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Un visiteur
4,0
Publiée le 1 juillet 2009
Pas mal comme film fantastique car même si cette antiquité cinématographique a pris un coup de vieux, elle arrive encore à être efficace en sachant se rendre un peu inquiétante. "Nosferatu" nous fait passer à coup sûr un agréable moment de cinéma.
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4,5
Publiée le 10 mars 2025
Entièrement tournè en dècors naturels, voilà un immense classique du muet qui marqua considèrablement l'histoire du cinèma expressionniste allemand et du cinèma tout court! Afin que la relation entre l'oeuvre maîtresse de Murnau et le cèlèbre roman de Stoker (qui s'inspire très largement de Dracula) ne soit pas ètablie, le nom des personnages est modifiè! Comment ne pas être fascinè par le physique hallucinant de Max Schreck en hèros vampiresque qui rèpand la peste et le doute dans les villages horrifiès ? Fantastique, horrifique, diabolique! Tel est "Nosferatu le vampire" (1922) qui vient hanter vos nuit en cherchant sa victime! La lègende dit que c'est le vampire lui-même que Murnau aurait filmè il y a un siècle! En tout cas le film lui doit beaucoup dans une entreprise comportant pas mal de risques! Une vèritable oeuvre d'art à l'arrivèe qui influencera les gènèrations à venir! Faites bon voyage au pays des voleurs, des fantômes...et des vampires...
"La lumière inquiétante du crépuscule semblait donner vie aux ombres du château." Ce n'est pas pour rien qu'on dit que c'est un chef-d'œuvre expressionniste tant certaines scènes sont comme des tableaux dans un musée qui nous interpellent. La mort est personnifiée et les regards horrifiés se dirigent tous vers ce vampire sanguinaire qui recherche sa victime. Une réussite impressionnante dans son genre.
L’adaptation officieuse du roman de Bram Stoker par Murnau aura marqué l’histoire du cinéma devenant la matrice d’un genre. L’un des plus illustres représentants d’un cinéma expressionniste faisant fi du réalisme, un cinéma de l’étrange jouant sur les formes et les ombres. Le vampire de Max Schreck est une créature profondément marquante.
Mesurons nous vraiment la chance que nous avons de pouvoir encore voir aujourd’hui un film comme ce Nosferatu de Murnau plus de 100 ans après sa création. Cette première adaptation non officielle sur grand écran du comte Dracula est d’une beauté éblouissante. Murnau plante son récit durant l’épidémie de peste du XIXème et nous offre une ambiance inquiétante à souhait, pour ne pas dire terrifiante lors des apparitions d’un Max Schreck halluciné et impressionnant. Murnau fait preuve d’une aisance sidérante à la mise en scène, il se joue des ombres et des lumières avec ses couleurs jaunâtres et bleutées du plus bel effet et le muet ne gêne aucunement tant le récit est rendu vivant par l’omniprésence de musiques classiques accrocheuses. Ce Nosferatu est une véritable pépite, un précieux témoignage du passé, rendu quasi hypnotique par les années et un plaisir total à voir et à vivre pour tout cinéphile.
Même si la mise en scène bénéficie d'une maîtrise totale et d'un symbolisme très riche ainsi que l'exige l'expressionnisme, Nosferatu ne peut plus se targuer d'être un film d'horreur malgré une atmosphère fantasmagorique voire inquiétante. Face à la prestation habitée, marquante de Max Schreck, les autres acteurs surjouent malgré une présence élevée de cartons - dont nous déplorerons les nombreuses erreurs d'orthographe et de grammaire dans la version en noir et blanc! La valeur historique intrinsèque de l'œuvre ne lui évite pas d'avoir grandement vieilli: elle demeure indubitablement intéressante à analyser et à décortiquer, moins passionnante à visionner. Immanquable pour un cinéphile néanmoins.
La dernière image ? Paradoxalement, les 2 images qui m'ont frappé par leur force tellurique ne concernent pas directement Nosferatu (par ailleurs impressionnant, plus vrai que nature) : la première est un défilé de cercueils portés par des citoyens vêtus de noir à la queue leu leu dans une artère immense et déserte du centre-ville. L'autre image c'est un épouvantail pris pour cible par une foule hargneuse dans un champ au loin.
2 moments d'une vraie modernité. D'un côté la mort injuste symbolisée par le défilé mortuaire, de l'autre la recherche d'un bouc émissaire à tout prix... L'une et l'autre semblent d'ailleurs se répondre.
Je retiens justement de ce film tout ce qu'il développe d'étrangeté majestueuse et vénéneuse d'abord dans le château d'Orlok même si cette atmosphère lugubre est plutôt attendue dans ce type de lieu (très La belle et la bête) mais tout cela devient fort intéressant lorsqu'il s'enracine sur le navire infesté de rats, rongé par la folie, puis mieux encore dans cette ville tant qu'elle est déserte, sorte de décor post-apocalyptique lorsqu'Orlok, son cercueil vide sous le bras, se met en route pour son nouveau chez lui.
Pour le reste, je suis moins emballé par le montage alterné, pas toujours heureux (château/fiancée, voyage orlok/évasion puis hôpital Hutter) et sur certains éléments narratifs qui manquant de clarté : pourquoi ne pas sucer le sang d'Hutter lorsqu'il est à sa merci au château ? Je n'ai pas compris le blocage d'Orlok... Comment un postier à cheval puis des secours peuvent venir en aide à à Hutter alors que le lieu est réputé infréquentable et qu'on l'a d'ailleurs laissé sur le chemin très en retrait au tout début. Comment la maladie se propage-t-elle en ville sans qu'on nous donne à comprendre les moyens que se donne le virus pour ramper et gagner toute une population au point que les rues soient désertes ?
Evidemment, je comprends que tout ceci reste métaphorique et le sacrifice d'Eillen n'est là que pour rappeler combien l'innocence est souvent le prix à payer pour grandir, se réinventer, être résilient... Je comprends donc que le réalisme n'a pas grand-chose à faire dans l'enchaînement des évènements. Pourtant, un peu de cohérence ou d'explication ne nuit jamais à l'immersion du spectateur dans l'histoire qu'on lui raconte.
Il n'empêche que pour moi le plus intéressant ici réside dans toute la dimension Kafkaïenne d'une ville devenue folle et cherchant des coupables jusque dans les champs de maïs, vision renforcée par ces lieux vides et fantomatiques... Un peu comme dans un cauchemar d'Eillen lorsque la fièvre est à son paroxysme.
Quelque part je suis interrogatif sur la version qu’il m’a été proposé de voir. Je savais que le « Nosferatu » de Friedrich Wilhelm Murnau était un détournement de l’oeuvre de Bram Stocker « Dracula » car il ne voulait pas ou ne pouvait pas payer les droits. Qu’à cela ne tienne.
F.W Murnau change Londres pour Wisborg en Allemagne, Johnatan Harker pour Thomas Hutter, Mina pour Ellen et évidemment Dracula pour Nosferatu. Une version d’une durée de 1h30. Or, la version que j’ai vue est d’une durée de 1h et des poussières ; Thomas Hutter est renommé Jonathan Harker, Ellen est (re)devenue Nina (ou Mina), le comte Dracula est nommé au moins une fois officiellement (je n’ai pas tout en mémoire), Nosferatu semble être le nom le plus utilisé. A cela s’ajoutent des noms comme Renfield, agent immobilier et le Dr Van Helsing et le Demeter, navire qui a transporté Nosferatu. Tout ceci est bien écrit blanc sur noir dans les intertitres ! Et l’action se passe à Brême et non à Wisborg. Entre temps, les droits ont-ils été acquis ? Enfin, la partition musicale est signée Galeshka Moravioff. En ce qui me concerne, elle ne m’a pas gêné et veux croire qu’il y en a de meilleures.
Pour en revenir au film lui-même, pas de pellicule jaunie pour illustrer le jour et de pellicule bleuie pour traduire la nuit. Ce qui peut paraître déroutant dans la mesure où on voit à un moment donné Nosferatu déplacer son cercueil dans Brême en plein jour. J’imagine que c’est la pleine lune ou la fameuse nuit américaine. Jeu impeccable de Max Schreck, maîtrise de la mise en scène et de la technique pour Murnau qui par moments à des aspects modernes comme le fait de tourner en extérieur.
Je me contente de peu avec cette version écourtée me direz-vous. Sans doute. Je veux voir le verre à moitié plein : avec un récit ainsi ramassé « Nosferatu, le vampire » de Murnau en dit plus que certains récits de nos jours qui se traînent sur près de deux heures. Efficace.
Pour découvrir ma critique vidéo complète, et rétrospective classique rejoignez moi sur YouTube ! Et s'abonner à ma chaine : on se fait une toile ! où je publie régulièrement des vidéos. Comment passer à côté de ce film alors qu'un nouveau remake vient de sortir sur nos écrans. En plus, la figure mythique de Orlok; inscrit dans nos mémoires de cinéphile, alors même que je n'avais jamais vu ce film mais, qui de son aura, de sa présence incroyable, était l'emblème du vampire. Le film a une esthétique très moderne malgré son vieil âge, et il suit exactement les mésaventures de Thomas Hunter, qui vient vendre une maison en ruine au comte d'Orlok. Tous les noms ont été changés pour éviter un procès, qui aura pourtant lieu, mais, ce qui est marquant, c'est comment ce film à été repris dans la même structure, dans le Dracula de Coppola. Tout est là, sous nos yeux, la main de Orlok, qui se prolonge pour faire monter le jeune agent dans le carrosse, l'ombre de Orlok, toujours présente, qui lèche les murs, cette présence envoutante, le voyage en bateau, tout est là, et tout a été repris par Coppola, modernisé bien naturellement, mais, il faut reconnaitre l'extraordinaire travail de ce Nosferatu de 1922. Le film a une élégance rare, même les panneaux qui interrompent l'action pour donner quelques explications sont soignés. Naturellement, aujourd'hui le film ne fait pas peur, mais il laisse une empreinte incroyablement moderne dans le cinéma d'épouvante, pas de happy end à l'américaine, mais on retient, un tableau de maitre qui joue avec les ombres et les lumières, avec poésie et délicatesse.
Alors oui 100 ans après sa sortie le Nosferatu de Murnau ne peux pas prétendre à faire peur aujourd’hui à moins de le montrer à un spectateur très très jeune. Mais il a conservé toute sa poésie macabre et le charme de cette adaptation (volée) de Dracula. C’est évidemment dans sa mise en scène que l’on trouve l’aspect intemporel du film, cette dernière lui évite d’être trop statique alors qu’époque oblige c’est une succession de plans en caméras fixes. Mais ces plans sont par moment de toute beauté (ha l’ombre de la main de Nosferatu qui se ferme sur le cœur d’Ellen). Si l’interprétation est très excessive (les personnages d’Hutter et Ellen étant ceux qui ont le plus mal vieillis) comme le voulait le cinéma muet ce n’est pas le cas de celle de Max Shreck très monolithique , inquiétant et incarnant parfaitement un personnage non vivant. Une des incarnations les plus marquante du vampire au cinéma et qui continue d’influer sur sa représentation un siècle plus tard.
Très surprenant sur le plan de l'esthétique par rapport à son époque, ce film de Murnau, adaptation non officielle du roman mythique Dracula, marque en quelque sorte une Genèse du cinéma de genre gothique. Sa démarche expressionniste très appuyée (tant dans les décors et jeux avec la lumière, que dans les regards des acteurs) et sa représentation déshumanisée et effrayante du célèbre vampire confèrent à l’œuvre un caractère presque hypnotique et fascinant, même si le récit est des plus connus.
Il faut évidemment faire abstraction de nos référentiels contemporains (comme le Dracula de Coppola) pour juger des films aussi anciens. En terme de narration c'est extrêmement simple, mais visuellement il faut reconnaître que ça en impose encore. Le monstre et l'ambiance dégagée par le film est toujours oppressante, et on comprend pourquoi "Nosferatu" est un film de référence. Maintenant, pour comparer avec un film de la même époque, j'ai une nette préférence pour "Le cabinet du docteur Caligari", que je trouve beaucoup plus étonnant.
Me préparant au visionnage du nouveau projet de Robert Eggers, je me suis dit que voir ce "Nosferatu le vampire" pourrait aider à mieux cerner la nouvelle adaptation de cette histoire. Réalisé en 1922 par F.W. Murnau, ce long-métrage est considéré comme un grand classique de cette époque. Cela s'explique déjà par sa production, le projet ayant été mis en production sans les droits officiels de la licence du comte Dracula. Il fut donc mis au placard par la suite, avant que certaines copies ne soient retrouvées et que de nombreuses restaurations nous permettent encore de profiter de ce dernier. Et pour le coup, si son succès s'explique par cette histoire, il s'explique aussi par le contenu de cette œuvre. Prenant place en 1838, le long-métrage nous plonge dans une atmosphère extrêmement particulière. Le film étant muet, il est clair que cela risque de freiner certains spectateurs, mais ce serait manquer une ambiance vraiment glauque et qui réussit encore à fonctionner. Pour moi, c'est ce qui explique encore son succès à l'heure actuelle, car la mise en scène de F.W. Murnau avait vraiment été créative pour l'époque. Son objectif est clairement d'iconiser le personnage de Nosferatu, et je trouve que la tâche est accomplie. Cela vient évidemment de la prestation de Max Schreck, qui est vraiment terrifiant, allié à un très bon maquillage et à un costume efficace. Le personnage est terrifiant, étrange et il marque les esprits. Le réalisateur a réussi à l'iconiser, que ce soit dans ses mouvements très rigides et inhumains, ou dans ses déplacements par le biais de son ombre. Pour le coup, je dois dire que l'expérience est donc encore intéressante à notre époque. Cela est également bien aidé par l'excellente musique d'Hans Erdmann, qui accompagne parfaitement le film. Cependant, je dois avouer que je n'ai pas particulièrement été réceptif à cette histoire, et cela m'a peut-être empêché de pleinement apprécier le projet. Par exemple, je n'ai pas beaucoup apprécié notre héros, car je le trouve très caricatural pour ce genre d'histoire. Il est typiquement le cliché du personnage qui court vers le danger sans se poser de questions. Par ailleurs, même si la fin offre de très beaux plans, je dois avouer que la résolution du film m'a paru un peu ridicule. Je sais que cela vient probablement du fait que cela vienne d'une autre époque, mais je tenais à le signaler. Par conséquent, même si je reproche certaines choses au film et que je suis loin de le porter dans mon cœur, je le recommande quand même. Grâce à son ambiance si particulière, je pense que le visionnage de celui-ci peut vraiment être une expérience intéressante. Pour conclure, un classique du cinéma.
Belle pépite du cinéma des années 20 . Et c'est aussi un chef-d'œuvre allemand. La réalisation est juste top, notamment grâce au jeu d'ombre et de lumière. Certaines scènes sont à la fois fascinantes et saisissantes. Ce film est assez bien détaillé et les acteurs sont incroyablement convaincants. L'expression des visages est vraiment un atout et encore plus dans un film muet. Autre point positif, c'est la présence du texte qui nous permet de mieux comprendre l'histoire. Film assez poétique, entre les jolis décors, les costumes de l'époque et la musique magnifique. Le film est simple, mais on ne s'ennuie pas ️
L’histoire ? Tout le monde la connaît. En fait, Nosferatu est une adaptation du Dracula de Bram Stoker. La production du film ayant perdu le procès qui l’opposait aux ayant droits du roman, les personnages ont été renommés. Il s’en est fallu de peu d’ailleurs pour que les négatifs soient détruits. Ici disais-je donc, point de décors chelous. Les prises de vue seront faites dans le nord de l’Allemagne, dans les montagnes tchèques et à Berlin bien sûr. Il y a débat sur l’appartenance du film au courant expressionniste mais une chose est certaine on retrouve dans Nosferatu les jeux de lumières fulgurants de Caligari et la forte portée symbolique inhérente au personnage du vampire. Les trois personnages principaux se débattent avec leurs désirs, leurs craintes, leurs pulsions et leurs vertus. C’est un vrai imbroglio freudien et la métaphore sexuelle étant elle assez évidente. On tombera sous le charme d’une interprétation de Nosferatu plus cryptique, animal, fantomatique que jamais. La prestation de Max Schreck est saisissante. En clair, Nosferatu est le premier film de vampires de l’histoire du cinéma et assurément un des meilleurs.