié. Et cela à le mérite de poser les bonnes questions : qu'est-ce qu'on laisse, qu'est-ce qu'on garde et qu'est-ce qu'on transmet dans la vie, aux autres, aux siens ? Voilà, le vrai film dure donc une demi-heure. A partir de là, on glisse gentiment vers l'étude de moeurs et il ne se passe quasiment plus rien, scénaristiquement. "L'avenir" devient un documentaire sur Isabelle Huppert, figé dans un ennui agaçant. Elle prend des vacances, va au cinéma, cherche son chat mais ça ne nous fait rien, le film est en pilotage automatique... Alors qu'on aurait bien aimé qu'il se passe quelque chose de fort, de mémorable, bref, quelque chose qui nous réveille et nous emballe plutôt qu'un film qui ronronne en mâchonnant ses citations philosophico soixante-huitardes.
Un film intelligent porté par une Isabelle Huppert remarquable comme souvent. Une page d'une vie se tourne et sans tomber dans le mélo, l'histoire nous montre les forces et les faiblesses d'une femme qui a dépassé la cinquantaine allégrement et qui ne s'avoue pas vaincue par le sort. Même s'il s'acharne contre elle. Elle voit l'avenir un peu comme elle a vécu; au jour le jour. Elle ne s'interroge pas, elle semble se laisser porter par la vie et fait face aux évènements avec réalisme. Très bon Roman Kalinka également qui pour sûr aura de l'avenir au cinéma.
Quelle déception ! La bande-annonce a bien fonctionné : sur la phrase d'Isabelle Huppert dans la voiture "mon mari m'a quittée, mes enfants sont partis, ma mère est morte..je suis libre.." Il m'avait semblé que c'était un bon point de départ pour explorer les changements profonds qui peuvent survenir dans la vie de quelqu'un après des cassures importantes. Maus cette phrase ne survient qu'aux 3/4 du film. L'avenir n'est sue très peu investi. Avant il faut subir un rythme très plat, une Isabelle Huppert encore glaciale, qui ne transmet aucune émotion et pour laquelle je n'ai eu aucune compassion.