2036 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
237 critiques spectateurs
5
24 critiques
4
95 critiques
3
65 critiques
2
34 critiques
1
17 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Kouto
30 abonnés
4 775 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 12 septembre 2025
Un drame bénéficiant d’une écriture au cordeau relatant la quête d’un père pour retrouver sa fille, tombé sous l’escarcelle de l’islamisme radical. L’interprétation est plus que solide, notamment l’épatant François Damien et la réalisation de Thomas Bidegain, dont la retenue n’enlève rien à la charge émotionnelle d’un récit elliptique intelligent.
Après avoir été le scénariste de plusieurs films de Jacques Audiard, Thomas Bidegain signe son premier long-métrage en 2015. Il s’aventure dans un drame humain sur fond de radicalisme islamiste. Après la disparition de sa fille, un père décide de remuer ciel et terre pour la retrouver. Dans ce rôle, François Damiens laisse exploser sa force intérieure alliant parfaitement sensibilité et violence. Si la lente destruction de cette famille s’avère réaliste, le récit, dans sa seconde partie, semble s’essouffler. L’absence de contextualisation de la situation enferme l’intrigue dans une quête individuelle un peu vaine. Bref, une œuvre comportant quelques maladresses mais dotée de bonnes intentions.
Un film sombre, pas très loin des ténèbres, magnifiquement interprété, pour avoir eu la fille d'un ami partie dans ces conditions, me touche particulièrement. Que valent les parents face à ce genre de situation...Tout ceci ne respire pas le bonheur. Chapeau bas à toute l'équipe qui a su faire passer ce film pour un documentaire au réalisme effrayant.
Sur le thème de La prisonnière du désert de John Ford , un film plein de bonne volonté mais maladroit. Le sujet terriblement d’actualité aurait mérité un traitement plus travaillé ; c’est décousu et mal concis. On aurait préféré Jacques Audiard derrière la caméra plutôt que son scénariste qui manque de maîtrise.
Se plaçant à la périphérie de la question de l'embrigadement religieux et de ses conséquences, Les Cowboys est un film qui tourne plutôt autour du sujet de la famille à l'harmonie détruite, cette harmonie qu'un père et un fils vont tenter de reconstruire dans une quête éperdue de la vérité. Tant François Damiens que Finnegan Oldfield nous plongent dans ce récit dramatique avec force, allant de découvertes en désenchantements jusqu'à une résolution finale prévisible mais bien tournée. Regard un peu iconoclaste sur une thématique brûlante, c'est un film singulier qui interroge sans répondre, laissant le spectateur avec un certain malaise en tête.
Bon on a le droit à deux films en 1. Où plutôt 1 film en deux parties. Je ne vais rien dévoiler seulement que cela tourne autour de la radicalisation d'une jeune fille et sa recherche par sa famille une fois que celle-ci ait disparu. Avec un François Damiens qui force parfois son jeu, le scénario donne l'impression de rester à la surface du sujet faisant un film pas assez abouti avec des passages à vide et des lenteurs.
Quel film impressionnant. Là on comprend ce que c’est que le cinéma. La puissance du récit. La force des émotions. Les acteurs. Deux parties distinctes dont on ne peut raconter la jointure sans révéler un événement qui loin d’être anecdotique lui redonne un sursaut d’intensité. La quête de l’enfant se meut en une aventure dramatique très émouvante. Et je ne raconte même pas la fin. Franchement superbe.
C’est un film qui montre le désarroi d’une famille lorsqu’un enfant disparaît pour rejoindre une secte d’abrutis malfaisants. Très bons acteurs qui servent très bien cette histoire qui reflète une vérité déplorable.
J'ai trouvé le scénario en deux temps vraiment intéressant, la première partie est un peu trop bourine à mon gout en raison d'un François Damien pas très subtil et de ce fait à peine crédible (quand tu cherches ta fille pour la libérer de réseaux djihadistes, il me semble que tu pètes pas systématiquement un cable avec tout tes interlocuteurs car contre productif). La seconde partie est en revanche une vraie réussite à tous niveau, suspense, paysages, caractères, image, montage, et dénouement final.
Très beau film, hélas rendu difficile à suivre par les nombreuses ellipses. Dommage de perdre le spectateur alors qu'une date de temps en temps aurait suffi à l'accompagner dans ce parcours de 20 ans.
Un film porteur de thèmes très actuels. Cette histoire racontée d'une manière un peu bizarre et anarchique est néanmoins révélatrice pour son époque de problèmes qui vont devenir terriblement difficiles et de plus en plus prégnants pour notre société et pour le monde. C'est pourquoi, malgré sa naïveté et ses maladresses, ce film nous touche néanmoins terriblement.
Les Cowboys emprunte au western sa musique country folk et le déplacement incessant de ses personnages, à cheval et en voiture, au-delà des frontières et par-delà les cultures, pour interroger les notions de famille et d’emprise au sein de celle-ci, d’amour enfin. La radicalisation de la fille conduit à l’obstination d’un père qui sacrifie sa vie et, sans le vouloir, marche dans les pas de celle qu’il cherche à comprendre : le motif de la quête, de prime abord physique – en ce qu’il se déploie géographiquement sur différents territoires –, devient existentiel et détermine le rapport au monde d’un être égaré, privé des balises posées auparavant. Sa déroute, il la transmet à son fils, malédiction qu’il réussira, lui, à conjurer par une prise de distance idéologique et par des efforts constants d’ouverture d’esprit. Aussi la séquence inaugurale de festival sert-elle de garde-fou à une confrontation directe au réel, une illusion collective et reconduite chaque année qui vole en éclats dès que l’un de ses membres franchit la ligne de démarcation et échappe à la vigilance de son milieu. Sans s’encombrer de dialogues théoriques, engagé dans une mise en scène tâtonnante, mimant le point de vue d’un spectateur étranger, le long métrage sonde l’incommunicabilité et la solitude de l’humain raccordé à sa marginalité intrinsèque ; il représente la famille non comme une entité stable et pré-acquise mais comme une zone de migrations permanentes et de turbulences au sein de laquelle compte et se révèle le lien de soi aux autres et à soi-même. Une réussite portée par ses acteurs talentueux.
Très bon film sur la quête d'une famille prête à tout pour retrouver leur fille (et leur soeur), qui a disparu après s'être mariée avec un islamiste ! C'est dur, c'est éprouvant et malgré quelques longueurs au milieu, ça ne peut pas laisser de marbre ! Bon ce n'est pas le meilleur film que j'ai vu sur le sujet car on ne voit pas du tout la jeune femme et on ne sait pas trop ce qui lui est arrivé mais les recherches de la famille, notamment du frère sont passionnantes et on en a froid dans le dos pour eux tellement c'est terrible de perdre un membre de sa famille comme ça d'un claquement de doigt