Le réalisateur Alain Margot a filmé pendant 3 ans, de l’Ukraine en passant par la Biélorussie, jusqu’en France, les interventions du groupe Femen (Фемен).
Aussi décriées qu’adulées, elles ne laissent clairement pas indifférents partout où elles passent. Pour certains, il s’agit d’un groupe d’activistes féministes et pour d’autres, ce ne sont que des hystériques en rébellion contre les gouvernements et qui ne savent que brailler tout en exhibant leurs seins.
Le documentaire Je suis Femen (2014) dresse le portrait intime et politique de ces femmes aussi bien courageuses que déterminées, tout en faisant principalement un focus sur Oksana Shachko. On la retrouve, du haut de ses 21 ans, aux côtés de ses amies opposantes, criant leurs rages et leurs envies de changer le monde, luttant contre le patriarcat, la corruption et les dictatures.
Celle qui deviendra la cofondatrice de Femen multiplie les actions contre son gouvernement (ukrainien) et allant jusqu’à défier l’autoritarisme russe et biélorusse (où elles se feront à chaque fois violemment réprimander).
Une très belle immersion qui nous permet d’en apprendre davantage sur l’un des plus importants mouvements du XXIᵉ siècle. Dans le même registre, mais de façon moins convaincante, il y a le biopic Oxana (2025) de Charlène Favier.
Je suis Femen, un documentaire pour la liberté. Beaucoup de personne connaissent le mouvement Femen et pense « Encore ses femmes folles qui montrent leurs seins ». Or grâce à ce documentaire on nous montre se que les médias n’ont pas su ou voulut nous expliquer sur leurs combats. On se rends compte que ce n’est pas juste pour s’amuser qu’elle font cela, elle risque leurs vie. On apprend que montrer leurs seins permet d’attirer les médias afin de dénoncer un problème à toute une population. Le documentaire est très bien construit tout t’en suivant la jeune Oxana, on découvre des images d’archive de leurs manifestation et leurs combat prend vraiment du sens. Après l’avoir vu on ne peut que remercier ses femmes de faire ce que personne n’ose faire, de se révolter contre une injustice. J'ai découvert ce documentaire au festival d'Alès, en présence d'Oxana Shachko. Une fois le film fini, toute la salle c'est levée et a applaudie à n'en plus finir. Un jeune homme lui a même dit "Vous méritez le prix Nobel de la paix".