Les Cowboys
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7eme critique

625 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 avril 2016
Avec tous ces évènements désastreux du moment, "Les cowboys" vient relater un sujet de pleine actualité. Voilà donc un scénario très intéressant, mis en valeur par de belles performances d'acteurs et une mise en scène réussie. On ressent pleinement cette douleur, cette incompréhension, et ce combat de longue haleine chez cette famille. Ce départ soudain de la fille mènera tout droit cette famille dans une angoisse et une destruction permanente, où seule la quête de réponses viendra dorénavant définir leur quotidien. Maîtrisé de bout en bout, "Les cowboys" est une véritable réussite !
pfloyd1
pfloyd1

177 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2016
Derrière ce drôle de titre se cache un très beau film axé sur une des faits d'actualités de notre société: la fugue d'un enfant entrainé dans l'Islamisation. Touchant, vrai, le scénario est terriblement efficace et ne laisse pas de place au hasard ni à l’exagération. François Damien deviendra grand, il l'avait déjà prouvé avec la Famille Bélier, là il excelle dans son rôle du père prêt à tout pour retrouver son enfant. Entre émotions, vérités, déceptions, actions sur le terrain, le film ne déçoit jamais.
CH1218
CH1218

282 abonnés 3 270 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2018
« Les Cowboys » est un film fort et dramatique, première mise en scène du scénariste Thomas Bidegain. Le drame d’une famille suite à la fugue de leur adolescente qui a suivi son petit ami sur la voie de la radicalisation. Une histoire qui a le mérite de ne donner aucune leçon, ni de porter le moindre jugement sur un sujet d’actualité et qui se voit même relancée dans son milieu, boostant par la même occasion l’intérêt du spectateur. Débordant d’amour et déterminé à retrouver coûte que coûte sa fille, François Damiens démontre un jeu particulièrement intense et sombre. A ses côtés, dans le rôle de son fils, Finnegan Odfield est une découverte.
Cinemaniakmontreal
Cinemaniakmontreal

22 abonnés 103 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2016
Auréolé de la Chistera du meilleur réalisateur au Festival international de Saint-Jean-de-Luz de 2015 et nommé à la Caméra d’Or au dernier Festival de Cannes, avec Les cowboys, Thomas Bidegain signe un premier film audacieux emprunt de la nostalgie d’une époque révolue.♥♥♥♥

Comme à l’accoutumée, Alain emmène sa femme et ses deux enfants à un sympathique et amical rassemblement country. Sa fille de 16 ans, Kelly, disparaît. Refusant d’admettre une fugue, Alain entame des recherches à l’échelle de sa région. Dix ans plus tard, elles le conduiront jusqu’au Yémen. Très rapidement, il fait de son jeune fils Georges (surnommé Kid), le fidèle compagnon de route à l’affût du moindre indice pour retrouver sa sœur.

On est en 1994 dans l’Est de la France. Alain peaufine les derniers détails de son entrée au festival country du coin. Colt à la ceinture et coiffé d’un Stetson, il ajuste un bandana au cou de sa fille. Dès les premières scènes, un sentiment de douceur et de légèreté émane des images filmées au ralenti, dans une fraîcheur automnale que souligne la diaphanéité de la lumière. On assiste à de beaux moments fugaces, comme ces échanges de regards sur cette danse avec un père et sa fille que le réalisateur semble vouloir faire durer en les répétant sur le Tennessee Waltz de Patti Paige. Ces petites choses de la vie qui nous glissent entre les doigts et nous échappent s’étirent alors le temps de cette chanson. Et puis tout bascule, Kelly devient introuvable. Personne ne l’a vue quitter les lieux de la country fair, pas même ses copines de lycée. Tandis que sa mère la pense naïvement dans les bras de son amoureux clandestin, un certain Ahmed, Alain fouille la chambre de sa fille et tombe sur des cahiers d’apprentissage de la langue arabe. Ignorant jusqu’alors l’existence de ce garçon, il rend une visite impromptue au père de ce dernier. Décontenancé par ce qu’Alain lui montre, le père d’origine arabe lui apprend que ces écrits sont de la propagande liée au djihad. Depuis plusieurs semaines, Kelly se préparait à quitter sa famille.

Il est difficile de ne pas être enthousiaste face au minutieux travail de Thomas Bidegain qui se paye le luxe d’adapter librement La prisonnière du désert. Scénariste de métier, il a fait ses armes sous la houlette de Jacques Audiard avec Un prophète et De rouille et d’os, films pour lesquels il reçoit respectivement les césars du meilleur scénario original et de la meilleure adaptation. En transposant l’histoire dans notre société actuelle, les cowboys (membres de la communauté country) sont amenés à se battre non pas contre des Indiens, mais des musulmans arbitrairement fustigés pour des actes perpétrés par une poignée d’entre eux. Malgré tout, si ce père de famille est persuadé que sa fille ne s’est pas enfuie, jusqu’aux trois quarts du film le réalisateur reste neutre et n’impose pas sa vision des faits : on ne saura jamais si Kelly est partie de son propre chef ou si elle s’est faite endoctrinée par des rabatteurs pour aller combattre au nom d’Allah. Au fond, le film ne fait que raconter l’histoire de gens ordinaires qui vont vite être dépassés par des événements auxquels ils n’avaient alors jamais été confrontés. En effet, une des forces du métrage est de situer son récit au milieu des années 90, lorsque le mouvement djihadiste n’en était qu’à ses débuts. Dès lors, quand des années plus tard Kid suit les traces de son père et se retrouve face aux images de 9/11, c’est celle de sa sœur qu’il voit à travers cette action. Ces attentats de septembre 2001 apparaissent alors comme une vitrine du terrorisme moderne facilitant de nombreux « élus » à transiter de pays en pays, les frontières étant devenues des passoires. Pourtant le film n’en demeure pas moins d’actualité et fait écho aux nombreux actes de barbaries revendiqués par Daesh. Selon les services de renseignements français, il y aurait de nos jours plus de 900 personnes (dont presque la moitié serait des femmes) souhaitant se rendre en Irak ou en Syrie pour « faire le djihad ». En ce sens, le film colle à la réalité et brosse un portrait plutôt sombre et fidèle de la situation en développant son intrigue sur une décennie de souffrance pour cette famille laissée dans l’incompréhension totale et le doute de ne jamais obtenir de réponses. Dix ans de recherches pour Alain au détriment de sa vie de famille. De police en minables magouilles, toutes les combines sont bonnes pour retrouver sa fille. Il sacrifiera même l’enfance du Kid qui prendra sa relève une fois acculé par la fatalité, troquant les après-midis goûters contre des visites impromptues dans des quartiers défavorisés peuplés d’immigrés musulmans ou encore à l’étranger.

Moins politisé que son cousin Made in France, Les cowboys surprend par son sens du spectacle et de l’épique, notamment dans l’utilisation des codes du western. On pense, entre autres, à la magnifique scène en contre plongée où Alain et son fils sont poursuivis sur des toits de HLM par des barbus qui s’apparentent ainsi à des Indiens sur leurs collines. À l’inverse, la présence de John C. Reilly en chasseur de primes des temps modernes nous laisse circonspect, tout comme les ellipses de la seconde partie du film qui s’avèrent souvent maladroites (car trop ambitieuses) souffrant d’un canevas décousu et surtout exigeant pour le spectateur. Toutefois, l’œuvre captive dans son ensemble grâce au jeu des acteurs qui ont la part belle. François Damiens incarne avec justesse ce père, dépassé par les événements, dont la douleur indicible, synonyme de colère puis de rage, est enfermée par un cadrage resserré sur les maux de son personnage. Le réalisateur dira de l’acteur« …il peut rester crédible avec un chapeau de cow-boy sur la tête. Quand il se lève, il y a du John Wayne chez lui. Je voulais un John Wayne, un homme, fort, qui prend son destin en main et refuse catégoriquement d’être une victime. ». Le jeune Finnegan Oldfield n’est pas en reste et offre une prestation toute en retenue, servant de passerelle entre deux cultures.

Pour un premier film, il en fallait du cran pour oser s’atteler à une adaptation moderne du classique de John Ford. Thomas Bidegain relève le défi haut la main en sortant de l’ombre d’Audiard et fait montre d’un sens aigu du détail et de la mise en scène. Tout est là, des codes du western jusqu’à la direction photo en scope anamorphique qui permet ainsi de conférer à l’intrigue un caractère aventureux. Même la musique de Raphaël convainc et arrive à surprendre sans que le spectre de l’horreur ne se fasse sentir. À l’image de ce premier plan où Alain est face à l’immensité d’une cascade, son odyssée pour retrouver Kelly renvoie à notre propre nature, mais à quel prix ?
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 4 novembre 2015
Scénario cousu de fil blanc, film qui aurait pu être instructif et émouvant mais qui passe totalement à côté de la profondeur du sujet, dommage
Un bon point pour le jeune acteur Finnegan Oldfield
Céline M.
Céline M.

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2015
Belle surprise ce soir... un thème au coeur de l'actualité avec un jeu d'acteurs très convaincants. Un rythme agréable, je n'ai pas vu le temps passé.
PLR
PLR

559 abonnés 1 785 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 novembre 2015
Scénario elliptique. A charge pour le spectateur de se retrouver avec les points de repère chronologiques qui lui sont distillés et de rassembler les morceaux. Que se passe t'il pendant ces longues périodes éclipsées ? On n'en saura trop rien. La narration continue sans ça. Un film qu'on va voir notamment pour François Damiens, dans un rôle dramatique inhabituel pour lui. Las, spoiler: l'acteur disparait assez vite du scénario
! Pour le reste, ce film ne mérite pas les louanges dont il bénéficie. Quête superficielle de la fille partie faire le Jihad et potentiellement perdue. Aucune analyse des ressorts de cette décision. Froideur des sentiments. C'est plat.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 10 décembre 2015
Les Cowboys, c'est bien fait mais c'est vide : une histoire familialiste qui traverse des cultures et des pays qui ne sont que des clichés, sans l'once d'un intérêt pour une quelconque connaissance du monde. C'est tout ramener à soi. C'est bien beau de puiser dans le cinéma de genre mais encore faudrait-il qu'il y ait un sujet. Là, il n'y a que du scénario, du bluff, de l'esbroufe. Pas de dialogues, juste une atmosphère. Des ellipses pour sauter tout ce qui serait lien avec le monde, avec les attentats qu'égrènent les télévisions, avec les enjeux à l'oeuvre entre les pays du Nord et le monde oriental... Chacun est à sa place : les Orientaux sont tous plus ou moins terroristes, les beaufs dans leur rôle, et le seul qui se définit comme en dehors de tout ça, le fils, il prend la femme de celui qu'il tue. Vous y croyez, vous ? Et on parle de Ford et de la Prisonnière du désert, mais Ford avait de l'épaisseur, de la complexité, de la contradiction. Ici, il n'y a que ficelles de scénario.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 30 novembre 2015
Alors oui, apparemment je suis l'un des seuls à ne pas avoir accroché à ce film !
Vraiment déçu, j'aime beaucoup François Damiens mais spoiler: dès qu'il meurt, le film devient d'un ennui profond.
Des scènes inutiles, beaucoup de longueurs pour au final pas grand chose ! Une fin qui en dit long sur le film... vraiment dommage, le sujet étant toutefois une bonne idée.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 28 novembre 2015
Sujet très intéressant en soi, mais desservi par un scénario mal ficelé et décevant. Etant un fan de François Damiens, je me suis demandé à plusieurs reprises ce qu'il était venu faire dans ce pétrin...Son rôle ne lui va pas bien, et son personnage totalement dénué d'humour et de recul sur la situation manque complètement de profondeur. Brut de décoffrage, quasi primate, il met tous les moyens possibles pour retrouver sa fille. Il sacrifie beaucoup et bien davantage encore... c'est peut-être beau en soi (ça se discute), certes, mais cette déconnexion progressive de son entourage qui lui est cher est en fin de compte mal exploitée par le réalisateur. Faute d'angle de vue sensible, intelligent et assumé, on reste empêtré dans ses aventures qui durent le temps d'une lourde première partie.
La seconde partie sauve le film en faisant la part belle au fils -très bon acteur à la gueule captivante- moins tocard que son père. Encore une fois altérée par un scénario pas toujours bien ficelé, cette seconde partie est bien plus vivante et agréable à voir. De belles images, un rythme, un souffle et surtout une histoire montrant des sentiments davantage assumés par le réalisateur et par les acteurs ; je n'oublierai pas la scène symptomatique de cette deuxième moitié de film où l'on assiste à une intention impulsive -et vraiment absurde- de départ pour Londres (le scénariste aurait pu trouver un alibi plus vraisemblable, quand même!) qui trouve une heureuse résolution avec une jolie petite leçon à la fois touchante et belle. Tout ceci ne constitue pas un mauvais film. Il y a des qualités. Mais ce scénario maladroit et bancal s'ajoutant au rôle lourdingue de cet acteur génial qu'est François Damiens m'a laissé une forte impression de déception.
Pauline_R
Pauline_R

195 abonnés 398 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 novembre 2015
Assez déçue par ce film qui est ambitieux et aurait pu être très bien mais s'avère finalement assez raté, passant à côté de son sujet. Il pose beaucoup de questions sans (quasi) jamais y répondre, ne va jamais au fond des choses. Le spectateur a l'impression de rester toujours à la "superficie" de l'histoire sans en connaître les ressorts notamment psychologiques, sans compter les nombreuses ellipses qui participent à ce sentiment de "vite vu". La plupart des seconds rôles, en particulier celui des femmes, sont traités à la va-vite, comme si ils (elles) n'étaient pas toujours très concernées... Toutefois tout n'est pas jeté, il y a de très belle séquences, émouvantes (notamment les premières et dernières), et la distribution est impeccable : François Damiens est bien (même si, contrairement à ce qu'on nous vend, n'est présent que 45 min dans le film...) alors que Finnegan Oldfield est le véritable premier rôle du film et sa belle révélation.
Marc F.
Marc F.

33 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 décembre 2015
Un François Damiens époustouflant et un suspens qui tient en haleine. Quelques poncifs pourtant sur l'islamisme mais dans l ensemble un film qui tient la route.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 30 novembre 2016
Bon, au début l'ambiance, les acteurs, le lancement de l'intrigue me paraissait intéressant, je me suis pris au jeux.
Entre Road-movie et Thriller, je tenais la pépite du cinéma français.... pis on fait un bon dans le temps, dans l'espace, on nous explique pas des faits importants, on le devine, ou pas... l'acteur principal disparaît, des personnages apparaissent, s'évanouissent dans la nature, on retrouve Ahmed, pour rien.... des facilités de scénario, des relations qui malheureusement ne sont approfondis...

Bref, grosse déception alors qu'on aurait pu avoir un chef d'œuvre....
chas
chas

38 abonnés 180 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 novembre 2015
Il ne suffit pas d’un titre pour percevoir le souffle chaud du western alors que ce premier film en chapeaux adéquats est mu par des décisions carrées qui sont souvent la loi du genre.
Pourtant un père, à la recherche de sa fille convertie à l’Islam ayant mis les voiles vers tous les Afghanistan et Pakistan réunis, avec rien qu’un bandana en souvenir, traite d’un sujet déjà brûlant il y a quelques mois lors de sa présentation à Cannes.
Les maladresses de ce père, François Damiens, et celles du fils, Finnegan Oldfield, lui succédant ne mettent pas forcément le spectateur de leurs côtés.
Leur violence contre productive, leur agitation dépourvue de réflexion, s’ajoutent aux invraisemblances d’un scénario finalement convenu, tourné avant que le sujet ne soit un marronnier- et c’est son mérite - avec costumes factices sur fond de belles images.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 30 novembre 2015
Quel dommage... Sur le papier, ce film avait tout pour captiver... Dans la réalité, ce film est d'une telle lourdeur qu'on pique très vite du nez. Il y avait de l'idée, mais qui s'avère très très mal exploitée. La deuxième partie qui pulse heureusement un peu plus m'a empêché de quitter la salle. Mon compagnon lui s'est tout simplement endormi... Un très grand bof malgré l'enthousiasme réel que nous avions à l'idée de voir ce film...
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