Les Cowboys
Note moyenne
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238 critiques spectateurs

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islander29

1 028 abonnés 2 662 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 novembre 2015
Un film en deux parties il faut le dire inégales......La première est noire à souhait servie par un François Damiens rude et déterminé, qui est prêt à tout écraser sur son passage..... spoiler: Elle commence par un merveilleux plan séquence, illustré par l'extraordinaire "the Tennessee Waltz" morceau d'anthologie du folk country américain....
c'est sublime et place tout le film dans la perspective que la force morale a choisi un camp....S'en suit une intrigue prenante et sombre au travers de l'Europe principalement, sorte d'enquête prospective dans les milieux entre banditisme et islamisme......Le scénario est celui d'un excellent polar et la technique est plus que belle, elle est envoutante et parfaitement adaptée au discours scénaristique.....
La deuxième partie, sans vouloir dévoiler le film, (et qui est la raison pour laquelle je ne mets pas 4 étoiles) spoiler: est une sorte de "cerf-volant de Kaboul"
et je lui ai trouvé beaucoup moins de caractère, même si les paysages sont superbes et que l'intrigue reste intéressante, avec toutefois, il faut le reconnaitre moins de noirceur, moins de tension, en gros moins de drame.....Le scénario se délite légèrement et je n'ai pas trop compris ce choix scénaristique, c'est une petite fragilité pour moi.......
En conclusion , force est de confesser la justesse du jeu d'acteurs et l'aspect visionnaire du scénario facce aux attentats terroristes survenus récemment en notre pays....La coïncidence est pour le moins troublante.....Un film en définitive qui mérite sa place de cinéma.....Je conseille.....
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 novembre 2015
Premier long métrage en tant que réalisateur pour Thomas Bidegain, à l'origine scénariste qui s'est fait un nom surtout en travaillant pour Jacques Audiard. Malheureusement le scénario prend des chemins de traverse casse-gueule et plusieurs choix narratifs créent des incohérences trop nombreuses. Les dernières 20 minutes frôlent simplement la bêtise, complètement invraisemblables pour des questions de géo-politiques et administratives d'abord, et en contradiction avec les lois patriarcales en radicalistes ensuite. Au vu du potentiel et de la présence de Thomas Bidegain aux commandes ce film reste une réelle déception.
titicaca120

432 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2015
un film très émouvant sur le combat d'un papa pour retrouver sa fille.
tout part a vau l'eau, sa femme , son travail, ses amis
seul son fils semble vraiment l'épauler.
un drame puissant magnifiquement interprété sans jugement
qui nous laisse quand même dans une certaine perplexité pour
pouvoir convenablement analyser.
Fritz L
Fritz L

219 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 décembre 2015
Quel est le point commun entre la série « Soda », « De rouille et d’os », « Saint Laurent » et « Les Cowboys » ? Un homme, un scénariste, Thomas Bidegain qui réalise ici son premier film. Si le résultat n’est pas à 100% totalement convaincant, il n’en reste pas moins que l’œuvre est forte.

Décomposé en trois parties, « Les Cowboys » nous propose la descente en enfer d’une famille à la fin des années 2000 bouleversée par la disparition de la fille qui a décidé, à la grande surprise de tous, de se convertir à un Islam radicalisé, faisant fi de son passé. Son père décide alors de la retrouver. De ce sujet, miroir d’une actualité âpre, Bidegain dévoile peu à peu toute la complexité de la situation (rapports humains), et tente d’aborder la mutation d’un ordre mondial dont les codes sociétaux évoluent. S’il se révèle bien souvent brillant dans la caractérologie des personnages, le scénario à tiroirs pêche un peu. La première partie portée de bout en bout par une François Damiens époustouflant (il affine encore son jeu par rapport à « Gare du nord », où il campait déjà le rôle d’un père à la recherche de sa fille) est magnifique de précision au niveau tempo, cadrages, trouvailles de mise en scène. La suite hélas sera un peu plus flottante quant à la crédibilité notamment sur la relation entre Kid et Shazhana, un peu comme si Bidegain visait le toujours plus d’effets, ce qui le mène à quelques maladresses (le même travers d’ailleurs était à reprocher à « Dheepan » cette année, dont il est l’auteur).

Mais globalement la vigueur émotive l’emporte, et le film se démarque par l’originalité de son traitement. La direction de la photo, la bande son et les plans sont inventifs, la bande originale participe avec subtilité à la tension générale et en plus de Damiens, un autre grand acteur se révèle, Finnegan Oldfield parfait dans le rôle du fils.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2016
Youpee, décidemment, le cinoche français se porte bien en ce moment! Je n'en ai jamais vu autant, parole!

Thomas Bidegain a transposé le sublime film de John Ford dans notre monde moderne? Oui et non. C'est, d'une certaine façon, le négatif exact de La prisonnière du désert; Kelly choisit de fuir sa famille pour suivre librement son "indien". Quant à la fin des Cowboys, elle peut paraître surprenante mais, en fait, c'est la seule possible.

Le petit monde des amateurs de country. Ils se déguisent en cow boys et dansent au son d'un orchestre folk sur Tennessee waltz.... On y va en famille. C'est joyeux et bon enfant. Et personne ne remarque que Kelly a l'air un peu ailleurs, un peu absent. A la fin de la fête: elle a disparu. Ses parents apprennent le lendemain, en vrac, que depuis quelque temps elle tournait le dos à ses copines, qu'elle avait un petit ami nommé Ahmed -et, en se rendant chez les parents de celui ci ils apprennent qu'Ahmed a également disparu.

A partir de là, c'est la quête folle d'un père, de France en Belgique dans les quartiers les plus glauques et jusqu'au Yémen, donnant de l'argent à des indicateurs véreux, brisant son mariage, se ruinant, c'est l'histoire d'une idée fixe, c'est la saga de tous ceux qui poursuivent un but sans même plus savoir lequel et pourquoi, c'est Moby Dick. François Damiens est formidable. Cet homme blessé mais aussi impulsif, brutal, colérique, incapable de coopérer avec la police n'est pas vraiment sympathique -mais il est grandiose!

Plus grave, il a contaminé son jeune fils, Kid, (Finnegan Oldfield), qu'il emmène souvent avec lui dans ses virées, en en faisant un jeune homme solitaire, peu sociable -et qui à la mort du père va reprendre cette traque insensée, qui le conduira avec une ONG jusqu'au Pakistan dans les zones tribales. Ou il fera équipe avec un vieil affairiste et aventurier américain (John C. Reilly). Tout cela compose la deuxième partie -et la plus longue- du film. Un poil abracadabrantesques, là encore, ces tribulations? Certes. Mais on les suit comme un western....

Sacré beau sujet, non? Je vous le dit, le cinéma français revit. Alleluia!!

Vous me direz: mais, y a les Larrieu qui viennent aussi de sortir leur dernier film? On oublie, on oublie!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 22 octobre 2015
Certains réalisateurs se laissent entraîner par des sujets et au fil du temps, par le biais des actualités ou des rencontres et des écrits vont modifier leur point de vue ou l’angle d’attaque de leur histoire afin qu’elle corresponde plus à l’humeur du temps, aux faits des médias et aux aspirations des maux de la société. Pour sa première réalisation, le scénariste de Jacques Audiard, Thomas Bidegain (un Prophète) ne change pas d’un iota l’angle de narration de son sujet, voir même se sent conforté par une actualité qui ne semble que plus réelle à mesure que le film se dévoile devant nous. Car il faut bien le dire, l’histoire que traite le scénariste devenu réalisateur raisonne un peu plus dans nos esprits : Le départ pour le Djihad.

Mais toute l’intelligence du scénario est de démarrer son récit dans une société qui ne connait pas encore ce mot Djihad, qui n’a pas conscience de ce danger naissant qui prendra la forme d’un personnage sombre après l’effondrement de deux tours jumelles dans un pays qui fait rêver par ses grands espaces, ses danses de groupe, sa musique Folklorique et ses « Cowboys ». Mais pour le scénariste, son Cowboy c’est avant tout Alain, un père de famille qui n’a qu’une obsession : retrouver sa fille disparue. Au fil de sa quête, il va se couper du monde, de sa famille, perdre tout ce qui le rendait vivant et entraîner son fils, jusqu’à le priver d’une certaine manière de sa jeunesse. Le réalisateur le décrit comme un homme antipathique, désagréable et définitivement fermé aux autres, pour ma part je l’ai trouvé attachant, par cette obsession qu’il a de vouloir retrouver sa fille sans se soucier un seul instant de l’histoire qui est en train de se jouer autour d’eux, autour d’elle, de cette société dont le visage va radicalement changer, quelques années plus tard.

Pour coller à son propos, le réalisateur garde ce point de vue, à la fois naïf des personnages, mais également celui de la société des années 90 à 2010 qui n’a aucune conscience du virage extrémiste que vont prendre les événements et qui vont changer pour un temps durable le face à face entre l’occident et le Moyen Orient. Jamais dans la caricature, encore moins dans le discours revendicatif, Thomas Bidegain, nous plonge dans la quête aveugle d’une famille pour retrouver l’une des leurs. Avec une certaine retenue, sans pour autant s’interdire la moindre réflexion, le réalisateur garde une certaine distance avec un discours politique trop facile, et garde comme une temple inviolable ce point de vue des protagonistes qui avancent dans des univers qu’ils ne comprennent pas, qu’ils ne connaissent pas et se laissent évoluer en bien ou en mal, enfermés dans leur quête permanente. Du coup, le film se pose la question de l’obsession, mais ne se laisse pas piéger par la question religieuse ou terroriste. On découvre au fil du film qui se passe sur plusieurs années, le monde qui découvre le mal à travers des actes terroristes, sans que jamais cela ne devienne le sujet du film. Il devient au contraire une toile de fond qui permet chaque fois un peu plus d’enfermer les personnages dans leur obsession. Chaque acte résonne comme un besoin de savoir ce qu’est devenue la jeune fille.

Et pour servir ce scénario particulièrement intelligent, le réalisateur film en scope, son film comme un western, avec des décors de grandes beauté, qui donne une plus grande sensation de voir ses personnages noyés dans une aventure qui les dépasses et dans laquelle chaque acte à une répercussion qu’ils ne cessent de tenter, avec plus ou moins de réussite, de maîtriser. Du coup, le film évolue dans une atmosphère à la fois pesante et pourtant très oxygénée. Le réalisateur s’est offert aussi les services d’un casting d’une réelle intensité, à commencer par François Damiens (La famille Bélier) qui ne cesse de se renouveler et se mettre en danger de film en film. Ici le comédien joue un personnage mutique, prisonnier de son obsession, antipathique et brutal dans son verbe et dans ses gestes. Pourtant, par une composition puissante, il parvient avec une justesse, que seuls possèdent les grands et les instinctifs, à donner une humanité à son personnage. Sa brutalité est évidente, son manque d’intérêt pour les autres aussi, mais au-delà d’une caricature rectiligne, on voit poindre l’image de cet homme obstiné à retrouver sa fille, sans forcément vouloir comprendre, simplement la retrouver, même s’il doit y payer le prix fort.

Face à lui, Certainement, la révélation masculine de l’année : Finnegan Oldfield (Mineur 27) ; Le jeune comédien est marquant par une composition sobre et complexe, dans laquelle tout est à la fois calculé et instinctif. Profond dans son mutisme, puissant dans ses non-dits, le comédien rayonne à l’écran et se révèle incroyable en fils impacté et hanté par obsession de son père. Avec une subtilité remarquable, Finnegan fait passer un grand nombre de message sans pour autant dire le moindre mot, comme lors de la scène finale, dont la mise en scène est brillante d’une conclusion maitrisée. Un acteur assurément à suivre dans les prochains mois et dont on est en capacité d’attendre de grandes choses.

Pour finir, « Les Cowboys » n’est pas à proprement un film coup de poing sur un sujet d’actualité, mais au contraire, un film d’une maîtrise remarquable qui explore les traumas d’une famille dont la fille part subitement pour une vie qu’elle ne leur autorise pas à connaitre. En toile de fond le Djihad apparaît comme un décor, d’un western moderne où les Cowboys luttent contre de nouveaux indiens, mais où les enjeux ne sont plus les mêmes, et dont les contours sont suffisamment obscurs pour être effrayant. Thomas Bidegain signe un film touchant et intelligent, porté par un casting magnifiquement inspiré.
vincentasc
vincentasc

35 abonnés 148 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2015
Je suis le 1er à critiquer le manque d'ambition du cinéma français actuel plus prompt à se contempler le nombril qu'à aborder des sujets important. Je suis d'autant plus heureux d'écrire tout le bien que je pense des ces Cowboys. C'est un film maitrisé de bout en bout. Le scénario est plus riche que tous les scénarios mis bout à bout depuis la rentrée de septembre. On y voit une histoire qui n'est pas sans ressembler à "La prisonnière du désert" de John Ford. Même figurée paternelle. Même volonté d'aller à l'essentiel sans sacrifier les personnages. La mise en scène toute en retenue fait la part belle aux sentiments et a l'extraordinaire justesse des comédiens. Un film à ne pas manquer.
hulot02
hulot02

19 abonnés 193 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 novembre 2015
Comment traiter d'un sujet délicat et terriblement actuel avec une grande subtilité et en entremêlant brillamment les codes du film de genre et un drame intimiste. La photo est sublime, quand au montage il est incroyable, rarement le sens de l'ellipse n'a été aussi puissante dans le cinéma contemporain. Les acteurs sont remarquables, Finnegan Olfield est une révélation. Un premier film puissant, original et beau à voir absolument.
AHEPBURN
AHEPBURN

112 abonnés 514 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 novembre 2015
Il y a L'Echo avec l'actualité actuelle. Damiens, dans ce rôle très différent de son registre habituel. Cependant, c'est relativement lent. Le film a un bon scénario et est tellement réel que ça fait peur.
Nyns
Nyns

247 abonnés 749 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 décembre 2016
Mon point de vue a changé après avoir vu les Cowboys, je pensais qu'il sortait pile au bon moment, mais après coup je me rend compte qu'il n'y a pas vraiment de bon moment à ça, et surtout qu'on ne peut plus se contenter de ça pour connaissance des tenants et aboutissants du Djihad. J'aurais aimé creuser un peu plus le "pourquoi". Pourquoi ces jeunes, en l'occurrence la jeune Kelly ici, centre du récit, espèrent ils acquérir grâce à cet exil une sorte de liberté de penser et d'exister, alors que c'est tout l'inverse qui les attendent ? Ici on est totalement focalisé sur la famille. Cette famille si soudée autour d'une passion commune dès l'introduction avec ces fameux rassemblements country ou la culture Cowboy d'Amérique du Nord est à l'honneur, d'où le contraste avec une radicalisation islamiste. Et puis Kelly s'enfuit et c'est le début du cauchemar. On découvre rapidement les différentes réactions des trois membres restants, le père étant celui qui prendra le plus à cœur le retour de sa fille (au début car l'intrigue s'étale énormément et le fils enfant devient adulte), et la cherchera aux quatres coins du monde jusqu'à en perdre la raison. François Damiens est bluffant et prouve encore une fois qu'il n'est pas condamné à la comédie à vie. Sa prestation est très sanguine. Parfois trop larmoyant, parfois trop invraisemblable (sur la fin) ce récit ne m'a pas convaincu totalement mais il a le mérite d'être percutant et incisif. Il est clair que l'on apprendra ici pas grand chose, mais il faut le prendre comme un essai qui en avait pas la prétention à l'origine. L'émotion est au rendez-vous, et on appréciera que Thomas Bidegain mette l'accent sur le fait que ça ne soit pas "si simple", sans idées préconçues donc. À éviter en période de déprime.
desiles ben
desiles ben

32 abonnés 204 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 décembre 2015
Très beau film, tragiquement actuel sur un père et un frère qui partent à la recherche Kelly, leur fille, pour l'un, et soeur, pour l'autre. Kelly s'est convertie à l'islam et a disparu sans laisser de traces. A partir de ce drame, le réalisateur sait capter la colère, l'incompréhension, l'alternance d'espoir et de désespoir, l'impuissance rageuse. Cette quête est comme un feu qui brûle et dont les personnages ne sortiront pas indemnes.

François Damiens et Finnegan Oldfield sont touchants dans leur humanité blessée. En les suivant, on découvre des paysages pakistanais magnifiques mais aussi d'inquiétantes sociétés parallèles qui éclosent un peu partout en Europe.

La scène finale est particulièrement réussie, dans son mélange de pudeur et de retenue. La musique qui l'accompagne est magnifique. L'un des meilleurs films de l'année 2015.
virnoni
virnoni

109 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 novembre 2015
Claque de cette fin d'année. Chapeau pour ce traitement tout en subtilité et intelligence d'un sujet brûlant. Cela pourrait être démonstratif et poussif, voyeuriste aussi. Pas du tout, bien au contraire. Par le prisme d'une histoire intime, d'une histoire d'une famille lambda, on assiste à la Grande Histoire, celle que nous vivons (subissons!) en ce moment. Le réalisateur Thomas Bidegain nous montre les racines du mal, que nous avons été aveugles et ignorants. Les interprètes sont justes merveilleux. Mention à Damiens, décidément grand acteur, capable de tout jouer et surprendre à chaque fois. Grande révélation : Finnigan Oldfield. Ils portent tous les 2 leurs rôles avec passion et humilité. Dès le début du film, nous sommes happés par l'ambiance lourde de ce "thriller familio-politico-humano-international" !! Pas de reprise de son souffle. Jusqu'où irions-nous par amour de nos enfants ? Pas amour de notre famille ? Rebondissement conséquent en cours du film, qui laisse pantois et oriente alors la trajectoire de ce drame autrement. Car il y a plusieurs films proposés, ce qui rend riche et multiple le thème exploité ici. Pas de présentation simpliste, les liens sont bien faits entre la recherche de cette soeur/fille et l'actualité internationale, au fur et à mesure des attentats commis dans le monde, l'étau se ressert sur elle. Est-elle pourtant en lien avec tout ceci ? Pas de jugement, pas d'explication non plus, y compris dans la scène finale absolument bouleversante. Que ferions-nous, parents ? A-t-elle compréhension des conséquences désastreuses de sa "fuite subite" sur le reste de sa famille ? Sommes-nous tous aussi "aveugles" que ces parents face à l'intimité de nos enfants, à leurs choix inconscients (ou non : peut-elle être heureuse au final dans ce choix de vie ?) ? Le film nous montre aussi à voir l'utilisation des services secrets censés nous défendre. Chacun sa cause au final! Tant pis si cela signifie trahir, mentir.
La réalisation est vraiment magnifique. Les cadres serrés sur les personnages sont d'une grande authenticité et puissance. La musique (tout aussi splendide)) est utilisée avec parcimonie et quand elle surgit elle a tout son sens. Les dialogues (le strict nécessaire) sont brillants. Les éléments se déchainent tour à tour ou s'apaisent, face à une nature (humaine aussi!) dominante et magnifiée par la caméra.
Grand film qui donne à réfléchir vraiment sur notre présent.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 novembre 2015
Les Cowboys commence doucement puis vous emmène dans une véritable épopée émotionnelle. Le sujet est bien traité, le film évite à merveille tous les pièges du genre. C’est bien joué, c’est étonnant. Si le début peut paraitre classique, le film prend des tournants intéressants pour vous arracher quelques larmes à la scène finale. Formidable.
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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 décembre 2015
Belle surprise ! Un film très très bien écrit et vraiment bien réalisé. Les acteurs sont très justes et François Damiens à contre-emploi est impressionnant.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 novembre 2015
Le film de Thomas Bidegain trouve un écho particulièrement fort avec l’actualité récente faite d’attentats et d’État islamique. « Les Cowboys » ne traite pas frontalement de ces sujets mais parle d’un de ses dérivés, tout aussi brûlant : la conversion de jeunes français(es) au djihad. Le film s’est tout de même frayé un chemin dans nos salles alors que le distributeur de « Made in France » (qui parlait clairement d’attentats à Paris) a préféré reporté la sortie de son film. Dans les deux cas c’est compréhensible : personne n’aurait eu envie de voir au cinéma ce que les infos rabâchent à longueur de journée pour « Made in France » tandis que la quête d’une famille pour retrouver l’une des leurs visiblement convertie à la cause islamique semblait plus nécessaire et moins malvenue.
Le film est assez réussi et l’aurait été encore plus si un segment au Pakistan dans la seconde partie ne venait quelque peu noircir le tableau. En effet, cette partie semble un peu moins maîtrisée et trop opaque au point de décrocher quelque peu. On a du mal à en cerner véritablement les tenants et les aboutissants, notamment en ce qui concerne le personnage incarné par l’américain John C. Reilly. Heureusement le dernier quart du film, beau et porteur d’espoir, réhausse le niveau et parvient à effacer plus ou moins ce bémol. Mais il faut louer les interprétations de la révélation Finnegan Oldfield, nouveau venu impressionnant de retenue, et de François Damiens. Ce dernier prouve une nouvelle fois après « Suzanne » qu’il est capable d’autre chose que de faire rire, et qu’il sait être particulièrement bon dans le registre dramatique.
Le fait de débuter l’action du film dans les années 90 et de la prolonger sur une période de dix ans est un bon point. Les ellipses sont parfaitement gérées et cela montre que ce genre de drame peut détruire une famille sur des années. Mais cela montre également que le problème de la conversion au djihad islamique n’est pas nouveau. Et les faits récents résonnent encore plus dans nos esprits en mettant en exergue un problème présent depuis des années qui n’a pas su être pris assez en considération. La quête de ce père de famille pour retrouver sa fille pourrait devenir celle de beaucoup de nos concitoyens. « Les Cowboys » stigmatise cet état de fait dans un thriller sombre et triste, aussi émouvant que crispant, où les Al-Qaïda d’hier sont les Daesh d’aujourd’hui. Un film nécessaire qui prend une tournure particulièrement amère avec le contexte actuel.
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