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Assez surpris par toutes ces bonnes notes. À part le plaisir de se retrouver dans l'atmosphère de la fin des années 70, le rythme est très lent et il ne se passe pas grand chose... Au fait à quel moment est-on censé avoir peur ?
Carrie est une claque de mise en scène. Brian De Palma s’amuse avec la caméra, les ralentis, les splits screens, la tension qui monte… c’est inventif, virtuose, parfois même hypnotique. Le jeu d’acteur est tout simplement parfait : Sissy Spacek est bouleversante de fragilité, et Piper Laurie terrifie en mère chrétienne hystérique et toxique.
Oui, le film a pris un peu d’âge dans les looks et la photo, mais c’est justement ce qui le rend encore plus étrange, plus malsain, presque irréel. Carrie reste un vrai petit bijou du cinéma fantastique, une œuvre cruelle, élégante et marquante, qui rappelle à quel point De Palma est un grand cinéaste, bien trop souvent sous-estimé.
Oui, le film a pris un peu d’âge dans les looks et la photo, mais c’est justement ce qui le rend encore plus étrange, plus malsain, presque irréel. Carrie reste un vrai petit bijou du cinéma fantastique, une œuvre cruelle, élégante et marquante, qui rappelle à quel point De Palma est un grand cinéaste, bien trop souvent sous-estimé.
Un drame de l’exclusion où l’on voit comment un groupe peut façonner un destin.
Une adolescente isolée, humiliée par ses camarades et enfermée dans un foyer étouffant, tente d’exister dans un environnement qui ne lui laisse aucune place. Carrie au bal du diable montre comment l’humiliation ordinaire peut mener à un point de rupture lorsqu’aucune issue n’est possible.
Réalisé en 1976, au cœur du Nouvel Hollywood, le film adapte le premier roman publié de Stephen King. Brian De Palma travaille avec un budget modéré, mais bénéficie d’une réelle liberté formelle qui lui permet d’affirmer sa signature visuelle : jeux de regards, suspensions, montée progressive de la tension. Le tournage dans un véritable lycée ancre l’histoire dans un quotidien reconnaissable. À sa sortie, le film rencontre un succès commercial notable et obtient deux nominations aux Oscars, ce qui lui permet d’être reconnu au-delà du cinéma d’horreur. Avec le temps, il s’est imposé comme un classique régulièrement étudié et cité.
Le film aborde frontalement le harcèlement comme mécanisme collectif. Le lycée apparaît comme un lieu où l’on apprend surtout à se conformer. Celles et ceux qui s’écartent de la norme deviennent des cibles. La violence n’est pas portée par un individu particulier, mais par le groupe, qui renforce sa cohésion en excluant. Parallèlement, le film traite du fanatisme religieux comme système de contrôle moral et corporel. La faute, la pureté et la honte y fonctionnent comme des instruments de domination. Ces deux sphères, l’école et le foyer, se répondent : l’identité vacille lorsqu’aucun espace n’offre la possibilité de se construire.
L’adolescence constitue ici un moment de rupture. Le corps change avant que l’on sache comment l’habiter. La gêne, la honte et l’ignorance rendent cette transformation brutale. Le film matérialise cette tension de manière directe : ce qui ne peut être dit se manifeste autrement. Ce n’est pas une métaphore subtile, mais la traduction d’un débordement émotionnel.
J’ai plutôt passé un bon moment. Le film crée une ambiance musicale et visuelle qui fonctionne encore aujourd’hui, avec une véritable montée dramatique. La manière dont il traite le harcèlement est directe. J’ai également apprécié que les personnages féminins soient centraux, ce qui reste rare pour l’époque. On sent une patine des années 1970, mais elle relève davantage d’un style affirmé que d’un kitsch involontaire.
On peut en revanche relever certaines limites. Le récit suit une trajectoire assez linéaire, ce qui rend sa progression prévisible. Les personnages secondaires demeurent principalement fonctionnels. Certains choix formels, comme les ralentis, le split-screen ou la musique mélodramatique, peuvent paraître appuyés. Le jeu d’acteur est parfois théâtral, ce qui renforce cette impression.
Carrie au bal du diable reste un film important. Il aborde la violence sociale sans la diluer et montre comment un milieu peut façonner, briser ou enfermer. Un classique dont la force tient à ce qu’il affirme clairement : on ne devient pas monstre sans qu’un environnement l’ait permis.
Et parfois, il suffit d’une seule tache pour que tout bascule.
Une adolescente isolée, humiliée par ses camarades et enfermée dans un foyer étouffant, tente d’exister dans un environnement qui ne lui laisse aucune place. Carrie au bal du diable montre comment l’humiliation ordinaire peut mener à un point de rupture lorsqu’aucune issue n’est possible.
Réalisé en 1976, au cœur du Nouvel Hollywood, le film adapte le premier roman publié de Stephen King. Brian De Palma travaille avec un budget modéré, mais bénéficie d’une réelle liberté formelle qui lui permet d’affirmer sa signature visuelle : jeux de regards, suspensions, montée progressive de la tension. Le tournage dans un véritable lycée ancre l’histoire dans un quotidien reconnaissable. À sa sortie, le film rencontre un succès commercial notable et obtient deux nominations aux Oscars, ce qui lui permet d’être reconnu au-delà du cinéma d’horreur. Avec le temps, il s’est imposé comme un classique régulièrement étudié et cité.
Le film aborde frontalement le harcèlement comme mécanisme collectif. Le lycée apparaît comme un lieu où l’on apprend surtout à se conformer. Celles et ceux qui s’écartent de la norme deviennent des cibles. La violence n’est pas portée par un individu particulier, mais par le groupe, qui renforce sa cohésion en excluant. Parallèlement, le film traite du fanatisme religieux comme système de contrôle moral et corporel. La faute, la pureté et la honte y fonctionnent comme des instruments de domination. Ces deux sphères, l’école et le foyer, se répondent : l’identité vacille lorsqu’aucun espace n’offre la possibilité de se construire.
L’adolescence constitue ici un moment de rupture. Le corps change avant que l’on sache comment l’habiter. La gêne, la honte et l’ignorance rendent cette transformation brutale. Le film matérialise cette tension de manière directe : ce qui ne peut être dit se manifeste autrement. Ce n’est pas une métaphore subtile, mais la traduction d’un débordement émotionnel.
J’ai plutôt passé un bon moment. Le film crée une ambiance musicale et visuelle qui fonctionne encore aujourd’hui, avec une véritable montée dramatique. La manière dont il traite le harcèlement est directe. J’ai également apprécié que les personnages féminins soient centraux, ce qui reste rare pour l’époque. On sent une patine des années 1970, mais elle relève davantage d’un style affirmé que d’un kitsch involontaire.
On peut en revanche relever certaines limites. Le récit suit une trajectoire assez linéaire, ce qui rend sa progression prévisible. Les personnages secondaires demeurent principalement fonctionnels. Certains choix formels, comme les ralentis, le split-screen ou la musique mélodramatique, peuvent paraître appuyés. Le jeu d’acteur est parfois théâtral, ce qui renforce cette impression.
Carrie au bal du diable reste un film important. Il aborde la violence sociale sans la diluer et montre comment un milieu peut façonner, briser ou enfermer. Un classique dont la force tient à ce qu’il affirme clairement : on ne devient pas monstre sans qu’un environnement l’ait permis.
Et parfois, il suffit d’une seule tache pour que tout bascule.
Film vu le 7 octobre 2025 à l'école
Assez surpris du film, j'ai vraiment bien aimé. L'histoire est simple mais le temps ai passé très vite et je trouve que c'est bien réalisé.
Néanmoins j'ai vu ce film à l'école donc peux être que cela m'a incité à bien l'aimer.
Assez surpris du film, j'ai vraiment bien aimé. L'histoire est simple mais le temps ai passé très vite et je trouve que c'est bien réalisé.
Néanmoins j'ai vu ce film à l'école donc peux être que cela m'a incité à bien l'aimer.
Fille d'une bigote prosélyte et illuminée, Carrie est une adolescente timide, moquée et dédaignée par ses camarades de classe. Mais il ne fallait pas l'humilier...
Entre cinéma fantastique et film de teenagers, Brian de Palma réalise une œuvre inégale, sans doute pas aboutie, celle d'un cinéaste souvent brillant, d'autre fois commun, sinon vulgaire. Inégal, comme le développement de son intrigue, peut-être trop longue dans sa mise en place et ses effets d'annonce d'une soirée funeste dont on sait d'emblée qu'elle sera une cruelle désillusion pour l'innocente Carrie. Inversement, le réalisateur est sans doute trop expéditif lorsque suit la spoiler: vengeance
immédiate de Carrie.
Le film n'est pas tant singulier par son formalisme ou par son scénario que par la promiscuité détonante de mysticisme, incarné par la mère, et de satanisme, qui habite Carrie, comme une réaction. Le tempo au ralenti de la mise en scène accentue le sentiment d'irrationnel mais s'appesantit aussi sur des séquences plus prosaïques et d'une utilité relative.
Il n'en reste pas moins que Sissi Spacek, dans le rôle-titre, fait une composition attachante d'un personnage qui ne l'est pas moins, d'une Cendrillon victime expiatoire de la méchanceté des uns et de la démence de l'une.
Entre cinéma fantastique et film de teenagers, Brian de Palma réalise une œuvre inégale, sans doute pas aboutie, celle d'un cinéaste souvent brillant, d'autre fois commun, sinon vulgaire. Inégal, comme le développement de son intrigue, peut-être trop longue dans sa mise en place et ses effets d'annonce d'une soirée funeste dont on sait d'emblée qu'elle sera une cruelle désillusion pour l'innocente Carrie. Inversement, le réalisateur est sans doute trop expéditif lorsque suit la spoiler: vengeance
immédiate de Carrie.
Le film n'est pas tant singulier par son formalisme ou par son scénario que par la promiscuité détonante de mysticisme, incarné par la mère, et de satanisme, qui habite Carrie, comme une réaction. Le tempo au ralenti de la mise en scène accentue le sentiment d'irrationnel mais s'appesantit aussi sur des séquences plus prosaïques et d'une utilité relative.
Il n'en reste pas moins que Sissi Spacek, dans le rôle-titre, fait une composition attachante d'un personnage qui ne l'est pas moins, d'une Cendrillon victime expiatoire de la méchanceté des uns et de la démence de l'une.
Une adaptation d’un roman de Stephen King qui a acquis un statut de film culte. Réalisé par Brian de Palma, le film un peu daté vaut moins pour son final sanglant que pour les thèmes qu’il brasse avant, d’une cruauté sans pareil, porté par une prestation flippante de la part Sissy Spacek et bénéficiant d’une mise en scène inspiré du cinéaste.
Carrie fait partie des rares films à traverser les décennies sans problème. Certes quelques effets de réalisation ne sont plus au goût du jour (les grands zooms), la séquence de sport au début semblait vouloir se faire au rythme de la musique mais ça ne marche plus ensuite.
Mais la performance de l'actrice principale tantôt un peu folle et apeurée, tantôt super sexy et enfin démoniaque reste intacte.
Et il y a une vraie histoire qu'on traverse avec elle.
Mais la performance de l'actrice principale tantôt un peu folle et apeurée, tantôt super sexy et enfin démoniaque reste intacte.
Et il y a une vraie histoire qu'on traverse avec elle.
Découverte tardive de ce film tiré du roman de Stephen King, dont on retrouve l'univers torturé et bien tordu de son auteur. Tout commence par une scène de vestiaire, et une douche pour le moins suggestive, ensuite l'humiliation, et les premiers signes...Le film traite de sujets bien plus complexe que la simple vengeance, il y a tout ce qui caractérise cette société des années 70, son puritanisme, son côté religieux fanatiques, ses excès en tout genre, le harcèlement, et pour exacerber le tout, on place le contexte dans le milieu des ados, qui se cherchent et qui ne trouvent rien de mieux que de s'humilier.
La mise en scène use à foison du split-screen, de ces images en arrière plan, et le contraste du l'image au premier plan, qui montre deux points de vue, deux états d'esprits, on pense automatiquement à Hitchcock, et pourtant, on s'en éloigne dès que le fantastique est là. La ou les scènes finales montrent un sens du suspens contrôlé, et il faut souligner le jeu de Sissy Spacey, qui est douce, adorable, que l'on a envie de protéger, mais aussi dangereuse, incontrôlable, qui offre une dureté à son personnage que l'on ne soupçonnait pas. Notamment avec cette confrontation entre mère et fille, lors du repas, pour cette fameuse autorisation pour se rendre au bal. On perçoit toute la dangerosité de la jeune fille. Dernier point le couple Travolta, Nancy Allen est détestable à souhait. Un film que je qualifierais d'intéressant, culte pour certains, et c'est étonnant, qu'une telle héroïne n'est pas été exploité dans des suites, tant le potentiel était énorme. Sur ce à vos lecteurs et bon visionnage.
Pour découvrir ma critique vidéo complète, et rétrospective classique rejoignez moi sur YouTube !
Et s'abonner à ma chaine : on se fait une toile ! où je publie régulièrement des vidéos.
La mise en scène use à foison du split-screen, de ces images en arrière plan, et le contraste du l'image au premier plan, qui montre deux points de vue, deux états d'esprits, on pense automatiquement à Hitchcock, et pourtant, on s'en éloigne dès que le fantastique est là. La ou les scènes finales montrent un sens du suspens contrôlé, et il faut souligner le jeu de Sissy Spacey, qui est douce, adorable, que l'on a envie de protéger, mais aussi dangereuse, incontrôlable, qui offre une dureté à son personnage que l'on ne soupçonnait pas. Notamment avec cette confrontation entre mère et fille, lors du repas, pour cette fameuse autorisation pour se rendre au bal. On perçoit toute la dangerosité de la jeune fille. Dernier point le couple Travolta, Nancy Allen est détestable à souhait. Un film que je qualifierais d'intéressant, culte pour certains, et c'est étonnant, qu'une telle héroïne n'est pas été exploité dans des suites, tant le potentiel était énorme. Sur ce à vos lecteurs et bon visionnage.
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On connait Brian De Palma et sa fascination pour le grand Alfred Hitchcock. Toute sa filmographie, l'homme n'a jamais cessé de lui rendre hommage et marcher dans ces pas avec maîtrise et respect.
Le film "Carrie au bal du diable" sort en 1976, et est une œuvre adaptée du roman de Stephen King. Tourmentée par une mère névrosée et tyrannique, la vie n'est pas rose pour Carrie. D'autant plus qu'elle est la tête de turc des filles du collège. Elle ne fait que subir et ne peut rendre les coups, jusqu'à ce qu'elle ne se découvre un étrange pouvoir. La religion et le surnaturel sont au centre du film, une mère obsédé par le péché religieux face à une fille qui découvre son pouvoir de télékinésie. L'actrice Sissy Spacek est fabuleuse dans son rôle, balançant nos émotions entre l'empathie et la peur qui se dégage d'elle. Obligé d'adorer le petit rôle de John Travolta et pour cause à chaque apparition, notre Johnny prend tout l'écran par son charisme et son jeu. On le retrouvera cinq ans plus tard aux côtés de De palma avec l'immense "Blow Out". Avec une réalisation soignée et une photographie jouant beaucoup sur le rouge (en rapport au sang). L'œuvre "Carrie" reste à ce jour l'un des films les plus connus du metteur en scène. Et aura su se faire une place dans le genre horreur des films 70's.
Instagram : _la.pellicule_
Le film "Carrie au bal du diable" sort en 1976, et est une œuvre adaptée du roman de Stephen King. Tourmentée par une mère névrosée et tyrannique, la vie n'est pas rose pour Carrie. D'autant plus qu'elle est la tête de turc des filles du collège. Elle ne fait que subir et ne peut rendre les coups, jusqu'à ce qu'elle ne se découvre un étrange pouvoir. La religion et le surnaturel sont au centre du film, une mère obsédé par le péché religieux face à une fille qui découvre son pouvoir de télékinésie. L'actrice Sissy Spacek est fabuleuse dans son rôle, balançant nos émotions entre l'empathie et la peur qui se dégage d'elle. Obligé d'adorer le petit rôle de John Travolta et pour cause à chaque apparition, notre Johnny prend tout l'écran par son charisme et son jeu. On le retrouvera cinq ans plus tard aux côtés de De palma avec l'immense "Blow Out". Avec une réalisation soignée et une photographie jouant beaucoup sur le rouge (en rapport au sang). L'œuvre "Carrie" reste à ce jour l'un des films les plus connus du metteur en scène. Et aura su se faire une place dans le genre horreur des films 70's.
Instagram : _la.pellicule_
Quelle chance d'être à une époque où il est possible de découvrir un film comme Carrie sur grand écran 50 ans après sa sortie originale (Merci UGC).
C'est donc lors de cette nouvelle séance Scary Friday que j'ai eu l'opportunité d'agrandir mon horizon Brian De Palma. Cela faisait des années que je voulais voir ce Carrie. Et sans savoir pourquoi j'ai toujours repoussé ce visionnage, comme en attente de la bonne occasion, du bon moment ! Et ce bon moment m'est apparu sur l'écran avant ma séance de The Room Next Door ! Ce qu'avoir un cinéaste aux commandes d'une telle œuvre peut tout changer !
Voir Carrie au cinéma, c'était également l'occasion pour moi de vivre une première en salle : celle d'entendre la quasi-totalité de la salle parler du film dès la fin du générique, dans un brouhaha jamais entendu. Comme si tous avaient ressenti l'irrépressible besoin d'extérioriser de ce qu'il venait de se jouer à l'écran.
Carrie fait partie de ces adaptations réussies de sir Stephen King après Misery, La ligne Verte, Dolores Claiborne ou encore The Shawshank Redemption.
Mais c'est surement le film qui a su le plus capter l'essence Kingienne, tout en mêlant le style si particulier de son réalisateur. En résulte un métrage terriblement irrévérencieux, témoin de cette société américaine dans laquelle s'entremêlent obsessions et paradoxes fondateurs : puritanisme, extrêmes religieux et hypercompétitivité individualisante.
Là où excelle De Palma contrairement à un "simple" faiseur d'horreur, c'est qu'il va utiliser le genre pour illustrer un propos sociétal bien plus universel. Ici, les archétypes du slasher sont absents ou détournés. Les cardes comme toujours soigneusement pensés et innovants. Quant à la bande originale de Pino Donaggio, elle aussi aux antipodes du film de genre, elle nous transporte d'arrangements orchestraux tantôt doux, tantôt pleins de tensions (coucou Bernard Herrmann) à des chansons et thèmes légers/ironiques.
Les ruptures de ton nous font passer des rires à la tensionden un changement de frame, pendant qu'inévitablement, nous nous attachons à Carrie et à sa pureté persécuté, superbement interprétée par Sissy Spacek. Plaisir également de retrouver Nancy Allen, chargée de sex-appeal !
Et si les spectateurs avaient un tel besoin d'extérioriser en fin de projection, c'est peut-être car ce métrage apparaît comme un ovni et semble encore plus essentiel aujourd'hui plus que jamais : Sans cesse sur le fil, le film n'écarte aucune piste et prouve que la violence en société n'est pas qu'une affaire d'hommes et que les femmes ne sont pas simplement de fragiles choses sans arrières pensées. Tout un chacun peut porter en lui les marques d'une humanité défaillante, qui ne trouve sa réalisation que dans la soumission de l'autre. Sous-texte cruellement important à une époque où l'on cherche désespérément à compter les points, alors que pourtant, ni la place de bourreau ni celle de victime parfaite n'est enviable.
C'est donc lors de cette nouvelle séance Scary Friday que j'ai eu l'opportunité d'agrandir mon horizon Brian De Palma. Cela faisait des années que je voulais voir ce Carrie. Et sans savoir pourquoi j'ai toujours repoussé ce visionnage, comme en attente de la bonne occasion, du bon moment ! Et ce bon moment m'est apparu sur l'écran avant ma séance de The Room Next Door ! Ce qu'avoir un cinéaste aux commandes d'une telle œuvre peut tout changer !
Voir Carrie au cinéma, c'était également l'occasion pour moi de vivre une première en salle : celle d'entendre la quasi-totalité de la salle parler du film dès la fin du générique, dans un brouhaha jamais entendu. Comme si tous avaient ressenti l'irrépressible besoin d'extérioriser de ce qu'il venait de se jouer à l'écran.
Carrie fait partie de ces adaptations réussies de sir Stephen King après Misery, La ligne Verte, Dolores Claiborne ou encore The Shawshank Redemption.
Mais c'est surement le film qui a su le plus capter l'essence Kingienne, tout en mêlant le style si particulier de son réalisateur. En résulte un métrage terriblement irrévérencieux, témoin de cette société américaine dans laquelle s'entremêlent obsessions et paradoxes fondateurs : puritanisme, extrêmes religieux et hypercompétitivité individualisante.
Là où excelle De Palma contrairement à un "simple" faiseur d'horreur, c'est qu'il va utiliser le genre pour illustrer un propos sociétal bien plus universel. Ici, les archétypes du slasher sont absents ou détournés. Les cardes comme toujours soigneusement pensés et innovants. Quant à la bande originale de Pino Donaggio, elle aussi aux antipodes du film de genre, elle nous transporte d'arrangements orchestraux tantôt doux, tantôt pleins de tensions (coucou Bernard Herrmann) à des chansons et thèmes légers/ironiques.
Les ruptures de ton nous font passer des rires à la tensionden un changement de frame, pendant qu'inévitablement, nous nous attachons à Carrie et à sa pureté persécuté, superbement interprétée par Sissy Spacek. Plaisir également de retrouver Nancy Allen, chargée de sex-appeal !
Et si les spectateurs avaient un tel besoin d'extérioriser en fin de projection, c'est peut-être car ce métrage apparaît comme un ovni et semble encore plus essentiel aujourd'hui plus que jamais : Sans cesse sur le fil, le film n'écarte aucune piste et prouve que la violence en société n'est pas qu'une affaire d'hommes et que les femmes ne sont pas simplement de fragiles choses sans arrières pensées. Tout un chacun peut porter en lui les marques d'une humanité défaillante, qui ne trouve sa réalisation que dans la soumission de l'autre. Sous-texte cruellement important à une époque où l'on cherche désespérément à compter les points, alors que pourtant, ni la place de bourreau ni celle de victime parfaite n'est enviable.
Le montage est top comme l’écran scindé. Même si certains choix sont largement dépassés. Super adaptation du livre. Tellement meilleur que celle de 2013!!!
Le premier sentiment qui nous viens c'est un profond malaise, de dégoût,qui ne nous lâche jamais. Qui ne deviendrait pas totalement crazy dans une vie de privatisation et de rejet à la dark cendrillon. Carrie n'a aucuns repos physique et mental jusqu'à ne plus en pouvoir. J'adore le personnage de la mère, pourquoi? Parcequ'on est partagé sur les réels intentions de cette femme brisé (l'amour ou peut être la haine, la frontière est faible).
Sissy Spacek en Carrie est spectaculaire, son jeu est parfait il n'y a rien à dire.
Son regard, il me hante encore.
On ne rappellera jamais assez que le harcellement détruit des vie.
Sissy Spacek en Carrie est spectaculaire, son jeu est parfait il n'y a rien à dire.
Son regard, il me hante encore.
On ne rappellera jamais assez que le harcellement détruit des vie.
Carrie au bal du diable – Quand la Raclée Devient Télékinétique
Carrie White, c’est la meuf qu’on ne calcule pas en classe et qu’on préfère martyriser entre deux cours de sport. Une sorte de mélange entre Luna Lovegood et Eleven, sauf qu’au lieu de bouger des cuillères, elle te retourne la tronche avec la table entière. Brian De Palma transforme cette adolescente mal dans sa peau en arme de destruction massive, et autant te dire que le bal de promo n’a jamais été aussi explosif.
Brian De Palma, le gars qui te filme des traumatismes comme personne, prouve ici qu’il est plus doué avec une caméra qu’un Predator avec son viseur laser. Sa mise en scène est à la fois soignée et vicieuse : chaque plan, chaque mouvement de caméra te fout une tension dans le bide. Mention spéciale à la scène du bal, une masterclass où la beauté visuelle et l’horreur pure se rencontrent dans une orgie de sang et de vengeance. Hitchcock peut dormir tranquille : De Palma a fait ses devoirs.
Sissy Spacek, c’est un génie. Elle joue Carrie avec une intensité qui te fout mal à l’aise dès qu’elle entre dans le cadre. Tu sens que la nana est une cocotte-minute prête à exploser, et quand ça pète, ça pète fort. Piper Laurie, dans le rôle de la daronne flippante, est tout aussi magistrale. Une bigote fanatique qui te donne envie de brûler toutes les Bibles que tu croises. Entre la mère tarée et les camarades de classe psychopathes, Carrie n’avait pas besoin d’un pouvoir, elle avait juste besoin d’une putain de pause.
Carrie, c’est bien plus qu’un film d’horreur. C’est un drame psychologique déguisé, un coup de poing qui te rappelle pourquoi il faut pas emmerder les gens fragiles. De Palma ne se contente pas de montrer des pouvoirs qui défoncent tout, il te plonge dans la douleur, la honte et la colère d’une ado brisée. Le côté surnaturel ne sert pas à en mettre plein les yeux, mais à amplifier cette tragédie. En gros, c’est pas Avengers, c’est du Shakespeare sous LSD.
Ce qui rend Carrie si puissant, c’est son ambiance. La lumière, les décors, la musique : tout respire la menace et le malaise. Le moindre couloir de lycée devient flippant, la moindre prière de la mère sonne comme une malédiction. Et cette scène finale, bordel, elle te reste dans le crâne comme un riff de guitare maléfique.
Carrie au bal du diable, c’est pas juste un film, c’est une leçon. Une leçon sur pourquoi il faut pas harceler les gens, et aussi sur pourquoi Brian De Palma est un maître du cinéma. Entre drame poignant et horreur viscérale, cette adaptation de Stephen King est un classique qui traverse les époques. Si t’as pas vu Carrie, va te confesser.
Plus de critiques sur https://www.instagram.com/oni_s_reviews/?hl=fr
Carrie White, c’est la meuf qu’on ne calcule pas en classe et qu’on préfère martyriser entre deux cours de sport. Une sorte de mélange entre Luna Lovegood et Eleven, sauf qu’au lieu de bouger des cuillères, elle te retourne la tronche avec la table entière. Brian De Palma transforme cette adolescente mal dans sa peau en arme de destruction massive, et autant te dire que le bal de promo n’a jamais été aussi explosif.
Brian De Palma, le gars qui te filme des traumatismes comme personne, prouve ici qu’il est plus doué avec une caméra qu’un Predator avec son viseur laser. Sa mise en scène est à la fois soignée et vicieuse : chaque plan, chaque mouvement de caméra te fout une tension dans le bide. Mention spéciale à la scène du bal, une masterclass où la beauté visuelle et l’horreur pure se rencontrent dans une orgie de sang et de vengeance. Hitchcock peut dormir tranquille : De Palma a fait ses devoirs.
Sissy Spacek, c’est un génie. Elle joue Carrie avec une intensité qui te fout mal à l’aise dès qu’elle entre dans le cadre. Tu sens que la nana est une cocotte-minute prête à exploser, et quand ça pète, ça pète fort. Piper Laurie, dans le rôle de la daronne flippante, est tout aussi magistrale. Une bigote fanatique qui te donne envie de brûler toutes les Bibles que tu croises. Entre la mère tarée et les camarades de classe psychopathes, Carrie n’avait pas besoin d’un pouvoir, elle avait juste besoin d’une putain de pause.
Carrie, c’est bien plus qu’un film d’horreur. C’est un drame psychologique déguisé, un coup de poing qui te rappelle pourquoi il faut pas emmerder les gens fragiles. De Palma ne se contente pas de montrer des pouvoirs qui défoncent tout, il te plonge dans la douleur, la honte et la colère d’une ado brisée. Le côté surnaturel ne sert pas à en mettre plein les yeux, mais à amplifier cette tragédie. En gros, c’est pas Avengers, c’est du Shakespeare sous LSD.
Ce qui rend Carrie si puissant, c’est son ambiance. La lumière, les décors, la musique : tout respire la menace et le malaise. Le moindre couloir de lycée devient flippant, la moindre prière de la mère sonne comme une malédiction. Et cette scène finale, bordel, elle te reste dans le crâne comme un riff de guitare maléfique.
Carrie au bal du diable, c’est pas juste un film, c’est une leçon. Une leçon sur pourquoi il faut pas harceler les gens, et aussi sur pourquoi Brian De Palma est un maître du cinéma. Entre drame poignant et horreur viscérale, cette adaptation de Stephen King est un classique qui traverse les époques. Si t’as pas vu Carrie, va te confesser.
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Film culte dont il faut s’efforcer de voir les subtilités et les messages subliminaux au delà des scènes choc bien connues et moultes fois imitées. Le film allie deux génies , Stephen King et Brian de palma, ce qui en fait un ovni du cinéma de genre. L’interprétation des acteurs est au niveau du défi de vouloir marquer une époque. On reste scotché par la narration sans faille et le final inoubliable.
Absolument terrifiant ! Une horrible mère et des lycéens abominables persécutent une adolescente et la marquent avec atrocité. L’intensité des scènes met en évidence jusqu’où la nature humaine peut aller, au-delà de l’aspect paranormal de l’histoire. Le film est à la hauteur du roman de Stephen King et laisse un souvenir indélébile, jusqu’à la dernière seconde du film.
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