Les Chansons que mes frères m’ont apprises
Note moyenne
3,8
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58 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 octobre 2015
Il y a du Terrence Malick dans ce western mélancolique, languide, désespérément crépusculaire et farouchement lumineux ! Une vraie merveille !
Éric De Larmor
Éric De Larmor

20 abonnés 96 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2015
La réalistrice filme avec respect et humilité l'un des drames de l'histoire américaine, la condition actuelle des « Native Americans ». Délaissés par le Pouvoir, tant celui fédéral que celui des états, les indiens se meurent ou a minima se détruisent sous le regard indifférent des autres américains.
Quelle alternative pour eux, partir et quitter toutous ceux qu'ils aiment ou rester et s'enfoncer dans la drogue, l'alcool et la misère ?
Ce magnifique film m'a pris au coeur, il est bouleversant.
Les deux héros principaux sont frère et sœur : Johnny et Jashaun (formidables, non professionnels comme la plupart des acteurs du film) grandissent à Pine Ridge, le cœur et les veines nourries du sang de leurs ancêtres Lakotas.
Les visages et les gestes de Jashaun et Johnny (les acteurs ont le même prénom que leurs personnages) sont d'une justesse, d'une vérité saisissantes : cette vie-là, c'est vraiment la leur, le film, c'est bien leur quotidien. C'est sensuel, c'est charnel, les êtres sont reliés viscéralement à leur terre, à leur peau d'Indien, leurs chevaux, le rodéo est presque un sport national. La réalisatrice a un vrai sens du cadre et de l'espace, elle offre à notre regard émerveillé les paysages sublimes du Dakota du Sud, ses grands espaces fascinants. La photographie est majestueuse et solaire. Difficile de ne pas penser au Terrence Malick de Badlands ou Les Moissons du ciel… Les plaines à perte de vue sont pour le spectateur de vrais moments de respiration, on s'y perd, s'y retrouve, et pour nos héros ce sont le lieu des réponses et des silences nécessaires.
colombe P.
colombe P.

145 abonnés 695 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2015
Un film magnifique concernant une fille de 12 ans et son frère de 17 ans dans une réserve indienne dans le Dakota.
C'est très touchant, très émouvant, très intéressant.
dominique P.

907 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 septembre 2015
Le sujet de ce film m'a fortement intéressée.
Même si je reconnais qu'on peut légèrement s'ennuyer par moments, comment ne pas être touché par cette histoire et comment ne pas s'attacher à cette toute jeune adolescente et à son frère ?
J'ai été très emballée par ce film, sans oublier les paysages très beaux et reposants.
Sandrine S.
Sandrine S.

23 abonnés 72 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 septembre 2015
J'ai adoré !!! Très belle histoire d'un frère et d'une sœur, Indiens Lakotas vivant dans une réserve dans l'Amérique d'aujourd'hui, gangrénée par l'alcool, la violence et le chômage. Je comprends mieux pourquoi tous les espoirs sont placés dans cette 7ème génération. <3 <3 <3
orlandolove
orlandolove

170 abonnés 1 736 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 septembre 2015
Une histoire simple mais touchante, des personnages attachants et une mise en scène poétique et mélancolique. La réalisatrice pousse parfois le curseur un peu loin, mais ce beau film nous saisit peu à peu pour ne plus nous lâcher...
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 septembre 2015
C'est avec une focale anthropologique que ce film a été tourné et c'est un vrai bonheur que de nous proposer une telle immersion. Les acteurs principaux sont magnifiques dans leurs rôles respectifs. Nous découvrons l'actualité de la communauté indienne, son alcoolisme, son lien à la nature et à la terre..
Laurent C.
Laurent C.

295 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 septembre 2015
Il ne reste plus grand-chose de solide chez la jeune Jaschaun sinon son frère, Johnny, qui vit de trafic d'alcool, quelque part dans les étendues rurales des Etats-Unis. En effet, les deux enfants viennent de perdre leur père, mystérieusement incendié dans sa maison, un père qui a eu plus de 9 femmes et a enfanté une myriade de jeunes gens qui habitent le même village ; le frère aîné, lui, est en prison ; et la mère, certes encore au domicile familial, paraît absente. Johnny rêve de l'Eldorado à Las Vegas. Il voudrait bien accompagner son amie, Aurélia, qui démarrera des études universitaires dans la capitale du Névada à la rentrée prochaine. Chloé Zhao réalise un premier film sobre et beau, tourné avec respect autour de ce jeune duo de frère et sœur, dans un environnement sociologique qu'elle filme sans aucune recherche de misérabilisme. Elle regarde avec respect ce peuple d'hommes et de femmes occupé à s'occuper des terres, à dresser des chevaux furieux ou à chevaucher des taureaux fous. Elle rentre à l'intérieur des maisons où dominent l'ennui, la pauvreté et l'alcool. Pourtant, la réalisatrice échappe parfaitement au genre social. Au contraire, la caméra, doublée d'une bande-son enivrante, cultive la poésie. Les couchers de soleil magnifiques, les plans sur les montagnes dignes du meilleur Far West, les visages halés, les subsides de danse indienne sont autant d'opportunités pour la réalisatrice à penser un monde dont les traditions, les héritages perdurent malgré la modernité, à travers les générations. Le film s'ouvre et se ferme d'ailleurs sur le dressage d'un cheval par le jeune Johnny, qui s'enfonce dans le paysage sec et rocailleux. Ces paysages, ces maisons, ce village, les traditions, c'est tout ce qui fait vivre ces gens-là. Une scène tout à fait étonnante montre un professeur loufoque et engagé qui fait parler ses jeunes élèves de leurs projets d'avenir ; tous ne se voient pas en dehors de ce qu'ils ont toujours connu, leur espace de vie rural, sauf peut-être Johnny qui rêve de célébrité et d'un ailleurs fortuné. Et pourtant, il y restera dans son pays d'enfance, auprès de cette sœur qu'il appelle son "ouistiti". Zhao réalise un film sur l'amour fraternel. Avec regret, elle ne s'attarde pas assez autour du personnage de la mère. Elle ne fait que passer, alors qu'elle a été déterminante dans la force de vie et surtout les valeurs morales importantes que ses deux enfants déploient pour se rêver un futur, même si la fin révèle une femme profonde, torturée et digne. On regrettera aussi une narration qui va vite, ou, au contraire, des longueurs pas toujours nécessaires à l'histoire. On ressort tout de même troublé par ce film, comme un grand bol d'air pur qu'on aurait avalé dans un pays du bout du monde.
cinono1

368 abonnés 2 292 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juin 2018
C'est un beau film, rempli de paysages contemplatifs. Le monde a des places magnifiques, Terrence Mallick, ce cinéaste dont on aime tant qu'il nous déçoive, a fait des émules. Ca se place entre le documentaire et la fiction sensorielle au travers de ses jeunes personnages, la gamine notamment avec son regard ouvert sur le monde. La culture de ce peuple apparait au fil du récit et de ses divers personnages, son attachements à ses terres avec, ses difficultés à pouvoir s'inscrire dans l'avenir aussi quand sa culture a été rogné et a laissé place aux combines et aux échappatoires.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 septembre 2015
Voici un film étrange, premier long-métrage de Chloé Zhao, cinéaste américaine, d’origine chinoise, regard doux et amer sur la vie dans une réserve indienne dans le Dakota du Sud. Un film réaliste, presque un documentaire ( la réalisatrice a vécu quatre ans dans cette réserve) , au ton poétique et mélancolique, ballade désespérée mais néanmoins d’une esthétique magnifique, paysages arides, sols ravinés, ciels d’orages, immenses prairies qui ondulent au vent…la réserve de Pine Ridge existe bel et bien dans cette Amérique qui parque les descendants des Indiens dans les seuls lieux qui leurs restent. La beauté des paysages cache la décrépitude de communautés rongées par les ravages de l’alcool pourtant interdit mais qui fait l’objet de trafics, l’exode de la jeune génération vers les villes. Les tipis d’antan on été remplacés par des mobil home alignés le long d’une rue poussiéreuse…beaucoup d’oisiveté, seules distractions le rodéo et notamment l’évocation de Karl Winters, le champion inégalé, qui meurt dans l’incendie de son mobil home et dont on apprend qu’il a eu neuf femmes et vingt cinq enfants, ce qui fait que tous ces jeunes sont plus ou moins frères et sœurs…pas très loin une prison qui abrite certains membres de la réserve…le décor est planté…la réalisatrice s’intéresse plus particulièrement à un trio de jeunes, Johnny, 18 ans et sa sœur Jashaun, 12 ans qui a un lien très fort avec son frère, le fameux père ayant toujours été absent, et la mère Lisa, tout autant…Johnny a terminé ses études et avec sa petite amie Aurélia envisage de poursuivre à Los Angeles…qui sera le plus fort, l’émancipation vers la ville ou la force des racines…doit-on se déraciner pour être libre…telle est la problématique du film…Il se passe peu de chose dans ce film, plus que d’un récit construit, il s'agit plus d’une suite d’événements , organisés comme une chronique, autour du trio et de leurs proches…peu de mots, pas de grandes péripéties, Chloé Zhao promène sa caméra d’une façon neutre, sans faire la leçon, c’est parfois un peu décousu, mais cerne bien la vie dans cette réserve. Les images sont signées Joshua James Richards, elles sont d'une beauté à couper le souffle.
dimah
dimah

26 abonnés 113 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 septembre 2015
Excellent film qui montre fort bien le dénuement dans lequel les survivants autochtones ont été placé. L'alcool devrait les achever mais certains trouvent toujours la force de résister malgré un environnement hostile mais qu'ils connaissent et se transmettent . La scène à l'école le prouve avec tous ces animaux qui effraieraient les petits blancs américains. Situation que l'on retrouve en Australie ...
crachou94
crachou94

26 abonnés 427 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 septembre 2015
Un très beau film qui nous fait connaître la triste vie des indiens parqués dans une réserve, sur fond de déchéance due à l'alcool et à la drogue, mais certains paysages sont magnifiques et les acteurs yrès convaincants.
Pauline_R
Pauline_R

195 abonnés 398 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 septembre 2015
Un film touchant qui nous fait découvrir avec beaucoup de réalisme la vie dans une réserve indienne nord-américaine où règnent pauvreté, drogue et alcool. Toutefois, le film ne tombe jamais dans le misérabilisme et dans le pathos, il se veut même parfois solaire et lumineux, en particulier grâce au regard de la jeune soeur sur le monde qui l'entoure. Les rapports entre les différents personnages sont finement traités, on ne peut être que touchés par les liens qui lient le frère et la soeur. Plus largement, on y voit et on comprend leur amour et leur rejet pour leur terre, leur tristesse et leur espoir. Un film vraiment à voir, avec, en plus, des images vraiment superbes.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2015
Pour les Indiens Sioux de la réserve de Pine Ridge (Dakota du Sud), les perspectives d'avenir s'avèrent pour le moins limitées. Ils ont beau résider sur un vaste territoire, lorsqu'un professeur demande à ses élèves ce qu'ils veulent faire quand ils seront plus grands, la réponse ne varie pas beaucoup. Tous affirment qu'ils seront "monteurs de taureaux", autrement dit qu'ils s'exhiberont à l'occasion de rodéos. Seul Johnny donne une autre réponse: "Je serai boxeur", dit-il.
Ce Johnnny, un des Indiens lakotas de la réserve, est un adolescent qui rêve d'autre chose que de l'horizon qu'il connaît. Pour l'heure, malgré les interdictions liées à l'alcool qui est l'un des fléaux frappant la communauté indienne, il se risque à en faire le trafic. Que faire d'autre? Comment gagner de quoi partir à Los Angeles avec sa petite amie?
Mais les rêves d'une autre vie, d'un autre environnement, ont beau être forts, ce n'est pas si simple de s'en aller. Ce n'est certes pas son père qui le retient puisqu'il vient de mourir accidentellement. Ce n'est peut-être pas davantage sa mère malgré ses larmes, ni son grand frère emprisonné. Mais sa petite soeur Jashaun, sa petite soeur adorée, comment la laisser, comment l'abandonner à son triste sort? Tout le film est habité par cette tension, par cet écartèlement: partir dans l'espoir de vivre une vie meilleure ou rester parce qu'il n'est pas envisageable de délaisser une petite soeur aimée.
Afin de réaliser ce premier film, la réalisatrice, américaine d'origine chinoise, Chloé Zhao, s'est immergée dans la vie, dans les coutumes, des Indiens de cette réserve. Cela transparaît sur chacun des plans du film. Il s'agit bien d'une fiction, mais d'une fiction qui sait préserver et respecter ceux qui sont mis en scène. Cela donne un film à la fois superbe et déchirant, comme ces Indiens qui, même s'ils survivent dans un contexte sinistre, n'ont pas tout perdu de leur dignité, tel le tatoueur tatoué qui apparaît à plusieurs reprises au cours du récit. Pour d'autres, c'est vrai, l'alcool et le désespoir ne semblent plus laisser place à quelque salut que ce soit. Il y a bien la foi chrétienne, elle est sûrement précieuse, mais dans la mesure où elle ne sert ni d'alibi ni de refuge. spoiler: Quand la mère de Johnny et Jashaun se décide à visiter son fils aîné qui est en prison, elle lui parle de sa foi, elle lui parle de la présence apaisante de Dieu, mais la réponse du fils est cinglante: "pourvu que ce ne soit pas encore un de ceux pour qui tu délaisses tes enfants!"

Restent le beau visage et le superbe regard plein d'espoir de la petite Jashaun! "Tout n'est pas perdu, semble-t-elle nous dire, tout n'est pas perdu pour les Indiens de la réserve de Pine Ridge! 8/10
officiel76
officiel76

58 abonnés 411 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 septembre 2015
A force d'effleurer les choses sans jamais vouloir les approfondir, le film souffre d'une manque de cohésion et d'éclaircissements. le rythme est très (trop) lent et l'on finit pas s'ennuyer ferme. c'est en plus déprimant à souhait, mais les personnages ne sont pas tellement attachants en dehors de cette petite fille qui sauve le film à elle toute seule, et de son frère à moindre échelle. On se prend à espérer que cette "7ème génération" dont il est question sortira de l'enfer de la drogue et de l'alcool...mais finalement, et c'est ça qui est terrible, c'est qu'on s'en fiche un peu, car on ne se concerné par rien. c'est à la fois et beau et spoiler: chiant
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