Un long métrage très puissant. Engagé, critique, politique, social, artistique "Taxi à Téhéran" est un long métrage qui parvient à esquiver la terrible censure de son pays grâce aux combines d'un réalisateur talentueux : Jafar Panahi.
La critique : http://www.justfocus.fr/cinema/critique-du-film-taxi-a-teheran.html
C'est un film original, ambitieux et intéréssant. Ca mérite peut-être l'appélation "chef d'oeuvre" vu les films du niveau de Mad Max Fury Road qui passent en ce moment, mais il faut quand même relativiser un peu...
Une manière très originale de filmer un joyeux désordre que peut être Téhéran : les gens y conduisent mal, parlent à la fois sans gène de tout ce qu'ils peuvent penser, contrastant énormément avec le contexte iranien, avec des situations cocasses comme très violentes, le taxi permet de passer du coq à l'âne sans choquer et d'avoir un film très fluide et très intéressant. Chaque personnage est charismatique, à sa manière, aucun n'est détestable et on note aucune prise de position dans la manière de laquelle les dialogues sont amenés. La force du film réside dans le fait qu'on hésite en permanence entre l'improvisation et le rôle joué par l'acteur, et dans l'interprétation de chacun. le fait qu'il n'y ait pas de générique donne un impact plus fort au spectateur quant à la prise de risque que peut être le tournage d'un film sous un gouvernement autoritaire. Un film très dépaysant , bien amené sans trop de violence, c'était le premier film de Jafar Panahi que je voyais, les autres font désormais partie de la longue liste de film à voir qu'il me reste.
un coup de gueule opportuniste d'un cinéaste vis-à-vis de son pays... il devait certainement être sûr des soutiens de l'occident, Ours d'Or etc... normal, l'occident adore les films de dissidents des pays de l'axe du mal élargi, Iran, Chine, Russie etc... Aucun intérêt à mes yeux, sinon de renforcer ma certitude qu'un film non dissident a lui, très peu de chance d'obtenir de prix, même si c'est un très bon film... les prix, c'est comme les Nobel... c'est la continuité de la propagande, c'est un outil parmi d'autres...
"n'oubliez pas de parler d'exécutions, de prison etc, tous les trucs anti droitsdelhommiste que nous adorons, votre film aura ainsi toutes ses chances d'être sous les louanges de nos critiques"
Jafar Panahi a l’interdiction de réaliser des films depuis 2010 et ce pendant 20ans. C’est son courage et sa passion de faire des films qui lui offre la faveur des critiques et de nombreux prix, comme l’Ours d’Or pour Taxi Téhéran. Pourtant ce road movie en taxi n’est pas ce qu’il semble être. On s’attendait à une multitude de scénettes cocasses et même parfois glauque d’un client à un autre, à l’image du Grand Embouteillage de Luigi Comencini. Finalement l’histoire tourne autour des fréquentations du chauffeur, qui est le réalisateur du film par la même occasion. Les séquences sont floues et inachevées. On passe d’un visage à l’autre sans comprendre véritablement leurs intérêts. Panahi a souhaité montrer toute la société iranienne et s’emmêle souvent les pinceaux. Le scénario de Taxi Téhéran déçoit, mais il faut saluer le culot d’un réalisateur porté par la liberté dans un pays qui censure le moindre détail. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Une prouesse avec une petite caméra embarquée dans un véhicule. Téhéran filmée dans un quotidien peu accessible aux occidentaux. Et plein d'humour et d'humanité. Pas une seconde d'ennui. Pas un temps mort.
Jafar Panahi nous offre ce bijou avec beaucoup de simplicité et de professionnalisme. Cette toute petite fenêtre ouverte sur l'Iran nous éclaire sur les efforts d'ouverture vers l'Occident de ses habitants et aussi sur l'obscurantisme résistants de certains. Bravo Jafar et bonne route !
Originale façon de faire découvrir son pays! On apprend beaucoup sur les différentes mentalités que l on peut croiser ds ce pays aux moeurs restrictives. Mais personnellement, j ai trouvé que l exercice ne tenait pas sur la durée, j ai commencé à m ennuyer assez rapidement à partir du moment où qu' à petite fille, pourtant pas désintéressante, a squatté le taxi bien plus lgtps sue les autres. J ai perdu mon enthousiasme à découvrir tous ces usagers du taxi issus de milieux sociaux bien différents. Et ce n est évidemment pas la mise en scène qui m aura aidé a m accrocher puisque le mode camera cachée a aussi ses limites. Dommage, une bonne idée de départ, de bonnes intentions qui s essoufflent au fil des minutes. Il faut quand même noter le courage du chauffeur du taxi, qui malgré son interdiction de filmer ds don propre pays, aura pris bcp de risques pour monter cette réalisation audacieuse. Audace qui aura certainement fait la diff lors des nombreux festivals où il a été récompensé .
J'ai tellement aimé Abbas Kiarostami (Le goût de la cerise...) et Ashghar Farhadi ( À propos d'Elly"...) que malgré les mauvaises critiques, je me suis forcé à aller voir "Taxi Téhéran" .... Mais quelle horreur ce film ! Quelle honte de vouloir gagner de l'argent en profitant d'une clientèle captive, celle des fans de cinéma iranien ! Quand on est un cinéaste reconnu, comment peut-on se moquer à ce point du spectateur ! Il faut détester les gens pour commercialiser un "film" de ce genre, tourné "avec les pieds" en utilisant un smartphone ! Et en choisissant d'insulter le genre humain en faisant tourner des rôles aussi nuls à des acteurs ; se moquer du spectateur en lui faisant croire qu'il s'agit de scènes tournées en caméra cachée... ; et en exploitant un handicapé ! Le procédé est abject. Et comme si ça ne suffisait pas, avoir l'audace de remercier à la fin ! Si j'étais iranien, je me sentirais insulté. À boycotter absolument, sans retenue... Mais le pire de la honte revient au jury du festival de Berlin qui a attribué l'Ours d'Or à ce film. En fait, il faudrait que tous les cinéphiles de bonne volonté se décident à boycotter tous les films primés dans les festivals...!
Le film est une critique du système politique iranien et j'aurai aimé plus voir la vie quotidienne de la population. De plus le réalisateur est le personnage principale, ce qui rend le film à mon sens trop caricaturale.
spoiler: les critiques ne font pas leur boulot.! Certes le pari est risqué pour le réalisateur.. Mais, succession de petits tableaux. Où est l histoire ? Quelle est la dimension des personnages? Que dalle... De mauvaises images des sons qui égratignent l oreille. Ce film est une bouteille å la mer politique. Pas un film. Mes 12 euros financeront ce réalisateur épris de liberté.
J'aurais bien aimé être touché. Mais le dispositif filmique nous met dans une position ambivalente qui génère plus le malaise que l'empathie. C'est clairement une fiction, nourrie de documentaire mais sans que la limite soit jamais tout à fait évidente. On dirait que Panahi compte sur la naïveté du spectateur pour l'embarquer dans son récit ; les personnages croisés sonnent tous un peu faux, les anecdotes sont... anecdotiques, à part l'irruption finale de la splendide avocate au bouquet de roses, qui parle directement de la situation tragique de Panahi et d'autres dissidents comme lui. La fin est particulièrement roublarde, spoiler: avec cette histoire de carte-mémoire introuvable, là encore, impossible de savoir si c'est du lard ou du cochon. Et surtout, malgré sa brièveté, le film m'a paru très long. Ecrasé par son hors-champ (la violence symbolique et physique du régime des mollahs), cet exercice de style burlesque en mode clandestin manque singulièrement de chair et - c'est le comble - d'authenticité.