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Un visiteur
2,0
Publiée le 11 août 2016
Même si on parle d'un film d'actualité, La loi de la jungle d'une façon très intelligente évite les blagues avec des références qui seront oubliées dans quelques années. Malgré le charme d'un style qui rend hommage aux films d'aventures des années 30, l'humour n'est pas réussit et le film semble trop long. C'est vrai que le rire arrive avec deux scènes: une erreur de raccord au début et à la fin du film et aussi les nombreuses cauchemars qui hantent le protagoniste annonçant la fin de son histoire. L'édition, partie innovatrice, partie hérité du maître Tati, fait surmonter le film. Cependant, il reste éclipsé par une trame surchargé qui cache aussi le but initial: la critique.
On a toujours l'envie d'une satire contre l'administration: Un ridicule Ministère de la Norme prétend développer le tourisme bourgeois en Guyane... une piste de ski artificielle et sa conséquente déforestation amazonienne médiante. Bravo! Les représentants du ministère convoquent les actionnaires pour leur rassurer: les nouvelles structures à peine créeront de l'emploi. Bravo encore! Une erreur administrative fera qu'un représentant du Ministère des Finances poursuive le protagoniste au fin fond de la jungle si nécessaire. Trois fois bravo! On ne peut rien dire de l'intention de l'oeuvre.
Le souci arrive quand le scénariste s'échappe par la tangente et le poids du film se pose sur les épaules du couple protagoniste. La force de la satire se dilue dans une comédie de rencontres où on constate la grande quantité de paille tout au long du métrage. Malheureusement le charisme des protagonistes, surtout celui de l'adorable Vimala Pons, ne nous épargne pas l'ennui. La loi de la jungle vise très haut, hélas, il s'agit pas du film satirique français qu'on s'attendait. // Encore plus de fautes et d'erreurs sur le lien ci-dessous
Un sacré ovni coincé au milieu des couinneries franchouillardes (Manon, jeune mère de famille asthmatique, rencontre l'amour pendant son cours de zoumba) et block "boosters" ricains, voilà une œuvre fort rafraichissante. Si la narration et la mise en scène s'égarent parfois dans les méandres amazoniens, on est face à des gens qui ont des choses à dire, et savent les dire sans qu'ils s'en rendent compte. Comédie romantique, critique acerbe de l'administratite et de l'esprit colonisateur et vain, chacun y verra ce qui le touchera, et on nous amène (les salauds) à réfléchir en nous distrayant. Et accessoirement un bout de fesse de Vimala Pons de temps en temps pour récupérer les esprits vagabonds.
Le film est un retour à un ancien cinéma français qui mêlait comédie et aventure à l’autre bout du monde. Et son côté parfois un peu trop barré et trop référencé, le film est une comédie plutôt sympa.
Soupe sans goût servie pour les personnes désireuses de souligner la singularité du genre, et de s'identifier à un second degré plutôt fade. Carences de rythme, d'histoire, de dialogue, de subtilité, d'entrain et de gags. Quelques sourires et originalités tout de même. On se réjouit dès les premières mns, en se disant qu'on risque d'assister à un film drôle et différent, à "la cité de la peur". Mais on réalise assez vite que le film est long, creu, sans fil conducteur. L'humour, le vrai, celui qui déclenche en nous l'envie que le rire soit permanent n'est finalement pas au rendez-vous alors qu'il est essentiel au genre. A revoir dans un canapé, avec la possibilité de zapper.
Construire une piste de ski indoor en pleine jungle guyanaise est un programme absurde, au même titre que l'humour de "La loi de la jungle", un décalage qui passe autant par les dialogues que par les situations ou les personnages, dont certaines voix semblent sorties d'un dessin animé. Le comique de Peretjatko est singulier, fait l'éloge du non-sens en même temps qu'il raconte et critique les incohérences des décisions libérales et bureaucrates, lesquelles mettent à mal le couple principal (Macaigne-Pons tendre et génial) qui serait en quelque sorte le point de vue d'un spectateur ébahi par les agissements des personnages qui détiennent le pouvoir, à savoir Galgaric (Mathieu Amalric), Friquelin (Fred Tousch) ou encore Rosio (Jean-Luc Bideau). On suit donc les mésaventures de Châtaigne et Tarzan dans une jungle hostile, peuplée d'animaux dangereux et d’improbables individus, des rencontres qui donnent lieu à des gags parfois très réussis et d'autres beaucoup moins, selon la capacité du cinéaste à tenir ou non un timing et une rigueur essentiels au genre. Car si "La loi de la jungle" est dans l'ensemble très sympathique et qu'il est parfois très drôle (scènes dans l'aéroport; le motif des indiens, etc.), son aspect foutraque généralisé peut aussi impacter les effets de certaines répliques, formidables sur le papier mais du coup peu convaincantes à l'écran. On ne va tout de même pas bouder son plaisir devant une comédie aussi originale, qui rate parfois ses objectifs mais parce qu'elle tente beaucoup, dont l'énergie, l'audace et la qualité de interprétation sont des composantes déterminantes du cinéma d'Antonin Peretjatko.
Est-ce sensé être drôle ? Bon, certains passages m'ont vaguement amusée. Mais je crains que mon filtre féministe ait fini par me faire détester ce film qui reprend encore et toujours la formule, même sur le ton de l'humour, du mec pas forcément bien foutu et de la nana canon qui finissent ensemble. Peut-être qu'un jour nous pourrons espérer l'inverse, ou tout simplement des acteurs moins calibrés.
Ce n’est pas la comédie libertaire et avant-gardiste que certains nous vendent ; ce n’est pas non plus du Rozier (les personnages manquent bien trop de chair pour ça), par contre c’est une chouette petite comédie loufoque, avec un sens du décalage et de l’absurde qui détonne dans le paysage formaté de la comédie française. Et c’est déjà pas mal ! Du coup, on lui passe ses baisses de rythme (inhérentes à une construction en succession de skteches) et ses facilités (des running gags très inégaux), et on se laisse charmer par la pétulance de Vimala Pons.
comedie certes absurde et pas visible de tous car il faut nécessairement un bon second degré ! Mais c est ce genre de comédie que nous les français devont nous vanter d avoir plutôt que vous savez auxquels je pense !
La on innove on se lâche complétement avec des situations toutes aussi drôle qu absurde mais aussi avec une certaines tendresse et poésie ! Les acteurs complètement lâches donne une alchimie dingue au film qui prend des allures de voyage hyper dynamique dans une guyane méconnaissable avec ses administrations françaises un gros rapport au cliches sur lequel le film joue et surjoue !
C est très appréciable de voir ce genre de film ! J encourage et défend ce mouvement !
N'ayant pas (encore) vu "la Fille du 14 Juillet", je découvre le cinéma tant célébré par "les gens de goût" (si, si...) de Peretjatko avec cette "Loi de la Jungle" à la déjà flatteuse réputation. Après 1h40 durant lesquelles je n'ai pas ri une seconde (je suis très très difficile quand il s'agit de films drôles, j'ai été élevé par Wilder, Lubitsch, Hawks, et l'humour anglais, et il n'y a guère que Tati en France qui me réjouisse...), je suis sorti de la salle dubitatif. Je sais que j'ai été profondément séduit par la sensualité romantique épatante de l'histoire d'amour qui peu à peu envahit le film et semble le ralentir, le calmer, infuser en lui de la sagesse et de la beauté d'une manière sidérante, à l'image d'une Vimala Pons formidablement filmée, évoquant souvent - comme tout le monde l'a pointé - Anna Karina dans les Godard des sixties... Et ça, c'est énorme, ça justifie pleinement l'existence du film, au delà de sa pertinence satirique indiscutable (les stagiaires, l'Europe technocratique, les montages financiers crapuleux, la politique de la métropole dans les DOM TOM, etc. etc.), et surtout - et c'est là que le bât blesse pour moi - de son humour certes gentiment farfelu, mais quand même lourd, et tragiquement "français" (lisez "pas drôle pour un rond")... Car une avalanche incessante de gags irréguliers, répétitifs et prévisibles (les vilains animaux, les gens pas bien plus beaux et surtout hystériques en permanence, le héros ahuri et inadapté) filmée sans aucun sens du timing, du rythme - soit l'essence même du cinéma comique -, cela s'apparente plus à un catalogue de gags qu'à un film : Peretjatko m'a semblé faire preuve d'une fantaisie burlesque débordante, mais préférer l'excès au juste dosage, soit un geste généreux, un peu fou, mais affreusement fatigant pour tout spectateur qui ne soit pas prêt à le suivre dans son délire vaguement régressif. La scène, embarrassante et interminable, des baffes distribuées par la divine Vimala aux membres de la secte en est l'illustration la plus flagrante, mais les contre-performances épouvantables de deux acteurs aussi bons habituellement que Légitimus et Amalric le confirment : Peretjatko est bien meilleur quand il fait dans la poésie lunaire et décalée que dans le burlesque déjanté.
Il (Antonin Peretjatko) prend les mêmes (Macaigne et Pons) que pour "La Fille du 14-Juillet" (son 1er "long", comme réalisateur - il est chef op' de formation), et recommence. Dans le foutraque. "Le foutraque comme moyen et comme fin : vraiment beaucoup trop court !", écrivais-je en 2013... à propos de son premier opus. On peut même dire, cette fois, qu'il fait carrément dans la foutaise ! Il s'agit, pourrait-on résumer, d'un "jungle movie", où la scène est en Guyane, entre "Tarzan", une stagiaire-paysagiste jeune trentenaire (Vimala Pons), et "Cheeta", un stagiaire quasi-quadragénaire (Vincent Macaigne, alias "Marc Châtaigne"), chargé par le "ministère de la Norme" (monstruosité bureaucratique téléguidée par Bruxelles) de vérifier la conformité en ce sens du chantier (au stade de l'ébauche) d'une station de ski cofinancée par le Qatar et un fonds de pension québécois, en pleine forêt amazonienne - seuls détails amusants (mais fort mal exploités). AP (et ses 2 coauteurs...) ajoutent nombre de personnages secondaires, au petit bonheur la chance, et font s'agiter tout ce petit monde de la façon la plus grotesque possible. Si je nourrissais quelques espoirs que AP s'améliorât, après son premier film (l'amorce de quelque chose), force est de constater qu'il s'enfonce ici dans l'absurde dépourvu de fond - abandonnant ses personnages baudruches à un destin de carton-pâte... Un peu plus de 1 h 30 interminable, au résultat.
Une comédie déjantée, qui ne fait pas toujours mouche, mais possède, à l'image de son héroïne, une énergie rarement présente dans le cinéma français. Vimala Pons, entre Olive Oyl (voire, Popeye) et Anna Karina (chez Godard) insuffle un rythme et une fantaisie débridés à un récit totalement décousu, peuplé de personnages extravagants. A conseiller à tous les cinéphiles amoureux du cinéma de Jacques Rozier et des histoires des Pieds Nickelés.
Affligeant! Cette comédie écolo-socialo communisme est nulle de chez nul. Il y a que les intellos, style Cahiers du cinéma ou les Les Inrockuptibles, pour encensé un tel navet. Ce film n'a ni queue ni tête interprété par des acteurs qui ni croient pas, et toutes les critiques, tous les gags tombent à plat. Je vous le déconseille fortement. C Maitre
Le réalisateur a voulu faire du Jacques Tati exotique avec cette pantalonnade tropicale. Les intentions sont louables mais on sent le picorage ici et là de situations trouvées dans des films cultes. Alors c'est ça la Guyane ? Les mygales, les serpents....A coup sûr, on rééditera ce refrain d'antan après cette "Loi de la jungle"car manifestement on ne voit rien .d'autre. En effet, les historiettes mises bout à bout dans le cadre de cet environnement forestier n'arrivent pas à prendre corps et donc susciter une accroche devant ces péripéties qui sonnent creux. Des trouvailles quand même tel le plan des horodateurs montrés trop fugitivement.